mardi 20 avril 2010

On fait des découvertes

C’est ça aussi de venir aux Antipodes : avec la tête en bas, obligés d’essayer des choses nouvelles (tant qu’à faire). Le fait de se trouver tout proches de l’Australie et d’être dans une destinations prisée des japonais et autres asiatiques (la Nouvelle Calédonie “l’Île de l’Éternel Printemps”)(qu’y disent) ouvre des horizons exotiques variés dans l’achalandage des supermarchés.

Parmi les Grandes Découvertes se trouvent à notre actif les SAO. Les puristes sauront peut-être de quoi je parle, mais sinon sachez qu’il s’agit du véritable cracker, celui sur lequel on pose délicatement une tranche de fromage (pas de fromage anglophone, hein, les Grandes Découvertes ont leurs limites quand-même, mais la ferme laitière à côté de chez nous fait un camembert tout à fait honorable) et qui fait LE “crounch” officiel témoin du cracker parfait.


(Quoi c’est pas couleur locale ? Vous en connaissez beaucoup vous de la couleur locale à l’époque de la mondialisation ? N’empêche que les SAO je les ai pas trouvés à mon Carrouf métropolitain, mais ici ils sont partout. C’est couleur locale, c’est comme ça)


(en vrai si on voulait jouer à fond le jeu de la couleur locale, on passerait nos journées avec à la main une bouteille de soda contenant encore plus de sucre que le Coca et un paquet de biscuits apéro bourrés d’huile hydrogénées... Notre sens de la Grande Découverte n’a pas atteint ces sommets culinaires incomparables)



Et ce jour à midi j’ai donc décidé d’ouvrir le paquet de “vermicelles” direct importées de Chine. Normalement on les laisse flotter au fond de la soupe, mais j’avais pas de soupe, et puis j’avais une idée relativement plaisante des-dits vermicelles revenus à la poêle après cuisson à l’eau. Assaisonné de ce qu’il fallait de sauce soja, ça promettait d’être tout à fait honorable.



En ouvrant le paquet pas de surprise, c’est blanc, vaguement transparent, et ça n’attend que l’eau bouillante pour se révéler.

En attendant le temps réglementaire, pas trop de surprise non plus, ça a gonflé, c’est translucide, et ça n’attend qu’un petit coup de poêle pour être mangeable, non ?

Une fois dans l’assiette, avec la sauce soja, ça se comporte quand-même un peu bizarrement. Déjà ça n’a pas du tout grillé sur la poêle, ensuite, ça glissouille de la fourchette, et pour finir, c’est impossible à mâcher. Genre de longs fils de caoutchouc voyez. Pour avaler, obligée de couper en morceaux plus petits. Malgré la dose de sauce soja, ça n’a toujours pas de goût. Et moi qui pensais innocemment avoir acheté des vermicelles de riz (qui ont à peu près la même allure en fait, mais qu’on peut mâcher au moins !), j’ai été surprise de lire sur les ingrédients que mon truc était fait à partir de fèves de Mung, fécule de pomme de terre, eau. Huh ?



Je ne sais pas ce que sont les fèves de Mung (du soja ? Haricot mungo ?), mais j’ai eu comme des pensées délirantes nourries des images dramatiques du lait infantile chinois, et je me suis mise à douter légèrement de la composition de mon plat...



Je suis pas faite pour les Grandes Découvertes.

dimanche 18 avril 2010

La dernière Gloire de Gertrude

Non, mais je vous rassure tout de suite, y’a sa cousine Germaine qui m’attend de pied ferme en métropole, et vu les progrès que j’ai faits ici, je suis pas prête à m’arrêter de coudre, d’autant qu’en plus de ma marmaille, il y a des cousines et autres cousins à la mode de Bretagne à gâter là-bas, hu hu hu.



Mais donc, déménagement oblige, il a fallu revendre Gertrude (le genre de super bonne affaire en fait, parce que je l’ai achetée en promo, et revendue quasi le prix d’achat après l’avoir bien utilisée de mon côté).



