vendredi 29 mai 2009

Quelques courses (hem)

Pour les plaisir des yeux, voilà mes achats d'aujourd'hui en mercerie...


(une boîte à canettes et plein de nouvelles canettes pour arrêter de superposer des couches de fil les unes sur les autres avec les 4 pauvre canettes livrées avec la machine)


(la custo maison, parce que la boîte transparente était trop fade à mon goût)
(l'illustration est de Del4yo que je ne remercierai jamais assez pour la mine d'or qu'elle me laisse avec toutes les très joies illustrations de son blog)


(des boutons de toutes les couleurs, parce que ces couleurs-là me plaisaient énormément)
(dans une boîte qui s'ennuyait dans mes fonds de tiroirs et que je suis entrain de customiser à son tour)(monomaniaque, moi ?)


(des rubans pour venir compléter ma grandissante collection de)(jamais trop de rubans, non ?)



Pendant que je vous tiens, sachez que ma boîte à vêtements de poupées avance bien...


(ça va le faire...)






Cadeau bonux :
Si vous êtes un peu patients (chais pas faire plus court, si quelqu'un veut me donner un cours ?), allez faire un tour sur le site de l'émission "2000 ans d'histoire" sur France Inter, et écoutez l'émission du 29 mai (aujourd'hui, donc). Un petit bijou d'archive qui va tout à fait à mon beau-père et qui confirme ma note précédente s'y trouve joliment caché (plutôt vers le début, ayez pas peur !)...

jeudi 28 mai 2009

Un peu de couleur...

Je bidouille un max de trucs avec des idées très arrêtées sur ce que je veux en faire.

Ce que je veux en faire comporte toujours une phase de mise en peinture.


Je termine rarement mes bidouilles.


(Ben oui, chuis nulle en mélanges de couleurs, chuis nulle en peinture, c'est franchement pas malin...)



Pis là, bon, je me suis sentie obligée.
D'abord parce que ma fille est impliquée dans les bidouilles et que outre le bon exemple (on va au bout de ce qu'on commence ma chéridouce), y'a le plaisir de lui faire profiter de trucs terminés. Ensuite parce qu'il y a vous, et que bon, vous agissez comme ma mauvaise conscience, à me rappeler l'air de rien que j'ai des trucs en cours, quoi...


Alors voilà :





Et la "maison minute" des personnages Sylvanian© (promis je vous ferai visiter quand ça sera vraiment terminé)






Sinon hier soir je me suis couchée à une heure indécente à cause de ça...



Et j'étais vachement fière de moi !

mercredi 27 mai 2009

l'Homme Moderne

Nan mais des fois mon Amoureux il doit se dire qu'il est pas tombé sur la bonne Amoureuse, hein. C'est vrai, c'est pas juste, ça. Il a été élevé dans une famille normale quoi. Pourquoi il aurait pas le droit à son tour de profiter des règles ancestrales. Et puis d'abord il y a comme ça des acquis qui ne devraient pas être remis en question. C'est comme un contrat de travail : tu peux pas revenir en arrière, oh !


Et son contrat d'Amoureux aurait dû stipuler quelque part dans les petites lignes (toutes petites pour que l'Amoureuse tombe pas dessus tout de suite non plus) que les acquis séculaires de la gente masculine se devaient d'être respectés.



Surtout que bon, il a vécu ça toute son enfance : le père, le Chef de Famille pardon, qui trime cinq jours sur sept, voire plus (parce que ça fait bien de passer de temps en temps le WE en prime au boulot, ça fait plus mâle-qui-nourrit-sa-famille, genre), et qui goûte donc une fois rentré au fameux "repos du guerrier" (pieds sous la table, repas tout cuit devant le pif, chaussons, journal).


Logique, non ?







Ah ben non, pas logique.





(Enfin comme je disais, il est pas tombé sur l'Amoureuse qu'il fallait pour ça)






Non, mais là, il faut le soutenir moralement, le pauvre petit parce qu'il vient de se prendre le revers du "youhou les exams sont finis, c'est la quille" en plein dans l'œil. Il s'y attendait pas si tôt. Il a cru un moment que bien lancée dans ma petite désorganisation quotidienne je ne me rendrais compte de rien et oublierais gentiment qu'il est là.

Hem hem hem.


Heeeeeeeeeeeeeeeem.






