vendredi 30 janvier 2009

Du chromosome Y

Kalouette a testé pour nous ce jour la testostérone à l'état brut. Il faut avouer que ça fait peur dépote...

Du coup je me demande de quel modèle de mâle j'ai hérité en fait. Mon Tiboy étant de ceux parmi les mâles qui vont consciencieusement fermer tout tiroir malencontreusement laissé ouvert, qui vont venir poser à sa place ce qu'ils ont dans les mains avant de prendre autre chose, et qui vont trouver du premier coup d'œil ce qu'on leur demande de prendre sur le tapis ou sur la table... Je sais, il frise l'exception mondiale...



Sachant que sa frangine jette tout par terre, ne trouve jamais ce qui se trouve sous son nez, et est généralement la cause des tiroirs sus-mentionnés... Je me demande si on n'a pas merdé dans les gênes quelque part...




Il y a bien une passion absolument commune aux deux. Le genre à me rassurer sur la féminité de ma Biggirl, et à m'inquiéter gentiment de la prévalence du chromosome Y chez mon petit mâle number one... L'un comme l'autre donc adooooooooorent les déguisements. Euh en fait, ils adorent les robes de princesse... J'avoue que Tiboy en meringue rose c'est un spectacle qui vaut le détour... Lui est fier comme Artaban, vous imaginez ça d'ici... Moi je regrette juste de ne pas avoir encore de déguisement de pirate et de chevalier, mais je rigole bien...







J'ai juste un peu plus désespéré quand ma belle-mère s'est extasiée devant la fameuse robe rose... Je savais qu'elle avait des goûts de chiotte qu'on n'avait pas les mêmes goûts, mais j'imaginais pas à quel point. Déjà comme déguisement je trouve ça immonde, mais elle, elle la voyait déjà en robe de petite fille d'honneur. Arg.




(avec le recul, on doit les choquer méchamment avec notre façon d'habiller les loulous pour les mariages familiaux, hein... Je sais que mon Amoureux a fait s'étrangler à moitié son père en se pointant sans cravate et en jeans au mariage de son frère, mais je réalise que c'est l'ensemble qu'on forme à nous tous qui pose un souci en fait...)



(j'adore, hein... Choquer mes beaux-parents fait partie des petits plaisirs que je m'octroie avec délectation !)






Au fait, la poupée a un visage !





Manque plus que les cheveux... Ça va venir, ça va venir...

mercredi 28 janvier 2009

Self portrait du jeudi

Je joue !

J'avoue, je ne sais plus qui dans la blogosphère m'a amenée à tomber sur ce blog. Le principe m'a beaucoup plu (j'ai toujours adoré chercher comment remplir un "cahier des charges". Donnez-moi un thème et je lance un brainstorming illico...) et j'ai décidé de participer.



Bon, je le reconnais, le thème du jour m'a trituré les méninges un moment. Comment prendre une photo de moi-même "la tête à l'envers" ? Et surtout quelle allure prendre, comment contourner le thème pour rester dans les clous,... ? Enfin c'était rigolo à penser.

Je ne peux malheureusement pas faire le portrait de mon appareil photo, pourtant le montage pour le faire tenir au bon endroit, lui faire cadrer les bonnes choses, et prendre la photo que je voulais... était un peu acrobatique. J'ai pas de pied à apn, moi. Mais j'ai (dans l'ordre d'arrivée) une table basse, une chaise, des bédés, des cédés... Ça a tenu (photo prise en l'absence de tout monstrosaure à la curiosité hyper développée, vous vous en doutez). Et donc, je garantis que je me suis débrouillée toute seule comme une grande pour prendre la photo.



Que voilà :





(pour info, le tableau derrière est de moi. Bon, vous le voyez pas super bien... Mais je l'aime bien, en fait)




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Et aussi...



Nous avons testé pour vous aujourd'hui : la journée de balade avec Ptibouchon, les deux grands profitant un max de leur grand-mère (et la mère de famille prenant l'air)(comment ça ? J'ai rien dit moi)(oui, elle m'énerve-euh... Mais elle est très gentille)(elle est trop gentille)(elle est agaçante...).


Trajet aller : pa ni pwoblèm sidi. Bébé a pioncé comme il se doit durant tout le trajet, j'ai eu juste le temps qu'il fallait en arrivant pour le changer, le nourrir et le calmer avant de passer à table avec mes amies.

Trajet jusque chez Joe : pa ni pwoblèm sidi. Bébé a pioncé comme il se doit dans son cosy. Joe m'attendait avec plein de suprises spéciales, que promis, je vous mets des photos dès que j'ai libéré mon bras gauche (savez-vous que je tape à la machine avec une seule main et une dextérité louable ? Si). Y'avait même une galette un peu bizarre (allez directement lui demander pourquoi !) mais drôlement bonne, et des sablés au carambar tout à fait goûtus, et un bon petit air tranquille de fin d'après-midi qu'on a rempli de blablablas et de patatis, c'était trop bien.

Trajet retour jusqu'à la maison : pa ni pwoblèm sidi Ah ben zut, c'est quoi c't'arnaque ? Le coup du cosy ça marche pas à tous les coups ?
Ben non.
Mon petit doigt marche lui à tous les coups, mais bon, y'a quand-même un peu besoin de ma main droite quand je conduis. Pas tout le temps, j'ai réussi à endiguer la crise par moments, mais il a bien fallu que Ptibouchon s'en passe un bout du trajet...




(oui, c'est promis, la prochaine fois que je suis sur la route avec le bébé, je vous préviens avant...)

mardi 27 janvier 2009

Test #2

Dans la série des tests, Ptibouchon se lance dans des expérimentations hasardeuses et sans filet...


