mercredi 11 novembre 2009

Sa mère la mastite à La Foa

(oui je sais faut suivre en ce moment, mais si je veux avoir une chance de pouvoir vous raconter ce qui nous arrive en ce moment, faut bien que je rattrape mon retard d'une façon ou d'une autre...)
(non, le très long message qui raconte d'un coup toutes les vacances, j'ai abandonné, je suis certaine que vous appréciez, au fond)



Après trois allaitements longs (le troisième en cours), je pensais être blindée. Surtout que j’ai un peu tout vécu dans le pire de la chose pendant le premier mois et demi du premier allaitement. Merci ma choupette chérie, je n’oublierai jamais notre découverte interpersonnelle.

Jamais je ne risquais de me faire avoir, ah ah ah, pensez-vous, je maîtrise trop bien mon truc.






Raté.






Le néné gauche a mal commencé la nuit. Du genre vidé dans la tétée du soir, il était encore tout dur et douloureux. Pas bien. Entre 23 h et 1 h j’ai cru qu’il allait exploser à vrai dire.

Il a pas explosé, ouf, mais j’ai accueilli le réveil du Ptibouchon avec des cris de joie (enfin presque, vu la promiscuité de notre logement ici), même si c’était 2 bonnes heures avant ce que j’aurais rêvé si j’avais voulu passer une nuit reposante.


De toute façon c’était raté pour la nuit reposante.



Ptibouchon a fait son boulot avec application, et a vidé le néné endolori. Mais une fois qu’il a été recouché le manège a commencé. Du genre grand huit de la nuit pourrie. Je suis sûre que vous en auriez rêvé aussi.



D’abord il a fallu trouver un moyen pour calmer la douleur dans le néné. L’option “appliquer un gant de toilette bien chaud” est efficace, à condition d’avoir de l’eau chaude. Ce que je n’avais pas, puisque mon Amoureux avait précautionneusement éteint le chauffe-eau au gaz avant de se coucher, le cher ange. Et c’est dommage que je n’aie pas pris de cours d’allumage de chauffe-eau avant, parce qu’il a fallu tirer l’Amoureux des bras de Morphée pour qu’il me l’allume. Il a trouvé ça super amusant. L’hilarité se lisait sur son visage je vous dis que ça. M’enfin je devais pas trop avoir une bonne tête parce qu’il ne s’est pas énervé...



Chauffe-eau OK, néné réchauffé, toujours douloureux sinon ça serait trop facile, je me suis recouchée. Transie.
Je possède un gros doudou thermique assez efficace pour les situations désespérées de gelage de dodo, mais cette fois il a pas fonctionné. En fait je me suis rendue compte que j’avais froid partout à l’intérieur des os. Youhou !

J’ai dompté le truc en ajoutant d’abord une couverture (insuffisant), puis une paire de chaussettes et un pull (ha ha ! J’ai gagné !).

J’ai été heureuse d’apprendre le lendemain matin que mon Amoureux n’avait pas été dérangé par mes multiples levers. Ouf, parce que genre il commençait sa première journée de boulot, qui est justement la plus chargée de la semaine, ça tombait mal un peu.


Je me suis endormie en étant certaine d’avoir bientôt tout à fait trop chaud avec mon attirail. Ça n’a pas loupé, j’ai été réveillée par un cauchemar de derrière les fagots (un genre de cauchemar impliquant mon Beau-Père, oui, vous pouvez avoir peur, c’était horrible).

Restait à affronter la journée seule avec les loulous (toujours moins pire que mon cauchemar en fait). Sa mère la mastite.



(à suivre sur vos écran : sa mère le muguet, c’est une série à épisodes, comme je les aime...)

2 commentaires:

JOe a dit…

Ben dur dur, ce n'est pas de bol: en plus les toubib ne doivent pas courir les rues dans ce bled paumé si? (enfin d'après ce que je m'en souviens, il y a 25 ans!!!!!). Bizzzzzzzzzzzzz

By O. a dit…

Si en fait y'a des médecins, y'a même un kiné, hein, mais y'avait pas mon produit.
Depuis je l'ai trouvé à Nouméa (mais ça n'a pas été sans mal non plus : la première pharmacie refusait de me le délivrer même avec une ordonnance).