jeudi 29 juillet 2010

Dans les pommiers

On trouve des pommes.



Mais quand-même, mon Tiboy, tu devrais pas mettre cette boîte en plastique sur ta tête, parce que tu pourrais tomber dans les pommes.

- Ça veut dire quoi tomber dans les pommes ?

Ça veut dire que tu t'évanouis, tu vois. Ton corps n'a pas assez d'oxygène alors tu tombes.

- Ça veut dire quoi s'évanouir ?

(j'aime quand je me sens bien partie comme ça)
Ben tu tombes mon loulou. Un peu comme si tu dormais mais tu dors pas, c'est ton corps qui n'a pas assez d'air, tu comprends ?

- Et toi t'étais déjà tombée dans les pommiers ?

(hu hu hu)
Non, ça ne m'est jamais arrivé.

- T'étais tombée dans quoi alors ?

(arg)




(Ce petit message, juste pour Del4yo et le charabia à croquer de son Bu, celui qu'il ne faut pas oublier de noter ;-))

mercredi 28 juillet 2010

Si on veut, d’abord !

Ça peut être la chandeleur le 27 juillet, personnellement ça ne me pose aucun souci.

C’est marrant comme il me paraît relativement improbable que je fasse une galette à la frangipane demain, mais comme les crêpes ont absolument tout loisir d’être sautées (c’est vous qui avez les idées tordues, pas moi) absolument n’importe quand dans l’année. L’avantage d’avoir aussi une fête des crêpes réside dans le plaisir qu’on a à en faire exprès une fois dans l’année. Mais sinon on en fait plein.




Marrant aussi comme c’était a priori la recette que j’improvisais totalement quand j’étais moins aguerrie en cuisine (j’en vois qui rigolent, mais je vous jure que j’ai progressé en cuisine), alors que je suivais la plupart des autres recettes scrupuleusement, et comme aujourd’hui alors que j'improvise totalement deux recettes sur trois, je me rends compte que mes crêpes ne sont vraiment réussies que si je suis justement une recette.



Au détour du blog de Valoupette, j’ai piqué sa recette, et puis aujourd’hui j’ai un poil fait à ma sauce, et comme objectivement on s’en met jusque là, je vous donne ma version (mais je décline toute responsabilité quant aux kilos pris au passage).



Toutefois, je vous conseille aussi d’aller faire un tour chez Valoupette et d’aller lui piquer sa recette, vous comparerez !


Les crêpes de Valoupette à la mode O. :

50 gr farine de sarrazin.
200 gr farine de blé.
1/2 l de lait d’avoine, rallonger avec de l’eau si nécessaire une fois la pâte reposée.
4 œufs.
1 cs huile.
1 pincée de sel.


Bon app' !

mardi 27 juillet 2010

C'est pas juste

Biggirl est en vacances avec sa grand-mère.

Tiboy est de "jour de sieste" (un jour sur deux, il est grand quoi, oh !).


Je me suis frotté les mains de satisfaction à la perspective de deux heures de tranquillité ab-so-lue, sans aucun de mes enfants dans les pattes (l'hallu).







Ptibouchon n'a dormi qu'une heure.



Elle est où l'arnaque ?









(et en aparté, je fais comment pour finir la chemisette de Tiboy, bouquiner en paix et ramasser le linge en silence ? Hm ? Pfff)

dimanche 25 juillet 2010

Mes nuits sont plus belles que vos jours

Si je vous le dis, vous pouvez me croire.




Je suis prête à parier que 94% de mes lecteurs n'a rien fait de plus transcendent la nuit dernière que dormir bêtement. Franchement, croyez-moi, la récupération physique c'est limite has been.




C'est pas moi qui le dis, c'est Ptibouchon. Et en matière de résistance au sommeil, il a une longueur d'avance (sur moi quoi qu'il en soit).




Pour tout vous dire, du haut de ses dix-huit lunes, ce petit crapaud à plumes prenait encore un petit réapprovisionnement de nuit au sein de sa dévouée mère. Laquelle dévouée mère a trouvé quand-même que "une fois ça va, trois fois bonjour les dégâts", et a décidé manu militari de supprimer le casse-croûte en dehors des horaires de disponibilité officiels.




A plus tétée de nuit.



