jeudi 23 octobre 2008

Voui, voui, voui, vous m’attendez, je le sais.

Ouh, mais c’est que j’ai des tas de trucs à faire, voyez-vous. Les repas, une maison clinquante et bien rangée (hum), les loulous jusqu’à tard, parce que leur papa a malencontreusement repris le chemin de la fac, et que son emploi du temps de cette année semble abonné aux cours qui finissent à 19h (soupir), la couture à mes moments perdus (cadal de naissance numéro un OK, je suis fière fière fière, je vous mets une ou deux photos à la fin, promis juré), tout le reste de mon temps libre devant... Hem. Euh, j’ai rien dit. Du temps libre encore ? rho non, qu’allez vous imaginer, je n’ai plus de temps libre. Du tout du tout.



(la première sale copine qui me dénonce, je l’excommunie, c’est clair ?).




Bon, enfin et à part ça tout de même, ma rencontre avec l’intelligence humaine dans son sens le plus... (je cherche mes mots)(je trouve pas, c’était une expérience trop déstabilisante).



Sachez, lecteurs à la curiosité généralement inassouvie, que j’ai pour voisine une brave nounou très sympa avec laquelle je m’entends parfaitement bien. Ce n’est pas de sa faute si les parents des gamins qu’elle garde sont dépourvus de neurones, hein !



Donc déjà une fois je me suis retrouvée à 19h30 en bas de chez moi, la rue bloquée par cette adorable mère de famille qui venait, pensez-vous, chercher sa douce progéniture qu’elle n’avait pas vue de la journée, je conçois l’urgence de la situation. Le fait qu’elle était posée comme une merde garée au milieu de la rue qui mène chez moi (et accessoirement chez plein d’autres gens, mais là c’était moi qui attendais) n’a apparemment pas passé la barrière de son cerveau empli de la joie ineffable des retrouvailles de fin de journée avec sa fille-adorée-chérie. Certes, c’est envisageable. L’échange fut courtois (voui, enfin presque), et la conclusion de la chieuse brave dame m’avait laissée un peu sur les fesses, il faut le dire : “Aujourd’hui j’ai eu un patient qui est mort au boulot (elle est médecin, comme quoi les cerveaux vides ont aussi de l’avenir, c’est presque rassurant (presque)), il y a des problèmes plus graves que le vôtre” (enfin bon, des gens il y en a qui meurent tous les jours, et curieusement y’en a plutôt plus dans les hôpitaux qu’ailleurs, et moi à 19h30 tout à fait entre nous, je m’en battais le coquillard de ses états d’âme de médecin bouleversé (elle peut changer de métier aussi, elle en verra moins mourir, ça sera plus facile pour que je rentre chez moi)).



Bref, je pensais l’incident relativement clos.
J’ai déjà revu sa voiture posée à l’entrée de la rue, mais souvent à peu près suffisamment rangée sur le côté pour que j’arrive à me débrouiller pour rentrer ma voiture dans mon garage (je pestais quand-même, parce qu’en général ça me rajoute 12 manœuvres, mais bon, elle est pas la seule à confondre l’entrée de ma rue avec une place de parking, tant que j’arrive à passer à peu près, je peste pour moi toute seule...).



Pis là je rentrais avec mon fiston adorable et endormi d’un RDV à l’extérieur, et je vois la brave dame connasse se garer poser à nouveau à l’entrée de ma rue sans se poser la moindre question.

Il faut savoir que venant juste de traverser la place de la mairie sur laquelle donne ma ruelle, je suis passée devant une place très légale tout à fait libre que je n’ai pas prise par respect pour mes braves voisins sans garage flemme de me taper le créneau. Et au moment de manœuvrer, je vois sa voiture et elle dedans s’arrêter juste au début de ma rue. Je klaxonne sans succès, et sors de mon véhicule pour lui signifier que j’ai l’intention de rentrer dans mon garage (je sais, c’est totalement incongru d’avoir envie de rentrer chez soi, je me demande encore ce qui m’a pris, vraiment). Sur ce, elle remonte au volant et avance sa voiture dans la rue. Je me dis : “bon, au moins je peux rentrer, mais elle a intérêt à ce que personne d’autre n’ait d’idée incongrue de rentrer chez soi dans la foulée, parce qu’à part moi, personne ne peut rentrer chez lui...”.