Il a essayé de se débattre (mollement, mais je suis fourbe et je l'ai pris par surprise en plein dans ma tâche number one de la soirée qui était le pliage de 5 lessives en retard (nan mais attendez, rigolez pas dans le fond, si ça se trouve comme une de mes copines vous avez une maison de sept pièces et vous cachez discrétos vos 5 lessives en retard à vous dans l'une d'elles, ni vu ni connu, s'trop facile, hein !), et bon, comment pouvait-il décemment défendre des millénaires de testostérone durement acquise alors qu'il vaquait tranquillos à s'occuper de lui-même pendant que je bossais pour la famille : mouarf !).


Genre admettons que jusqu'à fin juin on peut envisager ton truc, là, de partage des tâches (oh je lui demande pas la lune non plus, hein : une moitié du ménage chacun + les courses une fois sur deux + deux des quatre repas du WE (avec un libellé spécial "interdiction de pâtes" sinon c'est pas de jeu), et moi j'affronte dignement tous les autres repas (mais j'ai le droit de me réfugier dans le plat de pâtes au moins pendant la semaine), le rangement de la maison (bon, concrètement c'est un détail qui lui semble absolument fortuit, mais je pense qu'il ne se rend pas bien compte de ce que ça donne si on ne range pas la maison, hein), le linge (laver (quoi qu'il maîtrise pas mal le fourrage dans la machine et la mise en route du matin, c'est vrai), étendre, plier, ranger) et les loulous à m'occuper la plupart du temps)).


Mais après ? (sous-entendu : quand j'aurai pris à bras le corps mon rôle de Chef de Famille et que je trimerai cinq jours sur sept, voire le WE, et de 9h à 20h)





Après ?


Bah on prendra une femme de ménage, hein, mon Namour. Si tu bosses autant on en aura forcément les moyens...



(Ah non, mais faut pas non plus me prendre pour une super woman : j'ai horreur du ménage. Oh.)











(Vous y croyez vous, qu'il a trouvé ça abusé que j'imagine faire faire le ménage par quelqu'un d'autre, et qu'il a eu une réflexion du genre : "ah mais si y'a une femme de ménage il te restera quoi à faire, toi ?" Y'a des baffes qui se perdent, je vous jure...)

mardi 26 mai 2009

Je joue encore !

Je gagne jamais mais je ne me lasse pas. Pis ça finira bien par me donner l'énergie et les idées pour faire à mon tour mon petit jeu avec un truc chouette à gagner (non, mais en vrai j'ai bien envie de faire ça un jour, faut juste qu'on déménage d'abord, parce que là, ça va pas être possible...).


Donc Stef et sa belette lance un nouveau concours pour gagner toute une parure de princesse en taille 4 ans (la baguette, mazette !) :




J'ai un genre d'article en tête à vous mettre bientôt, mais là c'est trop horrible : je me suis extirpée du lit bien trop tôt à mon goût et j'ai plus les yeux en face des trous. Z'attendrez bien un poil !

mardi 19 mai 2009

Vamos a la playa

(deux messages le même soir, c'est champomy dans le Moulin à paroles ! Youhou !)




Bah on n'est pas toujours préparés au pire, hein.

Et forcément, les enfants de moins de 5 ans, ils peuvent pas savoir...
On se demande juste comment ils font pour te sortir pile au moment opportun le truc qu'il fallait pas, genre.



Donc, voilà, on est allés à la plage.
Enfin moi, toute seule avec mes trois schtroumpfs. Ça relève de l'héroïsme, ça (ou de l'inconscience, ça dépend du point de vue...)


Rapport au Ptibouchon qui en avait marre de dormir sous la tente, qui voulait se promener un peu, et rapport à la perspective inquiétante de tes trois loustics (oui, bon, deux) lâchés au milieu des cannes à pêche sur ta droite, t'es allée à gauche.


T'aurais pas dû : c'est le coin des tout-nus.


Bon, tes mômes, ils en ont absolument rien à carrer des tout-nus. Y'a que toi que ça gêne un peu, et encore, t'en as vu d'autres (juste faut pas rigoler en voyant le très gros monsieur avec une toute petite zigounette, parce que s'il lui prenait l'idée de m'assommer, je perdrais, direct).



