samedi 29 mai 2010

Je suis pas joueuse

Et mon Amoureux il boude.

Parce que je ne saute pas de joie frémissante et impatiente à l’idée d’aller passer quatre jours sur l’île de Lifou.

Je suis bête, hein, franchement : une île du Pacifique, avec lagon bleu et plage de sable fin, mais quelle idée de faire la moue...



Bon, mais je vais vous donner le contexte, et vous sautillerez de joie impatiente à ma place, vous serez mignons.


Mon Amoureux a fait la connaissance d’un kanak qui vient de Lifou. Il y a donc sa tribu, sa famille, ses terres. Et nous a invités à aller chez eux quand ils y seront. Super gentil, d’autant qu’ils ont même proposé de nous payer le bateau pour y aller. Non, mais que demande le peuple !



Le petit détail incongru qui se faufile comme un grain de sable sous la porte, c’est que le “but” de la balade serait de “vivre kanak”, ce qui signifie pour un mâle de bonne famille, d’aller faire coup de pêche sur coup de chasse pendant que Madâme s’occupe de la marmaille et de la popote.



Il s’en défend, l’Amoureux. Il dit qu’on n’a qu’à faire chacun son tour (puisque l’activité n’est pas adaptée aux enfants) : un coup c’est lui qui coup d’pêche, un coup c’est moi... Moi, à partir de 4 h du mat (comme si je faisais des bonnes nuits avec le petit téteur...) toute seule avec un mec que je ne connais pas (c’est certainement pas notre hôte qui va m’emmener vu son état de santé, et de toute façon c’est un inconnu aussi : je ne lui ai parlé qu’une fois...), sur un bateau (aaaaaaaaaaah achevez-moi tout de suite : j’ai ho-rreur du bateau, et que mon Amoureux vienne pas me faire croire qu’il ne le sait pas, hein !).

Soit c’est un coup monté pour se débarrasser de moi, soit il veut me faire partir sans aucun regret de la Calédonie en me la faisant vivre par son côté beauf’ le plus typique, j’hésite.




Bon, et donc si je ne coup d’pêche, ni ne coup d’chasse, on fait quoi ?

Lui il y va.

Il me jure ses grands dieux qu’il n’ira qu’une fois, mais commencez pas à me regarder comme ça, vous savez aussi bien que moi qu’il va y avoir le jour du coup d’pêche et celui du coup d’chasse, pis que d’ailleurs on va bien le lui proposer tous les jours, et que s’il arrive à décliner une fois on sera bien contents. Enfin peut-être que je me gourre, moi mais voyez je me projette sur des vacances à rester seule avec les petits à un endroit que je ne connais pas, avec des gens que je ne connais pas, sans moyen de transport, sans rien pouvoir visiter (c’est déjà pas évident quand on est tous les deux à les gérer pour visiter, alors toute seule, laisse bét’).






Quoi vous sautillez pas d’impatience dans vos fauteuils ? Rha mais ça m’énerve, ça, les gens à qui on propose les îles du Pacifique avec leurs lagons turquoise et qui trouvent encore à redire. Franchement vous êtes difficiles...

mercredi 26 mai 2010

Ça ne s’arrange pas

Mais bon, je suis toujours sur internet dans les horaires d’ouverture de la médiathèque, avec ou sans bulldozer de 16 mois et demi sur le tarmak, vite, vite, et avec une montagne de choses à faire...

Réjouissez-vous, la fin de ce vide bloguesque approche... Bientôt nous nous envolerons pour Tokyo, bientôt nous nous ré-envolerons pour la métropole, bientôt l’Internet sera de nouveau un élément quotidien de mon environnement, et je reviendrai vous enquiquiner avec mes histoires.

Bientôt.


En attendant, je fais de bric et de broc, quand blogger ne me fait pas la tête, quand j’ai le temps, quand je n’oublie pas... (oui, des fois je vous oublie, mea culpa).



Heureusement, j’ai un Amoureux que mon engagement auprès de vous ne laisse pas indifférent, et qui ne ratera pas une occasion de me faire m’exclamer que “celle-là tu n’y louperas pas, elle va finir sur le blog”. Brave homme. Il ne lui manque que l’esprit bricoleur, la fibre culinaire et un peu de maniaquerie sur l’état de propreté de la maison, et il sera parfait (quoi ? On peut bien rêver un peu, hein !).



