lundi 29 mars 2010

Certes...

Mon Amoureux côtoie de très près la faune bactériologique locale. Je découvre des noms bizarres que je n’avais encore jamais entendus auparavant (mais ma maman si, et c’est là que je mesure l’étendue de l’érudition qui nous sépare, elle et moi... (soupir)). Genre Leptospirose. Vous connaissez, vous ?


(oui, il y a des érudits parmi vous, que je suis sûre qu’ils connaissent)


Ben moi avant que mon Amoureux revienne du docteur avec une ordonnance longue comme le bras et un sachet de pharmacie comportant dans les 200 euros de médocs, ben je ne savais pas du tout ce que c’était.



(google est votre ami, et je suis nulle pour la vulgarisation scientifique, donc vous allez prendre chacun votre petite autonomie en main et en apprendre autant que moi sur wikipédia...).



Forcément, une dose de cheval d’antibios ça vous calme son homme, surtout quand on est taillé comme mon Amoureux, c’est-à-dire très bien, et donc avec zéro réserve de graisse ou quoi qu’est-ce.



C’est ainsi que quand j’ai envoyé mon Amoureux coucher le petit relou qui digérait parfaitement bien ses quatre heures de sieste de l’après-m’ et avait comme un poil du mal à se laisser aller au sommeil ce soir, et quand je n’ai pas vu revenir le-dit Amoureux alors que je n’entendais plus les protestations faiblissant du petit relou en question, je n’ai pas été hyper étonnée de trouver le Père de mes Enfants allongé à même le sol dans la piaule des mômes, endormi comme de juste, le long du lit de son petit dernier...


Pauvre petite chose... Il est pas adapté au climat ce garçon.




(étant donné que j’entends le bébé raconter sa vie à son père endormi, on n’est pas couchés, je dis)

jeudi 25 mars 2010

J'ai des doutes...

La Foa, sa médiathèque et son wifi non-sécurisé ouvert même la nuit. Youhou ?


Ben moyen youhou, parce qu'hier alors que nous avons débarqué à toute la famille pour essayer de skyper un coup mes parents qui sont méchamment en manque, ben ça marchait pas.



Il faut savoir que mon Amoureux a fait une erreur stratégique qui nous a peut-être coupé la manne "internet", espèce de bleu, va !
Mon Amoureux il a pas payé son inscription à la médiathèque pour avoir le droit de venir sur internet. Y'a que moi qu'ait payé. Mais mon Amoureux il sait que le wifi on peut le choper de dehors alors il s'en balance.

Mais il est venu faire des mails urgents en pleine journée, tss tss. Il a été dénoncé : ouh ! le méchant qui fait de l'internet sans avoir payé ! Ouh !
Et si ça se trouve, la dame de la médiathèque, ça a fait un peu "ding" dans sa tête qu'il suffit de venir aux heures où la médiathèque est fermée avec son petit portable pour se connecter gratis au net.




Donc si ça se trouve maintenant elle le ferme consciencieusement avant de partir d'ici, tous les soirs.


Si ça se trouve.








Ou sinon c'est l@goon qui a coupé, en fait ça arrive aussi (pourvu que ça soit çaaaaaaaa !).

mardi 23 mars 2010

Moi je dis...

Mes gamins sont parfaitement bien dressés éduqués...

Et quand à 8 h 30 du matin j'émerge de mon sommeil fractionné (premier réveil à une heure pas catholique par ce schtroumpf de petit dernier qui estime toujours que 5 h est une heure correcte pour se lever (alors que pas du tout, vous en conviendrez, mais j'ai beau lui expliquer il n'en démord pas ce crapaud baveux), donc redodo jusqu'à ce que mon Amoureux me réveille, ou pas...).


Ce matin-là, donc, mon Amoureux a quitté les lieux en catimini après avoir recouché le petit dernier en question, qui fait bien son malin à 5 h du mat, mais que à 7 h y'a plus personne. Donc le bébé dort, la maman dort, les deux grands dorment, et lui il part.


Et à 8 h 30, qui a réveillé la maman ? Hm ?



Ben encore le crapaud.
Qui avait terminé sa sieste.




Et les deux grands ?


Ils s'étaient réveillés, et bouquinaient tranquilles dans leur chambre en attendant que je daigne m'extirper (non sans mal, ayez pitié un peu !) des bras de Morphée...




Bien dressés, j'ai dit.



Euh.



Éduqués.

samedi 20 mars 2010

Revoilà de la couture !

Y’a eu une petite pause dans les créations, entre le déménagement et la mauvaise surprise du déballage de la machine dans la nouvelle maison. Apparemment une pièce était mal vissée depuis le début, et cette fois ça a bloqué. Il a fallu retourner sur Nouméa pour rapporter ma machine, et faire un second voyage pour la récupérer.

Moi juste avant ça, j’avais pris une grande inspiration et je m’étais plongée dans mon tout nouveau magazine Ottobre, auquel je viens tout juste de m’abonner.