La nuit dernière pour commencer... Dernière tétée à 20h30, OK. 
Mal au bidon pendant un p'tit bout de temps, bon, on commence à s'y faire (j'ai comme des relents amers des premiers mois de Biggirl, avec une pointe d'espoir à la clé : la demoiselle pleurait certes de façon inconsolable genre de 18h à minuit, mais pionçait après ça de minuit à 9h, excusez du peu...). 
Ptibouchon a fini par s'endormir vers 22h30. 

Moi, couchée à côté de lui, je me suis lancée dans des activités diverses sur l'ordi (lire un blog bédé, un blog créa, un blog où ça cause, les derniers articles d'@rrêt sur images, un petit tour sur facebook...) en attendant l'heure forcément imminente de la prochaine tétée. J'ai mis la salle de bain à chauffer en prévision du changement de couche de la nuit. Bref, je suis restée en état d'alerte, normal, quoi.


2h du mat'


Ce zigoto s'est réveillé pour téter à 2h du mat !



Et moi, j'ai fait quoi au lieu de dormir comme de nécessaire ? Je me suis levée pour éteindre le chauffage, j'ai vaguement somnolé, puis je me suis relevée pour rallumer le chauffage parce que bon, il va probablement pas tarder à se réveiller cette fois. Puis je me suis relevée pour éteindre le chauffage parce que vu l'heure en fait, même s'il se réveille là, c'est moi qui ne serai pas assez pimpante pour changer la moindre couche...


Donc forcément à 2h j'étais endormie depuis pas longtemps. 




Et forcément après ça il m'a réclamé du rab à 4h.


Et à 6h.


D'ailleurs à 6h il était assez réveillé pour changer la couche... Il a gentiment accepté de se rendormir avec moi jusqu'à 9h, j'ai pas tout perdu...

lundi 26 janvier 2009

Youhou !

Trois de moins...

En fait, pour être tout à fait honnête, un de moins. Disons qu'ils sont trois à quitter la maison, là, tout de suite, mais qu'il y en a deux dans le tas que j'aurais gardés plus sans urticaire.

Mais le troisième commençait à me chauffer sérieusement les oreilles, à sa façon de te dire qu'il est hors de question que tu insinues quoi que ce soit de la façon dont il pourrait faire les choses, que lui sait tout parfaitement mieux que toi, et qu'en tout cas ils n'a aucun conseil à recevoir du petit scarabée insolent que tu es (et qu'il écraserait volontiers du gros orteil s'il n'avait pas une maîtrise de lui-même aussi parfaite et s'il n'était pas aussi affable et compréhensif pour ta pauvre condition)(oui, presque il m'aurait fait savoir qu'il comprenait ma chute hormonale, mon beau-père, c'est pas formidable ?)...

A sa façon en outre de t'expliquer calmement la façon dont toi tu devrais faire les choses (il a été jusqu'à me dire qu'il fallait que je marche sur le côté gauche de la route, que j'avais de la chance de ne pas m'être fait faucher déjà... Il a peut-être raison en théorie, mais rien que le ton paternaliste utilisé te donne envie de marcher tout exprès au milieu de la route).

A son vocabulaire aussi. Que voulez-vous, on ne vote pas extrême droite sans un minimum de connaissances littéraires savoureuses... Il n'a pas eu l'heur de prononcer une seconde fois le mot "nègre" dans ma maison, je regrette déjà de ne pas l'avoir directement renvoyé dans ses rosiers dès la première (mais je suis faible, et l'opposition à un type psychologiquement dérangé demande du doigté et de la maîtrise... Tout ce dont je suis absolument dépourvue en ces temps de maternage intensif...)(mea culpa...).




Ouf donc, ce type imbuvable a quitté ma maison.




Reste sa femme dans mes meubles. A part le fait irritant qu'elle réarrange mon bordel à sa façon, elle est quand-même d'une dévotion rare. Et quand on a entendu l'autre, là, expliquer à ma fille que Mamie ne porte pas de pantalon parce qu'il ne veut pas qu'elle le fasse, ben des fois j'ai même de l'admiration pour elle. Si. Mais on n'a rien à se dire, ça rend l'ambiance un peu spéciale...






Vous savez qu'il est gentiment manipulateur, quand-même, parce que malgré la somme hallucinante des fautes graves (si, si, j'insiste) à lui reprocher... il arriverait presque à me faire culpabiliser de le détester autant !





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Allez, pour me faire pardonner ce billet d'humeur, voilà en images mon occupation (salvatrice) d'hier après-midi :















Tout ça selon les explications (à peu près) compréhensibles de ce livre (c'est la troisième que je fais. J'y laisse toujours autant de sueur, mais on va dire que j'aborde le tout avec plus de philosophie détermination calme)



(voui, vous êtes de fins observateurs : cette poupée n'est pas finie. Laissez-moi (dans l'ordre) faire une sieste, retrouver ma peinture à tissus et ma laine, et prendre mon courage à deux mains, et vous verrez un peu... (coming soon))



Et en cadeau bonus (jamais trop de bébés...) :



(bon, moi je trouve que c'est un cadeau chouette, mais forcément !...)


Je vais bientôt me lancer dans une veste magique pour lui... Une bouille pareille, ça donne envie de sortir sa machine, non ?


Je cherche par ailleurs un patron de tunique en 4 ans, du genre à col rond ou coupé, à manches froncées, un peu longue (qui arriverait à mi-cuisses, genre). Si quelqu'un sait où je peux en trouver une (gratuite sur internet ou au moins abordable, et avec de bonnes explications (par pitié pour mes neurones, évitez de m'orienter Burda... Chuis pas prête... Non, n'insistez pas)).

samedi 24 janvier 2009

Arg

(mode zen on)
(ah ben zut, ça marche pô...)



