jeudi 30 septembre 2010

Bienvenue chez flunch !

Nous, on a pris des vacances la semaine dernière.

Voui, monsieur, voui madame, farpaitement. On va pas s'embêter, je trouve. En plus le mois de septembre c'est mon préféré, avec ses jolies températures, son beau temps et ce petit je-ne-sais-quoi dans l'air qui me met de bonne humeur.


Qui dit vacances dit au moins une fois un genre de journée où y'a pas moyen de faire autrement que de déjeuner au restau. On se fait pas violence, je vous rassure, mais autant se donner de bonnes excuses.  



Flunch, c'est écrit dessus, t'y vas avec douceur et volupté pour déguster un repas agréable dans un cadre reposant, et qui plus est prévu pour les familles. Le menu enfant, là, il a l'air très correct, et on y va le sourire aux lèvres.


Le premier espace, c'est des entrées et des desserts. Tu jettes un coup d'œil pour essayer de comprendre, et tu finis par réaliser que tu vas commander ton plat chaud à la caisse et aller le chercher de l'autre côté.
Avec les trois zouaves, tu cours un peu, entre les plateaux, les couverts et les entrées et desserts à choisir (y'a un dessert "au choix" dans le menu enfant). Étonnamment on ne trouve pas de compotes, et un dessert sans lait de vache ha ha ha ! Non mais quelle idée aussi. De dépit, je me suis tournée vers les petits pots de bébé (choix du dessert : compote pomme-banane ou compote pomme-banane ouééééé). Le temps de gérer la première vague de panique à l'entrée du Flunch, la bigbiggirl qui nous accompagnait (elle porte le même prénom que ma fille, huhu) a filé sur la caisse de gauche, et comme on veut l'inviter, mon Amoureux me pique un chèque et file avec Ptibouchon pour la rattraper.


Ma patience commence à légèrement s'écorner quand je comprends à la caisse que les "desserts au choix" du menu enfant, faut les choisir après la caisse, à l'endroit des plats chauds. C'est pas comme si je venais de passer vingt minutes à leur trouver un dessert convenable, non plus... Grmbl. 

J'ai vérifié en sortant c'est effectivement écrit sur un des panneaux annonçant fièrement le menu, sauf qu'en fait, je pense que tant que tu ne t'es pas cassé le nez à la caisse, tu peux pas comprendre ce qu'ils entendent par là. Enfin avec mes neurones convalescents c'était inimaginable que je pige. Et vous savez quoi ? Je suis sûre que je me suis déjà fourvoyée dans un flunch et que j'ai fait exactement la même idiotie... Je comprends vite, moi, faut m'expliquer un peu longtemps, juste...




Donc je paye, je me décide pour un plat chaud, je prends deux menus enfant et je commence à faire la queue...





Moi je crois que chez flunch le mec qui a pensé le truc, il s'est dit "ouais ! faisons leur un joli menu enfants, avec des mignons plateaux, les familles vont adorer". Pis il est mort célibataire et sans enfants, et il n'a jamais pu tester son concept de MERDE !





Parce que tu vois, chez flunch, ton plat chaud, tu vas aller le chercher au comptoir correspondant : "grillades", "poisson", "plats mijotés", ou évidemment "espace enfants". Mais quand tu es là toute seule avec tes deux grands affamés (je vous rappelle que mon Amoureux a filé avec le petit dernier), tu ne peux mathématiquement PAS faire la queue à deux endroits différents à la fois. Le temps que je comprenne le truc (j'ai dit que mes neurones étaient légèrement indisponibles), j'avais déjà perdu trois places dans la queue, qui plus est dans la mauvaise (j'avais commandé poisson, ça c'était la queue des grillades) et mes gosses couraient à peu près partout dans le restau.









Après on se demande pourquoi je suis énervée aussi.











Je pense que la maman du p'tit gars qui a attendu vingt bonnes minutes au comptoir enfants qu'on lui serve le plat chaud qu'elle voulait pour son fils a trouvé ça un peu stressant aussi, et il faut bien admettre que quand l'ensemble du personnel te fait la tronche ça n'invite pas tout à fait à la zénitude...

jeudi 16 septembre 2010

Partageons les tâches !