J’avais choisi mon modèle pour Tiboy, choisi mes tissus, tout découpé avec application (c’est bien la première fois d’ailleurs que j’ai le sentiment que ma coupe tient la route, comme quoi on finit par progresser doucement mais sûrement), et boudé devant ma machine en panne qui me coupait l’herbe sous les pieds.


Remarquez, le petit timing gagné de cette façon m’aura permis de fignoler le mode d’emploi. Il faut savoir que les explications dans Ottobre sont en anglais. Moi je me débrouille à peu près dans la langue de Shakespeare, mais on ne peut pas dire que la couture soit mon sujet conversationnel de base, hein. Donc il a fallu comprendre ce que seam, hem, allowance, crotch, fly shield et compagnie voulaient dire, et essayer de me faire une idée du plan de montage de mon joli pantalon. À force de relectures, j’ai fini par piger à peu près l’ensemble du truc, et quand ma machine est revenue je me suis lancée.



J’ai pas pu m’arrêter. Je ne suis coincée ce soir que par le bouton qui me fait défaut et la boutonnière qui va avec (je la ferai avec le bouton sous les yeux, hein, on va pas non plus faire du zèle...).



Voilà la bête !




Première braguette, ha ha ha ! (yesssssss)





(mon Amoureux se fout toujours de moi quand je dis sans complexe que je suis fière de moi pour un truc, mais comme c’est pas lui qui me fera le compliment je ne vois pas pourquoi je m’en priverai, hein...)





(vous parlerai-je de la taille choisie (une de trop manifestement, m’enfin mieux vaut ça que l’inverse, hein), des fermetures éclair sur les poches arrière qui sont montées à l’envers (en plus j’ai réfléchi un moment...), du joli ruban que j’ai oublié de caser, des deux ou trois décousages comprenant la couture, le surfilage et la surcouture, parce que j’ai trouvé trop bête de me donner autant de mal pour un résultat décevant (au premier jet, les jointures droite et gauche au dos en haut du pantalon n’était pas alignées : dézip, rezip ; pareil pour la ceinture qui avait des faux-plis douteux et qui ne prenait pas bien le haut de la fermeture éclair sur un côté...). Tout ça pour décomplexer les débutantes : découdre et recoudre fait partie du truc, je pense que tout le monde y passe (et que j’ai pas fini de recommencer)).

mercredi 17 mars 2010

Le plan Marshall est en déroute...

Mayday mayday...

Nan mais attendez, vous rigolez, là, mais vous les avez pas rencontrés, les GI-moustiques de chez moi. Ils sont énOOOOrmes (si. Tout est relatif, mais quand-même, vos moustiques de métropole, c’est des minus à côté). Pis affamés (normal) et chose particulièrement déroutante pour le petit Zoreilles qui débarque de sa Douce France, ils ont des réflexes.

Je rigole pas !

Comme les mouches un peu. Imaginez l’horreur. La mouche est chiante mais ne pique pas. Le moustique pique mais s’occit facile. Normalement. Chez nous le moustique est déterminé, te saute dessus avec une voracité hallucinante, et ne se laisse pas scrouncher aussi simplement que le mou de métropole (qu’on a au moins la satisfaction de défaire promptement même s’il a le ventre plein de notre sang...).



Le problème c’est que nos priorités nocturnes ne sont pas les mêmes à mon Amoureux et moi (meuh non, qu’est-ce que vous allez imaginer là !). Lui a besoin d’air sous peine de finir trempé comme une éponge, moi j’ai besoin de ne pas servir de restau à moustiques.


Oh il est bien beau l’emballage du bidule anti-moustiques électrique, qui marche “même fenêtres ouvertes”, mais il est entraîné pour combattre les moustiques-minus de métropole. Dans ma chambre la nuit, si je laisse la fenêtre ouverte, ils sont cinquante super moustiques à foncer dans la piaule pour faire la fête. Le bidule électrique il déclare forfait de suite, hein.

Alors moi je ferme porte et fenêtre, je mets mon bidule qui n’a plus qu’un ou deux de ces mastodontes à combattre et je passe une bonne nuit. Pas mon Amoureux qui crève de chaud (atta fait pas chaud la nuit. Le matin même je mettrais bien une petite couette, moi... Ce qui démontre à quel point mon Amoureux est inadapté au climat tropical, on en reparlera...).



Mais cette nuit vers 3h du mat quand Ptibouchon a décidé qu’il avait besoin de sa mère, là, tout de suite, et qu’il l’a exprimé avec la force de ses poumons, quand j’ai ouvert ma porte pour passer dans le couloir et intégrer la chambre des loupiots, et quand le bourdonnement des cinquante moustiques impatients qui faisaient le pied de grue devant ma porte est parvenu à mes oreilles... Je me suis dit qu’il aurait encore chaud un moment, mon Amoureux.



Le temps de traverser le couloir pour ouvrir la porte des mômes située en face de la nôtre j’avais déjà été piquée cinq fois.