Le pire, c'est que c'est mon Amoureux qui leur donne du blé à moudre, c'est quand-même un comble, quoi !

Il a dû oublier que j'avais un sale caractère aussi quand je n'étais pas enceinte. Là il est entrain de désespérer des 40 années qu'il lui reste à me supporter... Mais bon, il me cherche là, oh !



Bon, le sujet de discorde est anecdotique, ne mérite même pas qu'on s'y attarde. Tout est dans la façon qu'a mon moche-père de ramener sa fraise sur un sujet auquel il ne connaît absolument rien (en l'occurrence l'allaitement, mais parmi ses nombreuses tares, ce type a le défaut très très crispant de ceux qui pensent mieux connaître ton métier que toi...), et qui plus est de façon absolument incompréhensible... Genre tu comprends juste qu'il essaye de te remettre à ta place (merci, si tu pouvais commencer par garder humblement la tienne, ça arrangerait tout le monde) mais suuuuuuuurtout n'essaye pas de comprendre comment.


Je lui ai clairement dit que je n'avais aucune envie d'essayer de comprendre le lien tordu de sa remarque avec le thème abordé... Mais je me suis retenue de lui faire les 2 ou 3 remarques blessantes qui me sont montées aux lèvres.





Chuis trop bonne, hein !








(pfff, encore 2 jours à le supporter, ma mission si je l'accepte (j'accepte paaaaaaaaaaaaaaaaaas) : ne pas craquer)
(ne-pas-craquer-ne-pas-craquer-ne-pas-craquer-ne-pas-craquer-ne-pas-craquer-ne-pas-craquer-ne-pas-craquer)

jeudi 22 janvier 2009

Check "massage bébé" - Roger...

On est en plein dans les essais avec notre tout nouveau modèle de Zouzou, version 3.0, également désigné PtiBouchon...

Ce matin, on a testé dans l'ordre le cosy, la bagnole, le massage bébé...

Tout est OK, les réactions sont bonnes dans l'entourage, et le PtiBouchon n'a pas l'air trop traumatisé.

Nous confirmons de façon péremptoire l'effet soporifique d'un moteur en marche sur les bébés. L'empaquetage dans de multiples couches avant transfert dans le véhicule a été bien supporté apparemment (pour tout vous avouer, le petit truc est encore tout empaqueté, juste son père a eu pitié et a ouvert la fermeture éclair de la combinaison "spécial grands froids" dans laquelle je l'avais caché, mais à part ça, il est encore incrusté dans le cosy, et ça n'a pas l'air de lui poser plus de problème que ça. A vrai dire, la production laitière commence à trouver le temps légèrement longuet, en fait... Ouh ouh ! Loulou ! Maman a besoin de toiiiiiiiiiiiiiii...).

L'option "massage bébé" (but du déplacement en voiture dans combinaison "spéciale grands froids") a eu un poil moins de succès, comme quoi les bébés modernes veulent de l'action moderne. Bon de 1) parce qu'il a fallu se mettre tout nu, et qu'avec 8 jours de graisse dans les guiboles, on a un peu du mal à conserver une chaleur corporelle satisfaisante, de 2) parce que bon, ça va bien tes câlins huileux, là, mais j'ai faim. Rapport que la graisse en question, faut bien la tirer de quelque part, et genre les nénés de ma mère c'est juste parfait pour ça. Donc tu seras gentille, maman, mais tu abrèges et tu me nourris, merci.



Par contre l'option "maman prend l'air, rencontre un peu du monde et sort ses fesses de la maison où elle vit quasi cloîtrée depuis 8 jours", c'était pas mal.


Je vous tiens au courant des prochains tests prévus. A venir : confrontation avec la famille de papa, que le tonton c'est sans souci, mais que les grands-parents y risquent de faire tourner le lait de maman... Arg.






(bon, loulou, maman est à jour de blog, le sein gauche est au bord de l'explosion (déjà qu'ils sont au bord de l'explosion même quand c'est pas l'heure, je vous dis pas en cas de dépassement d'horaire ce que ça donne... J'ai contacté le lactarium : y'a plein de bébés prématurés qui vont faire un usage efficace de mon gras de sein...) tu peux te réveiller, maintenant. Je sais bien que le cosy c'est le summum du confort de sieste, mais quand-même, va pas m'en faire une grève de la faim non plus...).

lundi 19 janvier 2009

Un peu d'émotion

Voire de guimauve, admettons. J'ai un peu hésité, et puis je me suis dit que ça pourrait plaire à certain(e)s d'entre vous de le lire...


Voilà donc le récit de la naissance de Ptibouchon. Vous êtes prévenus : c'est long, c'est pas dans les tonalités habituelles du blog, mais voilà, c'est là.


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Je suis retournée voir mon gynécologue le 30 décembre. Ce jour-là, il m’a dit qu’il pensait que tu n’allais pas tarder à arriver. Il pariait pour une naissance entre le 1er et le 7 janvier. J’ai souri. Je me connais. Mes enfants sont tous allés au terme de la grossesse. Je suis un ventre apparemment confortable. Je n’y croyais pas. Mais je me suis mise en attente : de toute façon, tu pouvais aussi bien arriver quand tu voulais maintenant. Même s’il était vrai que Nanie, ta grand-mère, avait beaucoup de travail à boucler avant de venir m’aider et qu’elle préférait que tu n’arrives pas avant le 10 janvier.

F., ma sage-femme, que j’ai vue le 5 janvier aurait parié pour une naissance avant le 10, mais n’a pas été aussi catégorique que le gynéco : elle connaît les femmes enceintes, on ne peut jamais savoir. Et moi je me connais.