Donc tu marches, mine de rien sur la plage.
Tes mômes, ils font comme tous les mômes, ils s'occupent.
Pis comme t'es à la plage, ben ils cherchent des coquillages, logique.
Et en trouvent (malheur)


Biggirl (triomphante) : oh ! regarde maman, j'ai trouvé une moule !
O. : mhpfblbl.
Tiboy (vexé) : moi j'en ai pas eu... Mamaaaaaaaaaaan, je veux une mouleeeeeeeeeeeeuh !
O. (qui se demande pourquoi elle a pas choisi le côté des cannes à pêche...) : ...

J-1



Ouh mais vous le savez pas, vous, que le 20 mai est un jour absolument parfait ?

Bon, OK, ça devait être le 12 mai (il m'avait dit 15 jours après les exams, au début), pis finalement c'était censé être le 19, pis finalement c'est le 20. J'ai cru que j'y arriverais jamais à cette date fatidique qui va marquer un tournant certain dans la vie familiale.

Mais on y est, c'est demain.

Bon. Je pense que mon Amoureux a une dette incommensurable envers moi. Des années de chouchoutage et de tendresse n'y suffiront peut-être pas pour éponger ça, d'autant qu'il trouve le moyen de se rajouter un cours "super intéressant" demain de 18 à 20h.
Jusqu'à la lie, il me l'aura fait boire, sa coupe.
Rha.
(je meurs...)



Le bilan de santé de la mère n'est pas folichon.
Elle a le cou en vrac (ça va mieux, mais on ne peut pas dire que c'est guéri, ça non).
Un genou avec une bosse et un bleu dignes des affres de son enfance mouvementée (nan mais j'ai des cicatrices plein les genoux, moi, je suis de la campagne, voyez...).
Une fatigue physique qui n'est même plus prononçable tellement elle est énorme (m'enfin malgré tout je réussis à venir bloguer un truc, c'est que ça doit pas être aussi insurmontable que ça, hein...).
Et un traitement de choc aux fleurs de Bach depuis 4 jours pour éviter de communiquer (le mot est bien grand pour le résultat obtenu) avec la population de moins de 5 ans qui vit sous le même toit qu'elle par des espèces d'aboiements peu engageants...





Toutefois, il faut remarquer qu'à ce tableau bien sombre (musique d'ambiance des vieux films noirs, je vous laisse choisir votre préférée) s'ajoute une tâche absolument délicieuse de lumière vivifiante : vous.



Z'êtes formidables, si.


Voilà que je suis allée pleurer sur le blog de Kallou (qui déprime un peu aussi, je me suis sentie moins seule, moi tout à coup...), comme quoi j'avais pas de commentaires non plus, tout ça, et bouh que je suis malheureuse (comme l'a dit ma gentille copine Joe : ça me ressemble pas cet état-là...).


Et le temps de le faire, j'ai vu 6 nouveaux commentaires s'afficher sur mon blog, et mon cœur a fait son petit bond "dzoing", et je me suis dit qu'il fallait me reprendre, tout ça.




Surtout que dans les 6, y'avait a n g e l. Hiiiiiiiiiiik (hystérie)(ça va passer).







J'en étais donc restée à une phase créatrice insensée. J'espère réussir à aller au bout de ce que j'ai commencé. Je vous préviens, avec moi ça peut prendre un certain temps. J'ose juste croire que mon Amoureux en ayant enfin terminé avec ces *%/!§ de révisions, je vais voir des plages de temps libre et sans bébé-relou dans les pattes (je ne vise personne) se présenter à moi, pour aller acheter les deux petits pots de couleur qui vont bien et le pinceau un poil plus large que mes pinceaux à aquarelle, pour pouvoir achever la déco de ma boîte à habits de poupées. .



En attendant, avec ma Biggirl-qui-ne-va-plus-à-l'école-et-qu'il-faut-occuper, on a commencé un nouveau bricolage. Le dernier en date était celui de l'arbre des saisons (tiens, d'ailleurs ça me rappelle que j'ai 2 balles à nétiquettes en souffrance aussi quelque part... Arg. Jamais je vais m'en sortir, avec tout ce que j'ai sur le feu, là...)


On a sorti le kit à pâte à sel (pas que je sais pas faire de pâte à sel toute seule, hein, mais mon Amoureux m'a offert dans son tas de bric-à-brac à bricoler un pot de poudre que t'as juste à ajouter de l'eau pour qu'elle soit parfaite, faut l'utiliser), et on s'est lancées dans la fabrication de perles.

