mercredi 22 décembre 2010

Certes...

Je suis comme tout le monde au mois de décembre : submergée par la préparation de la Fête.
D'autant que pour la première fois, je me suis sentie investie de je-ne-sais-quelle mission impliquant la réalisation "maison" de DEUX des cadeaux. Deux. Attendez, vous ne vous rendez pas compte, là, ce que ça peut vouloir dire (ne serait-ce que mon investissement un poil plus développé l'an prochain, je peux vous garantir que ça n'est pas rien)...

Comme je ne travaille bien que sous la pression, j'ai bien entendu démarré par la couture du manteau de Rose (pour les ceusses qui ne seraient pas très au courant, Rose mesure 40 cm, elle est en chiffon, elle a la peau délicieusement chocolat, et on l'aime). Un manteau entièrement doublé (et j'ai dû inventer le montage, puisque je n'avais que le patron, nu). Quoi ? Mais si c'était important aussi ! Rose doit venir avec nous chez mes beaux-parents, elle ne pouvait pas le faire avec ses petits vêtements d'été par le temps qu'il fait.


Bon, j'ai réussi à terminer aussi les cadeaux. Vous les verrez dès que j'aurai réussi à les prendre en photo sans qu'un gnôme passe voir ce que je fais là (ma fille commence à douter très sérieusement de la réalité du Père-Noël, il n'en reste pas moins que je tiens à ce que la surprise pour elle soit complète même concernant les cadeaux des autres).


En attendant voilà le manteau de Rose :


Le patron vient d'ici : http://mci.blogs.marieclaireidees.com/archive/2008/04/12/les-patrons-du-hors-serie-bebe.html et c'est un agrandissement à je ne sais pas combien de % parce que mes agrandissements originaux étaient trop petits et que j'ai donc redessiné vaguement le patron en laissant un petit quelque chose autour. Donc bon, vous improviserez tout aussi bien sans cette info ;-)

Allez, le petit crapaud veut que j'aille dans le bain avec lui.



Je tiens juste à dire que je n'oublie pas ce blog, mais que mon implication dans le projet IEF, mes envies couture, le petit quotidien avec trois loups dont un "terrible two" (me souvenais pas que les deux autres aient été aussi speed...) vident un peu mes envies de bloguer...

dimanche 5 décembre 2010

Le boulot des mimines

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas montré ce que mes petites mains peuvent faire de beau quand leur propriétaire arrive à libérer cinq minutes (bon, une heure...) dans son emploi du temps surchargé. Et en fait, mon travail de ces dernières semaines étant particulièrement en lien avec le manque désespérant de publication régulière sur ce blog, vous méritez que je vous montre (si, si, vous méritez !).


D'abord, une chouette chemisette pour un non moins chouette petit gars qui la mettra peut-être un jour, mais vu la taille, pas tout de suite, c'est une évidence.



Modèle Ottobre 3/2010 - "Apple"


Ensuite un "petit" quelque chose qui me vaut de ressembler ces derniers jours à Cendrillon, je vous explique pourquoi juste après. 
Histoire qu'avant de vous marrer, vous vous exclamiez un peu, un bureau pour ma (grande)(trop) fille :




 Et en place dans sa piaule, je peux vous dire qu'elle se la pète !



Si vous voulez tout savoir, donc, ce bureau c'était le mien quand j'étais petite. En vrai, avant la peinture, il ressemblait à ça :

(avec les tiroirs). 

Ma mère elle m'a dit : oh là là, tu vas te prendre la tête à vouloir le repeindre. Moi je me suis dit que ben peut-être, mais il se trouve que ça me fait plaisir de me prendre la tête pour ma fille, tu vois ? 

Tout de même quand mon adorable frangin et sa non moins adorable chérie m'ont dit : on va te prêter le pistolet à peinture, tu vas voir, ça fait un boulot nickel en un rien de temps, j'ai sauté sur l'occasion. Chic : un nouveau jouet à essayer, chic je vais faire un super boulot en un rien de temps, hin hin hin.





On n'était pas faits pour s'entendre, le pistolet et moi.


Du tout.


Entre la peinture qui sortait en pointillés, par paquets dégoulinants avec du rien sur dix centimètres entre deux (t'as pas assez dilué qu'il a dit, mon adorable frangin), et le truc qui refusait de sortir la moindre goutte de peinture, même bien diluée, même après un nettoyage en règle de l'engin, surtout quand j'osais l'incliner (or je sais pas si vous avez remarqué, mais mon joli bureau de petite fille, il est bourré de petits casiers, de petits coins, tout ça...). Bref. J'ai fini par le regarder dans le blanc du pchit et lui exprimer vertement ma façon de penser avant de le passer à la douche et de le reléguer à sa place juste, à savoir le fond de son emballage. À racheter un pinceau. À tout terminer a mano, parce qu'il n'y a que ça de vrai.



Et maintenant que le joli bureau tout repeint trône dans la chambre de sa toute nouvelle propriétaire fière comme un pou, Cendrillon passe ses soirées à quatre pattes dans son atelier à nettoyer les milliards de gouttelettes que ce con de pistolet à déversées absolument partout dans la pièce.




Sinon quand-même pendant que j'y étais à jouer du pinceau j'ai aussi peint ma petite desserte qui était en "sous-couche" depuis bien dix ans. Je suis très contente :





Voilà voilà ça c'est fait, et dès que le sol de l'atelier arrêtera de coller sous les chaussons, je me remettrai à la couture sérieusement : y'a un petite robe mignonne et un protège carnet de santé qui m'appellent à grands cris désespérés...

jeudi 2 décembre 2010

C'est classique

Ptibouchon adore le téléphone. Un objet de tous les désirs, du "yeu fifone" au "é moi éponds".
Dans la série des jeux d'imitation, c'est un must, intonations et blancs de la conversation compris. Ce gamin gère ses relations téléphoniques de main de maître.



Son père n'est pas encore rentré (passons), on va l'appeler.

"Moi é fifone !" qu'il dit.
D'accord, mon loupiot, c'est toi qui vas téléphoner. Laisse-moi juste le temps de passer l'éponge, là.

Sur ce, le loupiot en question décroche le combiné, et imite à perfection sa conversation téléphonique.
"En fait é dindon a peur à nard" (si. Le dindon fait peur au canard. C'est une réalité douloureuse que cet enfant assène au moins trois fois dans ses journées, c'est dire si l'histoire du Vilain Petit Canard l'a marqué, parce que ça doit faire deux mois qu'on n'a pas retrouvé le bouquin chez mes parents).




Et en fait, la maman au bout d'une trentaine de secondes trouve cette conversation dangereusement trop bien imitée pour être fake, et prend donc le combiné des mains de son fils pour voir...



- Allô ?

- Ici les pompiers...

- ...








Bon, c'est déjà ça, il saura leur téléphoner en cas de souci.

lundi 29 novembre 2010

6 ans

Presque.

Dans une semaine.

Elle me laisse entrevoir par ci par là quelques aspects de sa personnalité qui ne manqueront pas de nous donner de quoi causer quand elle sera adolescente.



Comme elle est instruite à la maison, toutes les occasions sont bonnes pour lire, écrire, compter. Écrire étant un peu sa bête noire, je lui ai proposé de préparer les invitations à son anniversaire. La première n'a pas été sans mal. Suivre la ligne, avoir des lettres de taille à peu près proportionnelle et à peu près stable, bref, ces petits détails qui lui tapent sur le système ne font pas son bonheur.


Le lendemain, deuxième lettre, la différence est nette. Les lettres sont jolies, les tailles sont respectées et les lignes aussi.
Moi je suis contente de l'effet kiss cool, et toute fière de ma trouvaille je lui annonce que "ben tu vois quand on s'entraîne un peu, ça s'améliore rapidement !".


- Ah non, mais là la lettre d'aujourd'hui c'est normal, maman, elle est pour un garçon !




Forcément, comment n'y avais-je pas pensé plus tôt...

vendredi 12 novembre 2010

Mercredi

Je sais pas chez vous, mais ici le mercredi c'est un peu la course. La matinée est remplie d'activités des gosses, évidemment dans un village à un quart d'heure de route de chez nous sinon c'est pas très drôle.

Le challenge c'est de réussir le mercredi parfait, celui où on ne sera en retard ni à l'anglais de Biggirl à neuf heures quinze (non mais rendez-vous compte : neuf heures quinze, quoi ! Faut qu'on se lève aux aurores pour envisager d'être à l'heure), ni à la musique de Tiboy à neuf heures trente (là si j'étais pas trop en retard au premier ça le fait, mais évidemment la musique c'est dans le village à côté, ça serait trop simple sinon...), ni pour récupérer (au choix, heureusement que je ne suis pas la seule mère de famille débordée par un emploi du temps de ce genre) Tiboy ou Biggirl à la fin de leur cours (qui se terminent évidemment à la même heure, ah ah ah), ni pour le cours d'anglais de Tiboy (en théorie on a tout notre temps pour être à l'heure puisqu'il y a un battement de trois quarts d'heure entre la fin de la musique et le début de l'anglais, battement qu'on occupe à la médiathèque, sise dans un bâtiment adjacent, mais justement ! C'est fou comme le fait d'avoir le temps peut nous mettre à la bourre).


Dit comme ça, ça paraît tout simple, suffit de partir à l'heure le matin. Même si c'est en soi un petit challenge, je sais qu'en quittant la maison à huit heures quarante cinq on est tranquilles.





Mais les Choses sont fourbes, elles tendent des pièges pour rendre la quête plus difficile.




Cette fois mes trois enfants ont quitté la maison pieds nus dans leurs chaussures pour cause de pénurie de chaussettes. Je ne sais toujours pas comment autant de paires peuvent divorcer dans 90 m2. Le fait est que c'est un peu la dèche en la matière chez moi (les toutes seules font la fête dans ma salle de bain en attendant leur promise, mais en vain...), et ce jour-là, toutes mes paires rescapées se sont trouvées ensemble dans la machine à laver, dommage.

