jeudi 31 mars 2011

Les jeux participatifs

C'est une invention formidable, ça, madame !
Apprendre la collaboration plutôt que la compétition, le "vivre ensemble", ne pas porter seul le poids d'une défaite, se réjouir ensemble de la réussite... Et j'en passe.

Je suis à fond pour.



J'en ai trouvé un tout nouveau récemment, faut vraiment que vous dénichiez ça (un vide-grenier devrait contenir tout votre bonheur).




Prenez un aspirateur caractériel (la moitié de mon électro-ménager est caractériel, je ne vois vraiment pas en quoi mon foutu caractère à moi peut bien en être responsable, mais à part cette évident réponse au problème, je n'ai pas d'idée...).


Du genre qui marche super bien à partir du moment où on appuie en continu sur le bouton "marche".


Pour ce qui est de nettoyer la maison, je laisse Georges s'en charger, et j'abandonne l'idée de me battre avec ce stupide instrument de torture (essayez, vous verrez).
Mais je m'en sers de temps en temps pour faire une beauté à Georges. Le vider de la demi-tonne de poussière qu'on trouve dans ma maison, des bidules qui se sont pris dans ses roulettes ou dans ses balais, etc.



Et évidemment c'est l'attraction.
Bon, pour ce qui est d'aspirer quoi que ce soit avec un petit bras motivé pour appuyer sur le bouton on repassera : c'est plutôt crispant de devoir attendre toutes les vingt secondes que le bras en question qui a relâché sa pression remettre en marche le schmilblick.
Mais pour ce qui est d'occuper la troupe pendant un bon quart d'heure derrière, là, je vote pour !

Et tous ensemble, et chacun son rôle pour que l'ensemble fonctionne bien et que tout le monde s'éclate.




J'aurais dû en profiter pour me boire un petit café, tiens.






(et je n'irai pas bloguer cet article lamentable sur Super Chouette, mais ça ne vous empêche pas d'aller y (re)faire un tour !!)(justement je m'y remets un peu)

mercredi 30 mars 2011

Elle a fait un tuto

Sisi.
Un vrai pour les couseuses.
Donc le reste de mes lecteurs peuvent passer leur route : il ne sera fait mention que de couture ce jour.


De couture pour Rose (enfin pour une waldorf, qu'importe le prénom de la vôtre), en l'occurrence.
D'une jupe boule, pour changer un peu des tuniques qui fleurissent sur internet, et de son petit débardeur assorti.


1) Coupez les tissus : 2 bandes de 12 x 27 cm pour l'extérieur, 1 bande de 8 x 28 cm pour la doublure et 1 bande de 4 x le tour de taille pour la ceinture.



2) cousez ensemble les deux bandes de la jupe par les côtés pour obtenir un cercle. Laissez éventuellement une ouverture sur un côté pour une patte de boutonnage, mais c'est pas obligé. Pliez en deux et cousez également le côté de la doublure.


(moi j'ai laissé une ouverture)

3) passez un fil de fronces à chaque bord de la jupe, ainsi que sur le bord haut de la doublure. J'utilise une couleur qui tranche carrément avec mon tissu pour pouvoir retirer ce fil-là plus facilement après.

4) froncez le bas de la jupe et ajustez-la à la taille du bas de la doublure, épinglez bien, endroit contre endroit et cousez ensemble.


5) si vous voulez mettre un bouton sur un côté, pliez la ceinture en deux dans le sens de la longueur, endroit contre endroit, et cousez les deux extrêmités (le grand côté reste ouvert). J'ai ajouté sur un côté un petit élastique plié en deux dans l'idée de poser ensuite le bouton sur l'autre partie de la ceinture. Pour qu'il tienne bien le temps de le coudre, je l'ai maintenu avec un petit fil noué autour.








5 bis) si vous voulez vous passer de bouton, pliez la ceinture en deux endroit contre endroit et cousez d'un coup le petit côté : vous obtenez un cercle.

6) repliez la jupe pour que la doublure prenne sa place définitive dessous. On voit déjà bien le bouffant de l'effet "boule".





7) Serrez les fronces du haut de la jupe et du haut de la doublure pour qu'elles arrivent à la taille de la ceinture, et épinglez ensemble la doublure, la jupe (envers contre envers pour ces deux-là) et la ceinture (endroit contre l'endroit de la jupe, et longue ouverture vers le haut). Cousez cette longueur. Si vous avez laissé une ouverture, ce n'est pas très grave si la couture ne démarre pas pile poil au début de la ceinture, vous pourrez rattraper ça après.


