mardi 29 avril 2008

Bienvenue dans le monde réel

(bon, le message date d'hier, mais vous me pardonnez tout, je le sais...)


Autant le dire franchement : je ne sautais pas particulièrement de joie à l’idée de reprendre le boulot ce matin. La tête encore toute pleine de 2 semaines de vacances (2 semaines !), de mes projets fous d’instruction en famille, du temps doux passé avec les enfants cette semaine (on passera vite vite sur l’épisode “je fais payer à mes parents leur absence, na na nère” de Biggirl. Ça y est, c’est dit, c’est oublié (gnia gnia gnia))...


Du coup, pour démarrer plus en douceur, j’ai pris ma voiture en laissant aller mes pensées. J’adore quand il y a du temps libre dans la journée pour faire ça. Élaborer des rêves et des projets, faire la liste de tout ce qu’on va faire avec le loto qu’on n’a pas joué, imaginer comment se dérouleront les prochaines vacances (comment ça je ne pense qu’aux vacances ?)...

C’est à la fois très détendant, et un peu trop efficace (je vous raconte pas pour replonger “ici et maintenant”, après, mais bon, le jeu en vaut la chandelle je trouve).



Et ce matin dans ma voiture, donc, j’étais toute guillerette.
La motivation pour le boulot reprenait petit à petit sa place (il faut juste un peu de temps, je vous dis), et je me sentais d’humeur joyeuse, parce que mes projets, justement, devraient pouvoir se réaliser, et que c’est tout ce que je demande, hein !



Là, j’ai allumé la radio.



Pile aux moments des infos.




J'aurais pas dû.











Pétition


Nous, les gens-qui-ne-sont-pas-du-matin, ainsi que nous, ceux-qui-en-sont-mais-solidaires-quand-mêmes-parce-que-c’est-une-bonne-idée, demandons à la rédaction de France Inter
(quoi ?) de bien vouloir s’interdire toute information désagréable au cours des flashs et journaux d’information qui peuvent avoir lieu entre minuit et midi, ceci au nom de la sauvegarde de la bonne humeur quotidienne dans les foyers et sur nos lieux de travail.

Signataires :
O.
Joe
Famille Helastic

vendredi 25 avril 2008

Gamin, va !

J'ouvre mon mac (réparé de son état... 139 € de batterie que le magasin me conseille de me faire rembourser par la firme... J'ai bien fait d'avoir que ça à faire, cette semaine, tiens).



Je checke mes mails (pas vous ?).

Mon Amoureux m'a écrit.




Huh ? (questionnement intéressé, intrigué, curieux de ma part...).




C'est une photo des enfants dans le bain.
Gamin, va !

C'est signé "envoyé depuis mon iphone".






Pardon ?



Ah voilà !
Monsieur est allé de façon très chevaleresque donner mon mac à réparer, et est revenu, tout frétillant avec un iphone dont on se rebat les oreilles que c'est 'achement trop la classe, mais également 'achement trop cher encore, gnia gnia gnia.
Gamin, va.



Je dis : "gamin, va !"

Il répond : "quoi ?"

Je fais allusion à l'iphone.


"Ah mince, il l'a affiché dans la signature du mail, je me suis demandé s'il allait le faire"

"tu voulais pas que je sache ?"

"ben non, pas trop"

"t'avais honte ?"

"ben oui, un peu, pis surtout je voulais jouer un peu avec et te faire la surprise pour ton anniversaire après"

"..."




"..."






Arf. Trop nul.





"C'est vraiment raté, raté, là, où tu penses que tu peux quand-même aller au bout de l'idée première ?"

jeudi 24 avril 2008

Mademoiselle la pie

On m'a tellement seriné dans ma vie que j'étais bavarde que j'ai fini par le croire.


Jusqu'à ce que je fasse la connaissance de ma fille.


Enfin jusqu'à ce qu'elle sache parler, quoi.



