dimanche 28 février 2010

Non, non je n'ai pas disparu de la circulation

J’ai juste oublié de vous prévenir que mon déménagement impliquait une ascèse stricte en matière de net.
Déjà en métropole faire ouvrir la ligne de téléphone et y installer un fournisseur d’accès à internet relève parfois un peu de la patience du calligraphiste chinois, alors autant vous dire qu’en Nouvelle Calédonie, et qui plus est en brousse, on frise la cellule monacale.


Ne nous plaignons pas, déjà y’a internet à haut débit dans le village, et pour tout dire, y’a nettement plus coupé du monde et reculé dans le genre. Limite, je pense que nos bonnes vieilles campagnes métropolitaines gagnent haut la main en ce qui concerne le défaut d’accès à la Grande Toile.


Le truc ici, c’est qu’il suffit d’attendre, mais quand la charmante employée de l’OPT (c’est la poste, ça) t’explique qu’il va déjà falloir entre une semaine et quinze jours pour que le dossier parvienne à Nouméa, tu blêmis un poil. Quand sa réponse reste trèèèèès évasive sur le temps qu’il faudra ensuite aux techniciens du bled pour raccorder ta ligne, tu te résignes au pire. Remarquez, on a de la chance dans notre désarroi : les prises de téléphone sont déjà installées. Y’a qu’à mettre les petits fils dans les fiches, ça devrait être presque faisable (non parce que j’ai une copine chez qui la ligne téléphonique n’arrive carrément pas, et là l’OPT leur dit qu’il faudra entre six mois et un an pour envisager le téléphone (et par extension internet) à la maison : non, mais rha, quoi !)(ouf pour moi, hein).


Bon, ensuite il va falloir que le FAI se bouge pour nous fournir du net, et là aussi il va y avoir comme du délai : entres quinze jours et trois semaines. OK.

Ne faites pas le calcul, c’est tout simplement démoralisant.
À l’heure où je vous écris j’espère simplement que la médiathèque qui fournit du wifi a la bonne idée de laisser ce dernier branché en continu et que je pourrai aller surfer le soir une fois les loulous couchés et le père de mes enfants rentré du boulot, dans ma petite voiture posée sur la parking (vous pouvez vous apitoyer : que ne ferai-je pour vous ?)(quoi je joue sur fesse-bouc ? Non, mais est-ce mon genre, je vous le demande ?)(rho non mais vous alors...).




Soyez heureux dans vos chaumières, tout de même : ces premiers jours sont engageants, je sens que je vais avoir matière à pour quelques temps sur ce blog. Franchement, j’ai bien fait de déménager, je commençais à n’avoir plus rien à raconter...

mardi 16 février 2010

Les jeux marrant-lympiques

Je suis régulièrement l'Actu en Patates, de Martin Vidberg.

En 2008 je m'étais déjà bien marrée en lisant la série des sports qu'on aimerait bien voir figurer aux JO.

Du coup je suis ravie qu'il remette ça pour Vancouver !
C'est un concours, vous pouvez jouer : il suffit de trouver vous aussi un sport débile et s'il trouve l'idée sympa, il en fera un dessin.

Ça commence ici pour 2010.


Et une petite pour le plaisir :

lundi 15 février 2010

L'électro-ménager se rebelle

J'avais déjà eu quelques déboires avec ma machine à laver (on ne peut d'ailleurs pas dire qu'on s'entende à merveille, elle et moi, mais c'est une autre histoire).



J'ai obtenu de haute lutte (enfin si on veut, vu que Monsieur se tape lui aussi la corvée de temps en temps et qu'il a estimé bien vite que oui, oui, oui, l'objet avait sa place chez nous)(pas comme la femme de ménage entre parenthèses) qu'on achète en vue de notre déménagement un lave-vaisselle ! Yeah !



Lave-vaisselle qui a intégré notre appartement à la sueur de notre front (et dire qu'il va falloir qu'on descende tous les deux le lave-linge et le canapé, j'en ai des angoisses rien que d'y penser). Et que bien évidemment nous avons décidé de brancher, quelle question. On va pas le mettre juste en déco non plus, oh !