Donc pieds nus, les gosses.
En plein mois de novembre.
Avec un Tiboy qui doit virer ses godasses pour son éveil musical, je suis passée pour une mère attentive, je vous dis pas comment.
Bref.



Moi innocemment, je me suis dit que pas de problème, puisque le cours d'éveil musical me laisse un battement de trois quarts d'heure environs avant de récupérer les petits ou les grands, j'irais acheter des paires de chaussettes au magasin.




Sur deux surfaces moyennes et un magasin de fringues pour enfants, pas une paire.

On est bien barrés.

Ah si, le magasin de sport en a plein des jolies, ouf.






Treize euros la paire, siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiigh...








(et l'autre là du magasin de me dire en toute simplicité : ah elles sont géniales ces chaussettes : mes gosses ne portent que ça... Mh mh ?)



Et évidemment quand tu as fait tout le bled, que dis-je tous les bleds (aller-retour au bled de départ qui comprend un supermarché digne de ce nom exclu : temps disponible insuffisant. Non, non, on n'essaye même pas), pour ne PAS trouver de chaussettes (enfin si, je les ai prises les chaussettes à treize euros la paire, je peux vous dire que ces couples-là je les surveille de près, le divorce est interdit, c'est pas dans leur religion), ben t'es en retard pour récupérer le premier, et etc. quoi...).





Mercredi parfait première : mission échouée.

mercredi 10 novembre 2010

Quâ ?

"A vu na nune"
- Tu as vu la lune, mon chéri ? (vous noterez au passage l'aisance dans la traduction simultanée Bouchon-Français)
"Quâ ?"
- Je dis : tu as vu la lune ?
"Quâ ?"
- Tu - as - vu - la - lune ?
"Quâ ?"
- Laisse tomber mon cœur...
"A vu na nune..."


De deux choses l'une : soit ce gosse cherche à m'envoyer en cure de repos par des moyens à la limite de la légalité, soit il se paye ma fiole.



Optons pour la seconde.



"Quâ ?"

lundi 8 novembre 2010

Pas.

On n'y va pas.

On ne se lève pas le matin, on s'habille rarement "pressés", on petit déjeune jusqu'à dix heures.

Ils jouent des heures d'affilée. Ils lisent aussi, surtout Biggirl qui avale des histoires au kilo, les unes après les autres, sans compter celles que je leur raconte.

Ils apprennent de façon informelle pour la plus grande part. On met en place quelques ateliers ponctuels de maths et d'écriture ou d'orthographe, en fonction des envies, du temps disponible, de la sieste de Ptibouchon.

On rencontre d'autres extraterrestres dans notre genre, environ une fois par semaine, pour une visite ou un spectacle, pour le plaisir aussi.

Ça s'appelle l'Instruction en Famille. C'est légal.
Je ne suis pas là pour m'en faire le porte-drapeau. Je suis contente que la loi française me donne ce choix, que je fais de façon très égoïste pour nous, pour eux, parce que cela nous convient.

Les grands débats sur l'École, sur ses qualités et ses défauts, je les évite de plus en plus. Après tout ce n'est plus notre histoire. Pas pour le moment en tout cas. Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Je sais juste qu'aujourd'hui, ici, on prend notre temps et que ça nous ressemble.



Ce message est essentiellement là pour dire que ce projet est toujours d'actualité chez nous, qu'il se construit petit à petit, et qu'on s'y retrouve pour l'instant tous les cinq, avec nos phases de doute et de remise en question, comme toutes les familles du monde.




J'espère que vous n'allez pas fuir ce blog (à publication un peu anarchique et décadente je vous l'accorde). Je ne mords paaaaaaaaaaaaas !

jeudi 28 octobre 2010

Maintenant que c'est bien arrivé

Je peux vous montrer ce que j'ai cousu pour la fille de ma copine qui entre nous soit dit est bien mignonne et je veux un quatrième, c'est pas possible ça que je m'arrête à trois, s'pas un bon chiffre, je veux un autre bébéééééééééé... Hem. Fin de parenthèse.


Je dois dire que je faisais ma fière hier en branchant la machine sur mon nouveau bureau tout beau tout neuf qu'il faut bientôt tout démonter parce qu'on a bu un coup en le montant et que les pieds de la tablette ne sont absolument pas à leur place. Genre ha ha ha, je commence à maîtriser un peu de la pédale, moi, je vais te coudre ça en deux temps trois mouvements, parole de scout et ni vu ni connu.


Voilà voilà.


Et donc après un léger blanc dans l'autosatisfaction, ça donne ça :






(nan mais tout de même je note avec satisfaction que pour une fois, toutes mes pièces se rejoignent à peu près au même point en haut comme en bas)

(en fait je suis super forte en découd-vite, je crois...)


Et comme je trouvais ça un peu léger comme cadeau de bienvenue sur la terre, j'ai ajouté un petit gribouillis de derrière les fagots, que voilà :

mercredi 27 octobre 2010

Ces moments d'exception

Parmi mes innombrables blogs inscrits sur netvibes, se trouve celui-là que j'aime bien (moi dès qu'on me cause couture, je trippe... Une grande rêveuse, je suis, vous savez, celle qui se dit : "ah oui, un jour je ferai ça aussi, han et ça ça a l'air chouette ! Mais bon sang où trouvent-elles le temps ???")



Et entre deux posts à vous rendre jalouse des doigts des autres, on tombe sur des tranches de vie, comme ça.

Moi aussi ! Moi aussi ! J'ai les miens de petits bonheurs (quoi, vous aussi ? Rha pas moyen d'être original sur cette blogo...).



Comme lire "les contes de la rue Mouffetard" avec ma fille, et pleurer de rire toutes les deux en parlant le chinois du géant à chaussettes rouges devant le magicien breton médusé... (obligé tu lis ça si tu connaissais pas déjà ^^).



(cet article est désolant de vide, à part le joli lien, mais j'ai promis ma contribution !)

lundi 25 octobre 2010

Je ne vous apprendrai rien

quand il n'y a pas un bruit dans la maison, il y a anguille sous roche.

La grande c'est de moins en moins vrai : il y a une chance sur deux pour qu'elle soit affalée sur le canapé avec un livre.

Le moyen n'a pas d'idées tordues, c'est une bonne chose, mais des fois j'aimerais presque qu'il en ait plus. Les mères de famille, je vous jure, c'est compliqué...

Le petit, vous en conviendrez est à un âge à haut risque d'idée tordue, et son silence en dehors des heures de sommeil doit faire l'objet d'une enquête poussée.



Ce que je fis, pas plus tard que tout à l'heure. Avec un train de retard, évidemment : le temps que mon cerveau en quête de temps calme se mette en mode "danger", l'idée du jour était déjà bien entamée.


Une magnifique double empreinte de dents de lait dans la tablette de chocolat pour tout avouer. Avec les deux mains bien accrochées des deux côtés de la tablette en question, et le bébé absolument ravi de sa trouvaille.



- Ben qu'est-ce que tu fais mon doudou ? (dit la mère qui sait parfaitement ce qu'il fait le doudou, hein, parce que tu parles si sa présence a eu la moindre conséquence sur l'arrêt de la chouette idée en cours)

- manche e cola ! dit-il encore plus ravi (hein maman que c'est une chouette idée que j'ai eue là ? comment ça tu me la vires, ma tablette, mais non, pas du tout, je suis bien parti, là, rends-moi ma tableeeeeeeeette !!!!!)

- colaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...









Pauvre enfant. S'tait pourtant une chouette idée, faut bien l'avouer, je devrais suivre son exemple à ce petit.

vendredi 22 octobre 2010

Un soir comme ça

Où j'avais envie de bloguer, mais je ne savais pas trop quoi.

Où mon agacement face à mon Amoureux qui appelle au secours et ne donne plus signe de vie avant de rentrer content de lui à la maison (genre j'allais partir là, avec les trois gosses en pyjama, pour retrouver ta trace de malheureux bipède abandonné des siens... Oui, je fais la tête. Non, tu vois pas pourquoi... (soupir)) a failli vous faire un article de plus sur la galère des femmes face à la gente masculine ingrate.

Où le petit moment d'anthologie de l'engueulade avec ma mère sur Skype à la minute où le coupable Mari passait la porte de la maison a repoussé le premier sujet pour un plus large sur les relations parents/enfants après la trentaine (la trentaine des gosses s'entend)(non maman, je n'ai absolument aucune envie de m'acheter un téléphone portable, alors si tu pouvais éviter de glisser une remarque à ce sujet chaque semaine que Dieu fait, on s'entendrait merveilleusement, toi et moi...).


Et où la non-sco me sauva des eaux (celles de vos larmes de déception à la lecture de ces sujets édifiants et mille fois rabâchés).

Dans ce blog trouvé par hasard.

Dans cet article qui m'a fait de l'œil.

L'idée que malgré tous mes efforts (pas de télé, la radio inécoutable depuis qu'ils ont viré Guillon à France Inter, internet limité à vous écrire des âneries, et pas de téléphone portable, la honte, le fin fond de la désociabilisation, demandez à ma mère) je suis encore bien polluée par la grande consommation, par les idées qu'on me met dans la tête malgré moi, et que j'ai encore du chemin à faire avant de ressembler à ma copine Coco, que c'est mon modèle idéal de personne qui sait ce qu'elle veut et qui la joue comme ça, ni plus, ni moins.



Vous êtes abonnés à quoi, vous ?

mercredi 20 octobre 2010

Paname est à moi !

Enfin Paname sera à moi pour deux bonnes journées le WE du 30-31 octobre.
J'y serai toute seule, sans mon Amoureux ni les zous, c'est la fête !

Et donc je lance un appel aux copines blogueuses si elles sont dans le coin aussi : on pourrait en profiter pour se voir, non ?

J'dis ça...

mardi 19 octobre 2010

Si c'est pas mignon...

