vendredi 11 avril 2008

pas encore partis

Et voilà.

Je prenais la plume (enfin le clavier évidemment) exprès pour vous ce soir entre deux valises, et c’est mon wi-fi qui boude.

Bon. Je suis suffisamment acharnée pour écrire quand-même mon message et reporter à demain l’action qui consistera à le poster. Je suis trop bonne (qui a dit droguée ?).





Tout ça pour vous parler consommation raisonnée.

Maintenant que vous connaissez mes junk travers, je peux m’autoriser un peu de leçon altermondialiste, vous ne devriez pas partir en hurlant à l’extra-terrestre. Enfin normalement pas. Si ? Non, mais restez, je mords pas...





Dans notre grand projet de sauver la planète de ses divers maux (non, mais faut bien des gens pour y croire, hein), mon Amoureux et moi (je vous l’accorde, en l’occurrence c’est surtout moi) avons décidé cette année de participer à une AMAP. Bon, pis aussi pour manger bio, parce que je sais pas vous, mais moi plus ça va, plus j’ai les jetons de manger “normal”. Entre les OGM cachés et les pesticides internes aux fruits et légumes, le rayon primeur de Carrefour me fait de plus en plus trembler d’angoisse. Je vois déjà pousser un troisième oeil et deux bras supplémentaires à chacun de mes enfants à l’idée de les faire croquer dans une pomme du supermarché, bref. À femme angoissée nous nous devions de trouver une solution (si, parce que femme angoissée = femme qui râle, c’est bien connu. Enfin chez nous c’est bien connu).




L’AMAP présente le double avantage du bio et de l’équitable (parce qu’on ne le répétera jamais assez, acheter équitable, c’est d’abord acheter “de proximité”, voui, madame). Parfait.


On a payé d’avance 6 mois de “paniers” (c’est des sacs plastique bio-dégradables, hé !), à raison de 8 euros par semaine pour une sélection de légumes bio, donc.


Évidemment on n’a pas commencé par les 6 meilleurs mois de l’année, hein. D’octobre à aujourd’hui, on a eu quelques surprises, genre “euh, j’ai dû acheter des légumes pour compléter vos paniers cette semaine, parce que ma récolte a gelé / a été dévorée par les vers / n’a pas poussé (rayez la mention inutile)”.

Yohan (c’est notre agriculteur. Chaque AMAP est constituée autour d’un agriculteur) est un brave petit. Il est jeune. Pas 30 ans (c’est jeune, ça, même pour moi ! (aaaaaaaaah !)). Une oreille percée, les cheveux en brosse. Sûr que vous n’imaginiez pas notre agriculteur comme ça. Certains clichés ont la vie dure.

Cela dit, il y a des jours où je me dis qu’un bon vieux moustachu à casquette aurait peut-être été plus indiqué en fait...


Ce soir en particulier je me suis (un peu) dit ça, quand Yohan m’a très simplement remis notre panier à 8 euros de la semaine : 1kg de patates et 1 oignon.


Huh ?


Ça fait cher des patates, si vous voulez mon avis.




Il n’a parlé ni d’acheter quoi que ce soit pour compléter, ni de compenser par un panier supplémentaire.


Il a juste dit que le panier de la semaine prochaine serait du même genre (cool).


Il a ajouté que c’était de sa faute, parce qu’il avait mal géré son passage de la serre au champ (en gros, là il a tout de labouré, la serre comme les champs, et rien de poussé nulle part. Su-per).






Le détail qui tue, c’est de penser qu’il savait probablement déjà ça la semaine dernière, mais que la semaine dernière il a dû oublier de nous en parler, tout occupé qu’il était à récolter les noms des personnes intéressées par un nouveau semestre...



On fait du mécénat, là.





Je vais retourner au Mc Do puisque c’est comme ça.








PS nous partons tout à l'heure pour Paris, et demain pour l'Egypte. A dans 10 jours !!

1 commentaire:

JOe a dit…

Tu es passée par une organisation pour le panier? Parceque là ça manque sérieusement de....sérieux! Heu....pour le bio tu y crois encore? J'ai toujours eu un doute quand au fait que les pesticides pulvérisés s'arrêtent pilpoil à la limite d'un champs!!!
Bon dés que tu reviens, tu viens me parler de ton voyage et de tes paniers bios ok????