A fini tétée de nuit.




Grand gourou a pris une décision ferme et -nous l'espérons- définitive.







Sauf que le petit soldat n'est absolument pas discipliné. Et résiste donc comme je l'ai évoqué plus haut, de toute sa force contre le pouvoir en place. Une heure et demie de pleurs entre 2 h 20 et 3 h 50, ça vous a des petits airs de soirée délurée que j'avais oubliés depuis quelques années...





J'espère juste que le travail de fond à la sauce Pavlov ne durera pas trop plus de trois nuits, parce qu'au-delà, je ne garantis plus rien en matière de disponibilité diurne...

mercredi 21 juillet 2010

Les jolies couleurs de l'été...

Chez nous, on se paye notre plus belle tranche d'été de notre vie. On a commencé en juillet 2009, on s'arrêtera en septembre 2010, entre temps on prend des couleurs, c'est logique.


Je voudrais pas faire ma crâneuse, mais n'empêche qu'il a fallu qu'on arrive en Nouvelle Calédonie pour que l'été ne soit ni étouffant, ni humide là-bas, et qu'on revienne ici pour que le froid et le mauvais temps dont j'entendais tout le monde se plaindre depuis des mois s'en aillent une bonne fois pour toutes. On dit merci qui ?



Ma jolie peau cuivrée témoigne d'une bonne synthèse de vitamine D. Mon père qui me cagasse les oreilles avec ses gouttes de vitamines à donner absolument à mon Ptibouchon, que sinon c'est sûr il va finir rachitique, qui affirme sans rougir que tous les médecins qui m'ont assurée que la dose de soleil reçue depuis un an devait bien suffire sont des c.. et que je suis limite une inconsciente tu vois à pas lui donner de gout-te... Mon père donc commence à me courir le haricot.





En attendant, il a pas l'air d'aller mal, mon Bouchon. Donc on va continuer comme ça, hein. Les yaourts sont "enrichis en vitamine D", j'ai même pas fait exprès, ça devrait nous faire juste ce qu'il faut de tamines, qu'il se taise donc, le pater familias (oui, je l'aime, mais il m'énerve. Je veux emménager chez moi, et ne plus avoir sur le dos le médecin de famille qui n'a pas les mêmes idées que moi et qui en ferait une déprime quasi de me voir aller chez l'homéopathe sans lui avoir demandé son avis...).





Juste quand-même, Ptibouchon, il commence à prendre une fâcheuse habitude. Ça avait commencé en Nouvelle Calédonie. On a incriminé la mangue sans preuves tangibles. Là je me demande ce que ça peut bien être.





Ce truuuuuuuuuuuuuuuc qui donne des airs de carte au trésor au corps du bébé, en dessinant des îles et des continents d'un rouge éclatant.




Ça s'appelle un urticaire. Géant, sinon on risquerait de pas le toper ou de le confondre, je sais pas. N'empêche c'est le second en 4 mois, et ça me tarabuste. Si au moins on connaissait le responsable je me sentirais vaguement armée, mais non.






Coward.

samedi 17 juillet 2010

Hé hé hé

Non mais juste il faut que je vous dise...


Deux salades parmi les dix qu'on a plantées ne sont même pas mortes.


Et les radis ils ont fait pleine de mignonnes pousses vertes trèèèèèès prometteuses.



Et les fleurs sont fleuries (incroyable).





fallait que je vous le dise, voilà. Je n'ai même pas (encore) assassiné tout notre potager expérimental.





Hé hé hé.





(Bientôt l'autonomie alimentaire)

vendredi 16 juillet 2010

About the little mouse...

(nan mais ma fille est férue de langues étrangères, toutes les occasions sont bonnes pour engranger du vocabulaire, je vous dis...)



Et donc comme dirait l'autre, Biggirl a perdu sa première dent.



Pour tout vous dire, la délicieuse quenotte a commencé à branler du chef aux alentours de notre départ de Nouvelle Calédonie. C'est donc un bon mois après la découverte de la grande nouvelle sensation ("quelque chose va m'arriver qui va me faire prendre un genre de nouveau statut de 'grande' que je compte bien assumer (presque) pleinement") que la coquine a quitté le giron buccal pour s'envoler vers d'autre cieux (oui, la poubelle de la salle de bain, que voulez-vous, j'ai pas prévu de commencer une collec non plus).