Et ça tombait super bien, parce que ma cuisine équipée (plaque, four, frigo et placards) a été pensée avec un lave-vaisselle, c'est quand-même super bien anticipé. Y'a donc un trou sous le plan de travail, à droite de l'évier, et y'a des passages aménagés derrière l'évier et sous celui-ci pour faire passer les tuyaux divers et variés. Y'a la prise sous l'évier, ainsi que l'arrivée d'eau et l'évacuation. On peut dire qu'ils ont pensé lave-vaisselle, hein.









Et ben non.









Ces nouilles ont prévu le lave-vaisselle à l'angle de la cuisine, et devinez ce qu'on trouve dans l'autre côté de l'angle ? Le four. Et tous ses charmants boutons, et sa poignée de porte.








Mon Amoureux a dit : rha ! On va pas pouvoir rentrer le lave-vaisselle, là, y'a le four !




Moi qui ne suis pas du genre à me laisser impressionner pour si peu, j'ai répondu : laisse-moi faire mon p'tit gars, moi vivante, un lave-vaisselle ne me dictera pas sa loi, ho ! Et donc je l'ai rentré, ce lave-vaisselle, suffisait d'y aller un peu en diagonale, en plus y'avais toute la place qu'on voulait dessous pour ça, donc nickel.












Ce n'est qu'une fois qu'il a été en place que je me suis aperçue qu'on ne pouvait donc pas ouvrir la porte.







À cause du four.







Pfff même pas mal.
Mais faut avouer que c'est un peu galère d'échanger les branchements du lave-vaisselle et celui du lave-linge à chaque fois qu'on veut se servir de l'un ou de l'autre...

dimanche 14 février 2010

Valentin, ce sale gosse.

Sous le prétexte bien commode que la Saint Valentin est une fête purement "commerciale", mon Amoureux n'a pas jugé bon de m'offrir des fleurs ou un quelconque cadeau d'ailleurs.

Moi j'ai voulu lui prouver qu'on n'était pas obligés de dépenser des sous pour se dire qu'on s'aimait, et je lui ai glissé quand-même au passage que si le calendrier nous donne une bonne raison de se redire "je t'aime", on pouvait aussi en profiter pour le faire...



Et bref.



Mon Amoureux est comme il est, on ne le changera pas. Ce qui est bien, c'est qu'il ne s'attend tellement pas à ce que je fasse quoi que ce soit, il est tellement sûr que je partage son opinion sur la Saint Valentin, que je peux sans complexe préparer ma surprise sous son nez sans qu'il ait le moindre soupçon. Pratique.




J'avoue, j'ai été un peu secouée par l'article de Cilou, et je me suis dit que c'était un peu trop facile de faire comme si de rien n'était. C'est la Saint Valentin. Je me bouge. Oh.



J'avais bien une vague envie de me lancer dans la cuisine aux chandelles, et puis j'ai laissé tomber pour cette fois. Le déménagement en cours n'est pas pour me simplifier la tâche et me zénifier suffisamment pour que je me lance dans la cuisine. Donc exit le repas aux chandelles, je me suis concentrée sur l'idée de faire une déclaration d'amour.




J'ai découpé consciencieusement sept petites enveloppes dans mes jolis papiers colorés.
Je les ai pliées.
Je les ai collées.
J'y ai glissé sept petites cartes avec chacune un petit mot différent.
Et j'ai caché mes enveloppes aux endroits où je savais que mon Amoureux les trouverait : sur le beurre dans le frigo, sur le pot de miel, au milieu des sachets de thé (voui, c'est lui qui se lève et qui prépare le petit déjeuner...), dans la poche de son short, dans sa pochette d'appareil photo, dans son portefeuille, dans son ordi.




Évidemment cette nuit-là, mon Ptibouchon s'est réveillé à 4 heures et je me suis occupée de lui, et il ne s'est pas vraiment rendormi, et c'est moi qui me suis relevée à 5 heures moins le quart et qui ai attendu que mon Amoureux se lève. J'étais tellement dans le pâté que même si j'avais voulu, je n'aurais pas pu préparer le moindre petit déjeuner. Mais bon, d'habitude ça se passe pas comme ça ! Sales gosses.




Et ça a marché.




Il a trouvé mes petits mots (presque : il lui en reste un ou deux à découvrir, hu hu hu). Et il était tout content.



 



Mais il m'a quand-même pas acheté de fleurs. Il est ingrat cet homme.

vendredi 12 février 2010

Rouge Abricot

C'est le nom d'une nouvelle boutique en ligne.