C'est une question récurrente dans mon entourage, sur la toile ou dans la famille. Le partage des tâches ménagères. Parce qu'on a beau dire, ces mecs si on leur met pas un peu les points sur les zis, ils en foutent pas spontanément des masses.



Le mien en tout cas a besoin de points sur ses zis. Que je pose -avec toute la délicatesse qui me caractérise- quotidiennement.



Mon raisonnement va jusqu'à : "si je veux qu'il en fasse, faut pas non plus que je vienne critiquer ce qu'il fait sous prétexte que ce n'est pas fait comme je voudrais". Donc j'ai laissé tomber les cours d'accrochage de linge : à part impliquer un désengagement de la tâche, on n'y gagne rien.




À midi, mon Amoureux a passé la tête par la porte pendant que je lisais au soleil des histoires à mes zous du cœur. Il m'a fait des gestes de sioux pouvant se traduire grosso-modo par "il faut peut-être préparer à manger, je m'y mets ?" (oui : cet homme fait parfois preuve d'initiatives déconcertantes, ma théorie en prend son coup dans l'aile).


À quoi j'ai répondu : OK t'improvises un truc ?







Je suis arrivée dans la cuisine pour le voir affairé à éplucher la jolie courge (bonne idée), avec devant lui sur la table trois courgettes en attente de traitement.


À ma question : tu prévois de faire quoi ? Il a répondu : ben de tout mettre dans la cocotte et zou ! une poêlée improvisée...







Étant entendu que mon Amoureux pense rarement aux herbes et autres assaisonnements et qu'il met les légumes dans la poêle et prévoit de les manger tels quels, limite salés. Je sais pas vous, mais moi la perspective d'une poêlée courge/courgettes à rien ne m'a pas beaucoup enchantée.






Alors oui : j'ai arrêté tout de suite les travaux en cours, et j'ai engagé le repas sur une poêlée de courge bien dorées et assaisonnés comme il se doit (ail, fines herbes, laurier, et cuillérée de miel en dernière minute, je sens que ça va le faire).



Je saiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis... J'étouffe dans l'œuf l'engagement culinaire de l'Amoureux, mais quoi ??????? Avouez que vous seriez intervenues aussi (voui : je ne m'adresse qu'aux dames ce jour...).

mardi 14 septembre 2010

Reprendre du poil de la bête

Vous reprendrez bien un peu du poil de la bête ? Elle était fraîche, son poil luisant, vous allez pas refuser...



(non mais y'a des expressions des fois on se demande un peu quand-même, faudrait que je google ça pour voir...)(voilà, c'est fait...)(clic, quoi !)




Bon mais tout ça pour vous dire que je ne désespère plus autant qu'hier. On a vu deux apparts aujourd'hui. Le premier dans la ville qui nous intéresse, à mon avis trop galère à long terme (troisième sans ascenseur, sans garage ni parking, ni cave, et avec une pièce de vie un peu minus malgré les 80 m2 de l'appart). Le second dans la ville où on se trouve actuellement, qui me plaît rudement (plus de 100 m2, 3 grandes chambres à l'étage et une de plus au rez-de-chaussée, ce qui correspond quand-même bien à ma situation d'instructrice en famille (je me donne du grade, même pas peur). Alors oui : les activités des enfants s'orientent cette année sur l'autre village donc on est partis pour rouler, sauf si j'arrive à changer nos orientations (c'est-à-dire à trouver l'équivalent sur la ville où on habite, sachant que l'escalade de toute façon y'a pas, il faudra aller là-bas, mais l'anglais je devrais trouver quand-même, et l'éveil musical itou, sauf qu'évidemment le forum des assocs est passé et je suis préinscrite là mais pas ici, vous suivez ?).




N'empêche je vais me dépêcher de déposer mon dossier tout bien complet, et de faire des risettes à la fille de l'agence que -ô surprise- je connais depuis le lycée, hu hu !





Croisez les doigts pour moi les gens...

lundi 13 septembre 2010

C'est la loose

J'ai pas la pêche, moi.

L'appart que je pensais pouvoir avoir m'est passé sous le nez de façon tellement nulle que je n'ai même pas envie d'essayer de vous raconter comment.