L'événement n'a pas été sans émotions, puisque ma pauvre choupette pensait qu'il était genre indispensable que la dent tombe toute seule pour que la chute soit comptabilisée comme valable par la petite souraïe. Or voyez-vous, comme chez tout un chacun, la fameuse première quenotte s'est bêtement tordue à l'heure du goûter, au moment où l'autre du dessous mettait suffisamment de zèle pour que mordre dans un sandwich pain-choc devienne un acte au-dessus de ses forces.



Mais "bwaaaaa", quoi ! Je vous raconte pas le temps qu'il a fallu pour que ma fille comprenne que non, c'était pas une bêtise, oui, c'est normal, ça fait ça à tout le monde, et bien sûr que la petite souris va passer quand-même, tu parles si elle s'intéresse à la façon dont les dents tombent, si y'a une dent sous l'oreiller, y'aura un cadal, c'est promis juré...




Passée l'émotion, ma fille a vite repris ses esprits et joué les initiées auprès de ses frangins médusés. L'un vaguement impressionné, l'autre carrément bloqué sur "dent ! (tom)bée !" genre à peu près toute l'après-midi. Carrément rayé du disque, Ptibouchon.




Le soir arrive, on met la quenotte dans une mignonne petite boîte, et ma fille essaye courageusement de s'endormir avec cette histoire de souris qui va passer dans son lit et sans qu'elle la voie échanger la dent contre un cadeau (oui, le coup des sous je trouve ça un peu tôt quand-même, on va attendre que le petit cadeau ne fasse plus l'effet désiré). Elle a même mis un petit récipient avec un fond de lait pour la bê-bête ma fille, si c'est pas mignon...




Pis moi, mon costume de souris, je l'avais préparé depuis longtemps, tu parles ! Au Japon j'ai trouvé LE cadeau parfait, tout petit comme la quenotte, tout mimi pour la première dent, et j'attendais juste le bon moment pour jouer les mères parfaites.






Oui.






J'l'ai pas retrouvé, forcément (non mais vous commencez à me connaître, me dites pas que vous tombez des nues non plus).






Juste j'ai un bol fou d'être la fille de mon père, le-dit père étant médecin et grand collectionneur de merdouilles publicitaires de laboratoires. De quoi assurer les petites souris des 5 mâchoires actuellement sur la ligne de départ, sans souci.







Merci papa !


lundi 12 juillet 2010

Youpi !

Ça fait un moment que je l'attendais. Je crois que mes montagnes font parties des raisons pour lesquelles vivre en Nouvelle Calédonie n'a pas fonctionné comme on l'aurait voulu. J'y suis trop attachée. Et là où aller à la mer me demande un effort particulier, aller en montagne est juste une évidence.


Et donc, je projetais pour cet été quelques randos avec les petits. Une tous les quinze jours pour être précise. Mon but n'est pas de les gaver de balades à les y rendre allergiques, vous imaginez bien !



Pour les suivantes j'ai envoyé un mail collectif à tous mes amis avec enfants susceptibles d'avoir envie de nous accompagner. Ça sera encore plus cool avec des potes, non ?


Et bref. Pour cette fois, pas de copains, mais comme c'était une première, pas de râleries non plus. Pis mes gosses ils marchent à la chanson, s'trop efficace (juste à la montée c'est un peu dur pour la chaîne hi-fi qui manque de piles, mais quand on aime (mes enfants, la montagne et chanter) on ne compte pas).



Oui, les madeleines distribuées tout le long du trajet sont assez efficaces aussi, merci papa.


Et en haut (pas le haut du haut, parce que faut pas trop en demander non plus aux minis jambes, même si ma fille l'air de rien a passé la monter à courir du groupe de tête au groupe de queue), y'avait un refuge sympathoche, avec le café des grands (celui que je ne prends plus, je vous raconterai ça) et les tartes aux noix et au chocolat des petits (quoi ?)(oui, d'accord, moi aussi j'adoooooore la tarte aux noix)(pfff).




Et le serveur.




Mignon.




Très.





Demandez à Biggirl qui m'a dit au bout de 10 minutes : "maman pousse-toi, je vois plus le monsieur, il est trop beau !"










