lundi 31 mars 2008

Ortho indigne

Un peu du boulot, ça vous fera du bien, tiens (pis à moi aussi peut-être, quoi que...)




Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu T. Un mélange de lundi de carnaval et de lundi tête en l'air (euh, c'était moi, la tête en l'air), bref.


On ne peut pas dire que j'attendais son arrivée avec le plaisir à l'idée de la séance à venir qui caractérise mon quotidien (si je vous le dis, vous pouvez le croire).
Non.
C'est plutôt un genre de "rha, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire avec lui aujourd'hui, pfff".


Ben oui, ça arrive.


C'est pas vraiment une question d'énergie personnelle, en fait, parce que les autres, même si je suis naze, en générale leur présence et l'envie de faire quelque chose avec eux me donne des idées à défaut d'énergie.



Non. T. c'est un des rares cas dans ce cabinet, d'enfants pour lesquels je me demande un peu chaque semaine s'il est bien nécessaire que la sécu dépense 29,04 € de séance d'orthophonie, vu que c'est généralement une demi-heure de gardiennage version (au choix) "je boude dans un coin parce que je ne veux paaaaaaaaaas faire ce que tu m'as demandé" ou "j'envoie balader dans le bureau l'intégralité du contenu du tiroir de bonhommes".

Sauf que tout de même, le langage du gamin est pathologique, y'a pas photo. Et que bosser le langage oral, ben, y'a pas, c'est mon job. Dilemme. Ou plutôt qu'un dilemme c'est un problème métaphysique qui se résume donc chaque semaine à "rha, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire avec lui aujourd'hui, pfff".


Et aujourd'hui, ce petit morveux (na !) a décidé qu'il ne voulait juste pas faire ce que je lui proposais. A la rigueur, sortir un dinosaure et un crocodile du tiroir des bonhommes (oui, c'est une appellation au sens large), il voulait bien, mais certainement pas pour en faire quoi que ce soit de constructif (je le sais, j'ai déjà essayé, ça finit en "j'envoie balader dans le bureau l'intégralité du contenu du tiroir de bonhommes"). Ou alors faire un dessin. Ça pas de souci, il veut aussi. Mais pas un dessin que je décide moi, non. Un dessin qu'il décide lui.


Il a donc passé une demi-heure par terre à bouder, parce que je ne voulais pas le laisser mettre son bazar avec les bonshommes, ni le laisser dessiner ce qu'il voulait. Il a fini par aller piquer sur le tableau toutes les lettres magnétiques pour en faire je-ne-sais-quoi (rien de bien constructif non plus, je peux vous l'assurer). Et moi j'ai passé la demi-heure à faire autre chose (tant qu'à perdre mon temps à ne pas rééduquer le môme, autant le rentabiliser en avançant sur mes trucs administratifs, hein...). En levant la tête de temps en temps, et en lançant régulièrement un "t'es sûr, tu veux pas venir ?" voire un "allez ! C'est pas intéressant ce que tu fais là", et jusqu'au tranchant "écoute, si tu viens chez l'orthophoniste, c'est pas pour faire n'importe quoi non plus !"...




Comme j'ai pu m'en apercevoir durant la demi-heure supplémentaire que j'ai allouée à la maman à la suite de cette édifiante séance (oui, j'ai quand-même rentabilisé les sous de la sécu, le trou c'est pas moi !), c'est à peu près le discours qu'elle lui tient toute la journée.



Voilà une thérapeute compétente qui sait trouver les points d'accroche dans la pensée des enfants qu'elle prend en charge pour les amener à construire du cognitif et du langage.

Super.





"Bon, et donc, je disais madame, un psy, vous voyez ? Je suis sûre que ça lui ferait du bien à T. Je le sens pas hyper disponible pour les apprentissages, là..."

dimanche 30 mars 2008

running after the (good) time

On n'est pas recalés du tout du tout, ici.
Je me suis levée à 10h, moi. C'est la nouvelle heure qui s'est levée à 11h...



14h.
Fin du déjeuner.

Ma fille chérie adorée a stoppé net sa fourchette à mi-chemin entre l'assiette et la bouche.

"Ah ! Caca !"


Sur cette constatation existentielle, ma douce enfant monte 4 à 4 les escaliers qui mènent à la mezzanine, et également aux toilettes "du haut" (pour toute question pratique concernant la topologie de ma maison, je vous renvoie à cet article).

.......


Plouf.


.......



"mamaaaaaaaaaaaaaaan ! Tu l'entends mon caca ?
(je vous rappelle qu'il y a un (petit certes mais quand-même) étage entre la gamine et moi, donc vous pouvez monter de quelques décibels votre idée de la question posée)

- (la mère, morte de rire, il faut bien l'avouer) oui, ma chérie.

- et mon pipi, tu l'entends aussi ???"




........