Ma jolie étiquette pour faire très classe sur mes coutures à offrir...


Et comme on n'arrive pas à le déchiffrer sur la photo, il y a d'écrit en bas : "deux très jolis boutons à coudre à la hauteur désirée"...

dimanche 17 octobre 2010

Lili Brisefer

Je sais pas si c'est l'année qui veut ça, mais Ptibouchon et Lili, cousins proches de la même année, sont un peu du même bois. Le genre qui fonce droit devant et advienne que pourra.


Advint donc comme de juste, une chute pour Lili, du genre qui fait mal, parce que même en bois, toutes les marches de l'escalier en enfilade, ça se sent passer.

Et Lili, elle a quand-même bien bien pleuré, et ça a duré, et la nuit suivante, elle a pas bien bien dormi, rapport à son poignet droit que ouh là, il faisait quand-même bien bien mal. Et mon papa à moi, qui est son grand-père parce que vous suivez bien ce que je vous raconte, il lui a mis une attelle, et il a prescrit une échographie en premier lieu, parce qu'il voulait être sûr que sa petite fille n'avait pas de souci au niveau des cartilages.



Jusque là rien d'anormal (enfin si on omet la chute dans l'escalier, parce que vraiment, Lili, tu devrais regarder devant toi, je te promets que tes parents dormiraient beaucoup mieux).



Ma belle-sœur et mon frère sont allés au cabinet de radiographie de leur ville pour faire faire la sus-dite. Et sont tombées sur un bouché du neurone, qui leur a dit que cette échographie était inutile, qu'on n'y verrait rien, que le médecin qui l'avait prescrite était un nul. Et comme ma belle-sœur lui disait que certes mais qu'ils voulaient quand-même qu'ils fasse son travail, hein, genre, c'est pas comme si on lui demandait juste un service au mec, il l'a laissée se démerder pour défaire l'attelle, recherche d'une paire de ciseaux comprise, sans lever un poil de popotin de la chaise sur laquelle il avait incrusté son gras.


Et après ça, il a fait son écho sur le dessus du poignet (alors que l'hématome était dessous), et il a noté dans son rapport que ma petite nièce n'avait strictement rien au poignet, ni dedans, ni dehors (il a osé écrire "pas d'hématome", ce gland, alors qu'elle avait le poignet noir et une bosse par dessus). Il a rendu les résultats à ma belle-sœur en lui disant que ce n'était donc pas la peine de remettre l'attelle, que la gamine n'avait rien.




















À l'hôpital ils ont trouvé une double fracture.





Ce type est un danger public que la lettre bien pensée de ma belle-sœur au Conseil de l'Ordre va remettre gentiment à sa place, j'en jouis d'avance...

vendredi 15 octobre 2010

Quand on n'a pas les outils...

Des fois j'ai des idées comme ça que dans ma grande fatigue et ma grognonnerie basale du moment, un gros tas de pâte à crêpes sera le bienvenu à la table du dîner.
De quoi se faire des salées et des sucrées.
De quoi mettre de la bonne humeur et des sourires.
Tout ça, quoi.



Comme j'ai littéralement doublé les proportions (quoi ? On aime les crêpes, s'tout), la partie "mélanger sans grumeaux" a un peu foiré. Devant mon saladier à la limite de déborder, j'ai pris sage décision de préciser sur ma recette que les bonnes proportions c'est juste une fois et demi les quantités de la recette de base. Pas deux. (Quoi que... finalement on a tout baffré quand-même. Petit déj du lendemain inclus, mais y'avait plus rien...).



Je reste de bon poil, même en voyant qu'à 19 h 30, mon Amoureux qui m'avait gentiment annoncé qu'il finissait "tôt ce soir" n'est toujours pas rentré. Et devant les pauvres gosses affamés qui remplissent la pièce de leurs cris déchirants, je décide de passer à l'action.



Allons-y pour faire chauffer la poêle, youhouuuuuuuuuuuuuuuuu.



Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu.



uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu.



...............



...








Ah ben euh ! C'est quoi cette plaque de cuisson pourrite, là. Chuis plus habituée, moi. J'avais peut-être pas trop de meubles en Nouvelle Calédonie, mais j'avais de la plaque de cuisson qui tenait la route ! Rhaaaaaaaaaa.






Je peux vous le dire, essayer de faire cuire des crêpes dans une poêle tiède est une perte de temps.
Croire au pouvoir des crêpes dans la poêle tiède pour remonter le moral des troupes, ou en tout cas de la cuisinière, est une utopie.
Mais bien qu'imaginer que l'Amoureux dans sa grande sagacité bricoleuse naturelle puisse trouver une solution au problème sus-mentionné soit de l'ordre de l'infinitésimalement probable, croyez-le ou non, c'est ce qui arriva.






Viva l'Amoureux remonteur de moral, cuiseur de crêpes, euh de mini-crêpes.






(oui, une toute petite poêle du bon diamètre, posée sur la plaque de cuisson, chauffait suffisamment, elle. Et en vrai c'est la classe, les mini-crêpes, sauf que quand on avait de quoi faire sauter un régiment de crêpes de taille normale, vous imaginez pas combien de mini-crêpes on peut envisager de cuire...)

samedi 9 octobre 2010

Y'a des réflexes qui se perdent

J'ai ouvert mes cartons, je retrouve mon barda, ustensiles de cuisine compris, c'est la fiesta.

Si quelqu'un pouvait me dire où j'ai bien pu mettre ma cocotte minute et ma sauteuse, je serais bien contente de le savoir, mais sinon on s'en tire pas mal.



(Il est à noter que les trois enfants de la famille vivent actuellement le Noël le plus gargantuesque de leur existence : (re)découvrir en une fois tous les jouets restés cachés dans les cartons depuis un an et demi a un effet euphorisant qui frise l'overdose. Ils ne savent plus où donner de la tête, et l'option "ranger un poil" leur passe largement au-dessus de la tête. Vous pouvez compatir à mon pauvre sort, je risque la mort chaque jour que Dieu fait en posant le pied par terre : du jouet qui pique à celui qui roule, les possibilités pour que je me casse quelque chose sont entrées dans des statistiques dramatiques. Fin de la parenthèse)




La première nuit a été un peu roots. Il manquait bien la moitié de ce dont on avait besoin, vaisselle comprise. Mais depuis j'ai largement progressé, et j'ai même trouvé de quoi faire une soupe (légumes et mixer inclus).

Certes, ma pauvre casserole avait un peu du mal à contenir tous les légumes sélectionnés (je vous rappelle que je n'ai pas encore remis la main sur ma cocotte minute), mais ils avaient l'air suffisamment cuits.



Ce n'est qu'après dix bonnes minutes de mixage, la sueur au front, trouvant que quand-même, elle était bien difficile à rendre soupe, cette soupe, que je me suis rendue compte que j'avais oublié de fixer la partie qui coupe sur mon mixer super la classe...



Va falloir reprendre contact avec les choses en douceur, hein.

jeudi 30 septembre 2010

Bienvenue chez flunch !

Nous, on a pris des vacances la semaine dernière.

Voui, monsieur, voui madame, farpaitement. On va pas s'embêter, je trouve. En plus le mois de septembre c'est mon préféré, avec ses jolies températures, son beau temps et ce petit je-ne-sais-quoi dans l'air qui me met de bonne humeur.


Qui dit vacances dit au moins une fois un genre de journée où y'a pas moyen de faire autrement que de déjeuner au restau. On se fait pas violence, je vous rassure, mais autant se donner de bonnes excuses.  



Flunch, c'est écrit dessus, t'y vas avec douceur et volupté pour déguster un repas agréable dans un cadre reposant, et qui plus est prévu pour les familles. Le menu enfant, là, il a l'air très correct, et on y va le sourire aux lèvres.


Le premier espace, c'est des entrées et des desserts. Tu jettes un coup d'œil pour essayer de comprendre, et tu finis par réaliser que tu vas commander ton plat chaud à la caisse et aller le chercher de l'autre côté.
Avec les trois zouaves, tu cours un peu, entre les plateaux, les couverts et les entrées et desserts à choisir (y'a un dessert "au choix" dans le menu enfant). Étonnamment on ne trouve pas de compotes, et un dessert sans lait de vache ha ha ha ! Non mais quelle idée aussi. De dépit, je me suis tournée vers les petits pots de bébé (choix du dessert : compote pomme-banane ou compote pomme-banane ouééééé). Le temps de gérer la première vague de panique à l'entrée du Flunch, la bigbiggirl qui nous accompagnait (elle porte le même prénom que ma fille, huhu) a filé sur la caisse de gauche, et comme on veut l'inviter, mon Amoureux me pique un chèque et file avec Ptibouchon pour la rattraper.


Ma patience commence à légèrement s'écorner quand je comprends à la caisse que les "desserts au choix" du menu enfant, faut les choisir après la caisse, à l'endroit des plats chauds. C'est pas comme si je venais de passer vingt minutes à leur trouver un dessert convenable, non plus... Grmbl. 

J'ai vérifié en sortant c'est effectivement écrit sur un des panneaux annonçant fièrement le menu, sauf qu'en fait, je pense que tant que tu ne t'es pas cassé le nez à la caisse, tu peux pas comprendre ce qu'ils entendent par là. Enfin avec mes neurones convalescents c'était inimaginable que je pige. Et vous savez quoi ? Je suis sûre que je me suis déjà fourvoyée dans un flunch et que j'ai fait exactement la même idiotie... Je comprends vite, moi, faut m'expliquer un peu longtemps, juste...




Donc je paye, je me décide pour un plat chaud, je prends deux menus enfant et je commence à faire la queue...





Moi je crois que chez flunch le mec qui a pensé le truc, il s'est dit "ouais ! faisons leur un joli menu enfants, avec des mignons plateaux, les familles vont adorer". Pis il est mort célibataire et sans enfants, et il n'a jamais pu tester son concept de MERDE !