C'est un peu longuet mais sans plus. C'est juste très très agaçant de rouler une jolie petite boule bien ronde, et de la foirer totalement lors de l'empalage sur le pic en bois parce que ta pâte est trop molle. Grmpf.



Mais on a fini par s'en sortir, et comme y'avait évidemment 4 fois trop de pâte (ça va bien 5 minutes, de faire des perles. J'ai comptabilisé ce qu'il faudrait pour deux bracelets, pis stop. D'autant que y'a la peinture (là aussi) à ajouter, on n'est pas rendues...), on a aussi fait tout ça :







Miam ?

vendredi 15 mai 2009

Se perdre...

Se lever moins fatiguée que les autres jours.
Prendre ça comme un bon signe pour la journée.
Se tromper.


Passer la matinée à voir sa colère monter pour un oui ou pour un non.
S'en vouloir.
Leur en vouloir aussi.
Ne pas savoir pourquoi.

Partir avec eux acheter les sandales promises depuis plusieurs semaines.
Apprécier l'air du dehors, l'espace pour leurs cris.


Aller manger tous ensemble chez le suédois, pour les boulettes de viande et les frites.
Croiser un monsieur parfaitement distingué avec un doudou dans la bouche.
Se demander si on a rêvé.
Manger sur fond de bébé fatigué qui ne trouve pas son sommeil.
Se sentir seule.


Ne pas trouver les sandales rêvées chez Décat, être déçue.
Repartir pour une autre enseigne.
Voir le temps filer, et rentrer bien plus tard que prévu.
Croiser sur la route un scooter conduit par une personne portant un magnifique blouson Harley Davidson.
Sourire.


Arriver chez soi.
Trouver tellement compliqué de vider la voiture des pulls en trop, de tous les sacs et du cosy.
Avoir un bébé trop fatigué pour s'endormir sereinement.
Se sentir encore trop seule pour tout gérer.
Manquer de son Amoureux à ses côtés.

Aimer ses enfants plus que tout.
S'en vouloir à en pleurer d'être si peu patiente en ce moment.
De piquer des crises si difficiles à gérer pour eux.

Se sentir fatiguée encore.
Ne plus en pouvoir de la douleur dans le cou qui empêche la tête de tourner ailleurs que vers la gauche (ni en haut, ça fait mal, ni en bas, ça fait mal, ni à droite, ça fait mal).
Se sentir ailleurs qu'ici et maintenant, alors que l'ici et maintenant prend tellement de place qu'il empêche de rêver d'ailleurs...
Avoir l'impression que ses yeux ne sont pas fixés sur la vie, mais qu'ils voient tout depuis un écran, posé quelque part à l'arrière de sa tête.
Se sentir bizarre.


Vouloir être loin avec les trois enfants et leur père.
Loin et heureux ensemble, pour apprécier chaque minute, plutôt que de se sentir coincée, douloureuse, énervée et fatiguée.





Se taire enfin.

jeudi 14 mai 2009

Bricolons en joie...

Je me la pète aujourd'hui, j'ai fait plein de bidouilles, je me serais crue chez Cilou, dis !

Dans le tas, j'ai eu envie de fabriquer une jolie boîte pour que mes enfants chéris mais bordéliques puissent y ranger les vêtements de poupées (genre... Mais ça pourrait être les petites voitures ou les bonshommes, hein, on s'en fout. Bref).

Alors je me suis pas beaucoup pris la tête, j'ai été dénicher un bête carton. J'ai découpé les 4 volets de fermeture du dessus, et j'ai commencé à réfléchir à la façon la plus judicieuse de consolider le tout et de le décorer de façon sympathique.

Vous me direz, un bon coup de peinture bien basique aurait pu faire l'affaire, mais bon, j'aime bien me compliquer la vie (avec 3 gosses, ça serait trop simple de faire simple aussi, non ?). Pis je me suis dit que mon carton il aurait l'air un peu tout gondolé une fois peint, et que ma boîte n'aurait pas la rigidité que je lui rêvais (je rêve de rigidité des boîtes, que voulez-vous, je fais ce que je peux, depuis que mon Amoureux a déserté le lit conjugal pour la chambre d'amis avec l'espoir (un peu utopique et plutôt raté, ferait mieux de revenir, m'enfin j'dis ça, j'dis rien) de passer des nuits plus reposantes que les miennes (celles où je me lève pour le bébé qui veut un néné pour se rendormir, puis pour le grand frère qui a fait un cauchemar, puis pour le bébé qui veut un néné pour se rendormir, puis pour la grande sœur qui a soif... Celles-là même, voui... Celles qui finissent de m'achever et de m'oter toute velléité bloguesque, ce soir c'est fête d'ailleurs, on peut sortir le champomy)).