Nanie est arrivée le dimanche 11 janvier en fin de journée. Juste à temps pour qu’on s’organise avant ton arrivée.

Lundi soir, je devais aller à une réunion du bureau de la crèche. Je pensais pouvoir le faire, mais le moment venu je ne me suis pas sentie prête. J’avais beaucoup brassé toute la journée, changé les draps de tout le monde, rangé la chambre des enfants... Cela faisait déjà deux bonnes semaines que je maintenais la maison bien rangée, mais c’est vrai que j’avais donné un coup “de plus” ce matin-là. Je suis donc restée à la maison avec tout le monde. On a passé une soirée agréable, je sentais que j’avais des contractions régulièrement, mais comme tous les soirs. En général, elles finissaient par se calmer toutes seules, et moi par dormir comme un loir jusqu’au matin.

Cette fois elles sont restées.
A minuit j’ai appelé F. pour lui dire que ça contractait gentiment, toutes les 10 minutes depuis 2 heures. Elle m’a dit d’attendre que ça se précise et passe à moins de 5 minutes pour la rappeler. J’ai raccroché et... me suis endormie ! Tout s’est arrêté jusqu’à 3h30 du matin. Biggirl s’est réveillée à 2h, elle n’était pas en forme, je suis allée m’occuper d’elle et me suis recouchée. Je me résignais à l’idée que ces contractions-là étaient une fausse alerte, et qu’il faudrait attendre le début du travail encore quelques jours.

A 3h30, une plus grosse contraction m’a réveillée. Je suis restée attentive. Les contractions étaient plus forte, mais restaient irrégulières. Elles sont passées à 5 minutes entre 6h et 7h, mais de nouveau à un rythme irrégulier dès après.

Nanie a accompagné Biggirl et Tiboy à l’école et à la crèche. Je sentais quand-même que le travail avait commencé, et j’imaginais que tu pouvais arriver avant leur retour à 17h30. J’ai rappelé F. pour la tenir au courant : les choses étaient loin d’avancer de façon précise, mais il se passait quelque chose...

J’ai passé la matinée allongée dans mon lit. Mon Amoureux qui n’avait pas beaucoup dormi s’est couché aussi. Les choses se sont à nouveau calmées, laissant même parfois à nouveau jusqu’à un quart d’heure entre deux contractions. Je me répétais que le travail pouvait être irrégulier mais avancer quand-même. Ça avait été le cas pour Tiboy.

Après le déjeuner, j’ai proposé à mon Amoureux et Nanie d’aller nous promener dans le village. Je sentais que cela avancerait les choses, et j’avais besoin de prendre l’air. Nous sommes sortis tous les 3, et avons fait un tour du parc et du village. Il faisait bon, dans les 10°, c’était vraiment agréable. Et j’appréciais de vivre ce travail en compagnie de mon mari et de ma maman, tout le monde discutant de choses et d’autres. J’aime bien ce côté un peu “à part” on dirait que le temps n’avance plus pareil... Les contractions m’obligeaient à m’arrêter régulièrement, elles se faisaient plus fortes.

Sur la fin, j’ai abrégé le chemin, avec une envie marquante de rappeler F. et de la voir venir, et me dire si ça avait avancé ou non. J’ai eu le sentiment de rentrer avec une grosse contraction continue, ce n’était pas évident de marcher. On a croisé des voisins à qui on parle rarement. J’ai dit à la fille qu’on faisait “venir le bébé”, elle m’a répondu “ah oui, vous êtes en plein travail, là”, j’étais étonnée que ça se voie.

Une fois rentrés, j’ai téléphoné. Au son de ma voix, F. ne s’est pas vraiment affolée. Elle a pris ma demande de la voir venir avec du recul, et j’avoue que sur le coup j’étais un peu vexée. J’aurais aimé qu’elle vienne immédiatement. En l’occurrence, elle m’a dit avoir déjà 2 nuits blanches derrière elle (J., l’autre sage-femme du cabinet ayant eu un accident juste avant les vacances, elle a dû s’occuper de toutes les naissances de fin 2008 et début 2009), et qu’elle allait voir si J. pouvait passer. Elle a précisé qu’une d’entre elles me rappellerait et passerait en fin d’après-midi. Il était 15h30. Je suis allée me remettre dans mon lit, et comme à chaque fois que je m’allongeais, les contractions se sont à nouveau espacées. J’ai même pu dormir 20 bonnes minutes d’affilée. Je projetais d’attendre la venue de J. et de retourner me promener après le dîner (je n’avais pas très envie de sortir à l’heure où on croise tout le village dans les rues...).

J’étais un peu stressée à l’idée de voir arriver ma sage-femme. Je voulais vraiment savoir si ça avait avancé, mais j’avais peur qu’elle me dise que non, que rien n’avait encore bougé. Je savais que si elle m’annonçait un col à moins de 5 de dilatation, je serais déçue. Même irrégulier, ce travail durait depuis 3h du matin. Et je me souvenais du travail très irrégulier pour Tiboy qui m’avait quand-même amenée à 7 de dilatation en 12 heures...


J. est arrivée à 17h45.
Elle m’a examinée, et m’a annoncé que j’étais à 4... Mais que le col était très souple et qu’elle l’ouvrait super facilement jusqu’à 5 ou 6. Je me suis sentie un peu inquiète à l’idée du chemin restant à parcourir...

Mon Amoureux est sorti avec elle pour l’aider à ramener tout son matériel de sa voiture. J’étais contente qu’elle ne me dise pas de la rappeler quand ça serait plus précis. Je craignais qu’elle ne préfère repartir... Mais elle a dû voir que les choses se précisaient.

