lundi 9 janvier 2012

Les rois de la glisse

C'est nous.

On a moyen de mérite à être trop forts sur les pistes, puisqu'on habite à 40 minutes de la station la plus proche, et qu'en plus on peut se payer le luxe de n'y aller que si ça vaut vraiment la peine.


Donc aujourd'hui, forcément. 



Avouez quand-même que tout le monde ne se lancerait pas dans un "tiens ! il fait trop beau, allez les enfants on va skier !" en étant seule maître à bord d'un navire comportant trois matelots de trois, cinq et sept ans (OK, c'est pas la bonne localisation pour ma métaphore).

Moi j'ai peur de rien, surtout quand il s'agit d'aller skier par beau temps.




Je réveille donc la grande vers neuf heures trente, et je récolte la première grimace de la journée.
- Quoi ? T'aimes pas le ski, toi ?
- Si, mais j'aime pas la route pour monter, elle me rend malade...
- Allez ! Il fait trop beau ! Bouge-toi un peu.

Je me démène dans tous les sens (vous voyez bip bip dans bipbip et coyote ? C'est un peu moi dans ces moments-là...) pour préparer les fringues des enfants, préparer un semblant de pique-nique (toujours avoir des chips et du jambon d'avance en période hivernale), et mettre le tout (enfants, si possible dans leurs combinaisons, pique-nique, gants et écharpes, le reste du matériel étant à demeure là-haut pour l'hiver) dans la voiture.




Sauf qu'évidemment, ma charmante enfant de sept ans (qui a osé appeler ça l'âge de raison ? On va dire que ça dépend fortement des jours, hein) me fait un flan parce que non, décidément, je ne vais pas lui imprimer une carte de détective privé avec sa photo dessus juste au moment de partir.

Et que donc je commence à crier sur les trois parce que devant la réaction compréhensive de lâge de raison en question, je me plante sur l'ordi, et lui sors sa foutue carte en quatrième vitesse, mais quand-même on est un peu juste en timing (c'est lundi, y'a activité à seize heures, et il est déjà onze heures passées) alors nom d'un haricot vert (c'était moins réfléchi comme vocabulaire en vrai, mais ici je suis un modèle de maîtrise de moi-même) on arrête le cirque et on PART !


— Je recommande fortement à toute personne souhaitant passer une journée agréable à la neige au soleil avec trois enfants heureux et motivés, de faire le trajet en leur criant dessus que "y'en-a-marre-à-la-fin-tu-pouvais-bien-comprendre-quand-même-t'es-insupportable-je-suis-fâchée". C'est d'une efficacité redoutable.—




Une fois arrivés évidemment, on s'équipe, mais bon, forcément, le temps d'enfiler les gants, ils ont froid, et puis c'est difficile d'enfiler les chaussures, mais on finit par y être. Non mais.


Je commence à prendre de plus en plus de plaisir sur les pistes avec mes zous, parce que le petit dernier du haut de ses tout juste trois ans, il descend les bleues tout seul comme un grand, j'ai même pas besoin de le tenir. C'est encore un peu laborieux parce que pour pouvoir intervenir rapidement en cas de chute, je reste en arrière en chasse-neige, mais ça commence à s'appeler vraiment du ski en famille, j'aime ça.






Et puis il y a un con de nuage qui est venu se planter LÀ. Juste sur la piste.
Pas au-dessus à nous cacher le soleil, non. SUR la piste.
À te transformer l'espace en purée de pois, alors que tu sais que sur les trois cent kilomètres cubes autour c'est que du soleil.
Comme j'ai des ressources insoupçonnées et que j'ai décidé de skier quand-même, on prend le premier télésiège qui nous amène au-dessus du con de nuage, et d'ailleurs on pique-nique là-haut, parce que les pique-niques, c'est bien mieux au soleil.







Et puis Ptibouchon a annoncé qu'il était "tout mouillé" parce que le pipi, il l'avait moyennement géré dans le climat de bonne numeur du jour.





Et j'ai renoncé devant l'adversité perverse.


Et on est rentrés.







J'ai quand-même réussi à me prendre une crampe sur le dessus du pied, à l'intérieur de la chaussure de ski (ça ne m'est jamais arrivé de ma vie, un truc pareil), juste avant de rejoindre la voiture.




Et le magasin où je voulais déposer mes skis que j'avais descendus de la station tout exprès pour un fartage-affûtage de circonstance était -évidemment- fermé le lundi.









Quand ça veut pas, ça veut pas.





Je rappelle à toutes fins utiles que j'organise un tirage au sort dans la boutique pour gagner une trop chouette tenue de poupée, et vous auriez vraiment tort de vous en priver, c'est tout gratuit !

2 commentaires:

JOe a dit…

MDR! Bon en même temps vouloir faire du ski, rien que ça, c'est kamikaze hein!
Et ta crampe, ça va mieux?
Bonne chance pour le jeu du post suivant!!!
Bizzzzzzzzzz

O. dans la lune a dit…

La crampe a été mieux sitôt enlevées les chaussures de ski, mais tant qu'il y avait les skis dessous, c'était pas possible. Retour dans la douleur (heureusement elle s'est déclarée genre 10 minutes avant d'arriver. Je tenais pas plus de toute façon). Et merci pour tes bonnes ondes. Je voudrais bien gagner pour une fois, ça me changerait, tiens ! ^^