jeudi 14 avril 2011

Un WE à Perpète chez Beau-Papa et Belle-Maman

(sûr, ils adoreraient que je les appelle comme ça : Beau-Papa et Belle-Maman. Ça serait du dernier chic, un rien châtelain tout comme ils en rêvent, le panard. Dommage pour eux, c'est de moi qu'ils ont hérité comme Belle -Fifille, huhu).



Ça sentait un peu le roussi, ce ouikènde, déjà parce que de chez moi à Perpète y'a bien sept heures de train fois deux parce qu'il fallait évidemment revenir (pas fous), ensuite parce que le déjeuner d'anniversaire ne pouvait certainement pas se transformer en dîner, mais où irait-on je vous le demande, et que donc la perspective réjouissante de passer toutes ces heures en la compagnie plaisante de BP et BM, ne pouvait décemment pas s'alléger d'une petite journée à visiter le château de Guédelon. "Vous ferez ça quand vous reviendrez". C'est c'là.


Le charmant échange de courriels qui a précédé notre arrivée n'a rien fait pour arranger mon affaire. Parce que BP est un tordu du cerveau, et que donc, comme me l'a fait remarquer mon Amoureux un rien horrifié que j'aie pu me risquer à ce jeu dangereux : il ne faut surtout pas échanger quoi que ce soit par email avec lui.


C'est pas moi qu'a commencé, c'est lui d'abord.


Il m'a incidemment demandé ce qu'il fallait qu'ils achètent pour notre venue, rapport qu'il ne voulait pas que "ça fasse comme l'autre fois". Et moi j'ai croisé mes nœils, parce que l'autre fois ma BM avait tout très bien géré, le lait d'avoine et le beurre 100% végétal. Pas qu'ils se soient privés de faire remarquer que ce beurre c'était rien que des cochoncetés cancérigènes dedans, mais en l'occurrence je m'en suis badigeonné le nombril : on ne choisit pas ses intolérances alimentaires.

Donc incidemment j'ai répondu que "mais tout était parfait la dernière fois, surtout ne changez rien, ça sera merveilleux".

À quoi Monsieur Neurone Atteint a répoliqué que "mais nononon pas du tout, la dernière fois on a eu tous les yaourts au soja sur les bras, et que ça a été terrible parce qu'on aime pas ça du tout".

Dans les détails nous noterons au passage qu'un même mail comportait la notion de "faudrait pas qu'il nous reste quoi que ce soit de tes bidules douteux dans notre frigo, on veut pas attraper le cancer du tutu à cause de vous", et celle hautement acrobatique de "mais surtout on veut pouvoir vous proposer tout ce que vous aimez en quantité suffisante, que vous ne manquiez de rien rien rien, et puissiez même vous baffrer de ce qui vous fait envie". Cherchez la cohérence, elle n'existe pas.


Ce à quoi je répondais de ne pas s'embêter avec les yaourts pour aussi peu de temps, que j'apporterai ce qu'il faut.



....



JE POSE UNE QUESTION SIMPLE JE VEUX UNE RÉPONSE SIMPLE !

Dit BP un rien agacé.






Bon.
Sur le conseil avisé de mon Amoureux, je laissai cette crise de nerfs sans réponse, et fis comme j'avais dit. Apportant dans mes bagages quelques yaourts et la crème de marrons de mon fiston.
















Évidemment on a tout oublié dans le frigo de BP en repartant.

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