Nous nous sommes installés dans la chambre. Les contractions se sont à nouveau rapprochées, et intensifiées. Entre deux, du temps nous était donné pour discuter, blaguer un peu, boire une tisane... Je gérais bien le travail, appréciais ces moments de répit, laissais se faire les choses à leur rythme, c’était agréable de me sentir libre d’avoir le temps, de sentir en même temps que ça avançait.

Vers 20h, Biggirl et Tiboy sont venus nous rejoindre dans la chambre. Ils sont restés une vingtaine de minutes avec nous. Ils n’avaient pas l’air inquiets de me voir gémir régulièrement, mais c’est vrai qu’on a l’habitude d’expliquer beaucoup les choses. Vers 20h20, j’ai senti qu’il fallait qu’ils partent. Je leur ai demandé d’aller se coucher gentiment, ils sont sortis sans faire d’histoire, tous les deux, super sagement. Et moi j’ai commencé à sentir passer les choses de façon beaucoup plus marquée à ce moment-là.

J’ai reconnu cette “dernière ligne droite” à la façon dont je me suis mise à crier, sur un ton très différent des gémissements du travail. Cette fin de travail, qui mène à la naissance m’était insupportable. Je disais que je ne voulais pas, que c’était trop dur, et juste derrière, je disais qu’il fallait que tu viennes. Je m’accrochais à mon Amoureux, désespérément. Lui, me répétait doucement de bien penser à respirer. Il me retenait, il était là. J’ai dû le mordre une ou deux fois.

Ces vagues me semblaient ne mener à rien, j’avais peur que ça dure comme ça encore longtemps. Je me souviens quand les enfants sont partis, avoir dit “dans moins d’une heure, il est là”. J. n’a pas acquiescé, je pense qu’elle ne voulait pas me donner de faux espoirs, et risquer que je me décourage au cas où les choses duraient un peu plus. On était clairement sur la fin, mais entre 40 minutes et 1h30, il était difficile de savoir à quel moment tout cela serait fini. J’aurais aimé qu’elle me dise que oui, que tu serais bientôt là... Mais je reconnais qu’il valait mieux ne pas trop s’avancer.

Sur chaque contraction, J. me recommandait d’essayer de relâcher un maximum mon col. Je sentais que je te retenais un peu, que je me crispais sous l’effet de la douleur, et j’essayais de me concentrer un maximum pour penser à ce relâchement avant que la contraction ne me submerge. Cela me demandait un effort énorme à mes yeux. J’avais tellement envie que la douleur cesse. Accepter qu’elle soit là et qu’elle serve à quelque chose, relâcher ce col pour laisser la douleur faire son travail... ne sont pas des réflexes naturels chez moi.

Je me suis installée assez rapidement par terre, les genoux sur deux coussins, protégés par une alèse, les bras sur mon lit et sur mon Amoureux.

La poche des eaux s’est rompue. C’est la première fois que ça arrive pour moi. Dans les deux précédents accouchements elle avait été percée. J’ai ressenti ça comme un bon présage, un présage du bon avancement des choses. J. m’avait dit qu’il était bon que la poche ne se rompe pas trop tôt, parce qu’avec la souplesse du liquide, elle épargnait le col, mais que le fait qu’elle soit encore intacte pouvait aussi limiter la vitesse du travail. Le liquide était un peu teinté, tu avais commencé à faire caca en avance...

Je te sentais dans mon col. Ta tête était là, tout près. Mais quand j’ai touché, je l’ai trouvée encore tellement loin ! J’ai eu l’impression qu’il y avait encore des kilomètres à faire avant de t’avoir dans mes bras...

Il fallait vraiment que je mobilise toute ma volonté pour pousser sur les contractions. J’avais envie que tu arrives, mais la douleur me retenait de pousser, j’avais tellement envie que ça s’arrête, que tu sois là, que je puisse me reposer...

Et puis, sur une nouvelle poussée, j’ai senti passer ta tête entre mes jambes. C’était bizarre, de t’avoir là, à moitié sorti. J’ai attendu que la contraction suivante m’invite à pousser à nouveau pour que tu arrives. Il fallait aussi que tu prennes le temps de tourner tes épaules. Ce petit moment suspendu est un souvenir très marquant pour moi.

Enfin, tu es sorti. Tu t’es retrouvé sur les coussins, accueilli par les mains de J.. Tu avais commencé à pleurer avant même d’avoir sorti tes pieds. J’étais fascinée de te voir là. Comme si je réalisais subitement que c’était bien un bébé que je portais depuis tous ces mois et que j’avais senti sortir de mon corps. J’ai découvert que tu étais un garçon, et c’était une vraie surprise, parce que mon intuition au long de cette grossesse penchait plutôt pour une fille. J’ai tout de suite adoré que tu sois un deuxième petit garçon. J’ai projeté toute la complicité que vous pourriez avoir avec Tiboy, et notre famille est devenue à cette minute ce qu’elle est aujourd’hui : un papa, une maman, une fille et deux garçons.

vendredi 16 janvier 2009

Retour progressif à la vie de famille

La mauvaise nouvelle ? un des points sur la déchirure n'a pas tenu...

La bonne nouvelle ? j'ai eu l'autorisation de monter dîner avec tout le monde dès ce soir (puisque de toute façon ça ne changerait rien...)



Juste que Ptibouchon a trouvé que la famille c'est stressant un peu.
Et que se retrouver allongé dans un couffin hostile, au milieu d'une pièce au plafond absolument insondable, remplie de bruits incongrus, après une fin de journée bourrée de visites... Bah c'était trop pour son petit corps fragile et émotif.


