lundi 27 avril 2009

Le côté positif de la chose






Ce qu'il y a de bon quand on s'est tapé un WE seule avec trois enfants en bas âge et un torticolis comme compagnon de misère, c'est que tout à coup le reste des sales 15 jours de révisions et de stress de l'Amoureux en fin d'année scolaire paraissent tout zen et faciles, sans le torticolis.

On devrait se casser une jambe exprès des fois, juste pour l'énergie qu'on retrouve quand on a récupéré...



(pfff)



Et donc bon, je sens que là, derrière vos écrans, vous vous dites un peu que je passe mes journées à rien faire, ou enfin si, à torcher des mômes et à leur crier dessus, mais c'est pas super blogable, pis bon ça ne mène pas bien loin.



Et bien sachez que vous avez tort, voilà.



Et la preuve en images :







(hm ? Pour quoi faire toutes ces jolies mains ? C'est tête à modeler qui le dit...)




Et pour ce qui est de savoir ce que je vais faire de tous ces petits bouts de tissus, je vous laisse aller fouiller chez elle.




Sur ce, il n'est plus une heure syndicale pour être ailleurs que sous ma couette. Bonne nuit les gens (on reparlera de la mienne demain...).

Ben oui, mais forcément aussi...

3h30. Admettons que ça soit une heure pour une tétée de nuit (mais limite, hein. Je sais que ce bébé peut tenir jusqu'à 5h30 dans ses bons jours).



4h30. Admettons que c'est de ma faute aussi si je me suis levée pour aller le recoucher, dans l'espoir caché de pouvoir me faire une bonne tirée de dodo derrière.



5h30. Là c'est du foutage de gueule, excusez-moi l'expression, mais vous ne me ferez pas croire que ce sale gosse a besoin de téter à cette heure-là quand son dernier coup derrière l'oreille date de 2h auparavant. Il profite honteusement de l'infirmité de sa mère en plus, parce que franchement j'ai pas les outils physiques pour assumer le rendormissement sans nichon...




7h30. Mourir. Je vais mourir aujourd'hui, je vois que ça...

dimanche 26 avril 2009

C'est pas beau de se moquer...





Oui, l'air penché, comme ça, c'est naturel... Ça dure depuis hier matin (mais qu'est-ce que j'ai foutu de ma nuit, on se le demande), et je sens que la journée va être longue. D'autant qu'il pleut comme vache qui pisse. Y'a des jours comme ça...

samedi 25 avril 2009

Du fond de l'abysse...

Un jour viendra où je sortirai la tête de l'eau saumâtre où je suis embourbée...

Où nous batifolerons à nouveau ensemble dans les vagues du net, sous le soleil radieux de mes douces journées tranquilles.


M'enfin à vue de nez, là, pas tout de suite, désolée...


À bientôt les gens (soupir).

dimanche 19 avril 2009

Leçon de psychologie enfantine

En bonne mère tout à fait de son époque, j'applique avec (plus ou moins de) patience les préceptes rencontrés dans mes lectures angoissées sur le développement de l'enfant et l'attachement précoce...

Je prends même des cours chez Kaloo, c'est vous dire si je suis calée, hein !


Dans la série (longue et laborieuse vous vous en doutez) de mes obligations éducatives, il y a cette certitude que pour un enfant, toute question doit avoir une réponse tant que je sais l'apporter.

Ça nous donne ce genre de dialogues avec Tiboy, qui s'avère en la matière bien plus tenace que sa pauvre mère :

Tiboy - Maman, pourquoi la voiture elle est cassée ?
O. - Parce que les grands garçons ont fait les fous dedans (je vous conseille fortement l'expérience édifiante de la fête du 15 août par ici : entre les taureaux et les gamins qui se murgent pendant 3 jours, on ne sait plus où donner de la tête au bon goût...).
Tiboy - Et pourquoi ils ont fait les fous dedans ?
O. - Parce qu'ils avaient envie de faire la fête.
Tiboy Et pourquoi ils avaient envie de faire la fête ?
...

...

...

Non, mais c'est bon, vous avez parfaitement compris qu'il ne se lasse ja-mais.





