mercredi 21 mai 2008

Jamais

Je ne vous oublie jamais (je vous entends respirer mieux, tout à coup... Vous avez eu si peur que ça ?).




Juste, si on pouvait me proposer un petit pack "9 mois d'hibernation et votre bébé dans les bras sans douleur", je pense que je prendrais volontiers.





J'aime pas être enceinte.


En plus d'être de mauvais poil (le monsieur au supermarché hier qui a tenté de squizzer la queue pour de l'essence juste devant mon nez ne doit pas être tout à fait remis de mon sale caractère (nan, mais y rêve, l'autre aussi, je viens de me taper 20 minutes de queue, il arrive comme une fleur devant la pompe sous prétexte qu'il arrive du magasin et qu'il ne va tout de même pas aller jusqu'au rond-point pour revenir vers le magasin, et il voudrait que moi, ma mauvaise humeur et mes nausées on le laisse passer devant ? N'importe nawak...)),

je suis vaguement nauséeuse (je dis vaguement, c'est soit que mon corps s'habitue (l'expérience fera toujours la différence), soit que ma stratégie d'ingurgiter un truc toutes les deux heures est à peu près efficace (le souci avec la stratégie en question, c'est que je me demande si je ne vais pas prendre 40kg pour cette grossesse-ci, en fait, et bon, je sais que je les perds assez facilement, mais en fin de grossesse, déjà 22kg en plus c'était pas évident à manœuvrer, alors 40, j'imagine même pas le désastre)),

et en prime (j'ai perdu personne avec mes parenthèses ? Je dois être plus en forme que j'en ai l'air, vu le schmilblick que je vous ponds ce soir...), en prime donc je suis à peu près aussi réveillée qu'après une nuit blanche, en continu. C'est bien simple : je suis montée m'aérer sur la colline au-dessus du boulot, parce que là au moins ça sentait bon (je vais aborder ce point épineux juste après, ne vous impatientez pas, surtout si vous êtes à table), et j'ai réussi à pioncer 20 minutes assise sur une table de camping en bois, la tête dans les bras. Idem tout à l'heure en revenant de la consultation pour Biggirl, allongée sur le canapé, et hop ! Emballez c'est pesé, 10 minutes de dodo. Là, il est 20h55. Si j'arrive à me bouger le popotin (que j'ai encore assez leste, anatomiquement parlant, mais qui est très très handicapé par la somme des inconvénients sus-mentionnés), je devrais pouvoir être au lit à 22h, bouquin lu, et douche prise (sinon tant pis pour la douche, le sommeil prime sur l'odeur)(bêêêêêêrk).


Et sinon, pour les odeurs, le détail qui tue (au sens propre), c'est que mon odorat s'hypertrophie avec les hormones. Et je peux vous dire que l'être humain pue. Si. Tout le monde. Moi aussi, je vous rassure (bon, évidemment sans me doucher, ça risque pas non plus de sentir trop fort le savon, hein). Et même mes enfants, ce qui est triste tout plein. Et mon amoureux aussi, ce qui est un peu dommage vu que je dors avec. Et le boulot (les locaux, les patients, tout). Le seul endroit qui sent bon, c'est le petit bois de l'Abbaye, au-dessus du village. La table de pique-nique en bois aussi, ça allait. Les fourmis et les insectes en général c'est pas assez puant pour mon nez (je sais bien que je l'ai fin en ce moment, mais quand-même, j'en suis pas à me faire entêter par les phéromones diverses et variées, ouf ! Quoique, notez, c'est tout de même le seul endroit où j'ai trouvé l'odeur agréable...).








Disons que ce qui n'arrange rien au problème du premier trimestre chiant, c'est une opération de Biggirl avec consultation post-opératoire de ce jour (en fait de mercredi prochain, mais évidemment je me suis plantée de date, et encore heureux qu'ils nous aient prises quand-même, parce que j'avais annulé/déplacé 5 RDV pour pouvoir y aller, ça m'aurait fait râler de l'avoir fait pour rien), et constat désolant de toujours du liquide derrière les oreilles (mais on ne touche à rien avant l'automne sauf si ça empirait de façon dramatique (ce que ça ne va pas faire, hein ?).



...C'est un Tiboy qui nous a fait une sorte de crise d'asthme hier, qu'on a traitée hier soir et qu'on va prendre en continu jusqu'à l'été par des anti-histhaminiques, mais qui l'a fait tousser un long moment, d'une toux caverneuse et pas nette, à une heure de la nuit définitivement pas correcte.




...C'est également un directeur de crèche qui donne sa démission, avec la panoplie de réunions de bureau/d'équipe/de conseil d'administration qui va avec... J'en veux plus de cette crèche de toute façon. Na.