Mon Amoureux a tenté la solution number one de la famille, à savoir le dîner en échaportage (faut juste essayer de maîtriser la chute des miettes pour pas qu'elles se glissent subrepticement entre le bébé et l'écharpe, mais ça peut vous garantir un repas top tranquille), sauf que comme Ptibouchon n'avait encore jamais vécu l'expérience saisissante de l'écharpe, il n'a pas trouvé ça drôle du tout. Trop de nouvelles sensations d'un coup, faut pas non plus le prendre pour un GI, ce petit.






Bon, OK, je me résigne. Je le sais depuis le début qu'il n'y a qu'une solution 100% efficace pour répondre aux états d'âme d'un Ptibouchon déboussolé.










En plus là depuis la nuit dernière, c'est de la solution king size.


Appelez-moi Paméla.

mercredi 14 janvier 2009

Youpi

Le bébé nouveau est arrivé.

Il est absolument adorable, on en mangerait.

Tout s'est bien passé, merci pour vos petits commentaires sur le post précédent. Il est arrivé tranquillement, c'est pas une flêche, mais il est arrivé tout bien fini, tout bien potelé, et tout calme, c'est top. Il m'a plein laissé dormir aujourd'hui (et comme il est né directement dans notre piaule, je profite de mon grand lit et de ma couette avec délectation). Je serai (forcément) bientôt sur pied !

A bientôt donc (si j'arrive à faire tout ce que j'ai à faire sans bouger mes fesses de ma chambre, je fais péter le champomy).

Image hébergée par servimg.com

lundi 12 janvier 2009

Non, non...

Toujours rien à vous annoncer.

M'enfin je le sais depuis longtemps que je fais des bébés "à terme", moi.

Ce qui est rigolo c'est qu'à part Biggirl pour laquelle "rien n'a bougé, revenez dans deux jours" a duré jusqu'au jour J+7 (si, si, +7. Une semaine de rab, elle s'est fait, ma loupiotte, tutti va bene), ben depuis c'est la deuxième fois que j'ai droit à "ouh là ! Je vous vois pas aller au bout, ça va pas tarder".


Pour Tiboy, ma sage-femme a sonné le branle-bas de combat un mois avant la date prévue d'accouchement, comme quoi la tête était "fixée" et le col "perméable à deux" et "il peut arriver demain, j'espère que t'es prête".

Jour J, l'atterrissage de mon bonhomme.
J+1 selon ma sage-femme d'ailleurs, et J-1 d'après mes calculs, m'enfin on va pas chipoter non plus.



Cette fois, j'ai eu droit au verdict du gynéco le 30 décembre dernier : "le col est raccourci, le bébé est très bas, je ne vous vois pas aller au bout. Je prédis une naissance entre le 1er et le 7". Je lui ai gentiment souri, en lui disant que je prenais les paris. Il a bien essayé un "ah mais c'est un troisième, vous verrez", je le savais bien, moi, que j'étais le top du confort utérin. 3 étoiles, là-dedans au moins.

Remarquez, ma sage-femme qui en a vu d'autres a bien essayé de la jouer "d'ici 3 ou 4 jours" quand je l'ai vue le 5 janvier, en minimisant ainsi l'enthousiasme du gynéco, tout en prévoyant quand-même quelque chose d'imminent... Elle a eu la présence d'esprit de relativiser et de ne jurer de rien. Je vous dis qu'elle en a vu d'autres.



Et donc, aujourd'hui J-4. On est encore bien dans les cases, ça va.

J'ai réussi à croire à un pré-travail ce WE, notez, après une nuit blanche à contracter de façon absolument irrégulière, mais pour une fois douloureuse (et c'était pas la colique cette fois). Mais non. J'ai bien essayé de motiver les troupes en me tapant un aller-retour à la supérette la plus éloignée de chez moi du bled. J'ai eu 2 contractions supplémentaires : une à l'aller, une au retour.


Ma mère est arrivée hier soir.

J'ai encore eu des contractions toute la fin d'après-midi.

Pis 3 ou 4 au coucher.


Pis j'ai dormi comme un loir (ou presque, je me suis forcément réveillée toutes les 2 heures parce que j'étais ankylosée, ou que j'avais envie de faire pipi, ou que j'avais mal à l'estomac... Mais de contractions, point. Du tout).




Là c'est bon, j'ai rangé la chambre des gosses, changé les draps de toute la famille, y'a plus qu'à faire le ménage et on sera parés.




On a dit le 16, le jour du terme... Vous pariez quoi, vous ?

jeudi 8 janvier 2009

Travaux en cours

Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, tiens...

Le patron est de Laëti, forcément, mais l'idée de la déco est de Cilou, dans cet article.








L'autre côté du sac est décoré du tissu à fleurs sur la partie haute, et du prénom de Biggirl sur le bleu dessous... Rien de bien passionnant ;)

J'en suis là et c'est tout pour l'instant. Un peu du mal à m'y mettre, avec les courses, Tiboy à la maison en fin de semaine, et le besoin pressant de sieste l'après-midi... On peut pas tout affronter non plus.

Pour celles (et ceux, soyons pas sexiste) qui se demandent pourquoi les deux côtés de mon sac sont séparés (sur le patron de Laëti, c'est un seul grand tissu qui fait l'extérieur, et le même fait la doublure. Là j'ai un bout pour chaque côté du sac...), c'est juste parce que je tenais à ce que les tiges de mes fleurs s'arrêtent en bas du sac... Je me complique la tâche, forcément, mais bon...



Et ce soir, j'avais envie de ça :



Et c'est tout chaleureux dans mon salon...