L’utilisation judicieuse de moustiquaires est au programme...
Le crochet est installé au-dessus de mon pieu, mais les moustiquaires ne couvrent pas un lit deux places. J’avais aussi demandé une ou deux fois à mon Amoureux d’installer les trois crochets des loulous la semaine dernière, mais il ne s’en souvient plus, et c’est bête mais cette semaine il est pas en état, trop con, hein ! Il me reproche de ne pas acheter de moustiquaire deux places, mais n’irait pas en chercher une lui-même faut pas rêver... Il me rendra chèvre, ce mec)

jeudi 11 mars 2010

Y'a un bug quelque part.

Mon Amoureux travaille bien. Il travaille même beaucoup, et ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu la possibilité de partir en vacances quelque part tous les cinq (non, vivre en Nouvelle Calédonie avec les trois loulous à la maison, ce n'est pas tout à fait des vacances...).


Alors là : youhou ! Trois semaines devant nous et l'envie de visiter un peu le Caillou qui nous chatouillait.


On est partis pour Hienghène, tous les cinq.
Le voyage a été laborieux parce que les deux grands ont vomi à peu près tout le long. Mais je pense que la cure de Nux Vomica aura été efficace, parce que depuis midi, plus rien.


On a choisi de venir poser nos doigts de pied en éventail dans l'ancien Club Med. C'est plutôt chic, tu vois. Et comme on est des gens qui ont du bol, on tombe pile dans la période de promo où l'hébergement est à 50% de réduction.




Nous voilà donc dans un bungalow en bord de mer, sous les cocotiers, pas trop loin du restau et de la piscine, dans un panorama splendide...








Et mon Amoureux est malade.
J'ai mangé toute seule au restau.
Là ils dorment tous les quatre et moi je surfe sur internet depuis le bar de l'hôtel.





Y'a un bug, non ?






PS Je vais essayer de participer à ce swap-là :





Il s'agit de créer deux tenues assorties, pour un enfant et sa poupée. J'adore le principe ! Et puis je vais la jouer tenue des îles à donf' ça va beaucoup me plaire...


Encore faudra-t-il faire partie des participantes, j'espère y arriver !


C'est pour vous inscrire si le cœur vous en dit...

mardi 2 mars 2010

Tahiti douuuuuuuuuuuuuuuche

Quand tu vois la nana dans ta télé, toute moussue de son shampoing qui sent très bon sous la pluie tropicale bienfaisante, je suis certaine que tu te dis : ouah ! Le soleil des tropiques, tout ça...



Non, mais c’est clair, c’est beau.



Surtout la barrière de corail que je vais voir dans les yeux avec mes palmes, mon masque et mon tuba. Vraiment. Incomparable. Inoubliable.




Mais franchement, le type qui a fait la pub, il n’a jamais vraiment vécu la saison des pluies, rassurez-moi ?


Alors oui, on a bien rigolé avec les trois loustics quand on est rentrés trempés à la maison parce que les trois gouttes qu’on a prises cinq minutes avant d’atteindre le portail se sont transformées en une véritable douche en un temps record. Et certes, il fait suffisamment chaud pour que ma Biggirl décomplexée se foute à poil sous la pluie sur le balcon pour prendre une douche, justement.



Mais comment ça se fait, je vous le demande, que la fille de la pub ne soit pas bouffie et boursouflée, déformée par des milliards de piqûres de moustiques ? Hein ?

Non parce que nous si, hein. Donc je dis ça, je dis rien, mais je me demande un peu quand-même ?

Sûr, c’est moins vendeur pour le shampoing, mais après les gens ils ont comme des rêves de tropiques qui tombent de haut dans les chaumières quand ils sont confrontés à la dure réalité du terrain.*






L’autre truc rigolo avec la saison des pluies, c’est d’avoir des couches lavables à faire sécher.




Ha ha ha.




Hem.




Ha ha.




Ce matin, mon Amoureux a remis à sécher le linge qui avait profité de la même douche que les enfants et moi, et que j’avais fait repasser un coup à “rinçage et essorage” sur la machine à laver pourrite qu’on a quand-même déménagée avec nous...



Et quand j’ai vu des gouttes, oh je ne me suis pas fait avoir comme la veille, je me suis précipitée pour ôter prestement mes culottes et mes draps du fil. Surtout qu’une bonne partie du-dit linge était déjà quasi sec, donc on va même dire qu’il est sec, on s’épargnera bien des tracas.



J’ai aussi enlevé du fil ce qui n’était pas sec, parce que l’expérience faisant toujours la différence, je savais qu’il pouvait finir encore bien plus mouillé qu’il ne l’était, ce qui n’est pas le but de la manœuvre.




Puis l’alerte est passée, et le soleil a repointé son petit rayon, je me suis donc à nouveau précipitée dehors pour tenter de finir de sécher ce qui ne l’était pas.


Après trois allers-retours, j’ai laissé tomber.





Mais demain c’est terribeule : on est bientôt à cours de couches, ça va être coton...








* Je vous rassure : je savais parfaitement que les moustiques faisaient partie du package quand on a pris l’option Nouvelle Calédonie. Je pense qu’ils seront ma raison formidable d’apprécier intrinsèquement mon retour en métropole. Vive les moustiques !