Non, mais franchement, une petite hibernation de rien du tout, là. Vous m'endormez, vous me mettez des piqûres pour nous nourrir tous les deux, le bébé et moi (mais après le dodo, merci, j'aime pas les piqûres), et vous nous réveillez dans 8 mois, ça sera juste parfait.

dimanche 18 mai 2008

y'a plus qu'à...

J'ai eu une envie irrépressible (ça vous étonne ?), j'ai pris ma fille sous le bras (y'avait pas école bicose of la grève), on est allées en ville, et j'ai acheté...














Ça :






Bon. Evidemment elle était pas en stock, je ne l'aurai que lundi. Donc c'est avec la machine de ma môman que j'ai fait ma deuxième poupée, pour les un an de ma petite nièce qu'on fête ce WE (trop fière, je suis : j'ai expédié la chose en deux heures de travail intensif, et bon, quelques touches personnelles, mais je pense qu'après 10 poupées ça ne se verra plus du tout...).


Mais c'est avec ma nouvelle machine que je vais fabriquer la troisième poupée (celle qui aura - je l'espère - moins de touches personnelles), destinée à mon grand garçon à moi que j'ai (je suis absolument opposée aux jouets sexués, qu'on se le dise (on a un garage, hein, et des tas de poupées, et une petite maison bourrée de dînette et une petite cuisinière maison (home made, hem, voui, tout ça)... Mais justement avec deux enfants d'âge différent c'est tout le plaisir : y'a pas de jouets qui soient spécifiquement à l'un ou à l'autre).


Bon, je vous montrerai ça après.




Et si les nausées qui ont gentiment attaqué mon petit corps fragile et vulnérable veulent bien me laisser un peu de répit (déjà que je sais pas comment je vais réussir à me traîner au boulot, alors faire une poupée le soir, je vous dis pas...).





A bientôt, les gens !

mercredi 14 mai 2008

Y'a plus de doute...

Parce que j'ai dû monter quatre à quatre les escaliers en plein milieu du petit déjeuner, histoire d'éviter de vomir sur le carrelage (mais en fait pas),



Parce que j'ai réussi à oublier un rendez-vous cet après-midi alors même que j'avais tranquillos déplacé un autre rendez-vous pour profiter de mon heure pleine de liberté (alors que en fait pas : j'avais un rendez-vos mal noté qui devait se trouver là, dans le fameux trou),



Parce que j'ai été à deux doigts de foutre un gamin par la fenêtre tellement il m'a gonflée (nan mais aussi y'en a marre de ce môme, un peu (je suis caractérielle si je veux, hein !), s'il ne veut rien faire du tout, c'est pas la peine de me faire perdre mon temps, j'ai des patients à caser, moi),



Parce que j'ai vraiment eu les boules très très fort en entendant mon Amoureux gronder mon Tiboy d'amour qui avait pourtant accepté pour la première fois depuis longtemps d'aller se laver les dents avec lui plutôt qu'avec moi (et d'ailleurs c'est pas encore passé, même si Tiboy m'avait attendu pour s'endormir et que j'ai pu lui faire un énorme câlin, et lui répéter que je l'aimais très très fort, et que je savais bien qu'il se lavait super bien les dents, et qu'il pouvait sécher la grosse larme qui coulait sur sa mignonne joue potelée... (snif)(j'en veux à mon Amoureux, mais c'est les hormones, alors je me suis retenue de crier, j'ai juste fait remarquer que Tiboy avait eu un super gros chagrin, que le papa ne pouvait pas attendre de ses enfants qu'ils réagissent au doigt et à l'œil dans toutes les situations, et qu'il était fort possible que Tiboy ne veuille plus du tout essayer le lavage de dents avec son père, pour la peine (vous croyez que j'en ai fait assez ?)))



Parce que je n'ai paaaaaaaaaaaaaaaaas mais alors pas du touuuuuuuuuuuuuuuut envie d'aller bosser, ni demain, ni après d'ailleurs, je préférerais n'avoir que la crèche à m'occuper, tiens. Celle où on n'a pas encore trouvé de directrice adjointe, où le directeur se taille (et de deux en à peine plus d'un an, youpi !), et où l'ensemble des problèmes à traiter finit par sortir par tous les trous de nez des membres du bureau, alors que foncièrement on serait plutôt motivés par le challenge... En fait c'est la faute au boulot qu'on a en plus de la crèche, CQFD. Pfff. Dire que je ne peux pas m'arrêter, là, comme ça. C'est ballot la vie, tiens.












Ma sage-femme me parlait de l'acupuncture contre les nausées, vous croyez que c'est efficace aussi contre les sautes d'humeur et le Syndrôme du Neurone Unique ?