Si on compte que depuis 7h35 ce matin, elle n'a tout simplement pas arrêté de causer (mais en continu pour de vrai, hein !), je crois qu'on peut aisément décider ce soir à l'unanimité (y'a que moi qui vote, un peu fastoche, je sais) que je ne suis pas la bavarde qu'on a pu imaginer.
La bavarde, c'est elle.


Cela dit, elle ne ferait que parler, limite ça passerait (y'a un moment où les bavards finissent par ne parler plus que pour eux-mêmes, parlez-en à mon père), mais en plus elle pousse le vice jusqu'à ne rien écouter du tout de ce qui se passe autour d'elle, à décider à peu près de tout ce qui doit être et de comment ça doit se passer, et par dessus le marché à faire tout ça à peu près deux fois plus fort qu'elle ne devrait pour cause d'audition malmenée par les otites séreuses, ouééééé.



Rha ! Et rien qu'au bruit, à la minute où je vous parle (enfin presque, mais vous allez faire comme si, OK ? Joe, n'essaye pas de suivre les repères spatio-temporels du blog, tu vas encore te faire une entorse de neurone...), je pense que je ne peux pas trop compter sur mon Amoureux de Mari, qui est tellement speedé par ses examens à venir qu'il ne prend le relais de rien du tout et crie tout de suite, comme ça c'est fait. Pff, je vous jure on n'est pas aidée, des fois.


Dire que j'ai envie de ça. Je ne me comprends pas...


Huh ?


Comment ?



...




PS Ouh ! J'oubliais ! J'ai commandé ça :



Ouh, j'ai hâte, j'ai hâte !




(voui, en fait c'est un bon prétexte pour racheter une màc, et justement mon anniv il approche, du coup je vais glisser deux mots à l'oreille de mon bien-aimé, ça va le faire grave ! Je prends tous vos conseils pour mon achat, d'ailleurs : pas moyen de me décider. Je veux un truc simple, basique, mais solide et efficace (l'actuelle saute des points, c'est à l'envoyer contre le mur, je vous assure. Grmpf))

mardi 22 avril 2008

Il faut se rendre à l'évidence

Je n'arrive pas à vous raconter mes vacances.

Bon, pas que pour un problème d'inspiration, disons que je passe ma semaine de vacances après les vacances à récupérer des vacances, et entre nous c'est hallucinant comme j'y arrive pas, du coup je me couche avec les poules, et comme j'accapare mes journées de deux zamours de moins d'un mètre et de quantités de choses à faire, je vous zappe consciencieusment depuis 4 jours.


Mais en rencontrant Joe aujourd'hui (youpi !) je me suis également définitivement rendue compte que c'était aussi parce que je n'arrivais pas à vous raconter mes vacances, point. Trop loin déjà, trop digéré.


Mode aparté "on" : ouiiiiiiiii ! J'ai pris mes bébés sous le bras, tout le monde dans la voiture, parce qu'il y avait quand-même une heure de route, à vélo ça aurait été long, parce que Biggirl elle pédale pas encore assez vite, et je suis allée passer ma journée chez Joe... J'adore ça. Si internet ne servait pas à ça : rencontrer de nouvelles personnes, échanger, grandir, réfléchir ensemble, je n'y passerais pas autant d'heures. Vous pouvez aller lui dire particulièrement merci ce soir, parce que c'est aussi d'avoir passé la journée chez elle qui m'a redonné envie de faire ce qu'il fallait pour reprendre contact avec mon blog. Mode aparté "off".


Revenons à nos moutons.

Ce voyage, donc...

Je pourrais vous le faire en version événementiel, et vous raconter...



- comment j'ai sué et tremblé au décollage et à l'atterrissage de l'avion, que déjà avant on peut pas dire que c'était ma tasse de thé, mais que je n'avais pas anticipé à quel point la maternité rendait la chose dramatique (je me suis clairement demandé comment mes enfants allaient prendre la chose quand ils apprendraient que papa et maman ne reviendraient pas du tout de leur voyage... je sais c'est glauque, mon côté spleen est parfois envahissant, fin de la parenthèse).