Je vais visiter d'autres trucs demain. Deux d'entre eux ne sont pas dans le village où mes enfants vont faire toutes leurs activités de l'année, laisse bét. Deux autres dans le bon village, et dans une agence qui ne demande que deux fois le montant du loyer en revenus (en fait entre le congé parental, l'aide au logement, et les revenus fonciers, je crois qu'on les a sans même parler des revenus de mon Amoureux : ça le ferait, mais c'est pas fait, quoi, et je suis légèrement refroidie, on va dire).


Bref. Je déserte.


Je vais lire les blogs des autres, pleins de belles choses et de meilleure humeur que chez moi, heureusement que vous êtes là, tous.



J'espère revenir bientôt avec de meilleures nouvelles, un meilleur moral, et de jolies choses à vous montrer (l'air de rien, la machine tourne, mais l'énergie n'y est pas trop...).

vendredi 10 septembre 2010

Vous reprendrez bien un peu de gratin ?

C'est un gratin d'agent immobilier, j'en suis très satisfaire, vous verrez, il est assez goûteux. Un peu amer dans l'arrière-bouche, je le reconnais, mais la satisfaction de s'en faire une bonne tranche n'est pas déplaisante.





Sont cons.





Moi je suis réglo, j'ai bien prévenu que notre dossier pour une location allait probablement être refusé par l'assurance des loyers impayés, et que dans ce cas, on en parlerait directement avec le propriétaire parce que justement, ah ah ah, je le connais figurez-vous.




La dame elle m'avait demandé de ne pas le déranger, ce propriétaire. Qu'elle verrait directement avec lui, tout ça. Elle s'est un peu enquis du degré auquel je le connaissais et basta.





Moi j'ai été sage, j'ai pas appelé. Après tout j'étais apparemment la première sur le coup, et je l'ai dit : on le connaît le proprio, donc quoi qu'il en soit, cet appart, il est pour moi, voilà.





Elle a été conne, il faut le dire tout net. Elle a essayé de m'entuber en mettant dans la balance un autre dossier pour lequel leur assurance passait. Elle a essayé de me dire que "vous comprenez, votre dossier est tout de même bien bancal", et je le sais vieille bique qu'il est bancal, et c'est pour ça que je vous dis qu'on s'en fiche de l'assurance, et qu'on gère direct avec le proprio.




Je sais pas ce qu'elle imaginait la vieille, mais en tout cas si c'était m'impressionner, hu hu comment dire ? Je suis un peu blindée, moi. Pis j'ai un poil de répondant, voyez. Genre c'était assez goûteux de lui envoyer à la figure ce que je pensais de ses manières de faire, et comment j'allais donc de ce pas appeler le proprio qu'elle m'avait demandé de laisser tranquille, pour régler ça fissa.





Curieux comme elle était un peu froide au téléphone ce matin quand j'ai appelé pour prendre rendez-vous pour l'état des lieux.





Et comme ça ne va pas s'arranger vu que personne ne m'a rappelée aujourd'hui, et que vu le prix qu'ils me demandent de leur laisser pour faire la transaction (celle que j'ai donc faite à leur place, nous sommes d'accord), je vais un peu envisager que leur prestation suive aussi.