Donc je me suis dit que j'essayerais bien le papier mâché.


Je me suis souvenue qu'il y avait un truc dans le genre parmi le gros tas de bidules à bidouiller que mon Amoureux inspiré m'a offert pour Noël une année (bon, en vrai je rêvais de tas de beaux papiers à découper pour faire des décors et du serviettage de luxe, mais il y connaît rien, donc je me suis retrouvée avec de la pâte à sel, des masques à décorer, des tas de choses et de machins à coller... Petit à petit je m'en sers quand-même).

Mais la pâte à papier mâché, c'est pas du tout ce que j'imaginais.
C'est un genre de pâte à modeler humide dont on ne sait pas trop quoi faire.

En tout cas pour recouvrir une boîte en carton, malgré la note alléchante sur l'emballage, ben c'est nul (ou alors je m'y suis prise comme un manche, hein, c'est absolument envisageable, voire probable, mais les explications sur le paquet étaient tellement succinctes que j'ai renoncé) :




À moins de vouloir un effet de volume particulier, mais non, merci, c'est pas du tout ce que je cherche...
À la rigueur on peut laisser patouiller la jeunesse, mais bon, c'est pas transcendant :



(paraît que la patarev© c'est le bonheur, par contre... Va falloir essayer ça par ici)




Donc me voilà partie à fouiner sur le net (Ô Dieu du surf, que serais-je sans Toi !) une recette pour le papier mâché.

Et j'ai trouvé !

.


Et j'ai bondi de joie, en lisant qu'avec juste un peu de farine et d'eau, j'allais pouvoir réaliser mes rêves les plus fous (oui, bon, ou presque. L'ennui c'est qu'en plus de farine et d'eau, il faut du temps. C'est ballot quand-même (mais je ne désespère pas d'en trouver bientôt. Le 20 mai mon Amoureux aura passé les derniers exams de sa vie (enfin on l'espère), et ça sera champomy encore, et la perspective de réaliser la petite montagne de choses qui me tient à cœur et que je remets à après... Youpi. En attendant je pleure et lui aussi, parce que boudiou c'est dur, hein, les révisions 7j/7, 24h/24...)).


J'ai donc suivi la recette, et en en foutant un peu partout dans ma cuisine, j'ai déposé une première couche de bandes de papier journal sur deux des côtés de ma boîte :



(Biggirl a tenu à poser pour la prospérité, vous pouvez vous réjouir, c'est pas souvent qu'on la voit ici)(la farine c'est pas celle du papier mâché, c'est celle des petits pains, quand je vous dis que la journée a été productive).


Et ce soir, une fois les mômes couchés (nan, mais parce que y'a des jours de pluie comme ça, où ça pèse un peu d'avoir toute la journée sur le dos 3 chiards dont 2 surexcités qu'on balancerait bien un peu par la fenêtre histoire de souffler, mais que bon, non, en fait on le fait pas, mais on compte les minutes qui nous séparent de ce moment court et béni où ils seront cou-chés, et nous pas encore. Rha !), j'ai achevé de recouvrir de papier trempé dans mon gloubliboulga (c'est visqueux à souhait, ce truc) tout l'extérieur de ma boîte, et j'ai opté pour le système D en matière de séchage :




La suite... au prochain numéro (ou pas, hein, tout dépend de ma capacité à survivre à mes journées longues et douloureuses... (oui, c'est un vrai calvaire, je suis là pour me faire plaindre aussi, c'est comme ça))(et bon, ça dépend aussi si le tout veut bien faire semblant de sécher, ça reste une simple projection, ça...).

mardi 12 mai 2009

Chers concitoyens

(oui, aujourd'hui c'est politique, c'est comme ça)

Vous serez heureux d'apprendre dans ce billet à quoi l'argent de vos impôts est dépensé. En ces temps de crises, une gestion intelligente des finances de l'État s'impose, nous sommes d'accord. D'autant qu'il s'agit aujourd'hui de l'argent de la sécurité sociale, sujet sensible ! Oui !