(5 ans et demi et toutes ses dents de lait, et même s'il y en a une qui branle sérieusement du chef, je ne suis pas prête à laisser ma fille sortir en boîte avec les beaux serveurs des refuges, même de montagne, oh !)

vendredi 9 juillet 2010

Deuzenun



Le titre, c'est histoire de dire que vous ne passiez pas à côté du deuxième message du jour (ou du premier tout dépend de l'ordre dans lequel vous abordez ce blog) qui se trouve juste dessous. Si. Deux aujourd'hui. Je vous gâte.



Et pour vous montrer donc ma nouvelle salopette Ottobre, toujours le même modèle, je ne m'en lasse pas !




Y'a pas les boutons, c'est tout exprès pour que ma cousine les couse elle-même à la bonne hauteur sur les bretelles. Je les ai mis dans un petite pochette plastique avec une jolie étiquette que j'ai évidemment oublié de prendre en photo (mais comme je n'ai plus de photoshop, c'était un genre de prototype à partir de la bannière du blog, qu'il faut que je reprenne au propre, donc je vous montrerai ça quand j'en aurai de vraiment finies).


Les attentifs auront noté la jolie étiquette sur la première photo. Je les avais commandées avant de partir, j'avais prévu de me les faire expédier avec ma machine à coudre et tout un tas de choses que j'avais soigneusement emballées et mises en malle dans cette perspective, et puis voilà, on n'a pas fait venir la malle et j'ai tout retrouvé en rentrant. Donc c'est mon premier étiquetage digne de ce nom car prévu au fil de la couture. Les précédents n'étaient que des ajouts "après coup" donc mal posés, et pas très esthétiques...


Nous noterons pour la petite histoire que ma Brother a failli se retrouver en pièces détachées direct chez le revendeur tellement elle m'a soûlée à planter les boutonnières ! Genre découdre une boutonnière automatique, voyez c'est un vrai plaisir. Tout avait l'air bloqué, j'ai apporté la machine au réparateur, qui a enlevé une bonne pelote de poussières sous la canette (javais nettoyé partout sauf là...) et a essayé les différents points qui marchaient parfaitement. Bon. Je suis rentrée plutôt satisfaite, et je me suis remise à ma boutonnière après un essai de principe sur un tissu quelconque. Ça a encore planté. Le problème viendrait donc de mon sandwich tissu-interfacing-tissu, si quelqu'un a une explication, je prends.


Et donc mes boutonnières sont moches. Elles ont été finies "à la sauvage", en accumulant les longueurs de zig-zags de largeur variable, pour viser un rendu à peu près proche de l'original (la moitié de la boutonnière est OK, l'autre n'a pas le zig-zag).



Finalement la Singer "modèle de base" elle était bien, hein !



(fin du roman inutile...)


(et donc je vous rappelle qu'il y a un autre message tout nouveau sous celui-ci !)

C'est pas gagné.

Moi évidemment je me précipiterais, je suis comme ça. Je prendrais la première venue qui me donne un peu envie, parce qu'elle me donne envie, justement, et parce que je suis pressée.

Faut avouer aussi que les journées chez mes parents avec mes trois zigotos, c'est moi qui me les farcis, pas mon Amoureux. Alors forcément, lui il trouve ça trèèèèèèès bien qu'on se loge là où y'a pas de loyer, pas de ménage et pas d'emmerdes. Forcément.



Mais moi j'ai envie d'emménager chez nous.


Il me dit : et avec quels sous ?


Bah ceux que tu gagnes, là présentement, non ?


Ben y'en n'a pas assez qu'il me dit. Ah ben alors va falloir travailler plus pour gagner plus, je vois que ça. (Toute allusion à un discours politique bien connu serait évidemment totalement fortuite, pour qui vous me prenez ?).



Bon, et quoi qu'il en soit il va quand-même bien falloir qu'on bouge.




Et si on achète, comme on a un bon coup de pouce de mes parents, ça nous coûtera pareil qu'un loyer genre. Donc on cherche à acheter.



Avec un rez de jardin.


Au calme.


Qui nous donne envie*


Dans un village pour que je puisse tout faire à pieds.


Dans un budget somme toute raisonnable.







