samedi 28 août 2010

Introducing

Maintenant qu'on est rentrés, on va les croiser plus régulièrement, alors je vous les présente : Lalou et Lili, les cousines de ma p'tite troupe.



En fanfare aujourd'hui, Lalou dans toute sa splendeur.

Ce petit bout de bonne femme sait très exactement ce qu'elle veut (et ce qu'elle ne veut pas). Du haut de ses trois ans bientôt et demi, et avec sa langue particulièrement bien pendue, elle s'exprime de façon parfois un peu obstinée.


Elle va entrer à l'école cette année pour la première fois, et sa mère n'est pas tout à fait tranquille. Moi je dis : ça va dépoter ! Hu hu hu.



Et donc hier soir, Lalou a dormi ici, rapport à un mariage auquel ils vont tous aujourd'hui, son père et mes parents. Et Lalou elle était un poil inquiète, faut dire que l'ambiance dans sa maison est malheureusement un peu électrique en ce moment, et pour la première fois depuis qu'elle est née.



Alors elle était couchée dans la chambre des petits où j'essayais d'endormir mon Ptibouchon moyennement motivé. Ce n'est certes pas évident d'être la cousine remuante d'un Ptibouchon compliqué. Alors Lalou elle s'est levée deux fois pour aller sur le pot qui se trouve dans la chambre, juste au moment où Ptibouchon commençait à abandonner la lutte anti-sommeil qu'il mène un peu chaque soir. Dommage, hein.



Et Lalou au bout d'un moment elle n'en a plus pu de ne pas réussir à s'endormir, et elle s'est très judicieusement levée pour rejoindre son père (mon petit frère).


Lalou sort en chuchotant :
- je vais voir mon papa.

Lalou fait trois pas dans le couloir et revient :
- Il est où papa ?
- Il est en bas Malou, mais maintenant il faudrait que tu descende parce que je n'arrive pas à endormir Ptibouchon quand tu me parles.

Lalou repart dans le couloir, fait demi-tour :
- Je vais descendre tout doucement.
- D'acc' c'est une bonne idée.

Lalou repart dans le couloir, fait demi-tour :
- Sur la pointe des pieds.
- Super Lalou. Maintenant il faut que tu y ailles, hein ?

Lalou repart dans le couloir, fait demi-tour :
- Sans faire de bruit...

jeudi 26 août 2010

Les agents immobiliers

Franchement, ils vivent sur une autre planète.




Alors évidemment, leurs honoraires pour prendre en charge la vente d'une maison (ceux que le proprio doit payer avant même d'avoir vendu quoi que ce soit) sont tellement exorbitants qu'ils sont bien obligés de leur faire croire, aux propriétaires, que leur bien vaut des sommes faramineuses et qu'ils vont s'en mettre plein les fouilles malgré les honoraires en questions.





Le souci c'est qu'ils se retrouvent avec des biens qui ne se vendent pas. Et pour cause.






Moi j'ai du bol, je suis du côté de celle qui va acheter. J'ai les sous, j'ai du temps et je sais exactement le prix que je suis prête à mettre dans une maison.



L'agent, il a commencé à me dire qu'à ce prix-là il l'achetait lui-même cette maison, tellement c'était une bonne affaire (ça tombe bien : c'est exactement ce que je veux faire, une excellente affaire !).

Après il a essayé de me faire pleurer, en me disant que je comprenais bien que les personnes lui avaient confié leur maison et qu'ils attendaient de lui qu'il leur présente des acheteurs à un prix raisonnable...




Ce à quoi je lui ai répondu que cette maison, elle était à quarante kilomètres de la "grande" ville la plus proche, qu'elle se trouvait dans une ville charmante mais dépourvue de gare, qu'elle n'avait tout de même que trois chambres, et que s'il s'imaginait la vendre au prix qu'il demandait vu tout ce qui était en vente actuellement sur la ville en question et qui ne se vendait pas, il se fourrait le doigt dans l'œil jusqu'au nombril.




Il a admis qu'ils avaient visé un peu haut ("mais c'est normal que les gens essayent de tirer un maximum de leur bien, vous savez") et qu'ils allaient baisser leurs tarifs, mais que tout de même, ma proposition était bien en deçà de ce qu'ils pouvaient envisager de vendre.




Il est d'accord pour me la faire visiter quand-même demain (malgré tout je reste une acheteuse potentielle, vous remarquerez).






