lundi 8 novembre 2010

Pas.

On n'y va pas.

On ne se lève pas le matin, on s'habille rarement "pressés", on petit déjeune jusqu'à dix heures.

Ils jouent des heures d'affilée. Ils lisent aussi, surtout Biggirl qui avale des histoires au kilo, les unes après les autres, sans compter celles que je leur raconte.

Ils apprennent de façon informelle pour la plus grande part. On met en place quelques ateliers ponctuels de maths et d'écriture ou d'orthographe, en fonction des envies, du temps disponible, de la sieste de Ptibouchon.

On rencontre d'autres extraterrestres dans notre genre, environ une fois par semaine, pour une visite ou un spectacle, pour le plaisir aussi.

Ça s'appelle l'Instruction en Famille. C'est légal.
Je ne suis pas là pour m'en faire le porte-drapeau. Je suis contente que la loi française me donne ce choix, que je fais de façon très égoïste pour nous, pour eux, parce que cela nous convient.

Les grands débats sur l'École, sur ses qualités et ses défauts, je les évite de plus en plus. Après tout ce n'est plus notre histoire. Pas pour le moment en tout cas. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je sais juste qu'aujourd'hui, ici, on prend notre temps et que ça nous ressemble.



Ce message est essentiellement là pour dire que ce projet est toujours d'actualité chez nous, qu'il se construit petit à petit, et qu'on s'y retrouve pour l'instant tous les cinq, avec nos phases de doute et de remise en question, comme toutes les familles du monde.




J'espère que vous n'allez pas fuir ce blog (à publication un peu anarchique et décadente je vous l'accorde). Je ne mords paaaaaaaaaaaaas !

4 commentaires:

Mel a dit…

moi ça me plait, ça me fait réfléchir
je ne pourrais pas rester à la maison avec eux, et ne suis absolument pas pédagogue, mais franchement ça ne me fait pas peur.
Seul point ou je doute, sur les interactions sociales avec les pairs, y'en a-t-il assez?

By O. a dit…

Dans le fond, c'est quoi, se "socialiser" ?
Les enfants ont des activités extrascolaires et des sorties régulières, formelles ou informelles avec notre association "non-sco". Ils rencontrent aussi des commerçants, des enfants au parc, à la médiathèque ou à la ludothèque, des adultes à différents endroits... On ne se socialise pas comme à l'école, avec une centaine d'autres enfants, dans une cour de récréation avec ses règles propres, et quelques adultes référents. Ce n'est ni mieux, ni moins bien. C'est différent. La "socialisation" n'est vraiment pas le problème majeur qui se pose à nos enfants dans cette démarche... Et dans le fond, un enfant "sociable" le sera quel que soit son environnement. Un enfant solitaire aussi...

Mel a dit…

je comprends ce que tu dis.
Mais j'ai tellement entendu que mon fils aurait besoin de l'école pour commencer à parler, alors qu'il voyait des enfants au parc, etc.. que ça me fait douter.
Bon je dirais qu'il commence à parler, mais pas grâce à l'école, alors... En revanche la collectivité l'agresse...
Bref, c'est compliqué tout ça ;)
Bonne route à vous en tout cas.

By O. a dit…

Peut-être que c'est bien grâce à l'école que ton fils commence à parler, pourquoi pas ? Mais tu ne peux pas savoir ce qu'il aurait fait de son langage sans l'école. Pour ce qui est de la collectivité... Il s'y fera. ou pas. Et vous ferez vos choix de parents pour l'aider au mieux avec les possibilités qui s'offriront à vous pour le soutenir face à ça. Comme tout le monde ;-)