- comment le stage de kitesurf et sieste s'est très opportunément transformé en stage de sieste et kitesurf pour raison météorologique adéquate, et comment de tout le groupe j'ai été la seule à me satisfaire de ce manque -désolant, certes- de vent... Pas assez de zèf pour kiter, c'est assez de zèf pour apprendre à monter la voile d'une planche à voile. C'est ma doctrine. Je suis donc revenue très bonne théoricienne du kitesurf (meuh, j'ai quand-même utilisé le cerf-volant, hein, je me suis même fait tracter, et j'ai essayé (sans succès, mais c'est la météo, je vous dis) de monter sur la planche. Y'a plus qu'à...), et sachant tirer des bords en planche, ce que j'avais définitivement jaugé comme infaisable après des essais infructueux et très fatigants dans mon jeune temps.


- comment j'en suis arrivée, moi, la fille la plus sociable de la terre (au moins !) à traverser toute une ville en ne levant pas les yeux du bout de mes tongs pour cause d'inadaptation totale à la tactique d'accroche commerciale locale. Les soirées en ville finissaient par devenir un calvaire à affronter, même si pour finir chaque soir a eu son côté sympa. Enfin on en a déduit qu'il n'était même pas envisageable d'aller visiter un pays du genre avec nos deux curieux à pattes, sous peine de mourir ensevelis sous les babioles "pas chères" qu'on ne pourrait pas refuser, ou peut-être sans babioles, mais épuisés à moins de 50 mètres de louvoyage, de magasin de kitcheries locales en magasin de kitcheries locales.


- comment j'ai failli louper l'avion du retour pour une abracadabrante histoire de vol avancé d'une demi-heure, sont fous ces egyptiens. On s'est fait remonter les bretelles, quelque chose de beau, mais quoi ! On était juste à l'heure par rapport à l'horaire d'embarquement signifié sur nos cartes, et on n'a jamais entendu les "5 appels, en anglais, en français, en belge et en arabe" qu'ils ont soit-disant passés dans l'aéroport à la recherche de leurs 6 brebis égarées (nous).



Voilà. C'était top, on a redécouvert tous les deux pourquoi on était amoureux, et ça vaut tout l'or du monde (pas qu'on avait franchement oublié non plus, hein, mais c'est dingue comme on peut vivre ensemble sans se rencontrer vraiment dans le quotidien...), d'ailleurs on pense déjà tous les deux au prochain voyage qu'on se fera. Une fois par an sans enfants, je pense que c'est une posologie adéquate dans un couple qui a l'intention de durer.









Et sinon, vous croyez que mon manque d'appétit depuis le retour, c'est psychologique parce que ma balance affiche +2kg, ou c'est physiologique parce que je subis une attaque hormonale en bonne et due forme... ?


Hem.

lundi 21 avril 2008

rentrée !

J'ai pleiiiiiin de choses à vous raconter, vous êtes contents ?

Mais je suis également coulée sous les demandes insistantes de deux petits gnômes qui essayent de rattraper en une fois la semaine de câlins qu'ils n'ont pas eue (enfin si, ma belle-mère les a câlinés, c'est pas ce que je voulais dire, mais manifestement les miens de câlins n'ont pas tout à fait la même saveur (ça vous étonne ??)), et bon. Je ne peux pas non plus vous raconter notre semaine comme ça, entre mes deux petits pots de colle, ça serait du gâchis.

Prenez donc encore un peu patience, c'est promis, je ne suis pas très loin, et j'en ai de bien bonnes à vous narrer ! (je m'échauffe, là)

Peut-être même ce soir si j'y arrive (mais j'ai une bête nuit blanche à rattraper, c'est bien la peine de prendre une semaine pour se reposer si c'est pour se taper 18h de voyage dont une nuit juste au retour, je vous jure...).

vendredi 11 avril 2008

pas encore partis

Et voilà.