Parce que tu vois, chez flunch, ton plat chaud, tu vas aller le chercher au comptoir correspondant : "grillades", "poisson", "plats mijotés", ou évidemment "espace enfants". Mais quand tu es là toute seule avec tes deux grands affamés (je vous rappelle que mon Amoureux a filé avec le petit dernier), tu ne peux mathématiquement PAS faire la queue à deux endroits différents à la fois. Le temps que je comprenne le truc (j'ai dit que mes neurones étaient légèrement indisponibles), j'avais déjà perdu trois places dans la queue, qui plus est dans la mauvaise (j'avais commandé poisson, ça c'était la queue des grillades) et mes gosses couraient à peu près partout dans le restau.









Après on se demande pourquoi je suis énervée aussi.











Je pense que la maman du p'tit gars qui a attendu vingt bonnes minutes au comptoir enfants qu'on lui serve le plat chaud qu'elle voulait pour son fils a trouvé ça un peu stressant aussi, et il faut bien admettre que quand l'ensemble du personnel te fait la tronche ça n'invite pas tout à fait à la zénitude...

jeudi 16 septembre 2010

Partageons les tâches !

C'est une question récurrente dans mon entourage, sur la toile ou dans la famille. Le partage des tâches ménagères. Parce qu'on a beau dire, ces mecs si on leur met pas un peu les points sur les zis, ils en foutent pas spontanément des masses.



Le mien en tout cas a besoin de points sur ses zis. Que je pose -avec toute la délicatesse qui me caractérise- quotidiennement.



Mon raisonnement va jusqu'à : "si je veux qu'il en fasse, faut pas non plus que je vienne critiquer ce qu'il fait sous prétexte que ce n'est pas fait comme je voudrais". Donc j'ai laissé tomber les cours d'accrochage de linge : à part impliquer un désengagement de la tâche, on n'y gagne rien.




À midi, mon Amoureux a passé la tête par la porte pendant que je lisais au soleil des histoires à mes zous du cœur. Il m'a fait des gestes de sioux pouvant se traduire grosso-modo par "il faut peut-être préparer à manger, je m'y mets ?" (oui : cet homme fait parfois preuve d'initiatives déconcertantes, ma théorie en prend son coup dans l'aile).


À quoi j'ai répondu : OK t'improvises un truc ?







Je suis arrivée dans la cuisine pour le voir affairé à éplucher la jolie courge (bonne idée), avec devant lui sur la table trois courgettes en attente de traitement.


À ma question : tu prévois de faire quoi ? Il a répondu : ben de tout mettre dans la cocotte et zou ! une poêlée improvisée...







Étant entendu que mon Amoureux pense rarement aux herbes et autres assaisonnements et qu'il met les légumes dans la poêle et prévoit de les manger tels quels, limite salés. Je sais pas vous, mais moi la perspective d'une poêlée courge/courgettes à rien ne m'a pas beaucoup enchantée.






Alors oui : j'ai arrêté tout de suite les travaux en cours, et j'ai engagé le repas sur une poêlée de courge bien dorées et assaisonnés comme il se doit (ail, fines herbes, laurier, et cuillérée de miel en dernière minute, je sens que ça va le faire).



Je saiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis... J'étouffe dans l'œuf l'engagement culinaire de l'Amoureux, mais quoi ??????? Avouez que vous seriez intervenues aussi (voui : je ne m'adresse qu'aux dames ce jour...).

mardi 14 septembre 2010

Reprendre du poil de la bête

Vous reprendrez bien un peu du poil de la bête ? Elle était fraîche, son poil luisant, vous allez pas refuser...



(non mais y'a des expressions des fois on se demande un peu quand-même, faudrait que je google ça pour voir...)(voilà, c'est fait...)(clic, quoi !)




Bon mais tout ça pour vous dire que je ne désespère plus autant qu'hier. On a vu deux apparts aujourd'hui. Le premier dans la ville qui nous intéresse, à mon avis trop galère à long terme (troisième sans ascenseur, sans garage ni parking, ni cave, et avec une pièce de vie un peu minus malgré les 80 m2 de l'appart). Le second dans la ville où on se trouve actuellement, qui me plaît rudement (plus de 100 m2, 3 grandes chambres à l'étage et une de plus au rez-de-chaussée, ce qui correspond quand-même bien à ma situation d'instructrice en famille (je me donne du grade, même pas peur). Alors oui : les activités des enfants s'orientent cette année sur l'autre village donc on est partis pour rouler, sauf si j'arrive à changer nos orientations (c'est-à-dire à trouver l'équivalent sur la ville où on habite, sachant que l'escalade de toute façon y'a pas, il faudra aller là-bas, mais l'anglais je devrais trouver quand-même, et l'éveil musical itou, sauf qu'évidemment le forum des assocs est passé et je suis préinscrite là mais pas ici, vous suivez ?).




N'empêche je vais me dépêcher de déposer mon dossier tout bien complet, et de faire des risettes à la fille de l'agence que -ô surprise- je connais depuis le lycée, hu hu !





Croisez les doigts pour moi les gens...

lundi 13 septembre 2010

C'est la loose

J'ai pas la pêche, moi.

L'appart que je pensais pouvoir avoir m'est passé sous le nez de façon tellement nulle que je n'ai même pas envie d'essayer de vous raconter comment.

Je vais visiter d'autres trucs demain. Deux d'entre eux ne sont pas dans le village où mes enfants vont faire toutes leurs activités de l'année, laisse bét. Deux autres dans le bon village, et dans une agence qui ne demande que deux fois le montant du loyer en revenus (en fait entre le congé parental, l'aide au logement, et les revenus fonciers, je crois qu'on les a sans même parler des revenus de mon Amoureux : ça le ferait, mais c'est pas fait, quoi, et je suis légèrement refroidie, on va dire).


Bref. Je déserte.


Je vais lire les blogs des autres, pleins de belles choses et de meilleure humeur que chez moi, heureusement que vous êtes là, tous.



J'espère revenir bientôt avec de meilleures nouvelles, un meilleur moral, et de jolies choses à vous montrer (l'air de rien, la machine tourne, mais l'énergie n'y est pas trop...).

vendredi 10 septembre 2010

Vous reprendrez bien un peu de gratin ?

C'est un gratin d'agent immobilier, j'en suis très satisfaire, vous verrez, il est assez goûteux. Un peu amer dans l'arrière-bouche, je le reconnais, mais la satisfaction de s'en faire une bonne tranche n'est pas déplaisante.





Sont cons.





Moi je suis réglo, j'ai bien prévenu que notre dossier pour une location allait probablement être refusé par l'assurance des loyers impayés, et que dans ce cas, on en parlerait directement avec le propriétaire parce que justement, ah ah ah, je le connais figurez-vous.




La dame elle m'avait demandé de ne pas le déranger, ce propriétaire. Qu'elle verrait directement avec lui, tout ça. Elle s'est un peu enquis du degré auquel je le connaissais et basta.





Moi j'ai été sage, j'ai pas appelé. Après tout j'étais apparemment la première sur le coup, et je l'ai dit : on le connaît le proprio, donc quoi qu'il en soit, cet appart, il est pour moi, voilà.





Elle a été conne, il faut le dire tout net. Elle a essayé de m'entuber en mettant dans la balance un autre dossier pour lequel leur assurance passait. Elle a essayé de me dire que "vous comprenez, votre dossier est tout de même bien bancal", et je le sais vieille bique qu'il est bancal, et c'est pour ça que je vous dis qu'on s'en fiche de l'assurance, et qu'on gère direct avec le proprio.




Je sais pas ce qu'elle imaginait la vieille, mais en tout cas si c'était m'impressionner, hu hu comment dire ? Je suis un peu blindée, moi. Pis j'ai un poil de répondant, voyez. Genre c'était assez goûteux de lui envoyer à la figure ce que je pensais de ses manières de faire, et comment j'allais donc de ce pas appeler le proprio qu'elle m'avait demandé de laisser tranquille, pour régler ça fissa.





Curieux comme elle était un peu froide au téléphone ce matin quand j'ai appelé pour prendre rendez-vous pour l'état des lieux.





Et comme ça ne va pas s'arranger vu que personne ne m'a rappelée aujourd'hui, et que vu le prix qu'ils me demandent de leur laisser pour faire la transaction (celle que j'ai donc faite à leur place, nous sommes d'accord), je vais un peu envisager que leur prestation suive aussi.

lundi 6 septembre 2010

Aujourd'hui

J'ai bossé sur mon bouquin de psychologie cognitive (aurais-je comme une hypothétique reprise du travail qui me pousserait le derrière ?). J'ai fait du café pour les quatre adultes de la maisonnée. J'ai rappelé la dame de la maison qu'on a visitée la semaine dernière pour lui dire qu'elle nous intéressait bien, et qu'on aimerait rencontrer son (ex) mari. J'ai préparé un déjeuner pour les gosses, ma mère mon frère et moi (juste pour montrer à ma tante que non, non, ce n'est pas à cause de moi que ma mère est fatiguée, mais plutôt grâce à moi qu'elle ne l'est pas encore plus). J'ai changé, bercé et couché un Ptibouchon bien fatigué. J'ai cousu une balle à nétiquettes pour une petite fille qui va bientôt pointer le bout de son mignon petit nez, de l'autre côté de la terre. J'ai ouvert le livre de lecture à la page du ga go gu gui gué guê guè avec Tiboy. J'ai joué au jeu du petit cochon avec les deux grands (avec l'un puis l'autre). J'ai donné une tétée à Ptibouchon qui se réveillait de sa sieste, puis un goûter à tout le monde. Je suis partie avec toute la troupe faire les courses, rapport à la disparition louche des crème soja-chocolat que je n'arrête pas d'acheter. J'ai failli oublier le rendez-vous chez le dentiste pris le matin pour Tiboy, mais l'intéressé a eu le bon goût de s'en souvenir juste au bon moment, on n'était même pas en retard, c'est dire ! J'ai fait examiner mes deux grands loustics gratis parce qu'ils ont des dents de winners, et on ne sait toujours pas pourquoi Ptibouchon se plaint de sa canine depuis le réveil ou quasi. J'ai tout tout tout rangé les vestiges (nombreux) d'une journée pleine d'imagination, avec des enfants heureusement impliqués dans la tâche. J'ai donné le bain de Ptibouchon, et puis je lui ai donné une douche parce que dans le bain il y a eu de drôles de trucs marrons qui se sont mis à flotter. J'ai fait couler un nouveau bain pour les deux grands, et pendant qu'ils infusaient gaiement, j'ai fait manger deux assiettes de riz à Ptibouchon et fait chauffer un gratin et des tielles pour le reste de la maisonnée. J'ai adoré quand ma mère m'a annoncé juste après que tout soit au four qu'ils ne mangeraient pas là ce soir. J'ai fait manger les deux grands. J'ai appelé mon Amoureux juste pour voir, étant donné qu'il "finissait à 19 h 30" et qu'il n'était pas arrivé à 20 h (il travaille à cinq minutes), juste pour le plaisir d'entendre le répondeur se déclencher et de savoir qu'il était donc en route, donc bientôt là.