(Ah, et sinon mon Amoureux a eu ses résultats, et il a 5 modules à repasser sur 6 pour valider son année, on est super contents, youpi, tralala, c'est mardi que ça se passe, il faut que je trouve un endroit où aller passer le WE avec la marmaille pour qu'il puisse réviser en paix...)

dimanche 11 mai 2008

Efficacity girl

Je suis pas remise, là.
La journée a été d'une rentabilité à toute épreuve, j'en tremble encore...


Dans le désordre :
- linge plié
- sols (du haut, faut pas pousser non plus) faits (aspi (merci Chéri) + mouillé (ouah ! je ne vous dis pas depuis combien de temps on n'y avait pas touché, vous allez plus remettre les pieds ici, sinon)
- armoires des enfants (virer les fringues d'hiver et/ou les moches qu'on met jamais) triées
- étage du bas (je vous renvoie à la visite virtuelle si vous ne connaissez pas encore la maison) à peu près rangé (pareil, tout est relatif, y'en a une ou deux parmi vous qui doivent trouver que mon "rangé" ressemble à leur bordel, mais de toute façon on s'en balance, ce qui importe c'est ma satisfaction personnelle, dans l'histoire (oh !))
- repas de midi (pour les invités en plus) fait
- salon tout rangé (même remarque, mais c'est peut-être moins flagrant dans le salon, parce que tout ce qui m'encombre en haut finit en bas...)
- repas du soir expédié, la cuisine est propre, tout ça

Ouah !



Et je suis rassurée, mes signes de grossesse débarquent ! Et c'est même pas des nausées...






Pauvre Amoureux qui fait les frais des hormones.


Vous pouvez avoir de la peine, tiens, ça lui fera du bien.

jeudi 8 mai 2008

Rien à dire

... Ou presque !


Juste que ce message est le 102e de ce blog. C'est une honte, ça quand-même d'avoir laissé passer le 100e. Rhô. J'assure pas une cacahuète.


Donc : champagne !





Ou presque... !


Parce que je vois que ce n'était pas clair dans mon message précédent, mais je vais me priver d'alcool pour les 8 mois à venir, hein. Et vous inonder de râleries, les grossesses m'ont généralement un effet hyper toxique sur les instances régulatrices d'émotions.

Dommage pour vous (ou tant mieux, c'est selon, je vais peut-être vous plaire, enceinte, si ça se trouve ?).



Salut les gens, je vais me coucher, pour la peine (ah oui, ça risque de poser un souci pour le blog ça, d'être fatiguée tout plein... Enfin on verra, je ne vous oublie pas, public adoré (et silencieux, mais adoré quand-même, va !)).

mercredi 7 mai 2008

Ah, mais cherchez-moi pas, hein !

C'est pas le moment.


Entre le CD que m'a fait passer hier la secrétaire de la crèche, contenant la sauvegarde des données "au cas où" (le directeur menace de se tailler sans faire son préavis le 1er juin, et de foutre le bordel à la crèche si on avait l'affront de le lui refuser, en tout cas c'est ce qu'il claironne partout, mais sauf devant nous, curieusement) ;


le coup de fil reçu aujourd'hui d'une fille de la crèche, en pleurs, à propos de la façon dont le-dit directeur la traite chaque jour, et de l'attestation qu'il lui a refusée, alors même qu'il avait dit devant moi qu'il la lui ferait "sans souci" (je l'aime de plus en plus ce directeur, moi...) ;


la !§@)§ de bonne-femme de chié de con (tout ça, oui) qui s'était garée posée comme une merde au beau milieu de ma rue, et que quand je rentre chez moi à 19h45 j'ai pas envie d'être douce et patiente, surtout quand j'ai klaxonné 4 fois avant (et cette nouille n'a rien trouvé de mieux à me dire que "il y a des choses plus graves dans la vie, j'ai un patient qui est mort aujourd'hui". Ah mais je t'en foutrait moi des patients qui meurent. Il en meurt tous les jours, des gens, figure-toi. Si ça te pose un problème tu commences par changer de boulot, mais surtout tu arrêtes de te garer là, juste devant l'entrée de ma rue, oh !) ;


les espèces de kékous à roulettes qui sont déjà passés 12 000 fois devant ma fenêtre avec leur mêêêêêêêêêbylette à la noix qui font un boucan d'enfer que je me demande encore comment ils ne sont pas totalement sourds direct, ceux-là ;


...




Quoi ?



Je suis en phase d'hormonalisation intensive, moi, je vous signale, alors faut pas me chercher.

dimanche 4 mai 2008

iphone et moi

Pas sûre qu’on soit faits pour s’entendre...