Et aussi donc finir en quatrième vitesse mes derniers projets en cours avant de me séparer de cette brave machine qui aura quand-même bien contribué à mon bien-être ici, faut le dire.



Je ne peux pas vous montrer le plus gros du boulot, qui va partir en métropole d’ici une quinzaine (le temps que je complète mon colis, hin hin hin), mais je peux vous montrer la nouvelle salopette de Ptibouchon (puisqu’il peut la porter celle-là, contrairement au super pantalon de Tiboy où on en met facile deux comme lui, et qui attendra donc l’automne pour se montrer porté).



En images par le plus chouette des mannequins (il aime les photos celui-là je peux vous dire) :




Puuheppa - Ottobre 1/2009

(on passera rapidement sur la grosse trace de bave sur le t-shirt moyennement assorti... Faut pas trop en demander, hein, il fait ses débuts sur scène ce petit...)



Et voilà la petite jumelle de cette salopette, en taille mini mini pour un bébé qui vit actuellement ses derniers mois subaquatiques, et dont la mère ne lira pas ce blog avant d’avoir reçu son colis, donc je ne risque rien !

vendredi 16 avril 2010

Retour au Zen (avec un Grand Z)

Je ne sais pas si vous vous souvenez de notre arrivée ici et du Grand Dénuement dans l’appartement que nous avions investi. Les repas pris à même le sol dans un salon qui sonnait creux... Enfin si vous ne vous en souvenez pas, vous imaginez la chose.


Avec le départ, on revend tout (forcément).


L’équilibre entre le retour au Grand Dénuement et la nécessité d’avoir tout vendu avant de partir n’est pas évident à trouver.




À l’heure où nous mettons sous presse, le lave-vaisselle et la machine à coudre ont rejoint leurs nouveaux propriétaires (ce qui veut dire, Isa, que j’ai terminé la partie “couture” du swap ! Je suis contente, contente !), comme le grand bureau, l’étagère de la salle de bain, et dès samedi, la table de la cuisine (mais on en a une en plastique qui fera de l’intérim), le lave-linge et le frigo sont réservés (mais resteront chez moi jusqu’au bout, je peux difficilement m’en passer avant tout de même), et doucement mais inexorablement, mon intérieur se vide de son contenu...


(soupir)



Non, mais y’a plus de déprime : dans deux mois tout ronds on sera à la veille de monter dans l’avion, et moi je suis contente de rentrer chez moi.


Le billet d’avion est pris.


On va s’arrêter 15 jours au Japon.


Ma maman va nous rejoindre au Pays du Soleil Levant pour visiter avec nous les trésor de ce petit coin du monde qu‘on ne connaît absolument pas (j’ai hâte !).

samedi 10 avril 2010

De l'insoutenable légerté de l'être

Nan mais juste j'adore cette phrase...


Et tout ça pour dire que c'est désespérément que tout va bien chez moi. Si. Désespérément : j'ai plus rien à vous écrire, c'est pas désolant, ça ?

Ou plutôt allons-y pour vous parler du swap auquel je participe tiens.

J'avais adoré le principe : le colis doit contenir entre autres joyeusetés inédites et secrètes (ça c'est pour ménager mon suspense)(faut que je fasse attention, sinon elle va être déçue ma swappée à l'arrivée !) deux tenues : l'une pour une poupée comme Rose, et l'autre, coordonnée évidemment, pour sa propriétaire.

En l'occurrence pour moi une charmante jeune fille de 9 ans.

Et si c'est juste plein de bonheur en barre de travailler pour quelqu'un d'autre, c'est aussi super stressant de faire une tenue pour une petite fille dont je ne connais que les mesures... Et si elle n'entrait pas dans ses vêtements ? La poupée c'est facile, j'ai la même ou quasi sous la main, mais la petite fille, j'ai pas du tout ce modèle en stock, alors ?

Alors on prend son courage à deux mains, on opte pour une tenue qui devrait être mettable malgré mes imperfections, et on se fait confiance (mais quand-même Isa, je vais avoir besoin de la mesure que je t'ai demandée, hein...).


Et après ?