"Cabinet de kinésithérapie bonsoir ?"






Pfff, tous les mêmes.

dimanche 5 septembre 2010

Damned

J'avais pas du tout envisagé les choses sous cet angle, mais il semblerait que mon retour à la Vie Professionnelle se dessine dans un avenir bien plus proche que prévu.


Ça s'est passé hier, que ma môman avait invité toute son AMAP à pique-niquer chez elle, et qu'on s'est retrouvés nous cinq et une autre famille de cinq à passer une super journée au soleil pendant que ma pauvre mère s'épuisait à avancer ses boulots importants.


En aparté, je signale à ma chère tata qui ne vient donc jamais lire ce blog, puisqu'elle ne sait même pas qu'il existe et que je me garderai bien de le lui signaler, que la fatigue de ma mère n'est pas due à notre envahissante présence dont il faudrait comme elle le suggère que nous débarrassions au plus vite la maison familiale, mais bel et bien au travail de ma mère, conjugué à leur emploi du temps de patachon. Mais il est vrai que "travail" n'est pas spécialement une notion que cette Chère Tante maîtrise bien, puisqu'elle n'a tout simplement jamais travaillée de sa vie. Fin de l'aparté.



Et la seule famille qui s'est donc déplacée, c'est celle où la maman est orthophoniste dans la bourgade où vivent mes parents.

Comme dans tous les métiers de passion, t'en mets deux dans un même périmètre, tu peux être sûr qu'ils parlent boulot, donc on cause, pis pour tâter le terrain j'annonce ma couleur (envie de reprendre doucement, encore un an de congé parental, envie de me spécialiser en logico-maths et langage oral...).


Et là je vois ma collègue sautiller de partout avec un enthousiasme non contenu.



Parce qu'une fille spécialisée en logico-maths et langage oral, c'est juste ce qu'elles cherchent pour le cabinet. Qu'elles ont un bureau de dispo qui ne trouve pas preneur depuis le printemps dernier qu'il est là. Que je suis attendue comme le Messie ou presque et quand est-ce que je pourrais commencer ?





Heing ?







Ah, euh, ben, ouh là. Bof, bah, novembre ?







Parfait j'en parle à ma collègue et je te tiens au courant.








Huh ?

samedi 28 août 2010

Introducing

Maintenant qu'on est rentrés, on va les croiser plus régulièrement, alors je vous les présente : Lalou et Lili, les cousines de ma p'tite troupe.



En fanfare aujourd'hui, Lalou dans toute sa splendeur.

Ce petit bout de bonne femme sait très exactement ce qu'elle veut (et ce qu'elle ne veut pas). Du haut de ses trois ans bientôt et demi, et avec sa langue particulièrement bien pendue, elle s'exprime de façon parfois un peu obstinée.


Elle va entrer à l'école cette année pour la première fois, et sa mère n'est pas tout à fait tranquille. Moi je dis : ça va dépoter ! Hu hu hu.



Et donc hier soir, Lalou a dormi ici, rapport à un mariage auquel ils vont tous aujourd'hui, son père et mes parents. Et Lalou elle était un poil inquiète, faut dire que l'ambiance dans sa maison est malheureusement un peu électrique en ce moment, et pour la première fois depuis qu'elle est née.



Alors elle était couchée dans la chambre des petits où j'essayais d'endormir mon Ptibouchon moyennement motivé. Ce n'est certes pas évident d'être la cousine remuante d'un Ptibouchon compliqué. Alors Lalou elle s'est levée deux fois pour aller sur le pot qui se trouve dans la chambre, juste au moment où Ptibouchon commençait à abandonner la lutte anti-sommeil qu'il mène un peu chaque soir. Dommage, hein.



Et Lalou au bout d'un moment elle n'en a plus pu de ne pas réussir à s'endormir, et elle s'est très judicieusement levée pour rejoindre son père (mon petit frère).


Lalou sort en chuchotant :
- je vais voir mon papa.

Lalou fait trois pas dans le couloir et revient :
- Il est où papa ?
- Il est en bas Malou, mais maintenant il faudrait que tu descende parce que je n'arrive pas à endormir Ptibouchon quand tu me parles.

Lalou repart dans le couloir, fait demi-tour :
- Je vais descendre tout doucement.
- D'acc' c'est une bonne idée.

Lalou repart dans le couloir, fait demi-tour :
- Sur la pointe des pieds.
- Super Lalou. Maintenant il faut que tu y ailles, hein ?

Lalou repart dans le couloir, fait demi-tour :
- Sans faire de bruit...

jeudi 26 août 2010

Les agents immobiliers

Franchement, ils vivent sur une autre planète.




Alors évidemment, leurs honoraires pour prendre en charge la vente d'une maison (ceux que le proprio doit payer avant même d'avoir vendu quoi que ce soit) sont tellement exorbitants qu'ils sont bien obligés de leur faire croire, aux propriétaires, que leur bien vaut des sommes faramineuses et qu'ils vont s'en mettre plein les fouilles malgré les honoraires en questions.





Le souci c'est qu'ils se retrouvent avec des biens qui ne se vendent pas. Et pour cause.






Moi j'ai du bol, je suis du côté de celle qui va acheter. J'ai les sous, j'ai du temps et je sais exactement le prix que je suis prête à mettre dans une maison.



L'agent, il a commencé à me dire qu'à ce prix-là il l'achetait lui-même cette maison, tellement c'était une bonne affaire (ça tombe bien : c'est exactement ce que je veux faire, une excellente affaire !).

Après il a essayé de me faire pleurer, en me disant que je comprenais bien que les personnes lui avaient confié leur maison et qu'ils attendaient de lui qu'il leur présente des acheteurs à un prix raisonnable...




Ce à quoi je lui ai répondu que cette maison, elle était à quarante kilomètres de la "grande" ville la plus proche, qu'elle se trouvait dans une ville charmante mais dépourvue de gare, qu'elle n'avait tout de même que trois chambres, et que s'il s'imaginait la vendre au prix qu'il demandait vu tout ce qui était en vente actuellement sur la ville en question et qui ne se vendait pas, il se fourrait le doigt dans l'œil jusqu'au nombril.




Il a admis qu'ils avaient visé un peu haut ("mais c'est normal que les gens essayent de tirer un maximum de leur bien, vous savez") et qu'ils allaient baisser leurs tarifs, mais que tout de même, ma proposition était bien en deçà de ce qu'ils pouvaient envisager de vendre.




Il est d'accord pour me la faire visiter quand-même demain (malgré tout je reste une acheteuse potentielle, vous remarquerez).






Et je vais me faire un plaisir jouissif de lui dire que je reste sur ma position, mais qu'en plus s'il me la refuse aujourd'hui à ce prix-là, il prend le risque que dans six mois j'aie soit acheté autre chose (fou le nombre de baraques à vendre dans le coin...), soit revu mon tarif à la baisse selon l'évolution du marché.





Qu'est-ce que c'est bon d'avoir parfois une position de force comme ça...







J'adore (le dictateur en moi s'exprime, hin hin hin, prenez garde, bientôt je vais dominer le mooooooooooooonde)(ok, je me calme...)

lundi 23 août 2010

Qui a envoûté Tiboy ?

Les deux grands ont peur du fantôme. Celui qui a allume les lumières la nuit sans prévenir, réveille leur mère en passant subrepticement dans le couloir (ombre se déplaçant comprise dans le pack), qui leur fait des ombres dans cette grande maison pleine de grincements et de coins sombres.


Au début de l'été il leur a foutu spécialement la trouille. J'ai râlé après le fantôme, non mais ça va bien, hein.



Alors il a dû se sentir responsable, coupable, je sais pas. Et il a envoûté Tiboy.




Il faut savoir que si Biggirl a appris à nager cette année et sautait l'an dernier dans la piscine avec un plaisir bruyant, que si le Ptibouchon en bon Buzz se jette spontanément du bord de la piscine avec ses brassards, coule et attend tranquillos que la paire de brassards le remonte à la surface, Tiboy est du genre à passer l'heure de piscine à bricoler autour de l'eau sans y plonger un orteil, brassards ou gilet de sauvetage bien attachés on ne sait jamais des fois qu'une brusque rafale le précipiterait dans cet élément hostile qu'est le contenu du bassin.


Si d'aventure un malheureux bébé trop enthousiaste vient à éclabousser le malheureux, les cris de petit cochon qu'on égorge remplissent alors l'espace, et un câlin remetteur d'émotions est fortement conseillé.


Bref, Tiboy et l'eau c'est pas ça.



Au point que dans la lignée des cours de natation donnés à sa sœur cette année, j'ai branché le maître nageur pour qu'il essaye de faire évoluer le bonhomme, mon but ultime étant de réussir à laver les cheveux du jeune homme sans drame (ça fait quatre ans qu'il hurle à la mort à chaque shampoing, c'est pas que c'est insurmontable, mais j'apprécierais un climat plus favorable à la détente le soir avant le coucher, voyez).