J'en étais au café, donc.

vendredi 28 mars 2008

ça avance

Pas le temps de bloguer long, mais comme mon bébé progresse (arf, comprenez ce que vous voulez au premier abord), je voulais vous le montrer c'est tout.

Le voilà :



jeudi 27 mars 2008

tics tacs

Chuis bien contente de mon Netvibes, figurez-vous.

Et du coup je me mets à jour de lecture, je pensais pas que ça faisait autant de retard un peu partout, ouh là là non (j'ai dû hiberner un coup sans m'en apercevoir, je sais pas, enfin en tout cas, la reprise est fastidieuse).

Ce soir j'en étais à récupérer mes articles en retard sur le blog d'Angel (un jour je vous raconterai peut-être comment elle a répondu à un de mes mails, si, si, j'en suis pas encore revenue : hiiiiiiiii ! comme dirait l'autre...).

Et je tombe sur sa liste de tics (vous savez, le questionnaire qui a fait à peu près le tour de toute la blogosphère, même par moi il est passé, c'est vous dire !!).



Alors :
1) il faut absolument que mon Amoureux lise ça, il va me trouver bordélique, tout à coup ça va être magique !

2) ça vaut que je vous raconte comment je ne ferme absolument jamais mes portes à clé (oui, bon, presque).

En vrai, je me dis que vivre en supposant qu'on va me cambrioler va me bouffer le moral, alors que vivre en supposant qu'on ne va pas le faire est tout simplement moins stressant. Donc chez moi c'est souvent ouvert. Souvent sans faire exprès, d'ailleurs. J'ai réalisé il y a 2 jours que la porte du bas était ouverte alors qu'on fermait bien attentivement celle du haut en partant de la maison. Hem.





Aparté "visitez la maison de O." by l'internaute déco (oui, enfin sans les photos désolée, un jour peut-être, mais là j'ai la flemme (mais j'ai pas dit jamais, vous pouvez garder espoir, elle est jolie notre maison).
C'est une maison de village (pleiiiiine d'escaliers, tout le monde râle, et nous on a une forme olympique, trop facile (enfin sauf à 8 mois de grossesse par canicule, j'avoue avoir eu comme des envie d'installer un monte-vieux (vous savez, le fauteuil vissé à la rampe, là) dans l'escalier extérieur).
De dehors, on a un joli escalier d'époque (genre XIIe siècle, je vous jure, ça en jette, et d'ailleurs en le montant, on sent bien ses 8 siècles d'existence), qui monte direct au second étage. On entre donc sous le toit dans le salon. La cuisine donne ici aussi. Il y a encore un escalier dedans pour rejoindre une mezzanine avec une petite salle de bains, et du salon on descend par l'intérieur de la maison au niveau du dessous où se trouvent les chambres (z'ont casé 2 chambres dans 50 m2, on a la maison la moins rentable du monde, je crois). Intérêt ? Venez voir au mois de juillet, vous comprendrez tout de suite. Surtout que sous le toit, là-haut, quoi qu'en dise notre fier proprio, leur isolation elle doit avoir comme des trous. Enfin on apprécie de dormir en dessous. Et dans l'escalier extérieur, il y a un moyen d'entrer directement à l'étage du bas, et c'est cette porte-là qui était donc ouverte. Oups. Fin de l'aparté.




Quand on part en vacances, comme c'est décidément moi l'organisée du couple (pfff un peu, d'ailleurs, mais je ne m'éterniserai pas ce soir, on a un départ en vacances bientôt, je sens que ça va faire un article), je fais les bagages de tout le monde, sauf de mon amoureux (nan, quand-même, avec ses slips il se démerde, hein...), et surtout je case les bagages dans le coffre (tetris power c'est moiiiiiiiiii)(bon, avec un picasso comme véhicule, et encore seulement deux enfants en plus de nous, mon Amoureux arrive à tout faire rentrer, mais faut voir comment : un désastre ! En cas d'urgence de quoi que ce soit pendant le trajet, il faut limite tout vider pour espérer mettre la main sur quoi que ce soit...).


Je ne sais plus à quelle occasion on était remontés une bonne semaine au moins chez mes parents, et donc je m'activais, une fois le gros tas de bagages prêt à être enpicassé, à vite vite sortir la voiture, venir la garer poser au pied de l'escalier de la maison (histoire de pas me taper 10 allers-retours entre le haut de l'escalier contenant le gros tas sus-mentionné et le fin fond du garage (celui qui n'est accessible que par l'extérieur de la baraque)). Le timing est serré, une fois tout mes bagages casés, enfants compris, on file, c'est pas tout ça on a de la route...



3 jours après, les flics du village appellent mon Amoureux sur son portable (je n'ai toujours pas résolu l'énigme de la façon dont les flics ont réussi à choper le numéro de portable de mon Cher et Tendre, mais passons).

Disent que notre garage était manifestement ouvert (Aaaaaaaaaaaaah ! Mais je vous dis qu'on ne me vole, jamais, moi !)...