Et je vais me faire un plaisir jouissif de lui dire que je reste sur ma position, mais qu'en plus s'il me la refuse aujourd'hui à ce prix-là, il prend le risque que dans six mois j'aie soit acheté autre chose (fou le nombre de baraques à vendre dans le coin...), soit revu mon tarif à la baisse selon l'évolution du marché.





Qu'est-ce que c'est bon d'avoir parfois une position de force comme ça...







J'adore (le dictateur en moi s'exprime, hin hin hin, prenez garde, bientôt je vais dominer le mooooooooooooonde)(ok, je me calme...)

lundi 23 août 2010

Qui a envoûté Tiboy ?

Les deux grands ont peur du fantôme. Celui qui a allume les lumières la nuit sans prévenir, réveille leur mère en passant subrepticement dans le couloir (ombre se déplaçant comprise dans le pack), qui leur fait des ombres dans cette grande maison pleine de grincements et de coins sombres.


Au début de l'été il leur a foutu spécialement la trouille. J'ai râlé après le fantôme, non mais ça va bien, hein.



Alors il a dû se sentir responsable, coupable, je sais pas. Et il a envoûté Tiboy.




Il faut savoir que si Biggirl a appris à nager cette année et sautait l'an dernier dans la piscine avec un plaisir bruyant, que si le Ptibouchon en bon Buzz se jette spontanément du bord de la piscine avec ses brassards, coule et attend tranquillos que la paire de brassards le remonte à la surface, Tiboy est du genre à passer l'heure de piscine à bricoler autour de l'eau sans y plonger un orteil, brassards ou gilet de sauvetage bien attachés on ne sait jamais des fois qu'une brusque rafale le précipiterait dans cet élément hostile qu'est le contenu du bassin.


Si d'aventure un malheureux bébé trop enthousiaste vient à éclabousser le malheureux, les cris de petit cochon qu'on égorge remplissent alors l'espace, et un câlin remetteur d'émotions est fortement conseillé.


Bref, Tiboy et l'eau c'est pas ça.



Au point que dans la lignée des cours de natation donnés à sa sœur cette année, j'ai branché le maître nageur pour qu'il essaye de faire évoluer le bonhomme, mon but ultime étant de réussir à laver les cheveux du jeune homme sans drame (ça fait quatre ans qu'il hurle à la mort à chaque shampoing, c'est pas que c'est insurmontable, mais j'apprécierais un climat plus favorable à la détente le soir avant le coucher, voyez).



Le maître nageur il a laissé tomber. Il n'a même pas voulu que je lui paye les deux séances qu'il a passées à tenter de faire faire des bulles dans l'eau à mon gosse réticent, c'est vous dire.





Comment voulez-vous que je comprenne ce qui s'est passé avec lui, alors que ça fait deux fois de suite que c'est lui qui me demande à laver ses cheveux, qu'il mouille spontanément sa tête en trempant le crâne oreilles comprises, et qu'il joue au concours de bulles dans l'eau avec sa sœur.





Envoûté je vous dis.




Il est parfait ce fantôme.

samedi 21 août 2010

Bonne non-rentrée !

Je profite aujourd'hui : j'ai décidé que mon mec se détournait bien trop de sa petite famille au profit de son métier chronophage. Et que donc aujourd'hui il allait assumer un peu les gosses, que ça lui ferait un bien fou (et à moi aussi, nous sommes bien d'accord).





Et donc je suis partie avec ma p'tite voiture (enfin surtout celle de ma mère pour une question de nécessité de grand véhicule sur le lieu d'hébergement de la famille riquiqui) je suis allée jusqu'au lac pour essayer de remonter le moral de ma chouette belle-sœur à qui mon p'tit frère vient de faire un coup pas bien digeste, j'ai passé ma journée à ne pas me préoccuper de savoir où se trouvait Ptibouchon, à ne pas chercher à démêler les prises de bec de Biggirl et de Tiboy à la recherche du compromis qui redonne le sourire, à me laisser un peu vivre, et même ! à remonter sur un cata pour naviguer un poil, j'ai même pas vomi, dites.



Le pire c'est que de retour à la maison, au lieu de prendre en charge la tribu, je viens tranquillou lire vos blogs, et vous écrire. Je suis une mère indigne aujourd'hui.





Et au fil de vos blogs, je vois l'effervescence de cette dernière semaine prendre le dessus, les cartables se choisir et se délaisser, les inquiétudes et les impatiences prendre le pas sur le gentil temps d'été.