Enfin sauf que là je vais souffler dessus et aller me glisser sous ma couette avec ma bouillotte et Mary Higgins Clark. Voilà vous savez tout !

A bientôt les gens !

lundi 5 janvier 2009

Je ne résiste pas...

...au plaisir de vous montrer le colis que j'ai reçu hier.

Bon, du coup, obligée, je fais mon coming out...

Oui.
Je suis une mère-écolo-bio-machin ce que vous voulez. J'assume pleinement mes allaitements à rallonge (18 et 20 mois pour les deux premiers), notre portage en écharpe, et nos couches lavables. Voilà, c'est dit.


...




Vous êtes encore là ?

...





Lavables, les couches. Si, si.


Même pas peur des lessives (de toute façon, avec 3 on va en faire une et demie par jour, hein, alors on peut bien y rajouter des couches, c'est pas tellement un problème en soi), et je craque complètement sur les popotins couche-lavabilisés, c'est irrésistible pour moi. Aussi irrésistible que l'achat de couches, allez comprendre. Moi qui m'offre un nouveau jean tous les 2 ans, je passerais mon salaire (ah flûte, y'en a plus) dans des couches lavables et leurs culottes de protection... C'est absolument irrationnel, cherchez pas.


Et donc, là fallait refaire le stock. Parce que les couches qui ont déjà fait 2 gamins, qui en plus n'étaient pas doublées de polaire toute douce à l'intérieur, et qu'on a lavées et re-lavées sans adoucissant (ah, je vois que j'ai omis d'évoquer mes balles et battoirs de lavage... Hem), ben elles sont devenues un poil rèches. Et usées. Et il fallait que j'en achète de nouvelles. Ou plutôt que je me les fasse offrir, en cette période de récession financière familiale drastique...

(comment ça je me cherche des excuses bidon ? Meuh non, très réfléchi cet achat)



Ce qui fut fait (merciiiiiiiiiiiiiiiiiii à ma gentille belle-sœur (celle du nid d'ange... Elle va trouver que je la remercie bizarrement, en ouvrant le paquet que je lui ai préparé...), future marraine, pour ce magnifique cadeau !).



Et je les ai reçues hier donc, alors j'étais toute excitée. C'est bon, bébé, tu peux te pointer, maintenant : le sapin est rendu chez Hic et Ah, et les couches lavables sont arrivées ici...




Et elles sont mimi comme tout.
A croquer.
Que j'ai même hâte de changer les fesses pleines de caca jaune de mon bébé allaité, tiens (nan, mais cherchez pas, je vous dis...).


Et que je vous en mets des extraits ici, parce que c'est du super boulot. Cette maman couseuse (c'est comme ça qu'on cause, dans le "milieu"... Les parents bio sont un peu mafieux sur les bords, j'ai dit que j'assumais, non ?) devrait ouvrir sa boutique cette année.

Je vais attendre de voir comment le matériel résiste aux attaques répétées et atomiques du bébé avant de vous recommander chaudement l'adresse, quand-même.










samedi 3 janvier 2009

On a eu plein de visites aujourd'hui, c'est sympa. J'aime bien quand les gens passent à l'improviste...

Bon, je me suis doutée que quelque chose ne tournait pas rond quand ma voisine numéro 2 a frappé. On s'entend super bien, hein, mais elle est pas du genre à me rendre visite du tout. Et comme j'ai pas encore accouché, ça pouvait pas être pour voir le bébé non plus.


Elle nous a invités à descendre "voir ça" dans la rue, et on a vu.


Le mur entier, juste en face de la mairie, tagué en vert fluo du plus bel effet avec une prose dont la poésie méritait le Goncours. Je n'ai pas très bien compris ce qui était arrivé à la 309 du type qui s'est acharné sur notre maison. Ni en quoi le mur de ma maison était responsable de cet état de fait. La menace de mort incluse dans le message étant très claire, je pense qu'on a dû au moins lui crever tous ses pneus, en plus d'avoir rayé sa carrosserie au couteau à cran d'arrêt. Je vois que ça, hein...



Le proprio était déçu que je ne l'appelle pas juste pour lui présenter nos bons vœux... Bizarre.

Comme le policier m'a gentiment fait remarquer qu'il était plus judicieux que la plainte soit déposée par le propriétaire que par le locataire, je me suis passée d'un aller-retour à la gendarmerie. Le propriétaire en question est passé "voir ça" lui aussi, pis pendant qu'il y était, il a gratté tout le crépi pour faire disparaître l'inscription, c'est gentil (non, parce que notre maison a bien l'habitude d'être regardée à deux fois, mais plutôt pour des mimiques d'admiration que pour des regards intrigués, à demi-amusés (forcément quand c'est pas chez soi... c'est du soulagement, presque) ou outrés).






Puisque c'est comme ça, je vous mets même des photos de mes dernières œuvres en couture. Vous retrouverez le sac sur le blog "sur un air de Laëti" auquel je me suis finalement inscrite. J'étais assez fière de moi, cette fois, ça rattrape mon cafouillage de nid d'ange.








Et une "jolie robe"-minute pour la Barbie de Noël de ma fille qui est arrivée (ô scandale) en pantalon à la maison... Quelle idée...





(bon, on voit pas super bien ce que ça donne, mais comme je ne savais pas comment m'y prendre pour habiller ce truc tout minus, j'ai fait une bête jupe avec des chutes de tissus satinés et tulle (que d'ailleurs je suis une bille de première à avoir super anticipé le volume de la robe en superposant 3 épaisseurs, et à avoir tout bien raplati en cousant ensemble les 3 épaisseurs... Zéro neurone. C'est pas moi, c'est le bébé, d'abord. Mais bref, elle s'en fout ma fille, ça brille quand-même), pis j'ai fait un bête rectangle de tissu satiné pour le haut, qui tient par les petits bras musclés d'un bout d'élastique et d'un bouton pression nacré).