On appelle un voisin pour qu'il aille jeter un oeil. Pas de bol pour lui, il flotte ce jour-là. Gentillet comme il est, il se précipite sur place, ouvre le garage, et constae de ses yeux humides la disparition de tous nos vélos. Bwouiiiiiiiiiiiiiin... On venait tout juste d'acheter un choupinou petit VTT 12 pouces à Biggirl, j'en étais malade de frustration pour elle...


Le lendemain on arrive plus ou moins à joindre ma voisine de juste en face du garage.



Qui nous explique que notre garage était resté graaaaaand ouvert quand on est partis.
(ah ?)
(hem)


Qu'elle a tiré la porte et appelé les flics pour qu'ils constatent.


Et que ces derniers lui ont demandé si ça l'ennuyait de prendre dans son garage à elle tous nos vélos, parce que c'était plus sûr (elle a dit oui, forcément).









De la chance ?
Hem, disais-je...





Et vous savez quoi ? Le coup du garage grand ouvert derrière nous, j'ai réussi à le faire une deuxième fois...

mardi 25 mars 2008

Il est fou, Afflelou

Euh non. C'est mon Amoureux qui est fou.

Il joue avec mes fragiles et sensibles nerfs de maman.

Oui, je suis mère-poule et j'assume, non mais !
Oui, je suis une paniquée de service et j'assume aussi.
Ce qui est dommage c'est que le père de mes enfants n'ait pas compris qu'il fallait y aller douuuuuucement avec le rythme cardiaque d'une môman.
Douuuucement, voilà.

(enfin quoi ! Il me connaît à force, non ? Soyez gentils, dites-moi que dans moins de 3 ans il me connaîtra assez pour arrêter de me faire des coups pareils... Allez...)








(flash back : vous entrez dans la time machine. Le temps remonte sa course. Nous ne sommes plus maintenant, nous sommes hier (magique !))


Famille Zouzous au parc au grand complet.

Enfin d'abord O. et les deux zigotos, puis papamoureux qui râlait pour une sombre histoire de petits cailloux déversés un peu partout dans le salon, interrogez Biggirl, je pense qu'elle sait de quoi parlent ses poches le soir après la récré... Bref.


Au parc, donc, et les enfants jouent. Tiboy nous trimballe du "gan" ("tobbo" de son prénom) au "kè" ("tourni" de son prénom), et Biggirl fait sa vie sociale.

Enfin sauf que son père s'en mèle. Je sais pas ce qu'il a dans l'ADN, ce type, mais il ne peut pas juste "accompagner" ses enfants au parc. Il faut qu'il joue avec eux.

Ça ne me dérange pas, hein, au contraire !
Enfin sauf quand la marmaille attend de moi le même comportement, alors que je les amène ici pour papoter avec les copines, c'est bien connu, et comment voulez-vous avec deux schtroumpfs accrochés au bas du pantalon qui demandent à tour de bras le "gan" (tobbo) et le "kè" (tourni), et "tu viens, moi je serais la marchande, et on joue à "bonjour madame" !". Pfff.


(oui, en plus de "poule", je me revendique "indigne", si, si. Et non : ça n'est pas incompatible et je le prouve ! Ne me dites pas que vous en doutiez à un moment où à un autre, quand-même !)(ne le dites pas, non).




Enfin bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes, jusqu'à ce que j'entende le père dire à sa fille : "et sur le dos, la tête la première, tu le fais sur le tobbogan ?"


Huh ?


Ne me dites pas que le conseil vient du père de l'enfant, là. Si ? Bwaaaaaaa...

lundi 24 mars 2008

Ahem

Rappelez-vous, c'est mathématique. Quand les loulous (Amoureux inclus) sont à la sieste, la mamanO surfe sur internet au lieu de faire son travail de souris minutieuse (à savoir plier le linge, ranger le salon, finir de nettoyer la table du repas et la cuisine, terminer le plat pour ce soir... soupir).

Et elle y dégote deux trucs à vous faire partager.
D'abord une liste de produits contenant certainement ou de façon démontrée des OGM ("mais naaaaan, puisqu'on vous dit qu'en France on est pro-té-gés contre les OGM. C'est très très réglementé, vous savez, on surveille tout, et le nuage d'OGM qui grignotte petit à petit le paysage primeur mondial fait gentiment le tour de la France, vous ne consommez pas d'OGM, mettez-vous bien ça dans le crâne... Pfff, ces français alors, si on peut plus les berner, c'est à désespérer de se faire politicien...")(on t'a pas sonné, la langue de bois)(bref).


Pour info concernant les Aliments qui contiennent des O.G.M, Greenpeace a établi plusieurs listes de produits alimentaires où l'on trouve la présence d'organismes génétiquement modifiés ( O G M).

* La liste grise correspond aux produits dont le fabricant ne peut pas garantir formellement l'absence d'O.G.M.

* La liste noire correspond aux produits contenant probablement des O.G.M., soit parce que le fabricant n'a pas précisé qu'ils n'en contenaient pas, soit parce qu'il ne s'oppose pas à leur présence.

