lundi 23 mai 2011

Mais d'où viennent les gènes de Biggirl ?

Je vais mener mon enquête et de façon approfondie je peux vous le dire.

Parce que mon enfance à moi, elle était bourrée de genoux écorchés et de matches de foot. Je jouais pas mal toute seule, et en tout cas jamais -jamais !- je n'ai eu li'dée saugrenue de jouer à des jeux de filles.

Je m'en suis sortie quand-même, hein, ça va, merci.


Ma fille elle adooooooooore les Barbie, les pet-shop et autres Winx.
Admettons (beuaaaaaaaaark).


Ma fille elle se "maquille" chaque jour à coups de feutre (et je la laisse faire, que voulez-vous).


Et quand elle est conviée à se joindre à moi pour aller écouter un concert de musique classique, comme une grande, ben elle commence par se doucher (pour être bien propre, maman - t'as raison, aujourd'hui on s'est bien empoussiérés), elle change ses vêtements (pour être belle, maman - bah c'était pas si moche ce que tu avais aujourd'hui, si ?), elle se maquille (j'ai mis du rouge à lèvres, maman, ça se voit ? - tout à fait, ma chérie, ça se voit trèèèèès bien), elle se parfume (tu sens maman ? - keuf keuf, oui, ma chérie...), et elle met des boucles d'oreilles.



Mais ma fille a la mère qu'elle a (damned, la pôvre), qui a dit que percer les oreilles, ben ça serait pour l'anniversaire de sept ans, pis c'est tout.


Alors tant pis, c'est système D : deux petits ronds jaunes bien coloriés sur une feuille de papier, un bout de scotch sur chaque oreille, et le tour est joué, ni vu ni connu...






Euh, elle est archi prête, là. Chéri, t'es sûr qu'on ne lui ferait pas un genre de cadeau d'anniv' en avance à ta fille ? Non ? Rho t'es moyen rigolo comme type des fois quand-même...

lundi 16 mai 2011

Douces nuits

On vous rabâche que évidemment que votre bébé ne fait pas ses nuits, tant que vous l'allaitez.
Moi j'en avais marre des tétées de nuit, alors j'ai aidé Ptibouchon à faire les siennes, en lui sucrant la tétée de trois heures.
Ça a été assez efficace, au final. Après une semaine à passer une heure dans sa chambre à lui chanter des chansons ou lui lire des histoires pour le rendormir "sans la tétée", il a "fait ses nuits", ce brave petit.



Mais objectivement, c'est des inventions, ces histoires.
Parce que après, ton gosse, soit il perd la tétine que tu lui as mise en substitut, et t'appelle à trois heures pour que tu l'aides à la retrouver, soit il se met à faire les cauchemars qu'il n'avait jamais faits tant qu'il pionçait avec toi et que vous vous rendormiez tous les deux en cinq sec, et tu passes une demi-heure à le calmer, à coups de verres d'eau et de câlins.


Voire à coups de hurlements hystériques.
Quand ça fait cinq fois qu'il t'appelle, pile à la minute où tu te laissais aller à croire en TON rendormissement.
Et que l'option "c'est papa qui vient faire le câlin" n'est pas envisageable par le petit Buzz, qui hurle de son côté que "noooooooooooooon, t'en vaaaaaaaaaaaaaas, veux mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan".

Donc en bonne mère excédée, j'ai passé par la phase des hurlements hystériques (pour tout dire, la méthode est d'une efficacité douteuse sur le rendormissement du bébé).
Puis de l'engueulade de deux heures du matin, pour cause de :
- je peux pas le laisse rpleurer comme ça, il se rendort pas du tout, je vais y aller.
- tu sapes mon autorité, en y allant, il faut qu'il comprenne que c'est papa ou rien !

Ben oui, mon chéri, mais vu que tu ne te lèves même plus pour essayer de discuter, c'est rien ou rien, là... J'admets que la tentative précédente de faire le papa qui calme et rendort s'est soldée par un échec cuisant (voir la réaction de Ptibouchon ci-dessus), mais si tu laisses tomber, moi j'y vais.
Et au moins on dormira.