8) retournez la ceinture pour qu'elle se retrouve à l'endroit. Elle est maintenant attachée à la jupe sur l'endroit de l'ouvrage. Sur l'envers de l'ouvrage (côté doublure), repliez une marge de couture, et fixez l'autre côté de la ceinture à points invisibles.



9) si vous avez laissé une ouverture sur un des côtés, il faut aussi fermer à points invisibles le long de cette ouverture. Et ajouter un joli petit bouton.


Le tuto du débardeur suivra bientôt.

mardi 29 mars 2011

Ah le café de début d'après-midi

C'est mon moment.
À moi.
Ce petit quart d'heure tranquille qui se savoure, à légères lampées dans un liquide brûlant.
Encore mieux : au soleil printanier, assise sur le balcon.

J'avais envie d'appeler un vieil ami à moi :
- ça va ?
- avec le soleil, le café, les trois enfants au calme dans la salle de jeux... Je crois que la vie n'est pas mal !



Et puis Ptibouchon a débarqué, parce que bon, "cacaaaaaaaaaa !" quand-même.
Je l'ai installée d'urgence sur le pot, non sans avoir préalablement essuyé l'objet du délit qui n'attend pas encore tout à fait le bon vouloir du maître à bord pour sortir. Essuyé le pot, sur lequel on n'a pas atterri assez vite. Essuyé la jambe qui a pris sa dose au passage. Essuyé par terre, parce que donc Ptibouchon n'est pas encore tout à fait prêt pour la propreté du tutu.


Ensuite, pendant que le charmant petit s'amuse sur le balcon ("tu fais attention à mon café, hein, mon choubidou"), j'ai évidemment nettoyé le pot dans la douche. Et puis lavé mes mains.




Et puis finalement je suis allée mettre une couche à Buzz, parce que le crapaud a profité de mon moment d'inattention pour remplir ma tasse d'aiguilles (quoi, mon sapin de Noël est encore sur le balcon, évidemment, pas vous ??), et lui donner une tétée : il était manifestement bien l'heure du dodo.

Entre temps le plombier est arrivé (genre évidemment au plein milieu de la tétée) pour me dire que "mais non madame, il fuit pas du tout votre chauffe-eau, tout va bien" "ah oups, ben désolée pour le dérangement".




J'ai mis mon second café au micro-ondes.


J'appellerai mon copain demain.



PS ce message a bugué, je ne sais pas pourquoi il n'a pas été publié jeudi dernier.
Pour la peine, vous en aurez deux cette semaine, rho là là !

jeudi 17 mars 2011

Considérations digestives

(non mais je donne le ton direct comme ça après vous viendrez pas vous plaindre que vous étiez pas prévenus)



On a tous nos petites faiblesses, les miennes en ce moment sont centralisées sur l'appareil digestif que j'ai flemmard allez savoir pourquoi.

Les zous et leur Amoureux de papa étaient partis en éclaireurs voir si le bitume voulait encore de leurs tours de pédale et je fignolais le ménage de printemps que boudiou je ferais pas ça tout les jours mais c'est pas désagréable d'avoir une maison pimpante une fois de temps en temps, surtout quand on a les copains —amoureux de Biggirl included— qui débarquent lundi pour cinq jours de wacances yeepee.

Pis j'ai eu comme un rappel de cette feignasse de gros intestin qui m'a un peu arrêtée dans mon élan dévastateur (pour la poussière, je prends grand soin de ma vaisselle). Je dirais même pliée en deux, aïe.


Ce qui devait être fait le fut, et c'est en toute confiance que je rejoignai d'un pas léger la troupe cyclomontée. Dont une grande fille boudeuse parce qu'on lui explique que le vélo dans la ville ça va pas du tout être possible si elle n'arrive pas à freiner, et qu'il va falloir choisir entre les gants de ski et le vélo. Un gars à lunettes (c'est tout nouveau, c'est rigolo) qui chouinait parce que je ne sais pas trop quoi, et qui a retrouvé le sourire quand je lui ai proposé de porter sa monture jusqu'au parc, c'est à se demander si c'était un trop bon plan, le vélo, là finalement.
Le petit était en pleine forme, merci.

Et nous allâmes.

Et je rentrai.

Fissa.





Mon Amoureux qui a toujours une solution miracle pour les situations de crise m'a bien proposé d'aller sonner à la première porte venue pour demander un accès d'urgence aux twalettes...





...