Ci-dessous, une présentation facile à lire de la liste des aliments contenant ou susceptibles de contenir des OGM diffusée par Greenpeace.


LISTE GRISE :

Nachips Old el Paso Pillsbury
Curly Bahlsen
Petits fours au fromage Bahlsen
Chokini Bahlsen
Biscuits St-Michel Bahlsen
Savane Brossard
Recette originale au lait Lindt
Noir Dessert Lindt
Champs-Elysées Lindt
Crème caramel aux oeufs Ancel

LISTE NOIRE :
Authentic Tortilla chips Marks & Spencer
Chocolate Chip Cookies Marks & Spencer
Wholemeal Sandwich Marks & Spencer
Muffins Marks & Spencer
Tarte au citron Marks & Spencer
Céréales croustillantes avoine-cannelle Marks & Spencer
Southern Fried Chicken aun Fries Marks & Spencer -Rouleaux de printemps aux légumes Marks & Spencer
Crackers Belin
Crackers TUC Lu
Chipster Maya Lu
Pépito double Choc Lu
Prince Lu
Petit Ecolier Lu
Napolitain Lu
Les Apérilèges Delacre
Délichoc Delacre
Invitation Brossard
Mini -tartelettes Brossard
Forêt Noire Brossard
Plaisir aux noix Brossard
Bavarois chocolat Brossard
Petits choux fourrés Brossard
Jacotte Pain Jacquet
Brioquet Pain brioché Pain Jacquet
34 biscottes Heudebert
Grany duo chocolat-raisins Heudebert
BN Biscuiterie nantaise
Finger Cadbury
Coquillages Cadbury
praline Bouquet d’Or Cadbury
Super Poulain Cadbury
Croustifondante chocolat Verkade
Brownie chocolat Savane
Mystère extrême Gervais
Crème caramel Gervais
Smacks Kellogg’s
Golden Grahams Nestlé
Crème dessert Nestlé
Tiramisu Nestlé
Galak Nestlé
Lion Nestlé
Maître chocolatier de Lanvin
KitKat Nestlé
Junior cacao Nestlé
Nidal Nestlé
P’tit Duo pêche dessert et fruit Nestlé
Nesquik Nestlé
Nescafé Cappuccino Nestlé
Lion cacao Nestlé
Dany Danone
Phosphatine lait et Céréales vanille Danone
Gallia Danone
Dessert soja saveur chocolat Gayelord Hauser
Boisson soja Gayelord Hauser
Gâteau de semoule nappé chocolat Yabon
Pâte à tartiner Eclats noisettes Poulain
Mars Mars alimentaire
Balisto Mars alimentaire
Cannelloni Findus
Crêpes jambon-fromage Findus
Pizza aux fromages Marie
Moussaka Gorcy
Emincé à l’indienne Maggi
Timbales soufflées de Saint-Jacques Tipiak
Brassé croissance Blédina
Benco Energie CPC France
Vinaigrette Lesieur CPC France
La mayonnaise CPC France
Sauce à l’estragon Benedicta
Mayonnaise Benedicta
Sauce à l’échalotte Knorr

A noter : le fabricant "céréal" , épinglé par le mensuel Que Choisir, parce que des dérivés d'O.G.M. avaient été retrouvés dans des barres minceur fabriquées avant le 1er septembre 1998, maintient sa position en niant toujours l'utilisation d'O.G.M. dans ses produits.
Attention! les méthodes d'analyse ne détectent que la présence d'O.G.M., par leur quantité.

(Listes reproduites avec l'aimable autorisation de Greenpeace hg)

Alors ? Vous en mangez souvent ?



et

Une contre-proposition :

" Désormais chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous
les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un des 11 000
enfants victimes des lois Sarkozy-Hortefeux contre l'immigration.
Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un
enfant renvoyé par avion dans son pays. Rien n'est plus émouvant
pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les
mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui."

Je vous invite découper le texte ci-dessus, à le coller sur 2 cartes postales, une pour chacun, et à les envoyer aux 2 éminents personnages ci-dessous

Monsieur le Président de la République
55 rue Faubourg St Honoré
75008 PARIS

Monsieur le Ministre de l'Immigration
101 rue de Grenelle
75700 PARIS


Ah voilà qui donne envie !

Allez, je vais de ce pas, la tête basse et le cœur encore avec vous m'attaquer à la liste des tâches sus-mentionnée... Pfff (re).

dimanche 23 mars 2008

Dimanche de rien

Je suis un peu assommée aujourd'hui. Pas très vaillante pour préparer le repas, ou habiller les enfants. On a trop dormi, ça doit être ça. 7h45, le réveil de Tiboy, vous y croyez, vous ? Je suis pas encore remise...