C'est joli, ça donne envie, et si vous voulez découvrir ça de plus près, je vous conseille d'aller y laisser traîner vos mirettes.


En passant, vous pourrez toujours jouer au petit jeu qu'elle organise pour en fêter l'ouverture !

Moi je joue...


mardi 9 février 2010

pfiou !

Je me suis levée innocemment hier matin avec une perspective réjouissante, à savoir une séance de photos avec une photographe pro pour constituer une petite banque d'images de mamans allaitant et d'enfants pour l'association dont je fais partie. Joli programme non ?


Au réveil de la sieste de Ptibouchon, je branle-bas-de-combate ma troupe, envoie tout le monde mettre ses chaussures, prépare une poussette pleine d'"accessoires" et les vélos des deux grands (un genre d'accessoire, c'était pour varier les types d'images) et m'apprête à quitter ma maison avec détermination quand...




La clé de la maison n'est pas sur la porte.





Ah.





La clé de la maison n'est pas dans mon sac à main.





Aaah.





La clé de la maison n'est pas dans le petite panier sur le bar et nulle part où je puisse la voir.






Aaaaaaaaaah !





Il faut vous dire que mon appart, c'est pas loin de la maison blanche en terme de sécurité. J'ai un bip pour débloquer l'ascenseur et pouvoir accéder aux étages des parkings et à celui de mon appart (mais QUE celui-là).

Alors comment je fais, même avec le double de la clé de la voiture, pour aller ne serait-ce que chercher mon trousseau dans cette dernière (endroit où il peut se trouver. Si.) ?





Je débloque mes neurones, et je prends mon passe pour passer par l'escalier.
Du huitième.
Avec mes 3 loustics dont un qui ne marche pas.
Et avec une poussette pleine et deux vélos (nan quand-même, je suis pas si téméraire !).





Pis j'arrive devant la porte du premier. Celle derrière laquelle se trouve ma terre promise du matin-pourri : ma voiture !





La clé tourne dans le sens qui ferme le verrou.
Ma clé ne tourne pas dans le sens qui débloque le pêne.
Ouin.





On se fait un étage de plus vers le bas. On hèle la femme-de-ménage-providentielle pour qu'elle nous débloque le niveau du parking, et on installe tout le petit monde dans ses sièges autos.







Cette saleté de clé n'est pas dans la voiture, il faut me rendre à l'évidence.







J'ai laissé les trois loustics dans la voiture le temps de me faire un petit jogging façon stepping et remonter mes huit étages (OK plus que sept : les parkings sont au premier)(des fessiers de star, je vais avoir, ha ! C'est pas vous qui allez pouvoir rivaliser).












Cette fourbasse de clé s'était cachée sous une enveloppe, sous l'ordi de mon Amoureux, sur le bar. Je la hais et la méprise. J'ai pris la poussette et les deux vélos, j'ai tout fourré dans l'ascenseur, j'ai tout transporté dans la voiture...







et j'ai mis la clim à fond pour avoir l'air de quelque chose sur les photos, oh !

dimanche 7 février 2010

deux pour le prix d'un

Histoire de ne pas mélanger les mouchoirs en dentelle et les toiles cirées...




Pour vous dire que veni vidi vici et que youplà tra la la, on a notre maison F5.



Bon, l'habitation n'est pas en rez de jardin.

Certes, le papier peint vert de la montée d'escalier à motifs "petit bambou" n'est pas exactement mon idéal en terme de déco.

Évidemment la cuisine non équipée sinon d'un gros meuble en formica marron entourant l'évier risque de me donner quelques nausées au petit déjeuner.

Ne parlons pas des quatre chambres chacune recouverte d'un lino différent, allant de l'effet  "marbre" à l'effet "carrelage rose à fleurs".

Il est vrai que nous avons trouvé quelques signes évident de squattage non autorisé du logement par fourmis et mouches (la lutte sera sans merci).




Mais on est ravis.



Parce que c'est quand-même tout près du centre ville (je vais tout faire à pied, j'adore !).
Parce qu'on a un bout de jardin et un grand garage carrelé qui fera office de salle de jeux pour les zous.
Parce qu'il y a quatre chambres ! (quatre...)
Parce que le quartier est bien calme.
Parce que le proprio est détendu du ciboulot et qu'il ne fait aucune espèce de difficulté à attendre sagement le premier mars qu'on ait trouvé un repreneur à Nouméa.
Parce que le loyer n'est peut-être pas donné pour la brousse mais que l'eau est comprise dedans !