Je prenais la plume (enfin le clavier évidemment) exprès pour vous ce soir entre deux valises, et c’est mon wi-fi qui boude.

Bon. Je suis suffisamment acharnée pour écrire quand-même mon message et reporter à demain l’action qui consistera à le poster. Je suis trop bonne (qui a dit droguée ?).





Tout ça pour vous parler consommation raisonnée.

Maintenant que vous connaissez mes junk travers, je peux m’autoriser un peu de leçon altermondialiste, vous ne devriez pas partir en hurlant à l’extra-terrestre. Enfin normalement pas. Si ? Non, mais restez, je mords pas...





Dans notre grand projet de sauver la planète de ses divers maux (non, mais faut bien des gens pour y croire, hein), mon Amoureux et moi (je vous l’accorde, en l’occurrence c’est surtout moi) avons décidé cette année de participer à une AMAP. Bon, pis aussi pour manger bio, parce que je sais pas vous, mais moi plus ça va, plus j’ai les jetons de manger “normal”. Entre les OGM cachés et les pesticides internes aux fruits et légumes, le rayon primeur de Carrefour me fait de plus en plus trembler d’angoisse. Je vois déjà pousser un troisième oeil et deux bras supplémentaires à chacun de mes enfants à l’idée de les faire croquer dans une pomme du supermarché, bref. À femme angoissée nous nous devions de trouver une solution (si, parce que femme angoissée = femme qui râle, c’est bien connu. Enfin chez nous c’est bien connu).




L’AMAP présente le double avantage du bio et de l’équitable (parce qu’on ne le répétera jamais assez, acheter équitable, c’est d’abord acheter “de proximité”, voui, madame). Parfait.


On a payé d’avance 6 mois de “paniers” (c’est des sacs plastique bio-dégradables, hé !), à raison de 8 euros par semaine pour une sélection de légumes bio, donc.


Évidemment on n’a pas commencé par les 6 meilleurs mois de l’année, hein. D’octobre à aujourd’hui, on a eu quelques surprises, genre “euh, j’ai dû acheter des légumes pour compléter vos paniers cette semaine, parce que ma récolte a gelé / a été dévorée par les vers / n’a pas poussé (rayez la mention inutile)”.

Yohan (c’est notre agriculteur. Chaque AMAP est constituée autour d’un agriculteur) est un brave petit. Il est jeune. Pas 30 ans (c’est jeune, ça, même pour moi ! (aaaaaaaaah !)). Une oreille percée, les cheveux en brosse. Sûr que vous n’imaginiez pas notre agriculteur comme ça. Certains clichés ont la vie dure.

Cela dit, il y a des jours où je me dis qu’un bon vieux moustachu à casquette aurait peut-être été plus indiqué en fait...


Ce soir en particulier je me suis (un peu) dit ça, quand Yohan m’a très simplement remis notre panier à 8 euros de la semaine : 1kg de patates et 1 oignon.


Huh ?


Ça fait cher des patates, si vous voulez mon avis.




Il n’a parlé ni d’acheter quoi que ce soit pour compléter, ni de compenser par un panier supplémentaire.


Il a juste dit que le panier de la semaine prochaine serait du même genre (cool).


Il a ajouté que c’était de sa faute, parce qu’il avait mal géré son passage de la serre au champ (en gros, là il a tout de labouré, la serre comme les champs, et rien de poussé nulle part. Su-per).






Le détail qui tue, c’est de penser qu’il savait probablement déjà ça la semaine dernière, mais que la semaine dernière il a dû oublier de nous en parler, tout occupé qu’il était à récolter les noms des personnes intéressées par un nouveau semestre...



On fait du mécénat, là.





Je vais retourner au Mc Do puisque c’est comme ça.