lundi 6 septembre 2010

Aujourd'hui

J'ai bossé sur mon bouquin de psychologie cognitive (aurais-je comme une hypothétique reprise du travail qui me pousserait le derrière ?). J'ai fait du café pour les quatre adultes de la maisonnée. J'ai rappelé la dame de la maison qu'on a visitée la semaine dernière pour lui dire qu'elle nous intéressait bien, et qu'on aimerait rencontrer son (ex) mari. J'ai préparé un déjeuner pour les gosses, ma mère mon frère et moi (juste pour montrer à ma tante que non, non, ce n'est pas à cause de moi que ma mère est fatiguée, mais plutôt grâce à moi qu'elle ne l'est pas encore plus). J'ai changé, bercé et couché un Ptibouchon bien fatigué. J'ai cousu une balle à nétiquettes pour une petite fille qui va bientôt pointer le bout de son mignon petit nez, de l'autre côté de la terre. J'ai ouvert le livre de lecture à la page du ga go gu gui gué guê guè avec Tiboy. J'ai joué au jeu du petit cochon avec les deux grands (avec l'un puis l'autre). J'ai donné une tétée à Ptibouchon qui se réveillait de sa sieste, puis un goûter à tout le monde. Je suis partie avec toute la troupe faire les courses, rapport à la disparition louche des crème soja-chocolat que je n'arrête pas d'acheter. J'ai failli oublier le rendez-vous chez le dentiste pris le matin pour Tiboy, mais l'intéressé a eu le bon goût de s'en souvenir juste au bon moment, on n'était même pas en retard, c'est dire ! J'ai fait examiner mes deux grands loustics gratis parce qu'ils ont des dents de winners, et on ne sait toujours pas pourquoi Ptibouchon se plaint de sa canine depuis le réveil ou quasi. J'ai tout tout tout rangé les vestiges (nombreux) d'une journée pleine d'imagination, avec des enfants heureusement impliqués dans la tâche. J'ai donné le bain de Ptibouchon, et puis je lui ai donné une douche parce que dans le bain il y a eu de drôles de trucs marrons qui se sont mis à flotter. J'ai fait couler un nouveau bain pour les deux grands, et pendant qu'ils infusaient gaiement, j'ai fait manger deux assiettes de riz à Ptibouchon et fait chauffer un gratin et des tielles pour le reste de la maisonnée. J'ai adoré quand ma mère m'a annoncé juste après que tout soit au four qu'ils ne mangeraient pas là ce soir. J'ai fait manger les deux grands. J'ai appelé mon Amoureux juste pour voir, étant donné qu'il "finissait à 19 h 30" et qu'il n'était pas arrivé à 20 h (il travaille à cinq minutes), juste pour le plaisir d'entendre le répondeur se déclencher et de savoir qu'il était donc en route, donc bientôt là.





"Cabinet de kinésithérapie bonsoir ?"






Pfff, tous les mêmes.

dimanche 5 septembre 2010

Damned

J'avais pas du tout envisagé les choses sous cet angle, mais il semblerait que mon retour à la Vie Professionnelle se dessine dans un avenir bien plus proche que prévu.


Ça s'est passé hier, que ma môman avait invité toute son AMAP à pique-niquer chez elle, et qu'on s'est retrouvés nous cinq et une autre famille de cinq à passer une super journée au soleil pendant que ma pauvre mère s'épuisait à avancer ses boulots importants.


En aparté, je signale à ma chère tata qui ne vient donc jamais lire ce blog, puisqu'elle ne sait même pas qu'il existe et que je me garderai bien de le lui signaler, que la fatigue de ma mère n'est pas due à notre envahissante présence dont il faudrait comme elle le suggère que nous débarrassions au plus vite la maison familiale, mais bel et bien au travail de ma mère, conjugué à leur emploi du temps de patachon. Mais il est vrai que "travail" n'est pas spécialement une notion que cette Chère Tante maîtrise bien, puisqu'elle n'a tout simplement jamais travaillée de sa vie. Fin de l'aparté.



Et la seule famille qui s'est donc déplacée, c'est celle où la maman est orthophoniste dans la bourgade où vivent mes parents.

Comme dans tous les métiers de passion, t'en mets deux dans un même périmètre, tu peux être sûr qu'ils parlent boulot, donc on cause, pis pour tâter le terrain j'annonce ma couleur (envie de reprendre doucement, encore un an de congé parental, envie de me spécialiser en logico-maths et langage oral...).


Et là je vois ma collègue sautiller de partout avec un enthousiasme non contenu.



Parce qu'une fille spécialisée en logico-maths et langage oral, c'est juste ce qu'elles cherchent pour le cabinet. Qu'elles ont un bureau de dispo qui ne trouve pas preneur depuis le printemps dernier qu'il est là. Que je suis attendue comme le Messie ou presque et quand est-ce que je pourrais commencer ?





Heing ?







Ah, euh, ben, ouh là. Bof, bah, novembre ?







Parfait j'en parle à ma collègue et je te tiens au courant.








Huh ?