Câlin au hurleur.
Excuses de la maman hystérique.
Bisou.
Dodo.




N'empêche, ça m'a turlupinée, cette sale nuit.
Qu'il fasse des cauchemars, OK, mais que cinq passages de ma part ne le calment pas du tout, c'est moyen normal.


Tilt.

(Fait le cerveau de la mère qui sort de la brume pour accéder à la compréhension d'un phénomène pédagogico-philosophique des strates supérieures...)




Cette nuit, Ptibouchon s'est encore réveillé à une heure et demie.
Mais j'ai illico viré sa couche, et posé le bonhomme dans le pâté et légèrement récalcitrant sur les toilettes.
Il a fait son pip'.
L'ai recouché.
Dodo.








Juste, ça va être longuet cette histoire, parce que d'ici que mon petit machin soit assez autonome pour faire son pip' tout seul au milieu de la nuit, j'ai quelques réveils en perspective.



Et évidemment, "noooooooon, t'en vaaaaaaaaas, veux mamaaaaaaaaaan".
Sale gosse.

mardi 3 mai 2011

Qu'allez-vous penser là...

Que je vous rabandonne déjà à votre triste sort d'internautes esseulés ?
Meuh non.

Je pense à vous.
Tout plein.

J'ai un petit souci de passage à l'écriture en ce moment, rapport à l'emploi du temps légèrement surchargé de la famille.


Faut dire, genre, que je suis partie en vacances. Toute seule. Avec mes trois zous (ah non, en célibataire, ç'aurait été trop beau, limite...). Pendant dix jours.

Qu'on s'en est mis jusque là des copains, des cousins, de la vase (pour les coquillages) et de la Bretagne. Et du chocolat. Un peu trop d'ailleurs si j'en crois ma balance qui n'avait plus affiché autant de kilos depuis ma dernière grossesse, c'est vous dire (non, je n'ai pas repris en dix jours les quinze et quelques de la grossesse de Ptibouchon quand-même, mais depuis que j'ai perdu mon poids de gestation, j'avais pas dépassé le "pas assez", et là, ouh là, j'ai frôlé le "trop", dites !).


Et bon, il a fallu rentrer. Et j'ai voulu optimiser le retour en m'enfilant dans la journée les neuf cent kilomètres qui me séparaient de ma maison. Et ça l'a trop bien fait, surtout parce que mes nouveaux yeux (je ne vous ai pas raconté comment on m'a réparé les yeux, ouh là, faut que je rattrape ça, c'était un morceau d'anthologie) ils sont hautement performants sur la route, et que s'ils n'empêchent pas la fatigue normale dûe au voyage, et ben ils me privent agréablement de la fatigue visuelle qui s'ajoutait à ça avant. Avant, j'étais incapable de me concentrer efficacement plus de deux heures d'affilée, et après j'étais naze pour reprendre la route. Là, je t'enquille trois heure sans rien sentir, et je repars après ma p'tite pause kawa, d'la balle.


Sauf que.

J'avais laissé mon Amoureux tout seul et désœuvré (lui aussi).

Et qu'il n'a pas fait de ménage, pas passé un seul coup d'éponge dans la cuisine, pas rangé un quart du barda qui restait (et pourtant j'avais bien avancé les choses en partant), en a plutôt rajouté d'ailleurs, pas fait les courses (du tout. Les placards et le frigo criaient à l'abandon, et j'ai adoré faire ça hier matin avec trois affamés dans les pattes), et pas épuisé les lessives (pas comme si j'allais revenir avec trois sacs de linge sale non plus... Si ? Ah si, mince).



Grmbl.



Ah si, tiens, il a fini sa compta par contre.





(Je SAIS que vous avez un exemplaire similaire à la maison... Mais avouez que pour cette fois il mérite une palme, non ?)