Ben vous ferez comme Isa, vous attendrez patiemment que le colis soit arrivé à destination et ouvert pour découvrir tout ce que j'y aurai mis ! (non mais, bande de petits curieux, va...)

lundi 5 avril 2010

L’accumulation fait le bonheur

Ben voui, si les merdouilles se contentaient d’arriver toutes seules, ça serait trooooooop facile. Alors y’a les phases où ma famille se trouve en troisième décan de Lune sous Jupiter, et rien ne va plus. Genre cette semaine. Normal : mon Amoureux est parti bosser à Nouméa pour toute la semaine, je suis toute seule avec ma clique.




Ptibouchon exprime ça en sortant sur tout le corps des plaques rouges absolument fascinantes. On suppose une allergie à la mangue, mais étant donné qu’il continue à sortir des plaques 3 jours après absorption du produit suspect, en fait on ne sait pas trop. Sous anti-histaminiques et cortisone ça allait mieux hier et ce matin j’ai trouvé des plaques tout le long de l’élastique de la couche. Et j’ai récupéré après la sieste de cet après-midi un bébé écarlate, parce que les plaques s’étaient invitées jusque sur le visage. On a continué la cortisone, on a viré tout allergène possible de son alimentation, ça allait un peu mieux hier, et depuis le réveil il reflambe. Aucune idée de ce que c’est, je vais chez le doc ce matin.



La voiture exprime ça en nous ayant fait croire subtilement jusqu’à ce matin qu’elle avait encore quatre-vingt kilomètres d’autonomie alors que pas du tout ! Ah ah ah ! En vrai elle était en panne sèche, la vicieuse, et elle a tout bonnement refusé de démarrer, même pour aller jusqu’à la station essence qui est à deux pas, non non non. Et heureusement que j’ai un des voisins les plus gentils du monde, et qu’il a tiré ma voiture dans la pente au cas où c’était juste un caprice et qu’un petit démarrage en seconde suffirait, et que face à l’évidence, il a pris le jerrican prêté par le propriétaire le plus gentil du monde, pour aller le remplir à la station pendant que je m’occupais de la marmaille inquiète.




Le grille-pain exprime ça en se gavant de chocolat. Le gourmand. Ça digère très mal le chocolat, ces petites bêtes, je peux vous le dire. Surtout que forcément le carreau incriminé a fait son hara kiri à un moment où le grille-pain en question était tout chaud de sa dernière tartine. Et que donc, pour récupérer le morceau j’ai pu me brosser, mémé, j’ai juste étalé du chocolat partout dans le grille-pain. Rhaaaaa ! Cela dit, la machine fonctionne parfaitement, elle diffuse juste une bonne odeur de chocolat fondu à chaque nouvelle tartine. C’est un nouveau genre d’huile essentielle, je suis persuadée que le magnésium en inhalation est très bon pour la santé (mais si).




La prise de la gazinière exprime ça en pétant son plomb. Rien de bien inquiétant a priori, et même j’aurais dû m’en douter : un four, un grille pain et un babycook (qui ne fonctionnait pas à l’instant fatidique) branchés tous les trois sur la même pauvre prise sans terre, ça faisait forcément beaucoup. Mais quoi ? Il n’y a que deux prises dans cette cuisine, dont une seule avec terre sur laquelle on a préférentiellement branché le frigo. Toute l’électricité de cette baraque est hors norme. J’ai des prises avec chacune un petit plomb vissé dedans, vous voyez le genre ?
Alors bon, le plomb a sauté, rapport au surpoids engendré par le four et le grille pain fonctionnant de concert. Pas grave. Je vais dévisser le plomb de la prise de ma chambre pour le mettre provisoirement sur cette prise, et hop !
Voui.
Mais non.
Le plomb n’a pas sauté.
Le plomb a fondu.
On va s’estimer heureux que la maison n’ait pas brûlé, hein ?




Je vous dis : quand ça veut pas, ça veut pas.

samedi 3 avril 2010

C’est la faute à quoi ?

Je sais pas. Ou je sais trop bien, ça dépend...


La faute à la coupure d’internet (ce que je peux être accro, c’est fou, ça !)...