Le maître nageur il a laissé tomber. Il n'a même pas voulu que je lui paye les deux séances qu'il a passées à tenter de faire faire des bulles dans l'eau à mon gosse réticent, c'est vous dire.





Comment voulez-vous que je comprenne ce qui s'est passé avec lui, alors que ça fait deux fois de suite que c'est lui qui me demande à laver ses cheveux, qu'il mouille spontanément sa tête en trempant le crâne oreilles comprises, et qu'il joue au concours de bulles dans l'eau avec sa sœur.





Envoûté je vous dis.




Il est parfait ce fantôme.

samedi 21 août 2010

Bonne non-rentrée !

Je profite aujourd'hui : j'ai décidé que mon mec se détournait bien trop de sa petite famille au profit de son métier chronophage. Et que donc aujourd'hui il allait assumer un peu les gosses, que ça lui ferait un bien fou (et à moi aussi, nous sommes bien d'accord).





Et donc je suis partie avec ma p'tite voiture (enfin surtout celle de ma mère pour une question de nécessité de grand véhicule sur le lieu d'hébergement de la famille riquiqui) je suis allée jusqu'au lac pour essayer de remonter le moral de ma chouette belle-sœur à qui mon p'tit frère vient de faire un coup pas bien digeste, j'ai passé ma journée à ne pas me préoccuper de savoir où se trouvait Ptibouchon, à ne pas chercher à démêler les prises de bec de Biggirl et de Tiboy à la recherche du compromis qui redonne le sourire, à me laisser un peu vivre, et même ! à remonter sur un cata pour naviguer un poil, j'ai même pas vomi, dites.



Le pire c'est que de retour à la maison, au lieu de prendre en charge la tribu, je viens tranquillou lire vos blogs, et vous écrire. Je suis une mère indigne aujourd'hui.





Et au fil de vos blogs, je vois l'effervescence de cette dernière semaine prendre le dessus, les cartables se choisir et se délaisser, les inquiétudes et les impatiences prendre le pas sur le gentil temps d'été.




Et je me dis qu'on n'est pas mal ici, à ne pas s'en inquiéter, à gentiment nous projeter dans un déménagement attendu, et dans notre première "vraie" année de déscolarisation (jusque là aucun des enfants n'avait l'âge de l'instruction obligatoire, mais cette année Biggirl aura 6 ans, va falloir montrer patte blanche !).



On n'achète pas de cartable.


On n'angoisse pas pour un sou.


On se projette dans plein de chouettes activités avec les copains de l'asso "Vivre et s'instruire en Rhône-Alpes" qui regroupe des familles comme la nôtre autour de nous.



On est contents !

lundi 16 août 2010

Pfiou !

Mon Amoureux se déchaîne au boulot c'est pas reposant pour moi, je vous jure !


Bon, pis je me suis aussi déchaînée sur Gertrude et pour me faire pardonner mon long silence (que ceci entraînant cela, j'ai pas eu le temps de bloguer, et pourtant mon fils est un clown, qu'il remplirait le blog de ses idées sans cesse renouvelées pour me faire rire, mais que voulez-vous...), je vous montre un peu ce que j'ai fait là.


D'abord du vieux : le fameux pantalon cousu en Nouvelle Calédonie mais pas porté là-bas pour cause de beau temps et de chaleurs persistants (dingue...), enfin trouve la météo qui lui convient, et se montre sur le joli derrière de mon Tiboy crapouillou (celui-là qui devant son enthousiasme débordant a failli se retrouver sans plus une fringue faite par sa mère, mais la suite nous prouva que non)(je fais des phrases comme les grands écrivains, non ? Du genre qui veut rien dire et qui n'est pas français, mais qui fait joli dans le texte...) :

Modèle Ottobre 1/2009

Et donc puisqu'il a daigné sourire, le crapaud ci-dessus mentionné s'est vu affublé en outre du fameux "short de garçonnet" et de la "chemisette" assortie, tout droits sortis des Intemporels :


(Il a déjà l'air moins réjoui, non ? Pourtant c'était pas si pire... Mais je dois admettre que les Intemporels, ils me sortent un peu par les trous de nez en ce moment : je trouve les explications trop rapides, et les patrons moyennement bien coupés. Ça rend jamais comme sur la photo et avouez que c'est désagréable ! Au moins avec Ottobre on a l'impression de faire ce qu'on nous promet...)


Là, vous voyez, le col il est tout raté, et ça m'éneeeeeeerve (mais j'ai toujours pas compris ce que j'étais censée faire pour qu'il soit réussi).


Avec petite étiquette parce que je le vaux bien (non mais oh !)


J'ai aussi cousu un petit tablier parce que la maison de ma mère n'en comptait qu'un et vu le nombre de gosses qui défilent au mois, c'était pu possib' :



Dans le même ordre d'idées, trois nouveaux bavoirs pour Ptibouchon, sur la base du modèle de Laëti, et avec mes tissus tahitiens pour faire genre :



Oui, c'est bien une tête de mort. Enfin plutôt un genre de drapeau pirate, et un clin d'œil à une copine goth qui n'est pas fan des tissus à fleurs !

Voir le verso de celui-là :




Et enfin, last but not least, je me suis fait pour MOI un jouuuuuuuuuuuuuuuulie tunique :


Et même que l'extra bonne nouvelle, c'est que donc, je PEUX utiliser les patrons des magazines Ottobre pour enfants, en prenant la taille 170, et en changeant à peine deux mesures (longueur des épaules, tour de poitrine), et qu'après j'ai une fringue mettable. Top.

Pis pour ma fille dans le même tissu, une autre tunique tirée du même magazine :



Pas décevant, malgré l'utilisation d'une cotonnade là où le modèle était prévu pour un jersey. L'enfilage est un poil acrobatique, mais une fois dedans, ma fille se sent parfaitement bien, d'autant qu'elle l'adore (quand on aime...).

samedi 7 août 2010

Quand je disais qu'il y aurait de la matière

Juste, mon sujet principal vient de s'éliminer pour la journée (au moins). Il est pas drôle, je trouve.



Pour tout vous dire, ça ne se passait pas si mal que ça, et après la demi-journée de relation glaciale qui a inauguré le séjour de mes beaux-parents, tout semblait s'être mis en place pour quelques jours sans histoires.




Dans le feu de l'action, mon beau-père s'est senti des ailes, et a accompagné vaillamment mon frère près de la piscine pour lui tenir gentiment compagnie (il est à noter que mon frère mérite la médaille du meilleur teneur de compagnie de bau-père pathologique. Si).





Sauf que si la maison de mes parents arbore une tour avec bibliothèque et une piscine dans le champ attenant leur immense jardin, elle n'en reste pas moins une baraque en rénovation depuis 33 ans. Et que la piscine est parfaite du côté des abords et de l'eau, mais qu'elle est un peu en chantier du côté du local technique, où mon frère a embarqué mon beau-père (on peut considérer cela dit que c'est mon beau-père qui s'est embarqué tout seul, n'allons pas culpabiliser d'innocents détenteurs de médaille).




Ce qui devait arriver arriva.



Nous sommes donc présentement dans l'expectative d'une ambulance pour emmener mon beau-père au bras cassé dans la polyclinique la plus proche.







Voilà voilà.








(que celui qui m'imagine sautant de joie à l'idée de passer cette journée sans mon beau-père vienne immédiatement s'amender de m'avoir prêté d'aussi diaboliques pensées)






(non mais)

vendredi 6 août 2010

La vraie question

N'est pas de savoir s'il faut considérer les nombreux cadeaux "bio" de ma belle-mère comme tels étant donné qu'ils ont relégué devant ses fourneaux ma mère à peine accueillis, ni de savoir si le fait que la seconde parole que ma belle-mère ait prononcée en ma présence concerne la laideur de ma coupe actuelle.





Non.





La vraie question est de savoir pourquoi je ne lui ai pas juste répondu que j'avais également horreur de la sienne et qu'on était tout à fait quittes en la matière.












(Ils sont arrivés).






(On se les coltine jusqu'à mercredi matin).






(Je déprime déjà).






(Mais ce blog a des chances d'en tirer un bon parti, notez).







(Ma belle-mère n'a pas intérêt à faire une seconde remarque sur ma coupe de cheveux, parce que la mienne concernant la sienne ne sera pas gardée éternellement pour moi, hin hin hin).

mercredi 4 août 2010

C'est pas que je veux pas

C'est le monde qui me met des bâtons dans les roues.


Genre Ptibouchon qui met une heure à s'endormir le soir, alors que bon, clairement il comprend ce que je lui dis, vu son comportement dans la journée, et vu qu'il me répond tout à fait clairement "oui" quand je lui demande s'il a bien compris que "maintenant c'est l'heure du DODO".


Mais non.


Faudrait genre que je passe une demi-heure non-stop assise au pied de son lit avant d'oser sortir de la piaule des mômes sur la pointe des petons voire carrément à quatre pattes comme je le fais déjà. Juste je sors trop tôt, mais j'ai pas envie, voyez de passer mon maigre temps de liberté assise au pied du lit de mon fiston râleur. Pas.






Bon, pis y'a pas que lui non plus. Y'a les deux autres, Biggirl qui apprend à nager, Tiboy qui stresse à l'idée de rencontrer un maître nageur (c'est-à-dire par définition un mec qui a la prétention de lui faire mettre le lobe de l'oreille dans l'eau, non mais où va-t-on je vous le demande ?).





Y'a mon Amoureux et sa simplicité légendaire en matière de choix qui ne nous aide pas du tout à l'heure de chercher une maison à acheter. Du tout. Tiens, je vais vous en parler bientôt, je sens que mon esprit torturé se sentira beaucoup mieux après avoir exprimé gentiment son opinion sur la psychorigidité de certains... (non mais partis comme on est, jamais on trouve, là...).




