vendredi 12 novembre 2010

Mercredi

Je sais pas chez vous, mais ici le mercredi c'est un peu la course. La matinée est remplie d'activités des gosses, évidemment dans un village à un quart d'heure de route de chez nous sinon c'est pas très drôle.

Le challenge c'est de réussir le mercredi parfait, celui où on ne sera en retard ni à l'anglais de Biggirl à neuf heures quinze (non mais rendez-vous compte : neuf heures quinze, quoi ! Faut qu'on se lève aux aurores pour envisager d'être à l'heure), ni à la musique de Tiboy à neuf heures trente (là si j'étais pas trop en retard au premier ça le fait, mais évidemment la musique c'est dans le village à côté, ça serait trop simple sinon...), ni pour récupérer (au choix, heureusement que je ne suis pas la seule mère de famille débordée par un emploi du temps de ce genre) Tiboy ou Biggirl à la fin de leur cours (qui se terminent évidemment à la même heure, ah ah ah), ni pour le cours d'anglais de Tiboy (en théorie on a tout notre temps pour être à l'heure puisqu'il y a un battement de trois quarts d'heure entre la fin de la musique et le début de l'anglais, battement qu'on occupe à la médiathèque, sise dans un bâtiment adjacent, mais justement ! C'est fou comme le fait d'avoir le temps peut nous mettre à la bourre).


Dit comme ça, ça paraît tout simple, suffit de partir à l'heure le matin. Même si c'est en soi un petit challenge, je sais qu'en quittant la maison à huit heures quarante cinq on est tranquilles.





Mais les Choses sont fourbes, elles tendent des pièges pour rendre la quête plus difficile.




Cette fois mes trois enfants ont quitté la maison pieds nus dans leurs chaussures pour cause de pénurie de chaussettes. Je ne sais toujours pas comment autant de paires peuvent divorcer dans 90 m2. Le fait est que c'est un peu la dèche en la matière chez moi (les toutes seules font la fête dans ma salle de bain en attendant leur promise, mais en vain...), et ce jour-là, toutes mes paires rescapées se sont trouvées ensemble dans la machine à laver, dommage.

Donc pieds nus, les gosses.
En plein mois de novembre.
Avec un Tiboy qui doit virer ses godasses pour son éveil musical, je suis passée pour une mère attentive, je vous dis pas comment.
Bref.



Moi innocemment, je me suis dit que pas de problème, puisque le cours d'éveil musical me laisse un battement de trois quarts d'heure environs avant de récupérer les petits ou les grands, j'irais acheter des paires de chaussettes au magasin.




Sur deux surfaces moyennes et un magasin de fringues pour enfants, pas une paire.

On est bien barrés.

Ah si, le magasin de sport en a plein des jolies, ouf.






Treize euros la paire, siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiigh...








(et l'autre là du magasin de me dire en toute simplicité : ah elles sont géniales ces chaussettes : mes gosses ne portent que ça... Mh mh ?)



Et évidemment quand tu as fait tout le bled, que dis-je tous les bleds (aller-retour au bled de départ qui comprend un supermarché digne de ce nom exclu : temps disponible insuffisant. Non, non, on n'essaye même pas), pour ne PAS trouver de chaussettes (enfin si, je les ai prises les chaussettes à treize euros la paire, je peux vous dire que ces couples-là je les surveille de près, le divorce est interdit, c'est pas dans leur religion), ben t'es en retard pour récupérer le premier, et etc. quoi...).





Mercredi parfait première : mission échouée.

3 commentaires:

Mel a dit…

question de mère qui assume son indignité : pourquoi tu leur mets ps des chaussettes dépareillées?

By O. a dit…

Tiens, figure-toi que je n'y ai même pas pensé. Je ne suis pas certaine d'avoir des chaussettes de taille apariées par contre, mais c'est vrai que pour la journée "sans" ça aurait été une solution tout à fait acceptable (si on oublie la séance de musique où il aurait été impossible à mon fils de passer inaperçu, mais entre pieds-nus et ça ?).

JOe a dit…

Ben oui, quoi comme le dit Mel, mets leurs des chaussettes dépareillées. Je ne porte que ça et personne ne m'a rien dit hein! Bizzzzzzzzzzzz