mardi 22 avril 2008

Il faut se rendre à l'évidence

Je n'arrive pas à vous raconter mes vacances.

Bon, pas que pour un problème d'inspiration, disons que je passe ma semaine de vacances après les vacances à récupérer des vacances, et entre nous c'est hallucinant comme j'y arrive pas, du coup je me couche avec les poules, et comme j'accapare mes journées de deux zamours de moins d'un mètre et de quantités de choses à faire, je vous zappe consciencieusment depuis 4 jours.


Mais en rencontrant Joe aujourd'hui (youpi !) je me suis également définitivement rendue compte que c'était aussi parce que je n'arrivais pas à vous raconter mes vacances, point. Trop loin déjà, trop digéré.


Mode aparté "on" : ouiiiiiiiii ! J'ai pris mes bébés sous le bras, tout le monde dans la voiture, parce qu'il y avait quand-même une heure de route, à vélo ça aurait été long, parce que Biggirl elle pédale pas encore assez vite, et je suis allée passer ma journée chez Joe... J'adore ça. Si internet ne servait pas à ça : rencontrer de nouvelles personnes, échanger, grandir, réfléchir ensemble, je n'y passerais pas autant d'heures. Vous pouvez aller lui dire particulièrement merci ce soir, parce que c'est aussi d'avoir passé la journée chez elle qui m'a redonné envie de faire ce qu'il fallait pour reprendre contact avec mon blog. Mode aparté "off".


Revenons à nos moutons.

Ce voyage, donc...

Je pourrais vous le faire en version événementiel, et vous raconter...



- comment j'ai sué et tremblé au décollage et à l'atterrissage de l'avion, que déjà avant on peut pas dire que c'était ma tasse de thé, mais que je n'avais pas anticipé à quel point la maternité rendait la chose dramatique (je me suis clairement demandé comment mes enfants allaient prendre la chose quand ils apprendraient que papa et maman ne reviendraient pas du tout de leur voyage... je sais c'est glauque, mon côté spleen est parfois envahissant, fin de la parenthèse).


- comment le stage de kitesurf et sieste s'est très opportunément transformé en stage de sieste et kitesurf pour raison météorologique adéquate, et comment de tout le groupe j'ai été la seule à me satisfaire de ce manque -désolant, certes- de vent... Pas assez de zèf pour kiter, c'est assez de zèf pour apprendre à monter la voile d'une planche à voile. C'est ma doctrine. Je suis donc revenue très bonne théoricienne du kitesurf (meuh, j'ai quand-même utilisé le cerf-volant, hein, je me suis même fait tracter, et j'ai essayé (sans succès, mais c'est la météo, je vous dis) de monter sur la planche. Y'a plus qu'à...), et sachant tirer des bords en planche, ce que j'avais définitivement jaugé comme infaisable après des essais infructueux et très fatigants dans mon jeune temps.


- comment j'en suis arrivée, moi, la fille la plus sociable de la terre (au moins !) à traverser toute une ville en ne levant pas les yeux du bout de mes tongs pour cause d'inadaptation totale à la tactique d'accroche commerciale locale. Les soirées en ville finissaient par devenir un calvaire à affronter, même si pour finir chaque soir a eu son côté sympa. Enfin on en a déduit qu'il n'était même pas envisageable d'aller visiter un pays du genre avec nos deux curieux à pattes, sous peine de mourir ensevelis sous les babioles "pas chères" qu'on ne pourrait pas refuser, ou peut-être sans babioles, mais épuisés à moins de 50 mètres de louvoyage, de magasin de kitcheries locales en magasin de kitcheries locales.


- comment j'ai failli louper l'avion du retour pour une abracadabrante histoire de vol avancé d'une demi-heure, sont fous ces egyptiens. On s'est fait remonter les bretelles, quelque chose de beau, mais quoi ! On était juste à l'heure par rapport à l'horaire d'embarquement signifié sur nos cartes, et on n'a jamais entendu les "5 appels, en anglais, en français, en belge et en arabe" qu'ils ont soit-disant passés dans l'aéroport à la recherche de leurs 6 brebis égarées (nous).



Voilà. C'était top, on a redécouvert tous les deux pourquoi on était amoureux, et ça vaut tout l'or du monde (pas qu'on avait franchement oublié non plus, hein, mais c'est dingue comme on peut vivre ensemble sans se rencontrer vraiment dans le quotidien...), d'ailleurs on pense déjà tous les deux au prochain voyage qu'on se fera. Une fois par an sans enfants, je pense que c'est une posologie adéquate dans un couple qui a l'intention de durer.









Et sinon, vous croyez que mon manque d'appétit depuis le retour, c'est psychologique parce que ma balance affiche +2kg, ou c'est physiologique parce que je subis une attaque hormonale en bonne et due forme... ?


Hem.

1 commentaire:

JOe a dit…

Heu...tu es restée à l'heure des vacances ou quoi? J'ai rien compris là.... "aujourd'hui" sur ton blog c'est mercredi, pas mardi (et encore.....là présentement, c'est jeudi au cas où tu ne le saurais pas!!!)Cette petite mise au point faite j'ai moi aussi passé une superbe journée (tien, il faudra que j'en parle!!)
Pour terminer, je ne sais pas si ton manque d'appétit est dû à tes 2 kgs ou à autre chose: je ne sais vraiment pas comment vous avez passé vos siestes égyptiennes hein! Je n'étais pas là pour voir!!!!!! Bizzzzzzzzzzz