Jusque là presque on y arriverait. On a même déjà vu des trucs qui se rapprochaient pas mal de cette équation idyllique. Bon, j'avoue que le point * c'est surtout moi apparemment.











L'ensemble se casse la figure quand mon Amoureux ajoute sa dernière variable :



Sans aucun travaux à faire, prévoir, envisager, ni maintenant, ni plus tard. Neuf, quoi. Mais neuf fini emballé pesé, clés en mains.








On a un souci, non ?

mercredi 7 juillet 2010

Que personne ne se marre

Je me suis lancée dans le jardinage.


Oui, moi.

Celle-là même qui n'aura vu survivre entre ses doigts gourds qu'un ficus rachitique et un hibiscus qui se mure dans une non-floraison protestatrice équivoque.



La perspective de me retrouver bientôt (je reste optimiste, quoi !) propriétaire d'une maison avec un jardin à entretenir, me donnerait presque des ailes, et je tourne le dos à ma chtoumoune agricole pour envisager (plus rien ne m'arrête !) un potager et des fleurs.




La vérité.






Donc voilà, je me suis entraînée ce matin avec les zouzous, on a planté une rangée de graines pour des tomates cerises (celles-là même qui n'iront nulle part étant donné que leur saison de plantation est passée depuis longtemps), une rangée de radis (dans lesquels je fonde un espoir peut-être un peu insensé, mais quoi ! l'idée c'est de démontrer aux nains de jardin bavards qui me servent de gosses que -normalement- toute graine plantée et arrosée donne une plante), deux rangées de salades (qui seront très certainement boulotées par des limaces diverses avant même leur première poussée d'acnée, je suis résignée, mais elle sont mignonnes, elles sont déjà en petites feuilles, on les a juste replantées), et une rangée de fleurs près de la bordure (ça faisait joli).




Le mini potager est mignon.





Les paris sont ouverts quant à savoir s'il donnera quoi que ce soit de comestible cette année (à part peut-être les fleurs en salade ?).









Et pour ceusses qui se demanderaient (on ne sait jamais) : le plan "tu finis ta nuit dans ton lit" n'a pas trop mal marché la nuit dernière avec Ptibouchon. Le plan "tu t'endors avec le sourire" reste nettement à approfondir, mais on a gagné un nouveau quart d'heure dans l'heure de l'endormissement (22 h...).

mardi 6 juillet 2010

Lettre ouverte au Ptibouchon de mon cœur

Mon amour de bébé,

Je conçois  avec lucidité que ta mignonne petite vie toute neuve est quelque peu désorganisée et manque de repères stables. J'ai compté : tu as bel et bien dormi dans une vingtaine de lieux différents en dix-huit mois d'existence, ça frise le signalement à la DDASS pour bébé sans domicile fixe.

Il n'est donc pas tout à fait surprenant qu'à bientôt dix-huit mois tu t'obstines à te réveiller au milieu de la nuit (quelque part entre minuit et quatre heures, ce qui n'est pas franchement catholique, les spectateurs en conviendront, et tu devrais les écouter), et à ne savoir te rendormir que bien accroché au néné de ta pauvre mère.


Nous retiendrons que la sus-nommée doit tout de même accepter plus ou moins consciemment cet état de fait, car elle ne se serait pas privée sinon de prendre les choses en main de façon radicale depuis déjà un moment. Ne la plaignez donc pas trop piteusement, elle ne le mérite pas.


(fin de la parenthèse visant à vous faire quand-même vous apitoyer sur mon sort, j'espère que vous l'aurez compris tout seuls)






Il est quand-même un certain nombre de limites qu'il va falloir, mon cher enfant, que tu commences à admettre voire à appliquer avec la rigueur qui s'impose.


Le petit garçon teigneux qui refuse de se rendormir sans protester parce qu'on lui a enlevé le sein de la bouche est donc instamment prié d'aller se trouver un autre lieu d'expression que mon lit aux heures indues qu'on a évoquées ici, et à reprendre ses vieilles habitudes de bébé qui tête et se rendort, point. Le bureau des réclamations n'est pas ouvert avant 7 h 30 le matin, qu'on se le dise.