PS nous partons tout à l'heure pour Paris, et demain pour l'Egypte. A dans 10 jours !!

lundi 7 avril 2008

ça manque de piquant

Non, non, je ne suis pas en cure de sommeil pour me remettre d'un WE psychologiquement trop éprouvant.
Je devrais remarque.
14h de route en 2 jours, ça vous assomme son homme, je peux vous le garantir.
Quoique j'hésite entre l'effet "plein plein de kilomètres" et celui de 2 jours de repas définitivement trop copieux (à noter pour quand j'ai prévu d'inviter des gens : ne pas associer l'agneau aux flageolets à midi avec le gratin de choux-fleurs le soir, ça fait pas bon ménage dans les tuyaux (bouh)).

Entre autres joyeusetés du WE (à noter aussi : arrêter d'essayer d'avoir une conversation d'adultes normaux et équilibrés avec mon beau-père, ça ne peut pas marcher), nous avons eu droit à la chasse aux œufs.

Oui, je sais, Pâques est passée, mais ma belle-mère a découvert l'an dernier cette tradition (c'est à se demander où elle a vécu les 60 premières années de sa vie), et du coup elle est tombée en amour devant une activité toute trouvée pour occuper ses petits-enfants.

Je passe sur le drame de l'année dernière (mon beau-père a dit que je le prenais pour un con (moi ????? Est-ce mon genre, je vous le demande ??!) parce que je soutenais mordicus (non, je ne suis pas bornée, non, non) qu'on trouvait des feutres pour enfants au Géant-Cas' du coin, et qu'il ne les a pas trouvés, lui... Mouarf !), cette année, les œufs étaient tout cuits quand on est arrivés (8 candidats, 1 décès prématuré, 4 blessés graves, 3 rescapés : ma belle-mère a dû zapper un des aspects de la chasse aux œufs, celui qui consiste à procurer aux petits mains maladroites des supports à peu près utilisables pour un coloriage moins que délicat, passons).

Il a fallu qu'elle m'en reparle plusieurs fois pour que j'accepte de jouer le jeu. Il faut dire que bon. Les fêtes de famille, hormis Noël que je conçois comme pouvant se fêter à retardement, j'aime autant les vivre à l'heure. Alors Pâques décalée de 15 jours, bof.

J'ai installé mes gosses autour d'une table avec des feutres (vieux de 20 ans au moins : la boîte que j'ai achetée l'an dernier n'a jamais été retrouvée il faut croire qu'il y avait un blocage psychologique à l'idée d'accepter de donner raison à la belle-fille...) et on a colorié. Heureusement qu'on a eu le secours de tata et tonton, pour faire plein de dessins à colorier ("et là ! Y'a encore une place, là !"), moi je me suis occupée des blessés que je ne pouvais décemment pas laisser entre les mains de mes bilous, à moins de vouloir les retrouver entrain de colorier des œufs écalés (ma fille m'a démontré cette année que ça ne lui posait aucun problème, j'ai préféré éviter la situation, je suis une lâche, on aurait pu rire un bon coup, tant pis...).

Dimanche matin j'ai fini par poser le cadre et dire que "bon, on la fait cette chasse aux œufs ?". Ma belle-mère est tellement bridée par un mari abusif et manipulateur et par une belle-fille de caractère, qu'elle n'ose prendre l'initiative de rien. Donc elle veut faire une chasse aux œufs, elle fait cuire des œufs durs et achète des œufs en chocolat pour les enfants, mais après il faut une personne qui ait l'âme directive pour mener les choses à leur terme... Pfff.

Ce n'est pas sans amusement que je l'ai larguée avec le cachage (meuh ? existe pas ce mot-là) des œufs, me concentrant exclusivement sur les bagages que je voulais avoir bouclés avant le déjeuner (la bonne excuse, hein... Je sais...). J'ai quand-même eu un peu peur qu'on ne les retrouve pas tous, tellement elle y a mis du cœur. Bon, en prenant les enfants par la main et en les mettant juste en face des œufs ils ont bien fini par tomber dessus, ouf !





Et à part ça ?