Et je me dis qu'on n'est pas mal ici, à ne pas s'en inquiéter, à gentiment nous projeter dans un déménagement attendu, et dans notre première "vraie" année de déscolarisation (jusque là aucun des enfants n'avait l'âge de l'instruction obligatoire, mais cette année Biggirl aura 6 ans, va falloir montrer patte blanche !).



On n'achète pas de cartable.


On n'angoisse pas pour un sou.


On se projette dans plein de chouettes activités avec les copains de l'asso "Vivre et s'instruire en Rhône-Alpes" qui regroupe des familles comme la nôtre autour de nous.



On est contents !

lundi 16 août 2010

Pfiou !

Mon Amoureux se déchaîne au boulot c'est pas reposant pour moi, je vous jure !


Bon, pis je me suis aussi déchaînée sur Gertrude et pour me faire pardonner mon long silence (que ceci entraînant cela, j'ai pas eu le temps de bloguer, et pourtant mon fils est un clown, qu'il remplirait le blog de ses idées sans cesse renouvelées pour me faire rire, mais que voulez-vous...), je vous montre un peu ce que j'ai fait là.


D'abord du vieux : le fameux pantalon cousu en Nouvelle Calédonie mais pas porté là-bas pour cause de beau temps et de chaleurs persistants (dingue...), enfin trouve la météo qui lui convient, et se montre sur le joli derrière de mon Tiboy crapouillou (celui-là qui devant son enthousiasme débordant a failli se retrouver sans plus une fringue faite par sa mère, mais la suite nous prouva que non)(je fais des phrases comme les grands écrivains, non ? Du genre qui veut rien dire et qui n'est pas français, mais qui fait joli dans le texte...) :

Modèle Ottobre 1/2009

Et donc puisqu'il a daigné sourire, le crapaud ci-dessus mentionné s'est vu affublé en outre du fameux "short de garçonnet" et de la "chemisette" assortie, tout droits sortis des Intemporels :


(Il a déjà l'air moins réjoui, non ? Pourtant c'était pas si pire... Mais je dois admettre que les Intemporels, ils me sortent un peu par les trous de nez en ce moment : je trouve les explications trop rapides, et les patrons moyennement bien coupés. Ça rend jamais comme sur la photo et avouez que c'est désagréable ! Au moins avec Ottobre on a l'impression de faire ce qu'on nous promet...)


Là, vous voyez, le col il est tout raté, et ça m'éneeeeeeerve (mais j'ai toujours pas compris ce que j'étais censée faire pour qu'il soit réussi).


Avec petite étiquette parce que je le vaux bien (non mais oh !)


J'ai aussi cousu un petit tablier parce que la maison de ma mère n'en comptait qu'un et vu le nombre de gosses qui défilent au mois, c'était pu possib' :



Dans le même ordre d'idées, trois nouveaux bavoirs pour Ptibouchon, sur la base du modèle de Laëti, et avec mes tissus tahitiens pour faire genre :



Oui, c'est bien une tête de mort. Enfin plutôt un genre de drapeau pirate, et un clin d'œil à une copine goth qui n'est pas fan des tissus à fleurs !

Voir le verso de celui-là :




Et enfin, last but not least, je me suis fait pour MOI un jouuuuuuuuuuuuuuuulie tunique :


Et même que l'extra bonne nouvelle, c'est que donc, je PEUX utiliser les patrons des magazines Ottobre pour enfants, en prenant la taille 170, et en changeant à peine deux mesures (longueur des épaules, tour de poitrine), et qu'après j'ai une fringue mettable. Top.

Pis pour ma fille dans le même tissu, une autre tunique tirée du même magazine :



Pas décevant, malgré l'utilisation d'une cotonnade là où le modèle était prévu pour un jersey. L'enfilage est un poil acrobatique, mais une fois dedans, ma fille se sent parfaitement bien, d'autant qu'elle l'adore (quand on aime...).

samedi 7 août 2010

Quand je disais qu'il y aurait de la matière

Juste, mon sujet principal vient de s'éliminer pour la journée (au moins). Il est pas drôle, je trouve.



Pour tout vous dire, ça ne se passait pas si mal que ça, et après la demi-journée de relation glaciale qui a inauguré le séjour de mes beaux-parents, tout semblait s'être mis en place pour quelques jours sans histoires.




