jeudi 28 juillet 2011

La mécanique vieillit...

Et mine de rien, avec des enfants en bas âge (que dis-je : avec un Ptibouchon en bas âge) t'as intérêt à réparer ça fissa.

Évidemment, il était hautement proscrit de s'étirer dans le lit avec le Bouchon en question accroché au néné de sa pauvre mère... Évidemment, j'y ai gagné illico la contracture du trimestre, et bouhouhouhouh.


Il y a moins bien lotis que moi... Genre celles et ceux qui n'ont pas un kiné à domicile aux petites heures du matin. Que voulez-vous, j'ai un standing à tenir, moi (tant que vous ne me croisez que sur ce blog désolant, ce standing tiendra vaguement la route, je m'y accroche).


Mais je pars avec un handicap certain : j'ai un Ptibouchon.




Qui saute sur le lit pendant que son père étire avec un semblant de douceur le petit cou endolori.



Qui fait évidemment son pipi du matin intégralement sur le sol de la salle de jeux après que le père soit parti au boulot, donc au moment où la seule personne disponible pour un épongeage je le crains approximatif est moi : souplesse du corps zéro, et une poche à chaud coincée sur le haut de l'épaule gauche.








La journée va être longuette...

jeudi 21 juillet 2011

Yeepee !

Ça faisait un bon moment que j'avais envie d'une jupe.
L'idée était vague, je n'avais aucun patron qui lui corresponde.

Je voulais plusieurs tissus différents.
Je voulais de l'asymétrie.
Je voulais des zigouigouis.


Sur le forum du SAL que je suis avec assiduité depuis son début (le fameux groupe qui m'a conduite à fabriquer mes poupées), une fille (djanss pour ne pas la nommer, mais elle a pas de blog, dommage...) a gentiment partagé un patron pour une robe de poupée que je me suis empressée de coudre :



Et j'ai eu une révélation ! C'est ça que je voulais ! Une petite fronce, et hop ! une asymétrie. Deux couches, et hop ! deux tissus différents.

Y'avait plus qu'à transposer l'idée sur une jupe, et c'était gagné.


J'ai pris un patron de jupe dans mes Ottobre Woman (pour une fois qu'ils servent, ces patrons : Debra - 2/2010), zappé les poches du modèle original, arrangé les fronces pour que la jupe m'aille (autant les modèles pour enfants sont toujours trois fois trop larges, autant ceux pour femme sont trop étroits, c'est dingue, ça !) : viré celles de devant, gardé celles de derrière. Ajouté un jupon (cousu dans la ceinture et le long de la fermeture invisible), et hop ! Une chouette jupe (pour info, le tissu de la jupe est celui d'un vieux pantalon recyclé (trop la classe), et le tissu de la doublure est un Ikéa que j'adore) :


De côté : vue sur la fermeture et les petits rubans.

De dos : froncé.

De plus près la fermeture invisible (je maîtrise ! Yeah !)(On passera sur le temps que ça m'a pris, d'acc' ?) et les rubans (jamais sans rubans, non ?)

La coupe de profil (pas mal !)


Vu en pied pour une meilleure idée de la longueur.

mardi 19 juillet 2011

J'ai des circonstances atténuantes

Parce que faire les courses avec les deux gars dans les pattes (le sort de Biggirl est réglé : je la scotche au rayon des bouquins, elle ne bouge plus), qui trouvent que le petit caddie est la meilleure invention de cette fin de siècle, et que franchement, si les rayons des grands magasins ne sont pas faits exprès pour courir à toute vitesse en poussant le caddie taille gnôme devant soi sur fond de cris de guerre, c'est que les grandes personnes n'ont rien compris au cerveau des enfants (mais force est de constater que les grandes personnes comprennent rarement grand chose au cerveau des enfants), faire les courses dans ces conditions extrêmes, donc, est un tour de force en soi.

On se demande pourquoi c'est toujours le lundi ou le mardi que les grosses courses font cruellement défaut, et pas le mercredi, où le Père de Mes Enfants est at home et que je pourrais faire ça peinarde... Y'a des questions philosophiques comme ça, qui devraient mériter un peu plus d'attention, je pense.

Évidemment quand on est la Mère de Famille, responsable des dégats collatéraux causés par les Chevaliers du Caddie Argenté, voire par moment victime de ceux-ci (ouille), si on vous accoste avec un grand sourire, qu'on vous tape la bise, qu'on prend de vos nouvelles, qu'on discute de votre reprise du boulot (prochaine, incessante, probable, décidée quoi qu'il en soit, un jour, quoi...), du boulot de prof qui implique que c'est les vacances, tout ça...

Si pendant ce temps, il faut alimenter la conversation, en jetant un œil sur les deux Buzz l'Éclair de nos entrailles (deux ! Déjà un ça faisait du mouvement, mais quand ils se dédoublent, c'est acrobatique), évidemment que le pauvre neurone de garde censé se souvenir de la personne à qui on parle est un peu dépassé lui aussi.


Bien sûr que j'aurais pu lui dire nettement que "ça va peut-être te vexer un peu, mais je ne me souviens plus de où on se connaît...". Sûr que ça passerait tout seul. Sûr que plus de la moitié d'entre vous ne le fait absolument jamais.