On s'est même pas engueulés, dis ! (ah, vous êtes déçus, je le sens)

Je deviens particulièrement maîtresse dans l'art de laisser glisser sur moi les remarques que ce type (oui, mon beau-père, c'est bien de lui dont je cause) envoie comme des fléchettes dans l'espoir de susciter une réaction, si possible nerveuse sinon le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Et donc je ne me suis pas emportée quand il a commencé à me demander quel nom portait ma mère ("je ne te parle pas de ça, mais du nom qui apparaît sur sa carte d'identité ! Est-ce que c'est Duchmolle, ou Bidule épouse Duchmolle, ça dépend de leur contrat de mariage..."), je n'ai presque pas essayé de lui dire qu'une femme conservait de toute façon de plein droit son nom de jeune fille sa vie durant, mariée ou non.

Je ne me suis pas énervée non plus quand la discussion a dangereusement roulé vers "Et O., tu l'apprécies ?" (sacrée Tante Germaine, va !).

J'ai gardé tout mon sang froid quand, au moment de se quitter, il a commencé à me raconter combien ma mère avait manqué de tact au téléphone, et à demi-mot combien elle était malpolie et irrespectueuse (il y a une histoire compliquée de voyage de noces avec enfants et chats à faire garder à la clé, et bataille de grands-parents autour de qui aura l'insigne honneur de s'en charger, et bon, ma mère a appelé mon beau-père, et je ne suis pas étonnée qu'elle l'ait vexé, de toute façon quoi qu'on dise il se vexe, c'est pathologique chez lui).

Je n'ai même pas rétorqué que "non ! Je ne suis pas ta fille, définitivement pas, aujourd'hui pas plus qu'hier, espèce de vieux schnock dégénéré" (oui, ça a presque passé mes lèvres, mais on allait presque directement devant les tribunaux, je me suis dit que la réplique n'en valait pas la chandelle), quand il a mielleusement ajouté un "vous êtes tous les deux nos enfants" à une réplique sans intérêt...




Self-control woman.
Je prends du grade de jour en jour.

jeudi 3 avril 2008

finalement...

Je pensais mon quotidien actuel vide d'articles pour blog assoiffé, pis finalement...



C'est jeudi.



C'est piscine !



Ça deviendrait presque impossible à raconter, tellement on maîtrise la chose, ma p'tite C. et moi.
Des pros de la sortie piscine on est devenues. Si.

On pense à la carte (j'ai eu comme une chute de tension quand elle m'a demandé si "c'est toi ou c'est moi qu'a la carte ?", parce que si c'était moi, c'était évidemment dans le porte-monnaie que je n'avais pas emporté. Évidemment. Mais c'était elle. Incroyable) ;

On sait dans quel sens la mettre dans la machine pour entrer dans la piscine (rigolez pas, hé, j'aimerais vous y voir, tiens) ;

On pense à la pièce de 50 cts pour le vestiaire ;

On n'oublie ni le bonnet de bain (spécial cheveux longs acheté à Décat, je me suis équipée, quelque chose de sérieux), ni les lunettes de piscine (pas les moins chères, parce que je vous signale que si le mou de la lunette (celui qu'est autour du dur pour faire splotch sur votre petit oeil) est en bête caoutchouc, il ne résistera pas au chlore, nanan, donc faut prendre silicone, ma brave dame, si je vous le dis) ;

On a le shampoing pour après et la brosse dans les bons jours (c'était presque parfait aujourd'hui, la brosse en moins. Ça va, je n'ai pas laissé mon imposante chevelure ondulée sur le carrelage du salon en démélant ce soir à la maison, ouf) ;

J'ai même pensé avant de partir à prendre ce qu'il faut rapport à la mauvaise semaine du mois, tout ça (non, mais vous vous rendez compte ? avant de partir ?? J'en suis pas remise).



Donc ça devient monotone, ces sorties.



Enfin pas pour nous. Nous on papote tout ce que la semaine nous a donné à papoter, on fait les zouaves un peu, on se fait engueuler par nos compagnons de ligne qui trouvent que quand-même la piscine du soir elle devrait être interdite aux poufiasses que nous sommes...