Yapluka comme dirait l'autre.



J'vous y f'rai voir, s'promis.

Les gènes du père...

sont tenaces. Et sournois.



Atta. C'est pas moi qui est infoutue de trouver un truc posé sous mon nez, nan nan. Ni moi qui force sur les choses qui me résistent plutôt que de me demander pourquoi elles me résistent (incassable ! Euh cassé...).






C'est fou comme biggirl tient de son père.











Bon, OK, les cris et hurlements en cas de contrariété, c'est pas du côté du père.











Cette petite a des antécédents dramatiques...

vendredi 5 février 2010

Hummmmmm

Rien de tel qu'une (tenace) petite odeur de gratin pourri, oublié dans le four (mais je n'ai pas utilisé mon four depuis quand ? Hallucinant) pour vous rappeler qu'il y a un blog et des lecteurs avides de nouvelles.


Pas bien sûre que quelques lignes d'écriture suffiront à faire partir les effluves émanant de la cuisine, ni même qu'elles calmeront le Ptibouchon qui pisse le sang après s'être mordu la langue (purée c'est acéré des quenottes de 13 mois, je vous jure qu'on voit les trous dans la langue !), mais ça aura le double intérêt de calmer mes nerfs et de vous informer de notre situation familiale.


Je sais qu'on est dans un trou bloguesque, on va dire que c'est pour vous donner le temps de rattraper votre retard et de reprendre votre souffle, je le sais bien que vous avez au moins autant de blogs "super intéressants" à suivre que moi, hein.



Ma vie a pris une dimension particulière depuis que j'ai décidé (quelle idée) d'apporter à Tiboy une réponse adaptée à ses demandes. Sans que ce môme puisse être qualifié d'Einstein, le fait qu'il apprenne à lire à 3 ans et demi est un signe qu'il faut faire quelque choses, mes bons amis, et donc je fais, et je peux vous dire que ça occupe.


Le Ptibouchon étant dans sa phase de découverte active, ne me laisse pas beaucoup d'espoirs de tranquillité quand il ne dort pas (et fichtre ! il dormirait de moins en moins que ça ne m'étonnerait pas. En tout cas les nuits sont stables, de 19h30 à 5h15, et les journées ponctuées de deux siestes pouvant aller de une à deux heures de dodo, rarement trois. Je sais qu'il y a pire, mais je trouve que globalement ça fait pas assez. Pas assez pour moi, on est bien d'accord).


Biggirl ayant trouvé le fameux bouton on/off de l'énervement de son frangin me met une bonne petite ambiance dans le salon.



Et moi je reste ZEN.


(Non mais, manquerait plus qu'ils me gâchent la bonne humeur, oh !)




Et je projette tous mes espoirs sur la visite de samedi prochain, où une maison F5 (5 !!!!)(haaaaaaaaan) nous tend les bras. J'espère qu'elle sera parfaite, déjà elle est bien placée dans le village, je trouve que c'est un atout non négligeable (et puis F5, quoi ! Quatre chambres ! Ouééééééééé!)(et un jardin... UN JARDIN !)(bon, je ne m'emballe pas, je reviendrai vous raconter ça samedi soir, OK ?)

lundi 1 février 2010

Hem hem hem

Non mais je suis sûre que vous ne m'en voudrez pas, et que la chaleur de ces vœux très sincères compensera le -huh ?- retard (ah ? Quoi le 2 février on peut plus souhaiter une bonne année ? Meuuuuuuuuuuh si. tenez, la preuve !).



Un logo...

Je ne sais plus si je vous avais dit mais ici en Nouvelle Calédonie, je suis investie (jusqu'au cou, mais prudemment seulement au CA, "chat échaudé...") dans l'association de soutien à l'allaitement maternel. J'ai décidé qu'après 48 mois d'allaitement cumulés, j'avais la maturité et l'expérience pour ce genre de boulot.


Et bon, je mets donc mes compétences au service de l'asso, et parmi elles, malgré mon manque certain de maîtrise, le dessin.


D'un logo, adopté ce jour après quelques semaines de réflexion et remaniements divers :








PS A y est ! Cilou a mis en ligne la suite de son article sur le "swap layette" auquel j'ai participé ! À vous de me retrouver, j'y suis quasi incognito... Hem.