Du coup aujourd'hui à part passer tout mon temps vissée au canap' avec mon ordi sur les genoux, je suis pas bonne à grand chose. En plus mon Amoureux a coupé net sous mes orteils ma première velléité de la journée, à savoir foncer à la supérette d'un coup de pédale pour acheter des tielles pour le déjeuner. L'a pô voulu. Y'a des restes qu'il a dit. Manque un peu de romantisme ce mec... Bref. J'ai remis aussi sec mes fesses sur le canap' et je l'ai laissé se débrouiller avec le déjeuner, na. Voui, Joe, d'ici que mon Amoureux rivalise d'inventivité culinaire avec ton Hommeàtoi, de l'eau va couler sous les ponts, je te le dis. A bien y réfléchir d'ailleurs, je me demande des fois à quoi il est bon, mon Amoureux... Bref. Passons. (hem)(rha ! mais, euh... s'il est pas bon cuistot, ni bon homme de ménage, ni non plus bricolo-maniaque, il lui reste quoi ? Je veux bien qu'il est sculpté comme un Apollon et qu'il est bon sportif, mais ça n'avance pas mon schmilblick de la maison, ça, madame...)

C'est fou comme on peut s'occuper longtemps sur un canapé avec un ordi sur les genoux. Et encore, j'ai un handicap, mon free fait la gueule et rame comme un vieux canot, c'est une horreur à surfer en ce moment. N'empêche.

Je cherchais depuis longtemps le fameux site qui me permettrait de voir en un coup d'œil quels sont tous les blogs qui ont été mis à jour (et j'ai cherché longtemps, parce que je ne retrouvais pas le nom de ce truc, que ça m'a énervée un moment, pis j'ai fini par taper un genre de "suivre les mises à jour des blogs" sur Gougueule qui - à défaut de me permettre de trouver en premier lien le site qui allait bien- m'a permis de reconnaître le nom du truc que je cherchais, quelque part au milieu des références attirées par mon appel : netvibes.

Pour les incultes (les autres c'est pas la peine de frimer, on a la web-culture qu'on peut, ho !), ce joli petit site va -outre me donner la météo et les dernières dépêches du Monde- me permettre donc de visualiser l'ensemble des blogs que je chéris (et ma pauvre liste de liens sur la droite ne vous donne qu'une bien maigre idée de l'étendue du désastre), avec la liste pour chacun d'eux des 3 derniers articles publiés, dont en grisé ceux que j'ai déjà lus, et en noir ceux que je n'ai pas encore lus. Elle est pas belle, la vie ? Je sens que ma mise à jour de lecture va gagner en efficacité, c'est d'avance un plaisir que je me réserve...

D'ailleurs, si vous vouliez bien mettre à jour, là, pour que je voie si ça marche. Hem.

Et puisque c'est dimanche, et que toute la maisonnée dort du sommeil du juste, et que je suis presque à jour de bordel à ranger, je vous mets aussi un aperçu du tableau en cours, encore pour une naissance (j'ai bien un ou deux projets qui ne s'apparentent pas à la venue au monde d'un bébé, mais j'arrive pas à m'y mettre. Quand je vous dis que je veux un autre bébé !!).



(mise en page réalisée avec le très joli échantillon du kit "spring caprice", de cinnamon-design)

vendredi 21 mars 2008

to say or not to say

J'ai pesé mon pour et mon contre, et j'ai décidé de vous épargner. Soyez reconnaissants, je vous assure que vous échappez à un long message de grognerie puissance beaucoup. Mais j'ai décidé que vous parler de mes soucis au boulot n'allait pas me zénifier la tête, et que vous méritiez mieux que ça, si.

Donc aujourd'hui, c'est blog créa chez O. Youpi !


Je suis une nouille pour les "pas à pas", alors je vous livre mes petits trucs de ces derniers jours tout bien ficelés, vous appellerez à l'aide dans les commentaires si ça vous titille (m'enfin c'est pas bien capillotracté non plus mes bidules, abusez pas, hein !).






Dans la galerie ce soir, et en exclusivité :


- les ronds de serviette personnalisés de la famille

(les petits lapinous choupinous sont de Del4yo dont je recommande chaudement la visite régulière)

- les magnets de frigo made in myself (top la classe d'avoir récupéré une grande plaque d'aimant souple en rouleau, j'ai plein d'autres idées, du coup !! (faut pas que j'oublie d'en garder un peu pour le boulot, c'était le but à la base, mais bon...)


- le déguisement de grenouille de ma fille (celui qu'elle n'a pas porté, ou enfin disons qu'il était sous le gros manteau, et qu'ils ont oublié le petit bonnet spécial, les boules, mais bref)


- le mobile réalisé à partir des jolis poissons de pomkipik


- Et pour finir, deux petites pages de scrap, pour le plaisir (mes crapauds en photo ici, c'est pas aussi souvent (et nus en plus ! Ouh !)
ruban issu du Kit Fleurette de Patricia Eschenbrenner
http://http://blog.ifrance.com/passiondigiscrap

le reste du kit cottencandydreams de Raerae creations

amour et plumes pour le petit bidule en haut à droite


kit biboubateau de biboucrea

Désolée d’être aussi peu exhaustive dans ces 3 derniers, impossible de remettre la main sur les pages d’où ils viennent, et c’est pas faute d’avoir cherché...

kit rainy day
Sarah - Design ( Scrapworld24.de ) et ( Hotspotscraps.com )

mercredi 19 mars 2008

On est sauvés !