Mais pour vous, décidément, la piscine du jeudi ça ne va pas pouvoir rester un sujet d'article bien croustillant longtemps.




Sauf qu'il me reste une chose à vous raconter (qu'après, ben, vous saurez tout de ma piscine du jeudi, et il faudra que je trouve autre chose à vous donner à déguster, mais je trouverai (déjà que je pensais n'avoir rien en réserve d'ici lundi prochain)).



Le jeudi, le rituel commence à être bien rôdé, du départ de la maison au retour at home. Je vous fais la première partie en accéléré, parce que bon, j'ai déjà dit tout ça :
vrrrrrrrrrroum
schlock (je vous laisse décider)
plouf
bla bla splash et bla bla splash (je vous avais dit qu'on n'était pas très sérieuses)
wwwwwwwwwooooooooooooooooo (ça je traduis, c'est le sèche-cheveux)
schlock (...)
vrrrrrrrrrroum


Mais pas vroum direct à la maison, non.
Vroum en général un peu en colimaçon (on doit avoir trop honte d'aller là-bas, c'est pas possible de faire autant de détours entre la piscine et le point d'arrivée à chaque fois. Notre subconscient doit faire tout son possible pour nous retenir de le faire et nous perdre, et nous on s'obstine).


Retour à la maison via




...




...



(je sais, le suspense est insoutenable)


...


le Mac Do.




Je sais.




Je viens de baisser d'un milliard de points dans votre estime.



Vous qui me catégorisiez sportive en plus du reste des éloges que vous aviez à mon égard, c'est ce soir que le masque tombe.

Vous qui me croyiez altermondialiste acharnée et revendicatrice d'un meilleur avenir pour nos enfants sur la planète, vous me découvrez faible et consommatrice de junk food, c'est désolant.







Cela dit, vous devriez essayer le CBO (Chicken Bacon Oignon), il est pas mal.




PS C. obligée t'assumes, maintenant. Un comm de soutien est fortement attendu indispensable dans l'état actuel des choses sur ce blog.

mercredi 2 avril 2008

Petit WE entre amis

Vous savez quoi ? Vivement ce WE.

1) on va passer 2 jours chez mes beaux-parents, ce qui me promet plein de choses désolantes à vous raconter la semaine prochaine (que vous allez adorer forcément, les foules vont se précipiter ici, ça ne fait pas un pli. Journées record de consultation de mon blog à prévoir...)


2) on va passer 2 jours chez mes beaux-parents, ce qui va reposer ma petite tête de mère éprouvée par une fille adorable mais sourde comme un pot (mais alors, je vous dis même pas comment, vous me croiriez pas !! Tout à l'heure je suis arrivée derrière elle et je lui ai parlé à voix normale, elle n'a même pas tourné la tête. Dingue), et qui par conséquent nous fait répéter systématiquement tout ce qu'on dit au moins 4 fois d'affilée (vous remarquerez que je n'ai pas dit "tout ce qu'on lui dit... nananan, c'est tout ce qu'on dit qu'il faut répéter, même ce qui ne la concerne pas... épuisant), et de surcroît a viré le mode sourdine de ses prouesses vocales, ne passant plus en-dessous des 50dB, ça devient légèrement stressant je dois dire...

(et donc si vous avez suivi, pendant 2 jours je largue ma fille dans les jupes de sa grand-mère et moi je fourre une paire de boules quiès, nickel).


3) on va passer 2 jours chez mes beaux-parents, et les deux points précédents m'offrent une paire d'excuses toute trouvée pour faire 2 grasses-mats de reine, je sens que ça va être jouissif (dommage que les deux points précédents par un pervers effet boomerang soient décupleurs de fatigue, ça rend les grasses-mats moins agréables, tout à coup...)



Ouh, ça va être chiant bien (mode zen activé (ah non hein, n'insinuez rien, c'est déjà pas facile comme ça !))...


Youpi.