Genre cette personne que j'ai eue au téléphone par erreur (mon frère a changé de numéro sans me le dire, le fourbe), et qui a fait mine de se souvenir de moi quand j'ai décliné mon nom, persuadée que j'étais de causer à ma belle-sœur : "ah oui ! excuse-moi, j'y étais pas" et pour cause : on ne se connaît pas du tout.




Le problème, c'est que même rentrée chez moi, les neurones à peu près au repos (regardez ! J'arrive à bloguer un truc !), je ne vois pas.


Pire.


Sa tête ne me dit absolument rien...


Or si j'ai une fâcheuse tendance à zapper les noms, les lieux de rencontres, même, les époques évidemment, quand je connais quelqu'un je suis plutôt du genre à penser "ah, on se connaît, mais d'où déjà ? C'est qui ?". Or là, rien. Nada. Queud'. Le blanc.




Reste à savoir si c'est Alzheimer qui frappe de façon très précoce chez moi, ou si c'est elle qui s'est complètement paumée (sauf qu'elle a sorti un truc de juste, genre "t'es kiné, non ? Ah, orthophoniste, je savais que c'était dans le paramédical"... Que je ne risquais pas de sortir du tout de mon côté).






Vous sauriez pas qui c'est, vous, par hasard ?

vendredi 15 juillet 2011

Ce que c'est que la transmission des savoirs tout de même

Je suis une maman à moitié greffée à sa machine à coudre, c'est un fait.
J'en connais des pires que moi. Moi je partage mon temps d'indisponibilité entre la machine à coudre et l'ordi...
N'empêche que les enfants ont voulu faire de la couture eux aussi, et que ma foi on s'est lancé dans des petits sacs (à l'aiguille et au fil pour commencer, j'ai envie qu'ils comprennent bien ce qu'ils font), que je vous montrerai bientôt.

Et bon, voilà, j'ai passé pas mal de temps à remettre le fil dans les aiguilles, forcément. Je prends, je lèche, je vise, je tire. Parfait.


ce matin, y'a Ptibouchon qui se fait un collier de perles avec un scoubidou et des grosses perles en bois. Il prend son scoubidou, le lèche consciencieusement, vise la perle, passe, tire.

L'en rate pas une celui-là.




Et à propos de couture, j'ai voulu réparer à ma façon ce que j'avais cassé chez ma copine au printemps dernier (aucun commentaire sur les délais, je vous prie). À savoir la jolie théière qu'elle avait évidemment fabriquée elle-même et qui était porteuse de plein de souvenirs, tout ça (arg)(faut assumer sa patauderie, mais y'a des fois, c'est moins facile que d'autres).

Je lui ai donc cousu une théière :



Et une mini poupée porte-clés pour tester mon patron, mais vous attendrez pour la photo, c'est encore en cours.

dimanche 10 juillet 2011

On frise le surnaturel...

Quand j'ai ma mère au téléphone.
Quand on parle de choses et d'autres.
Quand elle m'entend subitement dire dans le combiné que "Ah ben non, Ptibouchon, on ne peut pas faire pipi du haut du balcon !"



Il l'a fait.




...

vendredi 1 juillet 2011

Sur la tablette de la salle de bain

Il y a une bombe de mousse à raser, logique, et deux rasoirs de mec. Deux ? Vous n'imaginez pas à quel point ce type est poilu quand il s'y met.

Il y a une brosse à cheveux de grande personne, ça n'étonnera personne (OK, OK, ça ne peut pas être pour moi... Pour qui alors ?)

Il y a deux petits flacons de gel douche rapportés d'un hôtel quelconque (on a le train de vie qu'on mérite), qui étaient bien mignons, mais faut pas demander à mon Amoureux de laisser des flacons "pour faire joli". Sont là pour servir, point. (soupir)

Il y a un petit flacon d'huile essentielle de niaouli, je vous assure ça sent très bon, c'est parfait pour nettoyer par terre (si je vous le dis), ou mettre dans le bain quand on est un peu malades en hiver...

Il y a une grande bouteille de vinaigre blanc. Quoi mes produits ménagers sont pas rangés ? Ah oui, mais dans cette salle de bain y'a aucun placard (et aucune patère), donc je pose les choses où je peux, hein.

Il y a une éponge. Petite. Grise. Qui ne sert pas du tout à nettoyer le moindre carreau. Qui sert à ma grande fille à faire de la peinture. Notons tout de même que si elle est là, c'est parce que ma fille en question a pris la peine de venir la rincer après avoir fait de la peinture, c'est un bon point, ça non ? En tout cas ça laisse envisager un avenir relativement ordonné dans cette maison surpeuplée... (le bordel que ça peut mettre les enfants, j'en reste muette de terreur chaque jour que Dieu fait : c'est bien simple, le temps que tu passes à ranger d'un côté, ils l'emploient à déranger de l'autre...).

Il y a un pinceau. Même constat que ci-dessus.
Hem.
OK, j'avoue, le pinceau c'est moi.
Non, mais positivons : j'ai pensé à bien le nettoyer après l'usage que j'en ai fait (vernis colle, j'avais plutôt intérêt si je voulais envisager un jour de réutiliser le sus-nommé...).
Il sera rangé.
Bientôt.




Et il y a un haricot vert.






...









Ne me demandez pas pourquoi.

S'il vous plaît.





la vraie question est de savoir pourquoi je vous raconte tout ça au lieu d'aller replacer le haricot à sa place désignée dans le frigo.