Vraiment j'étais inquiète.

Et si la planète venait à merder, hein ? Comment ma petite famille allait-elle pouvoir survivre si les éléments continuaient à me résister ?

Je n'allais quand-même pas me résigner à consommer ad vitam eternam les OGM des supermarchés, il fallait bien passer à l'étape de l'auto-suffisance.


Il fallait bien qu'un jour j'arrive à faire pousser un truc.



Or sachez-le, c'est peu de dire que je n'ai pas les pouces verts. Noirs, je dirais, mes pouces. Enfin vénéneux, manifestement, vu le peu d'enthousiasme que met la végétation à survivre entre mes mains. C'est dramatique.

J'ai réussi à faire crever des cactus, telle que vous me voyez ! Vi, vi. Bien morts, les pauvres. Noyés, je crois.

Je ne parle pas des autres plantes.

J'ai un ficus très très résistant qui tient le coup depuis quelques années dans mon environnement (oui, vous avez bien lu : des années !), mais il faut voir la tronche aussi. Non, je ne mettrai pas de photo, pas la peine d'insister. Ayant survécu à mes mauvais traitement, j'espère qu'il est blindé pour accuser le coup du Tiboy avide de culture, qui lui arrache méthodiquement les feuilles (enfin celles qui ont osé pousser).

J'ai aussi reçu à mon anniversaire une plante qui nous a fait le plaisir de fleurir très joliment jusqu'à ce que je décide manifestement un peu prématurément de la remettre sur le rebord de la fenêtre, histoire de lui faire prendre le soleil. Hem. N'en parlons plus.

Les lentilles que j'ai mises à germer sur un douillet nid de coton n'ont jamais daigné sortir la moindre pousse, je trouve ça limite insultant, mais je leur ai réglé leur sort dans la poubelle, z'avaient qu'à pas me chercher non plus, ho !


Et donc dans ce climat hostile à la végétation, un petit miracle s'est produit. Si.
Le voilà, sous vos yeux ébahis :



Ces petits machins verts, là, ce sont des tomates cerises.
Si je vous le dis, vous pouvez me croire.
Tant qu'à faire, j'allais pas prendre un truc que j'avais pas envie de voir pousser chez moi, tiens, je me suis dit qu'au cas où ça marche, autant choisir un truc qui me faisait envie. Bon, j'admets que d'ici qu'on consomme les tomates, il va passer comme qui dirait de l'eau sous les ponts, mais arrêtez d'être désagréables, ça a poussé, déjà ! Inimaginable.

Et donc on est sauvés, je vais pouvoir envisager un potager ! Et de nourrir ma famille avec mes petites mains, hé hé hé !


...



Dites, comment on fait pour qu'elles continuent à pousser, les tomates ?

lundi 17 mars 2008

Ça pourrait être pire (2)

Comment je dois le prendre à votre avis ?

- elle a fait tous les carreaux ;

- elle a gratté les chiottes avec un couteau et l'antikal qu'elle avait apporté + sa brosse à chiottes perso qu'elle avait mise dans sa valise exprès pour ;

- elle a frotté aussi très vigoureusement le robinet de la salle de bain du bas, que même que c'est plus brillant qu'il est, mais mat !

- elle a récuré l'évier de la cuisine en traquant les moindres tâches ;

- elle a baissé les bras pour la baignoire du haut (faut vraiment que je vous fasse une visite guidée de ma maison) : c'est une sorte de résine, les tâches grises ne veulent pas partir ;


...



Quoi ?
Dites tout de suite que ma maison est dégueulasse, pendant que vous y êtes !

dimanche 16 mars 2008

Ça pourrait être pire

Elle s'est bien entendu fait marcher sur les pieds par une Biggirl qui a très bien compris comment manipuler son petit monde à coup de "maman elle fait comme ça", et "s'il te plaît, Mamiiiiiiie". Donc ils ont eu droit à un œuf de Pâques en avance, et Emma portait aujourd'hui 2 maillots de corps l'un sur l'autre (entre autres caprices résolus).


Elle a réussi à me pourrir l'ouverture à zip en plastique des paquets de raisins secs et de croquettes du chat (enfin non, plutôt elle n'a pas pourri les ouvertures, puisqu'elle ne les a pas captées du tout et a carrément déchiré les paquets), à ouvrir une nouvelle boîte de boulettes alors qu'il y en avait une d'entamée au frigo, et à ne pas réussir à ouvrir ladite boîte avec le truc ad hoc donc à se replier sur un ouvre-boîte (et effectivement après vérification, elle ne sait pas comment s'en servir, c'est pas juste que le truc a cassé).