Donc, j'ai été contrôlée par un Docteur Fonctionnaire de la Sécu.

Moi.


Qui suis encore jusqu'au 21 mai en congé maternité, donc pas en maladie ni en congé pathologique, et qui n'ai donc absolument rien à justifier de mes indemnités journalières.


Qui connais la date de fin de mon congé de la bouche même d'une gentille dame de la Sécu (côté des professionnels de santé parce que c'est bien connu, la situation des travailleurs indépendants est vraiment trop compliquée pour être gérée par les fonctionnaires "normaux"...).

La dame en question a pris en compte le fait que j'ai (tout à fait légalement, donc) décalé le début de mon congé de 2 semaines pour pouvoir le prolonger d'autant après la naissance du bébé...



Mais ça le Docteur Fonctionnaire de la Sécu, il le savait pas.


Dommage...






DFS (on l'abrège, hein, il mérite pas autant de mots que ça, vous allez voir) : - Bonjour, quand avez-vous accouché ?

O. (même pas peur) : - le 13 janvier.

DFS : - Et votre congé de maternité se terminait quand ?

O. : - Il se termine la semaine prochaine (mouarfarfarf)

DFS : - Ah ?

O. : - (prend la peine d'expliquer)

DFS : - Ah, je comprends mieux...

O. : - (nous sommes bien d'acccord, tu perds ton temps aujourd'hui...)

DFS : - Vous l'allaitez ?

O. : - (ça le regarde, ça ?) Oui.

DFS : - Vous avez commencé le sevrage ?

O. : - (le quoi ?) Non. J'ai allaité 18 mois l'aînée et 20 mois son frère...

DFS : - Je suis contre !

O. : - (oups, mauvaise réponse)

DFS : - Passé les premiers mois (les 4 premiers donc si j'ai bien tout suivi), l'allaitement n'apporte plus rien à l'enfant en terme nutritifs...

O. : - (ça c'est ton avis, mon gros...) Et il est où le problème ? C'est pas mauvais pour autant...

DFS : - Ah ça pose souci au niveau de l'intégration avec le groupe, le bébé est trop collé à sa mère, il faut séparer la mère de son enfant rapidement...

O. : - (qui à ce stade avancé de la conversation, a commencé à comprendre qu'on n'en tirerait rien...) Ben ma fille s'est parfaitement faite à la nounou, puis la crèche, puis l'école (non, ma fille que vous voyez là à côté de moi n'est pas déscolarisée... Non, non, non, on n'abordera même pas la question. Ça doit être sa maîtresse qui est malade, je vois pas d'autre réponse envisageable... À moins de vouloir voir le DFS s'étouffer et mourir d'apoplexie sous mes yeux, ça serait rigolo, remarquez... Mais non). J'ai repris le travail à ses 2 mois et demi (à ma fille), et j'ai tiré mon lait...

DFS : - Ah mais voilà ! Le lait tiré ! C'est pas pareil !

O. : - Ben les autres jours elle était au sein, hein... Bon, de toute façon, la question ne se pose pas encore pour Ptibouchon ?

DFS : - (sourire condescendant) Vous faites quel métier ?

O. : - (ça aussi ça m'étonnerait qu'il ait besoin de le savoir dans notre cas, hein) Orthophoniste.

DFS : - Ah ! C'est un métier qui va devoir s'adapter aux nouvelles connaissance dans le fonctionnement cognitif. Nous allons avoir besoin de vous (ben pas de moi, hein, je file prendre un congé parental pour allaiter mon bébé les 20 prochains mois, là). Vous devriez lire le livre de X, ça vous plaira beaucoup.

O. : - (répète pour un feed back bien positif) X. Je lirai (sauf que ton bouquin c'est à vue de nez de la vulgarisation, et excuse-moi mais il me semble que les publications scientifiques qui concernent mon domaine de compétences sont d'un autre niveau. Un niveau que très probablement tu n'arriverais pas à suivre, même de loin, et donc, ben X : répété, oublié. Voilà)

DFS : - Au revoir.

O. : - Au revoir.















(Oh j'ai oublié de le présenter à mon beau-père, sûr qu'ils se seraient bien entendus, tous les deux)