(et on va dire que ma bonne résolution de l'année c'est de mettre des photos de mes coutures plus souvent, voilà)

vendredi 2 janvier 2009

Le summum de la perfectitude

Arg.



Note de début de post : j'oblige personne, et je tiens à préciser que ce message ne parle que de couture, et que limite si vous y connaissez rien, ben vous n'y comprendrez probablement pas grand chose. Déjà que si vous y connaissez quelque chose, je suis pas certaine que vous vous y retrouviez, bref. J'aurai prévenu, quoi.


Nan mais en vrai je suis perfectionniste.
Mais forcément, les premiers essais en matière de loisirs créatifs demandent, euh... de l'indulgence ?


Et donc j'ai terminé (et emballé, je crois que j'ai plus envie de le voir) ce soir le nid d'ange pour ma gentille belle-sœur (enfin pour sa future fille, faites pas semblant de rien comprendre, je suis un peu énervée, là).

Celui dont je vous avais déjà montré  les défauts visibles et autres erreurs cachées...



Au programme ce soir, fixation de la fermeture éclair et fermeture du bas du nid d'ange. En soi une (enfin deux) broutille : que de la couture droite, du raccrochage de tissus, quoi.



Sauf.



Sauf qu'il y avait exactement 6 épaisseurs à coudre pour fermer le bas (après une longue remise en question existentielle et beaucoup de questionnements sur le sort de la planète et l'avenir de l'humanité, j'ai finalement décidé que fermer le bas de mon nid d'ange devait précéder la mise en place de la fermeture éclair. Je sais toujours pas si j'avais raison, je crois que j'aurais sué pareil quelle que soit l'option choisie...). Dont 2 de ouate, et 2 de polaire bien douillette. Que dans la foulée il fallait aussi fermer l'ouverture laissée pour le retournement de l'ensemble. Et ne pas bouffer ce faisant 3 cm de longueur de nid d'ange (déjà que malgré mes minutieuses précautions (genre ajouter 1 cm au cm de couture sur toutes les longueurs du truc, voyez) j'ai réussi à me retrouver avec un nid d'ange de 2 cm de moins que le résultat escompté... 
Déjà que. 
Donc fallait coudre près du bord, en prenant toutes les épaisseurs et en fermant scrupuleusement l'ouverture de retournement.


Ça a bien évidemment foiré. J'ai tenté la seconde couture un peu éloignée de la précédente pour rattraper ça. Je sais toujours pas ce que j'ai cousu, mais vu sur l'endroit ça n'avait absolument rien réglé de mes béances (comprenez : les tissus les plus extérieurs du truc n'étaient pas cousus ensemble, donc même si ça "tenait" (on pouvait plus passer un doigt à l'intérieur en essayant de forcer le passage par l'extérieur), ben c'était moche et fragile.




J'ai rattrapé tout ça au point invisible-maison (oui, j'improvise un peu quand je ne sais pas faire les choses, mais ça a marché, youpi).


Pis je me suis attelée à poser la fermeture éclair.


Si vous n'avez jamais acheté de fermeture éclair, sachez qu'à part dans les petites longueurs où vous avez le choix pour tous les 2 cm à peu près, ben passé les 30 ou 40 cm, forcément, ça va de 5 en 5. Or je vous rappelle que j'ai loosé 2 cm sur la longueur de mon ouvrage. Et que donc, là où je devais avoir 55 cm de fermeture à poser, je n'avais que 53 cm de longueur de tissu.


Allez cacher 2 cm de fermeture en trop, vous allez rigoler, tiens.


Enfin moi j'ai pas beaucoup rigolé, j'ai surtout pesté, pis renoncé à coudre tout à fait jusqu'au bout la partie basse de la fermeture sur la seconde couture, rapport au fait que le bas du nid d'ange étant fermé, et mes 6 épaisseurs de tissu absolument pas coopérantes, ben j'y arrivais pas voilà. J'ai fini à la main, au point de grosse charrue, ça se voit presque pas. En tout cas si on n'y regarde pas de trop près, ça se voit pas du tout (rassurez-moi, vous êtes un peu myopes, vous aussi ? Je crois que ma gentille belle-sœur l'est, ça ira...).



Et je me suis dit que le prochain nid d'ange... Y'en aurait pas avant quelque temps, voilà. faut que je me (re)fasse la main avec des trucs plus simples... Genre un bavoir. C'est mignon, un bavoir fait main, ça fait plaisir (si j'en crois ma voisine), pis c'est pas trop compliqué. Même poser un biais, il m'a fallu juste un essai pour comprendre comment m'en sortir proprement dès le second. Elle est pas belle, la vie ?

jeudi 1 janvier 2009

Deux mille neuf

Un bébé tout neuf dans les starting blocs, en voilà un bon présage pour cette année !

Je vous souhaite à tous et à toutes une année aussi joyeuse et bordélique que la nôtre, avec plein de choses à partager.



(qui a évoqué un virus de gastro et un virus de grippe dans les parages immédiats de notre entourage pestiféré ? Qui a dit que Tiboy avait déjà la gastro et qu'un accouchement avec gastro était personnellement une première dont je me passerais très très volontiers ?... Pas moi... J'ai rien dit de tout ça).





Les douze mois qui nous attendent n'ont pas fini de nous surprendre, j'espère sincèrement savoir en faire vivre ce blog avec plaisir, et que vous le ferez survivre par vos visites régulières ! (vais me lancer dans une nouvelle campagne de pub, moi, ça va pas faire un pli).