Mais elle a assuré comme une chef une nuit un peu difficile avec le réveil des deux l'un derrière l'autre, leur a fait de bons petits plats (dont la portion de viande rouge du trimestre, murf), leur a lu à peu près tous les livres de la bibliothèque (et c'est pas peu dire qu'il y en a), les a emmenés jouer au parc, leur a couru après et les a fait rire comme des tordus.


Examen réussi, elle pourra revenir (seulement si je pars loin... Si je suis là je demanderai de l'aide en cas de besoin à la terre entière sauf à elle, on ne se refait pas, elle me saoûle, vous pouvez pas savoir à quel point...).

vendredi 14 mars 2008

A fond les manettes

Pouf pouf pouf.

Ben c'est pas reposant, la gestion de la maison sans l'Amoureux. En même temps allez comprendre : je suis deux fois plus efficace et deux fois moins crevée que quand il est là.

Soit c'est l'effet "Belle-mère à la maison" qui me coup-de-pied-au-cul-te ;

Soit vraiment mon Amoureux me fout un bordel insurmontable quand il est là.

Je penche pour une sorte de combiné des deux...




Et jeudi dernier on a égaré ma belle-mère...



Elle devait arriver vers 17h30, et à 19h elle n'était toujours pas là. J'ai fait des allers-retours en veux-tu en voilà entre le parc et la maison, la maison de la voisine et la maison. Une fois pour mettre un post-it sur le portail pour prévenir qu'on était au parc, une fois pour aller voir si par hasard elle n'aurait pas laissé un message (mais non)...

Pour finir je suis rentrée donner une tétée à mon grand Bilou qui commençait à trouver la soirée longuette, et j'ai attendu, en me demandant à quelle heure il fallait me décider à appeler la police ("Allô ? J'ai perdu ma belle-mère. Mais non, elle est pas morte, elle est égarée. Non, c'est pas tellement que j'y tienne, mais enfin j'ai piscine ce soir, alors ça m'arrangerait qu'elle soit là pour garder mes enfants, vous comprenez. Elle est pas bien haute, et bon, elle est moyennement futée, il faut bien l'avouer, alors comme je ne pouvais pas aller la chercher à la gare, je ne suis pas certaine qu'elle ait pris tous les bus dans le bon sens. Vous ne pouvez rien faire pour moi ? Ben vous servez à quoi alors ? Vous pourriez au moins venir me garder les enfants, j'ai piscine-euh !").



Et puis elle est arrivée, avec sa grosse valise, pauvrette (c'est sa faute, hein, on leur avait suggéré qu'elle prenne le téléphone portable de son mari "au cas où", elle n'en a pas voulu, alors...).

Un peu en vrac, mais apparemment entière, ouf !

J'ai vite appelé mon beau-père qui rongeait son frein à l'autre bout de la France.


Et ma belle-mère m'a expliqué toute essoufflée qu'elle avait juste raté le deuxième bus, parce que le temps de le trouver, c'était trop tard. Et que notre village est tellement bien desservi que le bus suivant était 1h30 plus tard, dommage.





Elle aurait pu appeler, ho ! On s'inquiétait de partout, là !


Pfff.



Dire qu'elle ne s'est même pas faite enlever, qu'elle n'a même pas pris un quelconque bus en sens inverse. Elle a pas le sens du roman, ma belle-mère (mais elle a gardé les enfants au pied levé alors qu'elle atterrissait tout juste d'un voyage un peu long au final, et quand-même, je crois que je l'aime bien des fois.

(des fois, hein ! ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !...))

mercredi 12 mars 2008

Un peu d'héroïsme de base

Mes bons amis, vraiment ce n'était rien du tout, voyons.

Tout juste un peu de courage, mais c'était tellement naturel.

Quand on a appelé pour lui annoncer que la place était vacante, il n'a pas pu empêcher les petites étoiles dans ses yeux. C'était touchant, et c'est bien connu je suis une vraie guimauve (si, si, c'est bien connu, mais peut-être pas par vous maintenant que j'y pense, enfin tenez-vous le pour dit).

Il avait été déçu de ne pas pouvoir y aller, je m'en souviens, et je l'étais presque avec lui. C'est vrai que c'est une expérience ! Dans le domaine du sport en plus, et c'est pas peu dire qu'il aime ça, hein ! (curieux d'ailleurs comme prendre deux heures dans son planning pour un tour de vélo est simple et évident, quand 1/2h pour ranger la cuisine devient un vrai problème pour les révisions, mais passons).


C'est même moi qui l'ai poussée dans la voiture, call me perfect lover...


Et donc, par voie de conséquence de mon immense magnanimité, je me retrouve ce soir toute seule avec 2 gnômes.



