mercredi 21 décembre 2011

La prise de sang de la mort

Je déteste les prises de sang.
Ma délicate peau de pêche fait un bleu à l'idée même qu'une aiguille viennent ponctionner quoi que ce soit dans mon corps.
Mais des fois faut l'faire.
Alors je me suis courageusement botté le popotin pour me lever à l'aube (que dis-je à l'aube, au milieu de la nuit, oui ! Vous avez vu à quelle heure le jour se pointe ? Bref). Nous feront une impasse psychologiquement indispensable sur l'heure à laquelle Ptibouchon à émergé, c'est toujours pareil de toute façon, les jours où je dois me lever tôt, monsieur se tape les plus belles grasses mat' de sa minus vie.



Il faut savoir que tout le monde veut faire sa prise de sang à 7 h 30 le matin. Et que donc devant la porte encore fermée du laboratoire, il y a déjà six personnes qui attendent que quelqu'un arrive pour leur ouvrir.
Piétiner dans le couloir c'est quelque chose, mais l'aventure prend une autre dimension quand on pénètre enfin dans l'antre du diable (je vous ai dit que j'aimais pas ça), et qu'on réalise que ce n'est pas juste une impression : ce n'est pas chauffé du tout !



Parce que forcément c'est au milieu de l'hiver qu'il fallait refaire tous les bureaux, que forcément quand tu fais des travaux de cette envergure, tu vires tous les radiateurs, que forcément, l'électricien était pourtant là hier, il a même tiré des fils sous chaque emplacement de radiateur, mais bizarrement n'a pas mis les radiateurs en question...



Aaaaaah ! Je veux retourner dans le couloir, tant pis si on attend debout, mais poireauter une demi-heure dans un frigo pour attendre qu'on vienne me faire subir un truc que je déteste, c'est du masochisme, et je ne crois pas être masochiste.

Moi je dis, les filles qui vont bosser là aujourd'hui, elles devraient demander une prime de risque, pour pneumonie agravable d'une bronchite de niveau trois.
Et je tire mon chapeau à la dame, parce qu'elle a retenu ses spasmes et ses gelures le temps de me piquer, et j'ai rien senti du tout, t'es trop forte, madame !





Ptibouchon s'est réveillé à neuf heures.
Quand je vous dis qu'il me cherche...

2 commentaires:

val a dit…

ou alors il te réveille à 3h du mat quand tu t'es péniblement endormie à 2....

O. dans la lune a dit…

Beaucoup moins, ça, maintenant. Cet enfant finit par comprendre quelque chose au rythme circadien, tout n'est pas aussi désespéré que ça...