jeudi 26 août 2010

Les agents immobiliers

Franchement, ils vivent sur une autre planète.




Alors évidemment, leurs honoraires pour prendre en charge la vente d'une maison (ceux que le proprio doit payer avant même d'avoir vendu quoi que ce soit) sont tellement exorbitants qu'ils sont bien obligés de leur faire croire, aux propriétaires, que leur bien vaut des sommes faramineuses et qu'ils vont s'en mettre plein les fouilles malgré les honoraires en questions.





Le souci c'est qu'ils se retrouvent avec des biens qui ne se vendent pas. Et pour cause.






Moi j'ai du bol, je suis du côté de celle qui va acheter. J'ai les sous, j'ai du temps et je sais exactement le prix que je suis prête à mettre dans une maison.



L'agent, il a commencé à me dire qu'à ce prix-là il l'achetait lui-même cette maison, tellement c'était une bonne affaire (ça tombe bien : c'est exactement ce que je veux faire, une excellente affaire !).

Après il a essayé de me faire pleurer, en me disant que je comprenais bien que les personnes lui avaient confié leur maison et qu'ils attendaient de lui qu'il leur présente des acheteurs à un prix raisonnable...




Ce à quoi je lui ai répondu que cette maison, elle était à quarante kilomètres de la "grande" ville la plus proche, qu'elle se trouvait dans une ville charmante mais dépourvue de gare, qu'elle n'avait tout de même que trois chambres, et que s'il s'imaginait la vendre au prix qu'il demandait vu tout ce qui était en vente actuellement sur la ville en question et qui ne se vendait pas, il se fourrait le doigt dans l'œil jusqu'au nombril.




Il a admis qu'ils avaient visé un peu haut ("mais c'est normal que les gens essayent de tirer un maximum de leur bien, vous savez") et qu'ils allaient baisser leurs tarifs, mais que tout de même, ma proposition était bien en deçà de ce qu'ils pouvaient envisager de vendre.




Il est d'accord pour me la faire visiter quand-même demain (malgré tout je reste une acheteuse potentielle, vous remarquerez).






Et je vais me faire un plaisir jouissif de lui dire que je reste sur ma position, mais qu'en plus s'il me la refuse aujourd'hui à ce prix-là, il prend le risque que dans six mois j'aie soit acheté autre chose (fou le nombre de baraques à vendre dans le coin...), soit revu mon tarif à la baisse selon l'évolution du marché.





Qu'est-ce que c'est bon d'avoir parfois une position de force comme ça...







J'adore (le dictateur en moi s'exprime, hin hin hin, prenez garde, bientôt je vais dominer le mooooooooooooonde)(ok, je me calme...)

1 commentaire:

JOe a dit…

Ben oui, c'est la dure loi du marché, suivant que l'on est vendeur ou acheteur les choses sont vues différemment!!! Bon courage et bizzzzzzz