samedi 8 mars 2008

Dans ma cuisine...

Oui, vous ne rêvez pas, il y a bien 2 messages dans la même soirée. Je vous gâte, je sais. Dites merci. De rien.

(ceci est une manière détournée de vous renvoyer lire le premier des deux qui se trouve juste en dessous, mais bon, vous êtes pas obligés non plus, vous allez avoir peur de moi après, je suis Mr Hyde)



Il faut dire que bien après avoir écrit le message number one (que je viens juste de poster, je ne m'étais pas rendue compte qu'il n'était pas passé, rha, bloguez avec des mômes dans les pattes, je vous jure, ça vous arrange pas le ciboulot, mais bref), il m'est arrivé ce soir une expérience culinaire très racontable, vous allez adorer.


Voici donc pour vous, en avant-première, la mousse au chocolat by moi.

(Au cas où vous auriez de moi une idée honteusement glorifiée de la mère parfaite qui assume pleinement son double emploi d'orthophoniste mère au foyer avec un brio incomparable, et qui en plus de rééduquer avec passion et efficacité les patients qui transitent par son cabinet, mitonne dans sa maison pimpante des petits plats succulents ... euh, je vous prie de bien vouloir m'excuser d'avance pour la déception que je vous inflige ce soir. Pfff. grillée.)


1- choisir sa recette... Après avoir tapoté sur marmiton, je me suis rabattue sur la recette que nestlé donne au dos de ses plaquettes de chocolat à dessert. De toute façon, hein, raté pour raté, on se fout un peu de savoir sur quoi on se base (oui, je partais pas très positive, mais il faut avouer que j'avais une confiance un peu limitée dans l'efficacité de mon nouveau batteur...)

2- sur le paquet il est écrit que pour la mousse il faut 200gr de chocolat, et que pour faire fondre 200g de chocolat, il faut mettre la plaquette en petits bouts au micro-ondes avec 4 cuillères à soupe d'eau. Je m'exécute, je suis pas contrariante, surtout quand il s'agit de faire une mousse au chocolat, hé !

3- ensuite il est écrit qu'il faut monter les blancs en neige. Et c'est à ce moment seulement que je regarde les ingrédients jusqu'au bout, et que je lis... "6 oeufs". Combien ? Arg. J'en ai plus que 4, ça commence mal. Je me disais bien que je la sentais pas cette recette.

4- je décide que j'enlèverai du chocolat avant d'incorporer mes blancs, et je me penche sur la tâche maîtresse de la recette, à savoir "monter les blancs en neige très ferme". Hum.
Mais laissez-moi vous présenter le nouveau venu à la maison...



Il est mignon, hein ? Avec ses outils interchangeables de jolies couleurs, une boîte de rangement (arf, on ne se refait pas, je suis très sensible aux trucs conçus d'origine avec un rangement efficace !)... Et donc, d'après la notice alléchante de ce mixer/batteur, avec le truc jaune on peut (texto) "émulsionner, monter des blancs en neige". Alors vous ne voyez pas sur la photo, mais quand on retourne le truc jaune, on se retrouve nez à nez avec une espèce de pas de vis en plastique, un peu large, qui donne moyennement confiance a priori sur le montage des blancs en neige. Enfin je suis pas une pro du blanc en neige, je l'avoue. Et bon. Je me suis dit aussi qu'il devait y avoir quand-même des essais de faits avant de mettre sur le marché un nouveau batteur, surtout un moulinex, et que donc s'ils m'affirmaient que ce truc pouvait monter des blancs en neige, je devais pouvoir leur faire confiance. Femme de peu de foi, va !

Allons-y.

Dans le saladier, déjà bonne nouvelle, ça émulsionne effectivement très bien. Ouf.

Enfin ça fait pas grand chose d'autre. J'ai pas demandé un bain moussant à l'œuf, moi, mais un blanc en neige, si vous voyez ce que je veux dire. En neige : le truc qu'on peut prendre dans une cuillère sans que ça coule partout. C'est pas ça dans mon saladier...


Un peu dépitée, je me tourne vers ma notice (voui, j'ai un drôle de gêne mâle qui s'est exprimé là, et j'ai eu un comportement tout à fait cocasse pour la fille que je suis : j'ai utilisé mon batteur sans lire préalablement la notice. Erreur fatale) : "placez 2 blancs d'œufs (raté, y'en a 4) dans le bol 250ml (ah oui, tiens y'avait un bol fourni avec), et émulsionnez en faisant des mouvements de bas en haut dans le bol".

Je transvase mon blanc d'oeuf à moitié émulsionné dans le bol trucmuche prévu pour, et j'émulsionne de bas en haut (je sais pas vous, mais moi à ce stade de la recette j'avais déjà fait une croix sur la mousse au chocolat, hein, m'enfin je suis persévérante, j'ai voulu voir jusqu'où tout ça allait m'emmener).

En effet, ça prend déjà un peu plus l'allure du blanc en neige. Enfin en neige de printemps, genre. A la montagne on appelle ça de la soupe. C'est agréable à skier, mais je doute fort que ça fasse une bonne mousse au chocolat...
En plus le manuel précise qu'il ne faut pas faire fonctionner la machine plus de 45sc d'affilée, alors j'ai arrêté, et je me suis tournée vers mon chocolat. J'ai mis de côté pour plus tard (hem hem) deux bonnes cuillères à soupe de choco fondu, j'ai intégré mes jaunes, et j'ai intégré mes blancs en soupe.


J'ai mis au frigo, mais j'aurais dû essayer au congèle, ça aurait peut-être pu transformer le truc en un semblant de mousse...




Vous croyez qu'il faut que j'annonce à mon Amoureux qu'il a rapporté une daube qui fait pas d'oeufs en neige ? Y paraît qu'on a 1 mois pour rapporter les machines qui ne fonctionnent pas correctement, je sais pas si je le démoralise tout de suite ou si je conserve discrétos mon bon vieux batteur...


(d'un autre côté, hein, j'avais justement fait un choix plus simple la première fois au magasin, à savoir conserver mon batteur et ne racheter qu'un simple mixer, et c'est lui qui a insisté pour qu'on prenne plutôt un truc combiné, va falloir lui annoncer que ça marche pas, je crois...)

2 commentaires:

JOe a dit…

ET bien comme quoi un mixeur n'est pas un batteur!!!Il était bon au moins le chocolat???? Bizzzzzz

Kalouette a dit…

mouhahahahaha
en même temps je ferais mieux de ne pas me moquer, j'ai même plus le droit d'entrer dans la cuisine tellement je fais du dégât