Dans le feu de l'action, mon beau-père s'est senti des ailes, et a accompagné vaillamment mon frère près de la piscine pour lui tenir gentiment compagnie (il est à noter que mon frère mérite la médaille du meilleur teneur de compagnie de bau-père pathologique. Si).





Sauf que si la maison de mes parents arbore une tour avec bibliothèque et une piscine dans le champ attenant leur immense jardin, elle n'en reste pas moins une baraque en rénovation depuis 33 ans. Et que la piscine est parfaite du côté des abords et de l'eau, mais qu'elle est un peu en chantier du côté du local technique, où mon frère a embarqué mon beau-père (on peut considérer cela dit que c'est mon beau-père qui s'est embarqué tout seul, n'allons pas culpabiliser d'innocents détenteurs de médaille).




Ce qui devait arriver arriva.



Nous sommes donc présentement dans l'expectative d'une ambulance pour emmener mon beau-père au bras cassé dans la polyclinique la plus proche.







Voilà voilà.








(que celui qui m'imagine sautant de joie à l'idée de passer cette journée sans mon beau-père vienne immédiatement s'amender de m'avoir prêté d'aussi diaboliques pensées)






(non mais)

vendredi 6 août 2010

La vraie question

N'est pas de savoir s'il faut considérer les nombreux cadeaux "bio" de ma belle-mère comme tels étant donné qu'ils ont relégué devant ses fourneaux ma mère à peine accueillis, ni de savoir si le fait que la seconde parole que ma belle-mère ait prononcée en ma présence concerne la laideur de ma coupe actuelle.





Non.





La vraie question est de savoir pourquoi je ne lui ai pas juste répondu que j'avais également horreur de la sienne et qu'on était tout à fait quittes en la matière.












(Ils sont arrivés).






(On se les coltine jusqu'à mercredi matin).






(Je déprime déjà).






(Mais ce blog a des chances d'en tirer un bon parti, notez).







(Ma belle-mère n'a pas intérêt à faire une seconde remarque sur ma coupe de cheveux, parce que la mienne concernant la sienne ne sera pas gardée éternellement pour moi, hin hin hin).

mercredi 4 août 2010

C'est pas que je veux pas

C'est le monde qui me met des bâtons dans les roues.


Genre Ptibouchon qui met une heure à s'endormir le soir, alors que bon, clairement il comprend ce que je lui dis, vu son comportement dans la journée, et vu qu'il me répond tout à fait clairement "oui" quand je lui demande s'il a bien compris que "maintenant c'est l'heure du DODO".


Mais non.


Faudrait genre que je passe une demi-heure non-stop assise au pied de son lit avant d'oser sortir de la piaule des mômes sur la pointe des petons voire carrément à quatre pattes comme je le fais déjà. Juste je sors trop tôt, mais j'ai pas envie, voyez de passer mon maigre temps de liberté assise au pied du lit de mon fiston râleur. Pas.






Bon, pis y'a pas que lui non plus. Y'a les deux autres, Biggirl qui apprend à nager, Tiboy qui stresse à l'idée de rencontrer un maître nageur (c'est-à-dire par définition un mec qui a la prétention de lui faire mettre le lobe de l'oreille dans l'eau, non mais où va-t-on je vous le demande ?).





Y'a mon Amoureux et sa simplicité légendaire en matière de choix qui ne nous aide pas du tout à l'heure de chercher une maison à acheter. Du tout. Tiens, je vais vous en parler bientôt, je sens que mon esprit torturé se sentira beaucoup mieux après avoir exprimé gentiment son opinion sur la psychorigidité de certains... (non mais partis comme on est, jamais on trouve, là...).




Y'a mon ordi en réparation (oui, si vous suivez ce blog avec toute l'attention que je vous devine, vous vous souviendrez que ce n'est pas la première fois. Je crois que ma relation avec les ordinateurs mériterait à elle seule une sorte de pamphlet expressif expiatoire...), avec les photos des derniers travaux d'Hercule, enfin de Gertrude, enfin de sa remplaçante ici dedans, ainsi d'ailleurs que le logiciel pour vous mettre des trucs montrables ici.





Y'a mes beaux-parents qui débarquent après-demain, que si j'étais pas aussi stressée à l'idée de partager leur espace vital pour 4 jours pleins + les jours pas pleins, limite je bondirais de joie à l'idée de tous les méchants messages qu'ils vont me permettre de poster ici, hin hin hin.





Tout ça pour dire que c'est pas que je veux pas, c'est ma vie qui me laisse plus le temps, là...
J'reviens bientôt, promis !