mercredi 22 décembre 2010

Certes...

Je suis comme tout le monde au mois de décembre : submergée par la préparation de la Fête.
D'autant que pour la première fois, je me suis sentie investie de je-ne-sais-quelle mission impliquant la réalisation "maison" de DEUX des cadeaux. Deux. Attendez, vous ne vous rendez pas compte, là, ce que ça peut vouloir dire (ne serait-ce que mon investissement un poil plus développé l'an prochain, je peux vous garantir que ça n'est pas rien)...

Comme je ne travaille bien que sous la pression, j'ai bien entendu démarré par la couture du manteau de Rose (pour les ceusses qui ne seraient pas très au courant, Rose mesure 40 cm, elle est en chiffon, elle a la peau délicieusement chocolat, et on l'aime). Un manteau entièrement doublé (et j'ai dû inventer le montage, puisque je n'avais que le patron, nu). Quoi ? Mais si c'était important aussi ! Rose doit venir avec nous chez mes beaux-parents, elle ne pouvait pas le faire avec ses petits vêtements d'été par le temps qu'il fait.


Bon, j'ai réussi à terminer aussi les cadeaux. Vous les verrez dès que j'aurai réussi à les prendre en photo sans qu'un gnôme passe voir ce que je fais là (ma fille commence à douter très sérieusement de la réalité du Père-Noël, il n'en reste pas moins que je tiens à ce que la surprise pour elle soit complète même concernant les cadeaux des autres).


En attendant voilà le manteau de Rose :


Le patron vient d'ici : http://mci.blogs.marieclaireidees.com/archive/2008/04/12/les-patrons-du-hors-serie-bebe.html et c'est un agrandissement à je ne sais pas combien de % parce que mes agrandissements originaux étaient trop petits et que j'ai donc redessiné vaguement le patron en laissant un petit quelque chose autour. Donc bon, vous improviserez tout aussi bien sans cette info ;-)

Allez, le petit crapaud veut que j'aille dans le bain avec lui.



Je tiens juste à dire que je n'oublie pas ce blog, mais que mon implication dans le projet IEF, mes envies couture, le petit quotidien avec trois loups dont un "terrible two" (me souvenais pas que les deux autres aient été aussi speed...) vident un peu mes envies de bloguer...

dimanche 5 décembre 2010

Le boulot des mimines

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas montré ce que mes petites mains peuvent faire de beau quand leur propriétaire arrive à libérer cinq minutes (bon, une heure...) dans son emploi du temps surchargé. Et en fait, mon travail de ces dernières semaines étant particulièrement en lien avec le manque désespérant de publication régulière sur ce blog, vous méritez que je vous montre (si, si, vous méritez !).


D'abord, une chouette chemisette pour un non moins chouette petit gars qui la mettra peut-être un jour, mais vu la taille, pas tout de suite, c'est une évidence.



Modèle Ottobre 3/2010 - "Apple"


Ensuite un "petit" quelque chose qui me vaut de ressembler ces derniers jours à Cendrillon, je vous explique pourquoi juste après. 
Histoire qu'avant de vous marrer, vous vous exclamiez un peu, un bureau pour ma (grande)(trop) fille :




 Et en place dans sa piaule, je peux vous dire qu'elle se la pète !



Si vous voulez tout savoir, donc, ce bureau c'était le mien quand j'étais petite. En vrai, avant la peinture, il ressemblait à ça :

(avec les tiroirs). 

Ma mère elle m'a dit : oh là là, tu vas te prendre la tête à vouloir le repeindre. Moi je me suis dit que ben peut-être, mais il se trouve que ça me fait plaisir de me prendre la tête pour ma fille, tu vois ? 

Tout de même quand mon adorable frangin et sa non moins adorable chérie m'ont dit : on va te prêter le pistolet à peinture, tu vas voir, ça fait un boulot nickel en un rien de temps, j'ai sauté sur l'occasion. Chic : un nouveau jouet à essayer, chic je vais faire un super boulot en un rien de temps, hin hin hin.





On n'était pas faits pour s'entendre, le pistolet et moi.


Du tout.


Entre la peinture qui sortait en pointillés, par paquets dégoulinants avec du rien sur dix centimètres entre deux (t'as pas assez dilué qu'il a dit, mon adorable frangin), et le truc qui refusait de sortir la moindre goutte de peinture, même bien diluée, même après un nettoyage en règle de l'engin, surtout quand j'osais l'incliner (or je sais pas si vous avez remarqué, mais mon joli bureau de petite fille, il est bourré de petits casiers, de petits coins, tout ça...). Bref. J'ai fini par le regarder dans le blanc du pchit et lui exprimer vertement ma façon de penser avant de le passer à la douche et de le reléguer à sa place juste, à savoir le fond de son emballage. À racheter un pinceau. À tout terminer a mano, parce qu'il n'y a que ça de vrai.



Et maintenant que le joli bureau tout repeint trône dans la chambre de sa toute nouvelle propriétaire fière comme un pou, Cendrillon passe ses soirées à quatre pattes dans son atelier à nettoyer les milliards de gouttelettes que ce con de pistolet à déversées absolument partout dans la pièce.




Sinon quand-même pendant que j'y étais à jouer du pinceau j'ai aussi peint ma petite desserte qui était en "sous-couche" depuis bien dix ans. Je suis très contente :





Voilà voilà ça c'est fait, et dès que le sol de l'atelier arrêtera de coller sous les chaussons, je me remettrai à la couture sérieusement : y'a un petite robe mignonne et un protège carnet de santé qui m'appellent à grands cris désespérés...

jeudi 2 décembre 2010

C'est classique

Ptibouchon adore le téléphone. Un objet de tous les désirs, du "yeu fifone" au "é moi éponds".
Dans la série des jeux d'imitation, c'est un must, intonations et blancs de la conversation compris. Ce gamin gère ses relations téléphoniques de main de maître.



Son père n'est pas encore rentré (passons), on va l'appeler.

"Moi é fifone !" qu'il dit.
D'accord, mon loupiot, c'est toi qui vas téléphoner. Laisse-moi juste le temps de passer l'éponge, là.

Sur ce, le loupiot en question décroche le combiné, et imite à perfection sa conversation téléphonique.
"En fait é dindon a peur à nard" (si. Le dindon fait peur au canard. C'est une réalité douloureuse que cet enfant assène au moins trois fois dans ses journées, c'est dire si l'histoire du Vilain Petit Canard l'a marqué, parce que ça doit faire deux mois qu'on n'a pas retrouvé le bouquin chez mes parents).




Et en fait, la maman au bout d'une trentaine de secondes trouve cette conversation dangereusement trop bien imitée pour être fake, et prend donc le combiné des mains de son fils pour voir...



- Allô ?

- Ici les pompiers...

- ...








Bon, c'est déjà ça, il saura leur téléphoner en cas de souci.