Hier je me préparais une bonne tranche de rigolade quand j'ai entendu les deux zouaves entamer une discussion :

Biggirl - Là tu vois, j'ai mis des paillettes.
Tiboy - Pourquoi t'as mis des paillettes ?
O. (en aparté) - hin hin hin

Biggirl - Parce que.
Tiboy - Ah.






Bon, ça va j'ai compris !

vendredi 17 avril 2009

Rhume des foins

Nan mais c'est rien, c'est juste que ça s'est infecté (mon rhume)(ce qui veut dire que je mouche jaune-verdâtre si vous voulez des détails : j'adore).

Mais bon c'est rien, c'est juste que les antibios n'y font rien, mon médecin dit que ce truc est résistant, donc après mes 10 jours d'antibios qui n'ont pas marché, je vais enchaîner avec des antibios qui -je l'espère- marcheront.

M'enfin c'est anecdotique, c'est juste que mon Amoureux est en phase dépressive profonde rapport à son mémoire à rendre pour lundi (celui que je passe mes soirées à mettre en page et à peaufiner), et ses derniers partiels en vue (merci beau-papa pour le travail lent mais efficace de sappage de la confiance en soi de mon homme qui fait qu'on dirait un peu qu'il fait tout pour les rater ses exams, histoire de ne pas aller à l'encontre de cette éducation si parfaite selon laquelle il est "un bon à rien qui ne réussit jamais rien"...)(j'ai l'air énervée contre beau-papa, moi ?)(si j'ai pas l'air dans le texte, j'insiste lourdement : je suis énervée. J'ai des envies de baffes, de répliques tueuses, de quelque chose).

Ce n'est pas grand chose, c'est juste que le bébé-relou exprime le mal-être de toute une famille en phase psychologique fragile, en ne dormant pas de la journée (2h cumulées aujourd'hui, entre 7h30 et 20h, un record dans le genre).

Des broutille en fait.

Si je pouvais éviter de cumuler, quoi...





Pfff. Vivement les vacances, je vous dis (les vraies : celles qui ne seront pas suivies d'une nouvelle rentrée scolaire pour mon Amoureux. Je ne suis pas certaine que la cohésion familiale résiste à une année de plus, va falloir motiver ma troupe).


(ma troupe étant composée d'un seul homme au bord du gouffre, y'a intérêt à s'accrocher)

mardi 14 avril 2009

Pfff, ça file trop vite...

Du coup je suis grave à la bourre sur plein de trucs, j'aime pas ça.

Mais j'aimerais pas non plus renoncer, tiens...

Surtout pour le poisson que ma fille avait dessiné exprès pour mettre dans son bocal.


Alors c'est plus un poisson du 1er avril, mais du 14, on s'en fout, il est là, il est coloré, et je l'avais promis (et je tiens toujours mes promesses, faut juste pas être trop pressé en règle générale).



Il en a de bonnes mon Amoureux...

"Repose-toi", il dit.

Il est mignon.


Je conçois le concept, remarquez. Après 3 nuits de folie à regarder Ptibouchon danser la rumba dans son coin (parce que bon, la nuit, moi normalement je danse pas trop, en tout cas plus depuis 4 ans, bizarre, alors s'il veut danser, c'est sans moi, merci), à aller consoler le cauchemar de l'un ou s'occuper de l'envie de pipi de l'autre (m'étonne que devenir grand frère ou grande sœur pousse à l'autonomie : les parents n'ont plus du tout l'énergie pour s'occuper des plus grands, hein, surtout avec un danseur de rumba)... Lui aussi est fatigué.



Même qu'il s'endort à l'hôpital entre deux patients, c'est lui qui me l'a dit quand je l'ai réveillé de sa sieste en arrivant à la maison.



"Repose-toi".




Mais "occupe-toi des petits, des courses, du linge et des repas, et surtout cette semaine, parce que j'ai mes derniers partiels dans 15 jours et je vais bientôt mouriiiiiiiiir".









Il est mignon.





Sur ce, Ptibouchon ayant décidé que OK, la sieste aujourd'hui il voulait bien, les courses étant soigneusement rangées dans les placards, et le linge étendu dehors, laissez-moi juste le temps de faire taire ma fille, et je file me reposer !