Y'a mon ordi en réparation (oui, si vous suivez ce blog avec toute l'attention que je vous devine, vous vous souviendrez que ce n'est pas la première fois. Je crois que ma relation avec les ordinateurs mériterait à elle seule une sorte de pamphlet expressif expiatoire...), avec les photos des derniers travaux d'Hercule, enfin de Gertrude, enfin de sa remplaçante ici dedans, ainsi d'ailleurs que le logiciel pour vous mettre des trucs montrables ici.





Y'a mes beaux-parents qui débarquent après-demain, que si j'étais pas aussi stressée à l'idée de partager leur espace vital pour 4 jours pleins + les jours pas pleins, limite je bondirais de joie à l'idée de tous les méchants messages qu'ils vont me permettre de poster ici, hin hin hin.





Tout ça pour dire que c'est pas que je veux pas, c'est ma vie qui me laisse plus le temps, là...
J'reviens bientôt, promis !

jeudi 29 juillet 2010

Dans les pommiers

On trouve des pommes.



Mais quand-même, mon Tiboy, tu devrais pas mettre cette boîte en plastique sur ta tête, parce que tu pourrais tomber dans les pommes.

- Ça veut dire quoi tomber dans les pommes ?

Ça veut dire que tu t'évanouis, tu vois. Ton corps n'a pas assez d'oxygène alors tu tombes.

- Ça veut dire quoi s'évanouir ?

(j'aime quand je me sens bien partie comme ça)
Ben tu tombes mon loulou. Un peu comme si tu dormais mais tu dors pas, c'est ton corps qui n'a pas assez d'air, tu comprends ?

- Et toi t'étais déjà tombée dans les pommiers ?

(hu hu hu)
Non, ça ne m'est jamais arrivé.

- T'étais tombée dans quoi alors ?

(arg)




(Ce petit message, juste pour Del4yo et le charabia à croquer de son Bu, celui qu'il ne faut pas oublier de noter ;-))

mercredi 28 juillet 2010

Si on veut, d’abord !

Ça peut être la chandeleur le 27 juillet, personnellement ça ne me pose aucun souci.

C’est marrant comme il me paraît relativement improbable que je fasse une galette à la frangipane demain, mais comme les crêpes ont absolument tout loisir d’être sautées (c’est vous qui avez les idées tordues, pas moi) absolument n’importe quand dans l’année. L’avantage d’avoir aussi une fête des crêpes réside dans le plaisir qu’on a à en faire exprès une fois dans l’année. Mais sinon on en fait plein.




Marrant aussi comme c’était a priori la recette que j’improvisais totalement quand j’étais moins aguerrie en cuisine (j’en vois qui rigolent, mais je vous jure que j’ai progressé en cuisine), alors que je suivais la plupart des autres recettes scrupuleusement, et comme aujourd’hui alors que j'improvise totalement deux recettes sur trois, je me rends compte que mes crêpes ne sont vraiment réussies que si je suis justement une recette.



Au détour du blog de Valoupette, j’ai piqué sa recette, et puis aujourd’hui j’ai un poil fait à ma sauce, et comme objectivement on s’en met jusque là, je vous donne ma version (mais je décline toute responsabilité quant aux kilos pris au passage).



Toutefois, je vous conseille aussi d’aller faire un tour chez Valoupette et d’aller lui piquer sa recette, vous comparerez !


Les crêpes de Valoupette à la mode O. :

50 gr farine de sarrazin.
200 gr farine de blé.
1/2 l de lait d’avoine, rallonger avec de l’eau si nécessaire une fois la pâte reposée.
4 œufs.
1 cs huile.
1 pincée de sel.


Bon app' !

mardi 27 juillet 2010

C'est pas juste

Biggirl est en vacances avec sa grand-mère.

Tiboy est de "jour de sieste" (un jour sur deux, il est grand quoi, oh !).


Je me suis frotté les mains de satisfaction à la perspective de deux heures de tranquillité ab-so-lue, sans aucun de mes enfants dans les pattes (l'hallu).







Ptibouchon n'a dormi qu'une heure.



Elle est où l'arnaque ?









(et en aparté, je fais comment pour finir la chemisette de Tiboy, bouquiner en paix et ramasser le linge en silence ? Hm ? Pfff)

dimanche 25 juillet 2010

Mes nuits sont plus belles que vos jours

Si je vous le dis, vous pouvez me croire.




Je suis prête à parier que 94% de mes lecteurs n'a rien fait de plus transcendent la nuit dernière que dormir bêtement. Franchement, croyez-moi, la récupération physique c'est limite has been.




C'est pas moi qui le dis, c'est Ptibouchon. Et en matière de résistance au sommeil, il a une longueur d'avance (sur moi quoi qu'il en soit).




Pour tout vous dire, du haut de ses dix-huit lunes, ce petit crapaud à plumes prenait encore un petit réapprovisionnement de nuit au sein de sa dévouée mère. Laquelle dévouée mère a trouvé quand-même que "une fois ça va, trois fois bonjour les dégâts", et a décidé manu militari de supprimer le casse-croûte en dehors des horaires de disponibilité officiels.




A plus tétée de nuit.



A fini tétée de nuit.




Grand gourou a pris une décision ferme et -nous l'espérons- définitive.







Sauf que le petit soldat n'est absolument pas discipliné. Et résiste donc comme je l'ai évoqué plus haut, de toute sa force contre le pouvoir en place. Une heure et demie de pleurs entre 2 h 20 et 3 h 50, ça vous a des petits airs de soirée délurée que j'avais oubliés depuis quelques années...





J'espère juste que le travail de fond à la sauce Pavlov ne durera pas trop plus de trois nuits, parce qu'au-delà, je ne garantis plus rien en matière de disponibilité diurne...

mercredi 21 juillet 2010

Les jolies couleurs de l'été...

Chez nous, on se paye notre plus belle tranche d'été de notre vie. On a commencé en juillet 2009, on s'arrêtera en septembre 2010, entre temps on prend des couleurs, c'est logique.


Je voudrais pas faire ma crâneuse, mais n'empêche qu'il a fallu qu'on arrive en Nouvelle Calédonie pour que l'été ne soit ni étouffant, ni humide là-bas, et qu'on revienne ici pour que le froid et le mauvais temps dont j'entendais tout le monde se plaindre depuis des mois s'en aillent une bonne fois pour toutes. On dit merci qui ?



Ma jolie peau cuivrée témoigne d'une bonne synthèse de vitamine D. Mon père qui me cagasse les oreilles avec ses gouttes de vitamines à donner absolument à mon Ptibouchon, que sinon c'est sûr il va finir rachitique, qui affirme sans rougir que tous les médecins qui m'ont assurée que la dose de soleil reçue depuis un an devait bien suffire sont des c.. et que je suis limite une inconsciente tu vois à pas lui donner de gout-te... Mon père donc commence à me courir le haricot.





En attendant, il a pas l'air d'aller mal, mon Bouchon. Donc on va continuer comme ça, hein. Les yaourts sont "enrichis en vitamine D", j'ai même pas fait exprès, ça devrait nous faire juste ce qu'il faut de tamines, qu'il se taise donc, le pater familias (oui, je l'aime, mais il m'énerve. Je veux emménager chez moi, et ne plus avoir sur le dos le médecin de famille qui n'a pas les mêmes idées que moi et qui en ferait une déprime quasi de me voir aller chez l'homéopathe sans lui avoir demandé son avis...).





Juste quand-même, Ptibouchon, il commence à prendre une fâcheuse habitude. Ça avait commencé en Nouvelle Calédonie. On a incriminé la mangue sans preuves tangibles. Là je me demande ce que ça peut bien être.





Ce truuuuuuuuuuuuuuuc qui donne des airs de carte au trésor au corps du bébé, en dessinant des îles et des continents d'un rouge éclatant.




Ça s'appelle un urticaire. Géant, sinon on risquerait de pas le toper ou de le confondre, je sais pas. N'empêche c'est le second en 4 mois, et ça me tarabuste. Si au moins on connaissait le responsable je me sentirais vaguement armée, mais non.






Coward.

samedi 17 juillet 2010

Hé hé hé

Non mais juste il faut que je vous dise...


Deux salades parmi les dix qu'on a plantées ne sont même pas mortes.


Et les radis ils ont fait pleine de mignonnes pousses vertes trèèèèèès prometteuses.



Et les fleurs sont fleuries (incroyable).





fallait que je vous le dise, voilà. Je n'ai même pas (encore) assassiné tout notre potager expérimental.





Hé hé hé.





(Bientôt l'autonomie alimentaire)

vendredi 16 juillet 2010

About the little mouse...

(nan mais ma fille est férue de langues étrangères, toutes les occasions sont bonnes pour engranger du vocabulaire, je vous dis...)



Et donc comme dirait l'autre, Biggirl a perdu sa première dent.



Pour tout vous dire, la délicieuse quenotte a commencé à branler du chef aux alentours de notre départ de Nouvelle Calédonie. C'est donc un bon mois après la découverte de la grande nouvelle sensation ("quelque chose va m'arriver qui va me faire prendre un genre de nouveau statut de 'grande' que je compte bien assumer (presque) pleinement") que la coquine a quitté le giron buccal pour s'envoler vers d'autre cieux (oui, la poubelle de la salle de bain, que voulez-vous, j'ai pas prévu de commencer une collec non plus).


L'événement n'a pas été sans émotions, puisque ma pauvre choupette pensait qu'il était genre indispensable que la dent tombe toute seule pour que la chute soit comptabilisée comme valable par la petite souraïe. Or voyez-vous, comme chez tout un chacun, la fameuse première quenotte s'est bêtement tordue à l'heure du goûter, au moment où l'autre du dessous mettait suffisamment de zèle pour que mordre dans un sandwich pain-choc devienne un acte au-dessus de ses forces.