Mais comme la marmotte met le chocolat dans le papier d'alu, je suis rentrée en courant à la maison.


CQFD.

mercredi 9 mars 2011

En bonne responsable de l'instruction de mes enfants

(c'est officiel depuis septembre dernier, c'est signé, engagé, et surveillé, ouh là, je vous raconte pas comment, bref)

En tant donc que responsable, je ne rate pas une occasion de les regarder apprendre des trucs (me fendre de leur enseigner quelque chose est une option un peu aléatoire, il faut bien l'avouer).
Ce midi par exemple, c'était déjeuner logico-maths...

Y'avait Ptitbouchon à son bout de table qui faisait des suites logiques : "un p'tit peu de gnocchis, un p'tit peu de poisson, un p'tit peu de gnocchis, un p'tit peu de poisson..." (oui, c'était particulièrement gastronomique ce midi).

Y'avait Tiboy devant son assiette qui faisait du dénombrement : "Hé Biggirl, moi des gnocchis j'en ai 24, j'en ai plus que toi !"

Y'avait Biggirl entre les deux qui me prouvait qu'elle avait bel et bien acquis la conservation des quantité continues : "Ben non, on en a pareil. Maman, les tiens elle les a coupés, alors t'en as plus de coupés, mais t'en a pareil d'entiers".



C'est bien les zous, j'aime quand un atelier tourne bien comme ça, ça me donne l'impression de faire quelque chose pour remplir vos caboches, c'est parfait.



Ce soir on travaille la conjugaison : "je mange ma soupe, tu manges ta soupe, elle mange sa soupe... Mange ta soupe !"

jeudi 3 mars 2011

ça sent le printemps...

Ça veut dire en fait que ça sent le contrôle pédagogique à plein nez pour Biggirl (même pas peur, hein, elle est censée être au CP, pour le moment j'assure), et la jolie déclaration d'impôts pour Mon Amoureux.


Osons le dire clairement : cette déclaration me donne des boutons d'anticipation urticante.


Allez savoir pourquoi, cet ancien informaticien refuse mordicus de tenir sa comptabilité sur un Gentil Logiciel.

Le genre où tu rentres tes lignes dans l'ordre où tu y penses et qui va tout bien ranger dans les bonnes cases, ainsi qu'éditer en un clic le livre des dépenses, le livre des recettes, le Grand Livre, le tableau de passage (ah ! le tableau de passage ! les connaisseurs apprécieront (ou pas en fait, surtout pas d'ailleurs je sens, quoi que objectivement quand c'est le Gentil Logiciel qui te l'édite, tu te libères d'un coup d'un seul de la question d'y comprendre quoi que ce soit, et tu fais passer à ton AGA (association de Gestion Agréée pour les intimes) sans l'ombre d'une inquiétude) et la 2035 pendant qu'on y est.

Le genre qui te calcule tes amortissements année par année, qui te fait le rapprochement bancaire en moins de temps qu'il ne le faut pour dire "contrôle-zèd".

Le genre parfait quoi.




Ben non, Mon Amoureux est un "laborieux" (c'est lui-même qui le dit), et a décidé qu'il voulait maîtriser les arcanes de la comptabilité libérale avant de faire faire le boulot par un ordinateur.



Je me dois de le dire haut et fort : Mon Amoureux a tort.


Et son obstination n'est pas sans créer quelques tensions dans notre couple, puisque la charmante épouse que je suis (mais si, ça m'arrive d'être charmante) est passée par la case "comptabilité libérale" même si elle a d'office sauté la case "comptabilité sur du papier". Pas folle la guêpe.

N'empêche que malgré ça j'ai toujours trouvé la période de la compta bien stressante, et que pour tout dire, je fais un dos rond et piquant en prévision des charmantes semaines qui vont venir, avec un Amoureux qui tout de même vient de se taper six mois de saisie de lignes de compta sur excel (parce que tu comprends c'est plus clair comme ça), qu'il va devoir donc recopier avec la patience qui ne le caractérise pas, et au crayon s'il vous plaît, dans les livres de comptabilité avec des pages numérotées interdites de déchirer et de raturer, et les montants en double pour avoir une ventilation sans faille, avant de faire son pointage bancaire (que je n'essaye pas de vous raconter comment ce Cher et Tendre a géré sa banque cette année, vous allez mourir de rire en oubliant de paniquer (parce que bon, finalement, c'est moi qui suis en face du Cher et Tendre chaque soir. La question est de savoir si je dois paniquer...).




Vivement le mois de juin.