Malheureusement pour elle, une autre dame avait une idée incongrue. Je me demande ce qu’il y avait dans l’air aujourd’hui. Mon village était rempli de connards qui voulaient rentrer chez eux, c’est ahurissant, je vais voir si y’aurait pas des ovnis qui auraient survolé le bled et nous auraient tous lasérisés...



La dame a klaxonné plusieurs fois pendant que je fermais mon garage, et j’ai eu le temps de tout fermer et de désencastrer mon fils endormi de son siège (sis juste du côté où la portière est bloquée, donc bon, c’est pas de la tarte non plus) avant qu’elle ne redescende de chez la nounou.

J’ai rappelé que ce n’était pas une place de parking mais une rue.
Qu’elle exagérait rapport au fait qu’il y avait une place libre devant la mairie.

Ce à quoi elle m’a rétorqué en une tirade digne de Candide que :
- la place en question était barrée d’une croix et interdite au parking (huh ? parce que ma rue est autorisée, c’est évident)(en plus je sais que ce n’est pas la place barrée qui était libre, mais une vraie place de voiture, légale et tout, je sais aussi qu’il y a moyen de poser sa voiture devant la mairie, de façon illégale certes, mais ne gênant pas la circulation, et qu’il y a également 2 places handicapé (tout aussi interdites, on est bien d’accord, hein, sa droiture de médecin croisant des handicapés toute la journée dans son hôpital doit avoir des scrupules à les utiliser pour récupérer sa fille...)) ;
- franchement je n’ai vraiment rien à faire de mes journées pour perdre mon temps à râler sur les braves gens qui se posent dans la rue pour récupérer leur enfant-chéri chez la nounou ;
- je suis vraiment un pauvre être perdu et dépourvu de cerveau...


Le pauvre être perdu et dépourvu de cerveau ayant la conscience absolument tranquille et l’intention nette de venir faire perdre son précieux temps à ce représentant digne et honorable de l’humanité du début du XXIème siècle vous salue bien bas, en ce jour où toute l’intelligence de l’homo sapiens a sorti ses armes aiguisées.




(on est mal pour sauver la planète, hein...)



Allez, et comme promis, mes récentes prouesses à la machine (c'est classe de faire des trucs avec du bon matos : je m'éclate avec ma nouvelle brother !).



La housse de matelas à langer. Un poil courte en bas. J'ai toujours des soucis avec les mesures du bouquin de Laeti. J'en prends mon parti maintenant en rajoutant systématiquement un ou deux centimètres aux mesures qu'elle donne, ça va nettement mieux. Je ne pense pas que ça vienne d'elle. A mon avis, je couds tellement de traviole, que pour que ça ait l'air à peu près droit à la fin, je dois bouffer sur les largeurs... Le jour où ça sera trop grand avec mes centimètres en plus, je pourrai me dire que je couds assez bien pour pouvoir me fier à ce qu'on me dit !



Vue générale.





Sous un autre angle.








Et le gros plan sur la tronche de la girafe qui devait forcément pâtir de mon manque de dextérité à la machine. Je suis déjà contente d'avoir réussi à coudre mon appliqué en rond derrière. Là je ne m'attendais pas à aussi bien, objectivement. On prendra ça tel quel, je me pardonne très bien ce genre d'approximations de débutante (et d'ailleurs je pense que je ne fais jamais les choses très très bien, parce que je m'autorise plein de petits défauts. Je ne sais pas quand ça va commencer à m'agacer, mais là je suis tellement émerveillée de ce que cette machine arrive à me faire faire que je fais comme si je n'avais rien vu (quoi, elle a le cou tordu, ma girafe ? Meuh non, mon Amoureux est kiné et il a rien dit...).

2 commentaires:

val a dit…

bravissimooooooooooooooooo


c'ets splendide

et la connasse, pardon, l'honorable médecin, là prochaine fois, moi, je lui claque la ...


portière sur les doigts

pfffff, ras le bol des cons!

JOe a dit…

Mais c'est que tu deviens douée en couture: bravo.
Pour la connasse on a les mêmes dans la rue!!! elles ont du se donner le mot! Bizzzzzzzzzzzzzzzzz