dimanche 2 mars 2008

de retour

dans les contrées hostiles...

Oui, bon, c'est peut-être un peu mélodramatique. N'empêche j'arrive pas à me zénifier la tête. J'ai pas envie faut croire. Il dit que j'y mets de la mauvaise volonté, que de toute façon il faut toujours que les choses soient faites à ma manière...

Certes.

Le problèmes, voyez-vous, c'est que sa manière de faire, c'est : "entasser tout dans les sacs en vrac pour gagner du temps au départ".

Ouin.


Je fais un appel à témoins...

Vous aussi vous avez dû affronter la masculine engeance et sa vision très particulière de la tenue d'une baraque ou du rangement des choses diverses et variées... Peut-être avez-vous trouvé les mots justes, ou mis en place un programme d'entraînement intensif et efficace, et possédez-vous maintenant un modèle d'Homme aussi souple que docile à plier le linge, classer les boîtes de conserves ou penser à passer la serpillère... Venez témoigner à votre tour, et me livrer vos secrets de bataille, ainsi que leurs prometteurs résultats (allez, soyez chic, ne me faites pas le coup de "il est irrécupérable", ça va me démoraliser, déjà que).



Et donc pour vous dresser un tableau vivant de la situation (soirée soupe à la grimace, c'est surtout moi les grimaces) :

- j'ai aujourd'hui fait mon possible pour terminer le précieux déguisement de grenouille de ma fille pour mercredi, mon Amoureux a fait les bagages histoire de gagner du temps (projet tour en vélo entre midi et deux, fallait rentabiliser le planning, et j'avais l'air pas rentable, avec mon bonnet vert et les yeux globuleux à coudre dessus (vous aurez une photo si vous êtes sages)).

- je me suis dit "bah ! pour une fois je vais le laisser faire, je vais juste faire le tour histoire de lui rapprocher l'ensemble des éléments à rassembler dans nos sacs", ce que je fis.

- j'ai étendu ensuite le linge qui était dans la machine (mes parents étant partis hier midi pour une semaine de vacances, si c'est sur un de mes frangins qu'il fallait compter pour ce détail, je pense que ma mère aurait pu jeter illico un gros tas de draps et autres serviettes de toilette moisis à son retour).

- j'ai trouvé mon Amoureux tout affairé dans la cuisine à préparer des patates sautées (oui, on a un programme de patates à la chaîne, là, je vous dis que ça, ma belle-soeur a eu un prix et un cadeau, et a rapporté chez mes parents à peu près 40 kg de ces légumes...). Je lui propose de filer se préparer pour son tour de vélo, et je prends la suite. Premier constat : ce type est infoutu de s'organiser pour quoi que ce soit. La version "préparation de patates" donnait à peu près ça : un gros tas d'épluchures devant, un tas de pommes de terres épluchées au fond à gauche, une assiette en plastique de mon fils avec des bouts de patates découpées dedans au fond à droite... J'ai pas trop compris comment il allait s'y prendre pour faire tenir la totalité des patates coupées dans l'assiette, enfin à moins qu'il n'ait prévu de couper les patates une par une, et de les verser au fur et à mesure dans la poêle qui était effectivement sur le feu avec une première fournée de patates... Le tout en passant par-dessus le tas d'épluchures, je vous le rappelle... Et bon, j'ai mal joué, je n'ai pas réussi à m'empêcher de faire un commentaire sur le côté sidérant de la totale non organisation (d'un point de vue très orthophonique, je dirais que mon homme a un souci avec les fonctions exécutives (planification et anticipation, ça vous dit quelque chose ?)). Je l'ai vexé. C'est qu'il serait susceptible, c'est fou, ça !

- j'ai repris en main les choses, j'ai déniché de la bidoche au congèle histoire d'améliorer les patates sautées à rien que nous prévoyait mon Chéri, j'ai même réussi à faire cuire un semblant de courgettes aux oignons pour améliorer les patates à rien de Tiboy, on est passés à table.

- à un moment-donné dans la matinée j'ai bien rangé un peu tout ce qui traînait dans la maison. J'ai laissé la chambre des enfants et la nôtre à peu près présentables, et j'ai fait une partie des bagages parce que... parce que, voilà.

- on est partis.

- on est arrivés.

- et j'ai pas trouvé en moi le courage d'affronter les bagages à défaire, sachant que mon Amoureux avait mis en vrac dans les sacs le linge propre et le linge sale, des grands comme des petits (y'a même 2 culottes à ma mère, tiens...), et le pas linge aussi puisqu'il y était.




Paraît que je suis chiante, que j'ai qu'à le laisser faire, et sans gueuler, merci. Je le laisse faire, OK. S'il pouvait juste me donner maintenant les doudous des enfants pour que je puisse procéder au couchage des monstres, merci. Et c'est pas que, mais un peu, quoi, merde à la fin. Je ne peux pas imaginer supporter de vivre dans une baraque où rien n'aurait une place, où on passerait son temps à retourner à peu près tous les tiroirs pour retrouver le moindre truc, et à acheter une 4ème boîte de sucre en poudre, parce que les 3 autres sont rangées à peu près partout sauf à l'endroit de la réserve où j'entrepose normalement le sucre... Et je peux pas non plus imaginer supporter de toujours tout faire moi-même sous prétexte que c'est le seul moyen de m'y retrouver.


J'ai un dilemme, là.




Pfff.




C'est compliqué de vivre à deux, hein.



(c'était la première fois que je le laissais faire les bagages).

5 commentaires:

Croissant15 a dit…

Attends, attends, là... t'es casée avec mon homme ?!!! Ou alors, c'est son frère jumeau... J'ai le MEME à la maison, le même à la virgule près... Pff, chuis bin d'accord : pas simple :-(

By O. a dit…

baronsolardAh, ça fait pas mon affaire, je disais justement à mon homme que je n'avais jamais rencontré quelqu'un d'aussi désorganisé... Condoléances, hein...

By O. a dit…

huh, y'a eu un bug en début du message...

JOe a dit…

Au bout de 33 ans de mariage avec un râleur, j'ai des petits trucs. Pour les bagages c'est chacun son caca (ça aide : y'a plus de gamin!). Et pour arriver à tes fins, dormir à l'hôtel du Cultourné ça marche au poil mais à ne faire qu'en cas d'extrême urgence!!!!Et comme il veut toujours ranger le frigo et les placards de la cuisine à sa manière et bien c'est lui qui, à partir d'aujourd'hui, fait les repas mais j'expliquerai ça bientôt. Allez, courage!

valdebussy a dit…

euh, "joker", le mien est un modèle d'ordre et d'organisation....

sauf que je ne supporte pas qu'il dérange MON bordel!

bon, certes, je passe un temps fou à chercher certaines affaires (hier soir la turbulette jaune de mon loulou, ce matin une écharpe qu'une copine venait rechercher)

mais pour ranger les courses et les boite de sucre etc etc, je te propose les post-it ou les étiquettes imprimées....

ça aide!

bon courage