Il est mignon, certes. Il est aguicheur, même ! Je suis du genre faible, et je serais a priori séduite sans condition (on est Mac-à-fond ou on ne l’est pas, hein ! J’assume totalement mon côté geek).


Mais il est sensible ! Ouh là !
Et moi je suis un peu bourrine sur les bords (pataude comme dirait l’autre (gnia gnia gnia)).


Et bon, c’est de sa faute aussi à mon Amoureux s’il ne m’a pas expliqué comment on le mettait en veille. Après il vient râler, mais forcément, fallait vérifier, j’ai pas ça dans la peau, moi. Après tout c’est lui qui se réserve l’exclusivité de la manipulation du truc en attendant de me l’offrir, alors !


Et donc, si vous connaissez pas, iphone a un écran tactile. Et il n’a d’ailleurs que ça : un écran, et un bouton (c’est à se demander ce qu’il fout là, d’ailleurs, le bouton, ils auraient aussi bien pu ajouter une icône “retour au menu principal” sur l’écran, hein...).


Tout ce que je sais faire pour le moment, c’est prendre des photos.
Je sélectionne l’outil “appareil photo” (jusque là tout le monde suit, ça va, dans le fond ?). Sur mon grand écran je vois la photo que je vais prendre, et il y a un petit bouton en bas sur lequel on appuie pour prendre la photo (non, je n’ai pas eu besoin de lire le mode d’emploi, ça va). Sauf que ce @”!?§ de bouton, il déclenche la photo à peine tu le frôles ! Quelle idée aussi. Et du coup ça prend une photo quand t’en as pas envie, mais c’est pas prêt pour en prendre une quand tu le voudrais... (comment ça je chipote ! Mais bien sûr que je chipote, je consomme, moi, madame !)


Heureusement qu’il a de la mémoire : avec une dizaine de photos, j’en ai 3 de correctes, youpi !


Du coup j’ai rendu l’appareil à mon Amoureux, on verra pour mon anniversaire...



....



Epilogue : mon Amoureux est venu me chercher jusque sur le lit où je tentais une sieste, pour me dire que “j’avais” fusillé son forfait.


Moi ???



Ben oui.
“Je” n’ai pas mis le téléphone en veille (et quand il m’a expliqué, hein ?).
Et ce petit appareil sensible est allé tout droit sur internet, tout seul comme un grand, depuis la poche de mon Amoureux.
Pendant 1h.


A pu le forfait du mois.



Oups.

samedi 3 mai 2008

ben dites...

C'est long, hein, d'atterrir... Et c'est vous qui en faites les frais les premiers, vous m'en voyez bien désolée (si je vous le dis, vous pouvez me croire !).

Alors là, pour tout vous dévoiler, je suis chez mes parents, avec ma marmaille et mon Amoureux. Le dit Amoureux est enfin à peu près en vacances (c'est-à-dire qu'en fait il est en stage, voyez, mais comme il a passé ses derniers exams (on va dire qu'on ne parle pas encore de la session de rattrapage, merci), et bien en fait, il n'est QUE en stage. Du coup le soir il ne révise (presque) pas, le WE il est disponible : de vraies vacances pour tout le monde, CQFD), et moi j'ai sur ma table de nuit 4 bouquins à lire, dont 2 à finir avant la fin du mois (ça va pas le faire).

Et puis quoi. Chez mes parents, c'est un peu ailleurs quand-même, et j'ai descendu la machine à coudre de ma mère (increvable, j'aimerais bien qu'elle me la donne mais elle en a encore l'usage, c'est bête...), et j'ai réalisé ma première poupée en chiffon et j'avoue que je ne suis pas peu fière. C'était quand-même pas un bête raccomodage, et je m'en suis tirée. Ma fille ne la quitte plus, je ne suis même pas certaine de réussir à la prendre en photo... (mais siiiiiiii, vous la verrez, c'est promis !)

Et du coup j'en ai commencé une autre, mais je suis un peu coincée parce que nous repartons d'ici demain en début d'après-midi, et nous visitons une ferme demain matin avec les enfants, et donc je vais devoir la terminer chez moi, mais ma machine à coudre étant ce qu'elle est, j'ai bien peur de ne pas y arriver, la vie est cruelle (c'est que je suis toute motivée, moi maintenant, pensez ! j'en ai déjà fait une alors la deuxième promet d'être une vraie balade, quoi...).

Enfin tout ça pour dire que je vous délaisse, et que je vous demande pardon (à genoux)(en vous baisant les pieds)(humblement)(...)(je suis pardonnée ?).

Rassurez-vous, on rentre dans notre Sud demain, et le train-train va nous envelopper de nouveau, je vais avoir plein de choses à vous raconter !



En attendant, je vais bouquiner, n'en vous déplaise !