Si tu pouvais essayer de réussir à te rendormir dans le sens conventionnel de couchage, le détail serait de quelque importance pour la quantité de personne cherchant à utiliser ce lit (je sais bien que tu mesures moins de 80 cm mais je n'ai pas un lit en 180, merci).


De même, il est tout simplement hors de question d'envisager que tu puisses réussir à virer ton père de ce grand lit pour y rester à ton aise à emmerder ta mère. Non, n'essaye même pas d'y (re)penser, l'épisode de la nuit dernière restera nous l'espérons une erreur de jeunesse.




(Dans la perspective d'une rééducation efficace et d'un espoir ténu dans l'idée de passer des nuits plus reposantes, nous avons donc pris une décision radicale : le Ptibouchon de notre cœur, tout mignon qu'il soit, et tout têtu aussi, ira passer la fin de sa nuit dans le même lit que le début : à savoir le sien. Vous foutez pas de nous, on y croit vachement, hein !)

vendredi 2 juillet 2010

Ou comment ne pas décevoir son lectorat

Qui est, comme chacun le sait, assidu et avide de messages nouveaux et drôles.


Pour ce qui est de la drôlerie, hem, on va faire ce qu'on peut (et on peut pas beaucoup par les temps qui courent, mes braves amis), pour ce qui est de l'assiduité, on va essayer de faire mieux que les mois précédents (comment ça je me mouille pas ???).


Il est tout de même un message qu'on attend de pied ferme sur un certain blog. Il concerne la partie que j'ai reçue de mon dernier swap.

Pour ce qui concerne le colis que j'ai envoyé, vous le trouverez ici (clic). Je m'étais bien amusée à le faire, même si le fait que ce projet se retrouve mêlé à notre retour n'a pas simplifié les choses. J'aurais aimé coudre plus, et j'ai fini par tricher un peu sur les annexes en envoyant du "non fait main".


D'un commun accord, on a décidé que ma swappeuse m'enverrait son colis à l'adresse de mes parents, donc hors timing, mais de toute façon il y aurait eu de grandes chances pour que le colis se perde en Nouvelle Calédonie. On n'a pas hésité.


Et voilà ce sur quoi je me suis précipitée avec la délicatesse du léopard enragé le soir-même de mon arrivée, avec une journée de vingt-quatre heures dans les pattes :


- une tenue trop belle que ma fille ne quitte plus (je sens que devoir la passer à la machine va être un déchirement encore simple à gérer vu la patience et l'amabilité qui caractérisent ma petite bonne femme en ce moment...)(mais sur la photo, elle sourit, tout n'est pas perdu) :





- des barrettes trop chouettes (y'en a 4 comme ça, deux roses, et deux fleuries).



- une tenue coordonnée pour Rose, j'ai pas encore réussi à les prendre ensemble en photos.



- un lutin du genre de ceux sur lesquels je lorgne depuis un bon moment, que franchement je ne pouvais pas rêver plus adapté comme surprise inattendue, vi ! Et les couleurs, juste comme j'aime (quoi c'est pour le Ptibouchon ?).



- en détail sur le pantalon :



- et en détail sur la bouille trop choupi :



Manquent en image une super tunique pour Tiboy, mais j'attends qu'il arrête de faire le difficle pour le prendre en photo. Il va bien finir par accepter de la porter, parce que je l'ai menacé de ne plus rien lui coudre du tout s'il continuait à faire la tronche à chaque fois qu'on essayait de lui enfiler un truc home-made.

Aussi un nouveau sac pour moi, qu'il faut absolument que je vous montre.

Et un jolie carte qui trouvera une place de choix dans mon petit univers à créer dès qu'on aura trouvé une maison (j'ai un peu hâte pour tout vous dire, vu les proportions que commencent à prendre l'étalement de nos (nombreuses) affaires dans la maison de mes parents. J'essaye d'endiguer l'épanchement, mais allez retenir un fleuve avec vos bras. Trois mômes et un Amoureux du genre du mien, ça prend vite tout l'espace disponible).



(demain on range, promis...)



(au moins la chambre des petits, quoi !)







Et franchement, comme cadeau de bienvenue pour notre retour, je pouvais pas rêver mieux. De quoi réveiller mes envie de bloguer, de coudre et de partager, de quoi me donner envie de faire des choses, et d'autres aussi. De quoi revenir à la vie que j'aime !