Mais "bwaaaaa", quoi ! Je vous raconte pas le temps qu'il a fallu pour que ma fille comprenne que non, c'était pas une bêtise, oui, c'est normal, ça fait ça à tout le monde, et bien sûr que la petite souris va passer quand-même, tu parles si elle s'intéresse à la façon dont les dents tombent, si y'a une dent sous l'oreiller, y'aura un cadal, c'est promis juré...




Passée l'émotion, ma fille a vite repris ses esprits et joué les initiées auprès de ses frangins médusés. L'un vaguement impressionné, l'autre carrément bloqué sur "dent ! (tom)bée !" genre à peu près toute l'après-midi. Carrément rayé du disque, Ptibouchon.




Le soir arrive, on met la quenotte dans une mignonne petite boîte, et ma fille essaye courageusement de s'endormir avec cette histoire de souris qui va passer dans son lit et sans qu'elle la voie échanger la dent contre un cadeau (oui, le coup des sous je trouve ça un peu tôt quand-même, on va attendre que le petit cadeau ne fasse plus l'effet désiré). Elle a même mis un petit récipient avec un fond de lait pour la bê-bête ma fille, si c'est pas mignon...




Pis moi, mon costume de souris, je l'avais préparé depuis longtemps, tu parles ! Au Japon j'ai trouvé LE cadeau parfait, tout petit comme la quenotte, tout mimi pour la première dent, et j'attendais juste le bon moment pour jouer les mères parfaites.






Oui.






J'l'ai pas retrouvé, forcément (non mais vous commencez à me connaître, me dites pas que vous tombez des nues non plus).






Juste j'ai un bol fou d'être la fille de mon père, le-dit père étant médecin et grand collectionneur de merdouilles publicitaires de laboratoires. De quoi assurer les petites souris des 5 mâchoires actuellement sur la ligne de départ, sans souci.







Merci papa !


lundi 12 juillet 2010

Youpi !

Ça fait un moment que je l'attendais. Je crois que mes montagnes font parties des raisons pour lesquelles vivre en Nouvelle Calédonie n'a pas fonctionné comme on l'aurait voulu. J'y suis trop attachée. Et là où aller à la mer me demande un effort particulier, aller en montagne est juste une évidence.


Et donc, je projetais pour cet été quelques randos avec les petits. Une tous les quinze jours pour être précise. Mon but n'est pas de les gaver de balades à les y rendre allergiques, vous imaginez bien !



Pour les suivantes j'ai envoyé un mail collectif à tous mes amis avec enfants susceptibles d'avoir envie de nous accompagner. Ça sera encore plus cool avec des potes, non ?


Et bref. Pour cette fois, pas de copains, mais comme c'était une première, pas de râleries non plus. Pis mes gosses ils marchent à la chanson, s'trop efficace (juste à la montée c'est un peu dur pour la chaîne hi-fi qui manque de piles, mais quand on aime (mes enfants, la montagne et chanter) on ne compte pas).



Oui, les madeleines distribuées tout le long du trajet sont assez efficaces aussi, merci papa.


Et en haut (pas le haut du haut, parce que faut pas trop en demander non plus aux minis jambes, même si ma fille l'air de rien a passé la monter à courir du groupe de tête au groupe de queue), y'avait un refuge sympathoche, avec le café des grands (celui que je ne prends plus, je vous raconterai ça) et les tartes aux noix et au chocolat des petits (quoi ?)(oui, d'accord, moi aussi j'adoooooore la tarte aux noix)(pfff).




Et le serveur.




Mignon.




Très.





Demandez à Biggirl qui m'a dit au bout de 10 minutes : "maman pousse-toi, je vois plus le monsieur, il est trop beau !"










(5 ans et demi et toutes ses dents de lait, et même s'il y en a une qui branle sérieusement du chef, je ne suis pas prête à laisser ma fille sortir en boîte avec les beaux serveurs des refuges, même de montagne, oh !)

vendredi 9 juillet 2010

Deuzenun



Le titre, c'est histoire de dire que vous ne passiez pas à côté du deuxième message du jour (ou du premier tout dépend de l'ordre dans lequel vous abordez ce blog) qui se trouve juste dessous. Si. Deux aujourd'hui. Je vous gâte.



Et pour vous montrer donc ma nouvelle salopette Ottobre, toujours le même modèle, je ne m'en lasse pas !




Y'a pas les boutons, c'est tout exprès pour que ma cousine les couse elle-même à la bonne hauteur sur les bretelles. Je les ai mis dans un petite pochette plastique avec une jolie étiquette que j'ai évidemment oublié de prendre en photo (mais comme je n'ai plus de photoshop, c'était un genre de prototype à partir de la bannière du blog, qu'il faut que je reprenne au propre, donc je vous montrerai ça quand j'en aurai de vraiment finies).


Les attentifs auront noté la jolie étiquette sur la première photo. Je les avais commandées avant de partir, j'avais prévu de me les faire expédier avec ma machine à coudre et tout un tas de choses que j'avais soigneusement emballées et mises en malle dans cette perspective, et puis voilà, on n'a pas fait venir la malle et j'ai tout retrouvé en rentrant. Donc c'est mon premier étiquetage digne de ce nom car prévu au fil de la couture. Les précédents n'étaient que des ajouts "après coup" donc mal posés, et pas très esthétiques...


Nous noterons pour la petite histoire que ma Brother a failli se retrouver en pièces détachées direct chez le revendeur tellement elle m'a soûlée à planter les boutonnières ! Genre découdre une boutonnière automatique, voyez c'est un vrai plaisir. Tout avait l'air bloqué, j'ai apporté la machine au réparateur, qui a enlevé une bonne pelote de poussières sous la canette (javais nettoyé partout sauf là...) et a essayé les différents points qui marchaient parfaitement. Bon. Je suis rentrée plutôt satisfaite, et je me suis remise à ma boutonnière après un essai de principe sur un tissu quelconque. Ça a encore planté. Le problème viendrait donc de mon sandwich tissu-interfacing-tissu, si quelqu'un a une explication, je prends.


Et donc mes boutonnières sont moches. Elles ont été finies "à la sauvage", en accumulant les longueurs de zig-zags de largeur variable, pour viser un rendu à peu près proche de l'original (la moitié de la boutonnière est OK, l'autre n'a pas le zig-zag).



Finalement la Singer "modèle de base" elle était bien, hein !



(fin du roman inutile...)


(et donc je vous rappelle qu'il y a un autre message tout nouveau sous celui-ci !)

C'est pas gagné.

Moi évidemment je me précipiterais, je suis comme ça. Je prendrais la première venue qui me donne un peu envie, parce qu'elle me donne envie, justement, et parce que je suis pressée.

Faut avouer aussi que les journées chez mes parents avec mes trois zigotos, c'est moi qui me les farcis, pas mon Amoureux. Alors forcément, lui il trouve ça trèèèèèèès bien qu'on se loge là où y'a pas de loyer, pas de ménage et pas d'emmerdes. Forcément.



Mais moi j'ai envie d'emménager chez nous.


Il me dit : et avec quels sous ?


Bah ceux que tu gagnes, là présentement, non ?


Ben y'en n'a pas assez qu'il me dit. Ah ben alors va falloir travailler plus pour gagner plus, je vois que ça. (Toute allusion à un discours politique bien connu serait évidemment totalement fortuite, pour qui vous me prenez ?).



Bon, et quoi qu'il en soit il va quand-même bien falloir qu'on bouge.




Et si on achète, comme on a un bon coup de pouce de mes parents, ça nous coûtera pareil qu'un loyer genre. Donc on cherche à acheter.



Avec un rez de jardin.


Au calme.


Qui nous donne envie*


Dans un village pour que je puisse tout faire à pieds.


Dans un budget somme toute raisonnable.







Jusque là presque on y arriverait. On a même déjà vu des trucs qui se rapprochaient pas mal de cette équation idyllique. Bon, j'avoue que le point * c'est surtout moi apparemment.











L'ensemble se casse la figure quand mon Amoureux ajoute sa dernière variable :



Sans aucun travaux à faire, prévoir, envisager, ni maintenant, ni plus tard. Neuf, quoi. Mais neuf fini emballé pesé, clés en mains.








On a un souci, non ?

mercredi 7 juillet 2010

Que personne ne se marre

Je me suis lancée dans le jardinage.


Oui, moi.

Celle-là même qui n'aura vu survivre entre ses doigts gourds qu'un ficus rachitique et un hibiscus qui se mure dans une non-floraison protestatrice équivoque.



La perspective de me retrouver bientôt (je reste optimiste, quoi !) propriétaire d'une maison avec un jardin à entretenir, me donnerait presque des ailes, et je tourne le dos à ma chtoumoune agricole pour envisager (plus rien ne m'arrête !) un potager et des fleurs.




La vérité.






Donc voilà, je me suis entraînée ce matin avec les zouzous, on a planté une rangée de graines pour des tomates cerises (celles-là même qui n'iront nulle part étant donné que leur saison de plantation est passée depuis longtemps), une rangée de radis (dans lesquels je fonde un espoir peut-être un peu insensé, mais quoi ! l'idée c'est de démontrer aux nains de jardin bavards qui me servent de gosses que -normalement- toute graine plantée et arrosée donne une plante), deux rangées de salades (qui seront très certainement boulotées par des limaces diverses avant même leur première poussée d'acnée, je suis résignée, mais elle sont mignonnes, elles sont déjà en petites feuilles, on les a juste replantées), et une rangée de fleurs près de la bordure (ça faisait joli).




Le mini potager est mignon.





Les paris sont ouverts quant à savoir s'il donnera quoi que ce soit de comestible cette année (à part peut-être les fleurs en salade ?).









Et pour ceusses qui se demanderaient (on ne sait jamais) : le plan "tu finis ta nuit dans ton lit" n'a pas trop mal marché la nuit dernière avec Ptibouchon. Le plan "tu t'endors avec le sourire" reste nettement à approfondir, mais on a gagné un nouveau quart d'heure dans l'heure de l'endormissement (22 h...).