lundi 7 avril 2008

ça manque de piquant

Non, non, je ne suis pas en cure de sommeil pour me remettre d'un WE psychologiquement trop éprouvant.
Je devrais remarque.
14h de route en 2 jours, ça vous assomme son homme, je peux vous le garantir.
Quoique j'hésite entre l'effet "plein plein de kilomètres" et celui de 2 jours de repas définitivement trop copieux (à noter pour quand j'ai prévu d'inviter des gens : ne pas associer l'agneau aux flageolets à midi avec le gratin de choux-fleurs le soir, ça fait pas bon ménage dans les tuyaux (bouh)).

Entre autres joyeusetés du WE (à noter aussi : arrêter d'essayer d'avoir une conversation d'adultes normaux et équilibrés avec mon beau-père, ça ne peut pas marcher), nous avons eu droit à la chasse aux œufs.

Oui, je sais, Pâques est passée, mais ma belle-mère a découvert l'an dernier cette tradition (c'est à se demander où elle a vécu les 60 premières années de sa vie), et du coup elle est tombée en amour devant une activité toute trouvée pour occuper ses petits-enfants.

Je passe sur le drame de l'année dernière (mon beau-père a dit que je le prenais pour un con (moi ????? Est-ce mon genre, je vous le demande ??!) parce que je soutenais mordicus (non, je ne suis pas bornée, non, non) qu'on trouvait des feutres pour enfants au Géant-Cas' du coin, et qu'il ne les a pas trouvés, lui... Mouarf !), cette année, les œufs étaient tout cuits quand on est arrivés (8 candidats, 1 décès prématuré, 4 blessés graves, 3 rescapés : ma belle-mère a dû zapper un des aspects de la chasse aux œufs, celui qui consiste à procurer aux petits mains maladroites des supports à peu près utilisables pour un coloriage moins que délicat, passons).

Il a fallu qu'elle m'en reparle plusieurs fois pour que j'accepte de jouer le jeu. Il faut dire que bon. Les fêtes de famille, hormis Noël que je conçois comme pouvant se fêter à retardement, j'aime autant les vivre à l'heure. Alors Pâques décalée de 15 jours, bof.

J'ai installé mes gosses autour d'une table avec des feutres (vieux de 20 ans au moins : la boîte que j'ai achetée l'an dernier n'a jamais été retrouvée il faut croire qu'il y avait un blocage psychologique à l'idée d'accepter de donner raison à la belle-fille...) et on a colorié. Heureusement qu'on a eu le secours de tata et tonton, pour faire plein de dessins à colorier ("et là ! Y'a encore une place, là !"), moi je me suis occupée des blessés que je ne pouvais décemment pas laisser entre les mains de mes bilous, à moins de vouloir les retrouver entrain de colorier des œufs écalés (ma fille m'a démontré cette année que ça ne lui posait aucun problème, j'ai préféré éviter la situation, je suis une lâche, on aurait pu rire un bon coup, tant pis...).

Dimanche matin j'ai fini par poser le cadre et dire que "bon, on la fait cette chasse aux œufs ?". Ma belle-mère est tellement bridée par un mari abusif et manipulateur et par une belle-fille de caractère, qu'elle n'ose prendre l'initiative de rien. Donc elle veut faire une chasse aux œufs, elle fait cuire des œufs durs et achète des œufs en chocolat pour les enfants, mais après il faut une personne qui ait l'âme directive pour mener les choses à leur terme... Pfff.

Ce n'est pas sans amusement que je l'ai larguée avec le cachage (meuh ? existe pas ce mot-là) des œufs, me concentrant exclusivement sur les bagages que je voulais avoir bouclés avant le déjeuner (la bonne excuse, hein... Je sais...). J'ai quand-même eu un peu peur qu'on ne les retrouve pas tous, tellement elle y a mis du cœur. Bon, en prenant les enfants par la main et en les mettant juste en face des œufs ils ont bien fini par tomber dessus, ouf !





Et à part ça ?

On s'est même pas engueulés, dis ! (ah, vous êtes déçus, je le sens)

Je deviens particulièrement maîtresse dans l'art de laisser glisser sur moi les remarques que ce type (oui, mon beau-père, c'est bien de lui dont je cause) envoie comme des fléchettes dans l'espoir de susciter une réaction, si possible nerveuse sinon le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Et donc je ne me suis pas emportée quand il a commencé à me demander quel nom portait ma mère ("je ne te parle pas de ça, mais du nom qui apparaît sur sa carte d'identité ! Est-ce que c'est Duchmolle, ou Bidule épouse Duchmolle, ça dépend de leur contrat de mariage..."), je n'ai presque pas essayé de lui dire qu'une femme conservait de toute façon de plein droit son nom de jeune fille sa vie durant, mariée ou non.

Je ne me suis pas énervée non plus quand la discussion a dangereusement roulé vers "Et O., tu l'apprécies ?" (sacrée Tante Germaine, va !).

J'ai gardé tout mon sang froid quand, au moment de se quitter, il a commencé à me raconter combien ma mère avait manqué de tact au téléphone, et à demi-mot combien elle était malpolie et irrespectueuse (il y a une histoire compliquée de voyage de noces avec enfants et chats à faire garder à la clé, et bataille de grands-parents autour de qui aura l'insigne honneur de s'en charger, et bon, ma mère a appelé mon beau-père, et je ne suis pas étonnée qu'elle l'ait vexé, de toute façon quoi qu'on dise il se vexe, c'est pathologique chez lui).

Je n'ai même pas rétorqué que "non ! Je ne suis pas ta fille, définitivement pas, aujourd'hui pas plus qu'hier, espèce de vieux schnock dégénéré" (oui, ça a presque passé mes lèvres, mais on allait presque directement devant les tribunaux, je me suis dit que la réplique n'en valait pas la chandelle), quand il a mielleusement ajouté un "vous êtes tous les deux nos enfants" à une réplique sans intérêt...




Self-control woman.
Je prends du grade de jour en jour.

2 commentaires:

valdebussy a dit…

waouh!!!!!!!!!!!! zen attitude à fond!

bravo!

mais je n'en supporterais pas la moitié (même si nos moches familles se ressemblent beaucoup)


bravo

JOe a dit…

Je me trompe où tu deviens plus cool??? J'envie ta zenattitude. Et tes bagages pour ton voyage de noce ils sont prêts? C'est pour bientôt non???? bizzzzzzzzz