En attendant, il fait ce qu’il peut pour suivre mon rythme de “y’a un binz fou à gérer avant de rentrer”, et il vend les véhicules de la famille. Surtout sa moto, en fait pour le moment, mais je ne désespère pas de nous voir nous débarrasser aussi de la clio et du zafira d’ici 3 semaines (pour la première je ne suis pas bien inquiète, mais j’avoue que la seconde risque bien de faire un petit séjour prolongé ici, qui n’en veut d’une jolie zafira toute révisée, avec un embrayage tout beau tout neuf et bientôt 2 pneus neufs à l’avant ? Mh ? Pas chère... Contact via le blog pour ce véhicule dispo en Nouvelle Calédonie (non mais je précise, hein, venez pas tous m’envoyer un mail pour l’acquérir à Villiers le Bel, j’y serai pas et elle non plus)).


La moto ça va, elle est vendue.


Pour les deux autres véhicule, un contrôle technique s’imposait, et nous avons fait le voyage tous les cinq avec les deux véhicules exprès.
Quand j’ai récupéré mes papiers pour la zafira, le gentil monsieur du contrôle technique, il m’a dit innocemment que “par contre pour l’autre voiture, c’est pas la bonne carte grise, celle-là c’est celle de la moto”.



...


Heing ?



Mais la moto elle est vendue, on a donné la carte grise à l’acquéreur, en prenant bien soin de la barrer sur toute sa longueur et indiquant “vendue le...”.








Damned.




Il a fait ça mon Amoureux : il a vendu la moto, et il a donné la carte grise de la clio, en la barrant et tutti quanti. Moi je dis quand-même, il est trop fort ce mec. Des comme ça, y’en a pas des masses, j’ai de la chance.




Ou pas.




Mais bon, quand-même je l’aime, je vais le garder, tant pis.

samedi 8 mai 2010

Oui je sais...


Je faillis lamentablement à ma tâche. Vous pouvez vous plaindre, il y a un bureau des réclamations, au troisième étage à droite. On enregistrera la plainte et les services compétents la traiteront sous 4 mois. Attention à ne pas vous tromper de formulaire cependant : cela risquerait d’entraîner la nullité de la démarche.




En attendant je vous présente tout de même mes excuses pour ce silence inexpliqué.


En fait, nous avons cumulé* ces dernières semaines le travail de mon Amoureux impliquant une obligation d’internet à la médiathèque avec les trois gnômes dans les pattes. Vous pouvez compatir, c’est assez sportif. Pas tant les deux grands, notez, que je mets sur des postes internet de leur côté pour s’amuser comme des fous sur poisson rouge (cliquez si vous aussi vous avez des enfants en bas âge, si, si !). Mais le petit Attila, là, celui qui est immanquablement attiré par les boutons des tours PC. La première fois il a dû redémarrer six fois les ordis, dont une fois celui d’une dame qui s’était trouvée malencontreusement sur son passage. Ma vigilance doit être sans bornes.


Et encore si ce n’était qu’à la médiathèque !
Mais à la maison aussi, ce petit diable est à surveiller comme le lait sur le feu. Il te fait ça avec ingénuité, candeur, spontanéité, tout ce que vous voudrez, mais il le fait.




Genre aller s’asseoir tout habillé de sa couche propre et d’un body non moins propre pour la nuit... dans la baignoire en plastique que sa frangine avait omis de vider après son bain (chez nous le bain, c’est dans une bassine posée dans la douche. La grande aussi préfère ça à une vraie douche. Chuis pas contrariante, moi, donc elle se baigne dans la pitite baignoire si elle veut. Tant qu’elle est propre en sortant, hein...).


J’avoue, la tête du Cher Petit Ange pleine d’une sourire entièrement satisfait alors qu’il barbotait tout fringué dans l’eau froide du bain m’a fait mourir de rire.





N’empêche...
Vigilance, vigilance.




*(et pour finir ma première phrase, sachez donc qu’on a cumulé des vacances, le travail de mon Amoureux avec ce que ça implique sur mon emploi du temps perso, toujours pas d’internet at home, la revente de nos différents meubles, la préparation d’un petit détour japonais sur le chemin du retour, et mes obligations associatives (nettement moins stressantes que celles liées à la crèche pour ceux qui ont suivi cet épisode désastreux), et que donc, c’est vous qui payez les pots cassés de cette situation occupée)