La faute aux soucis de santé de mon Amoureux et maintenant de Ptibouchon (à qui on a fait goûter la mangue et on n’aurait pas dû, non. Il a eu plein de grosses plaques rouges, et vous savez quoi ? Ce matin il avait à nouveau des plaques tout le long de l’élastique de la couche, je crains une réaction croisée fruits exotiques / latex et j’ai les boules...).

La faute aux difficultés pour mon Amoureux de trouver du travail aussi. Quand on pense qu’en métropole il devrait refuser des remplacements, et qu’on devrait se mettre d’accord plusieurs mois à l’avance pour poser quinze jours de congé, et qu’on voit comme il doit se battre pour décrocher des remplas un mois sur deux ici, moi ça me fatigue...

La faute à mon besoin viscéral de me sentir près des gens que j’aime (y’a des tas de gens que j’aime en Nouvelle Calédonie, mais ma famille c’est quelque chose...).



Un peu de tout ça, forcément.

Aujourd’hui c’est pas que je voudrais rentrer chez moi, c’est plutôt que je voudrais être déjà de retour, voyez.




On reprendra l’avion fin juin.

We’ll be back hoooooooooooooooooooooooooome !

jeudi 1 avril 2010

Bienvenue à l’OPT

Faites le 1000 depuis votre téléphone, c’est gratis, vous aurez tout les renseignements qu’il vous faut. Ou pas d’ailleurs, tiens.



La grosse différence entre Nouméa et La Foa, c’est que notre internet via le wifi du voisin sautait par définition, et qu’il fallait donc faire installer internet dans notre nouvelle maison qu’on a (ah ben si, il fallait, hein, rappelez-vous l’état de mes nerfs dans la situation de sevrage forcé, vous n’hésiterez pas une minute. Là je survis grâce à la médiathèque faut pas croire...).



Et comme en métropole, pour installer l’ADSL, faut installer d’abord le téléphone fixe.


Là s’arrête la comparaison en fait.



Moi je suis allée avec mes petits pieds jusqu’à l’OPT pour demander d’ouvrir une ligne. Ils ont dit bien sûr, j’enregistre votre demande, les techniciens devraient passer dans les deux à trois semaines pour (heu, pour quoi au fait, j’ai pas bien compris...) et après vous viendrez signer le contrat ici, et après on envoie tout ça à Nouméa, et après vous avez le téléphone, voilà, c’est tout bête.

Si c’est tout bête ça me plaît.




Après trois semaines sans nouvelles, on a quand-même été demander, et on nous a dit de passer directement voir les techniciens, entre 7 h et 7 h 30 le matin. Nous ça nous dérange pas, de toute façon le Ptibouchon se réveille à 5 h alors... Et donc mon Amoureux y est allé, et “ah ben on allait passer aujourd’hui, justement, tiens !” (quelle coïncidence quand-même, je trouve ça formidable). Et donc ils sont peut-être passés le jour-même, ou peut-être le lendemain, mais comme on savait rien, alors mon Amoureux est retourné les voir à 7 h et ils étaient passés, et on allait recevoir un courrier pour nous inviter à passer à l’agence. Alors je suis passée quand-même, parce que le courrier, en fait il était pas là, mais l’agence elle avait bien préparé le contrat.


Et moi je suis ressortie motivée de l’agence parce que j’avais mon contrat sous le bras, et que chouette ! j’allais pouvoir lancer la procédure pour avoir l’internet le plus rapidement possible.


Mais à l’agence de l’internet, le monsieur il m’a dit : “vous avez la tonalité ? Tant que vous avez pas la tonalité on peut rien faire...”. Ah bon, ben je crois pas que j’aie la tonalité en fait, là mon contrat je l’ai depuis aujourd’hui vous voyez. “Ouh ! Bah soyez pas trop pressés, parce que le temps qu’ils vous mettent la tonalité, ça peut prendre quinze jours, si vous avez de la chance, ou un mois et demi si vous en avez pas”. Hm hm.






“Mais après ça va vite, si vous venez avec les bons papiers, vous aurez de l’internet rapidement.”


Hm hm.