Pendant que mon Cher et Tendre est au ski pour 4 jours et 4 nuits, avec pour emploi du temps dramatique la responsabilité des massages des coureurs de la course de la Pierra Menta, et ses matinées sur les planches (celles qui glissent pas celles qu'on joue !).



Y'a comme un défaut dans le libellé, là, non ?




Chuis trop bonne des fois.











PS je tiens à préciser que je ne suis pas vraiment toute seule ce WE. En fait ma belle-mère était prévue de longue date pour nous garder les monstres pendant que nous devions aller faire la fiesta à Marseille avec mes cousins. Elle sera là demain soir. Mais j'arrive pas encore à décider si ça va me soulager vraiment... Hem. En tout cas je pars samedi faire la fête à Marseille quand-même, ho !

lundi 10 mars 2008

le stage de kitesurf/sieste

Ce qu'il y a de bien dans un mariage, c'est le voyage de noces.



Bon, c'est un peu rapide comme raccourci. Il y a plein de trucs bien dans un mariage.

Surtout quand il se fait sous un chapiteau de cirque, avec plein de détails qui tuent.

Surtout quand c'est votre mère qui s'est stressée pendant 10 mois plutôt que vous.



Mais entre autres choses bien, le voyage de noces a une place de choix dans mon cœur de mère de famille à bout de fatigue (je trouve que ça se voit jusqu'entre les lignes du blog, mais je suis pas objective, vous êtes pas obligés d'acquiescer...).




Les sousous (les nombreux sousous)(que dis-je les innombrables -ou presque (j'allais pas mettre tout ça à la banque sans compter, hé !)- sousous) sont bien à l'abri depuis l'été dernier, et notre projet en suspens. En attente d'un Tiboy un peu plus grand et moins mammophage. En attente d'un free time dans la tête de mon Amoureux (se payer des vacances pendant l'année scolaire, nan mais ça va pas la tête ??!?). En attente d'un tricotage de projets bébé 3 (bah oui, je suis pas utilisable pendant 3 mois, moi en début de grossesse. Le genre nauséeuse de mauvais poil, un vrai délice pour l'entourage que je vous recommande chaudement (d'ailleurs si tout va bien vous aurez droit à une démo en live dans les mois à venir, hin hin hin), et les 6 mois suivants je ferai pas de kitesurf, c'est hors de question (hem)).

Une fois tous les paramètres entrés dans la machine, on a bien secoué nos caboches, et on a ré-ser-vé.


Si.


Pour avril.


Rapport à la grossesse nauséeuse de mauvais poil et pas déplaçable en kitesurf après.


Rapport à un Amoureux qui n'a plus de stage avant cet été (en fait, cet animal (de compagnie) s'est aperçu une fois le truc bien réservé (avec genre 75% de retenue sur annulation jusqu'à 30 jours du départ, 100% après, sont pas fous à l'ucpa), que si. Il avait stage en fait. Et bon, il va devoir expliquer avec un sourire que là il va vraiment pas pouvoir venir cette semaine-là, voyez, parce qu'il part faire un bébé à sa femme en Egypte, alors bon, il rattrapera plus tard, si ça vous dérange pas. Heureusement qu'on est dans le Sud , ça passera comme un suppo huilé (berk).



Et depuis qu'on a réservé, j'ai un coup de mou.

Mon corps se prépare psychologiquement à 8 jours de totale béatitude, partagée entre (un tout petit peu de) sport et (beaucoup beaucoup de) sieste.
Une envie de rattraper en une semaine les 3 ans 1/4 de sommeil qui me font défaut (ça a l'air présomptueux, dit comme ça, mais je vous assure que si je ne fais que dormir pendant 8 jours, je rattraperai. Bon, je ne me ferai pas d'amis, mais je m'en fous, je pars en voyage de noces, pas en stage de sociabilisation).



Juste il va pas falloir dormir tout à fait tout le temps si on veut faire un petit frère ou une petite sœur à nos bouffeurs d'énergie.


Euh.



Faire quoi ??

On est fous... Ou inconscients, j'hésite.

samedi 8 mars 2008

Dans ma cuisine...

Oui, vous ne rêvez pas, il y a bien 2 messages dans la même soirée. Je vous gâte, je sais. Dites merci. De rien.

(ceci est une manière détournée de vous renvoyer lire le premier des deux qui se trouve juste en dessous, mais bon, vous êtes pas obligés non plus, vous allez avoir peur de moi après, je suis Mr Hyde)



Il faut dire que bien après avoir écrit le message number one (que je viens juste de poster, je ne m'étais pas rendue compte qu'il n'était pas passé, rha, bloguez avec des mômes dans les pattes, je vous jure, ça vous arrange pas le ciboulot, mais bref), il m'est arrivé ce soir une expérience culinaire très racontable, vous allez adorer.


Voici donc pour vous, en avant-première, la mousse au chocolat by moi.

(Au cas où vous auriez de moi une idée honteusement glorifiée de la mère parfaite qui assume pleinement son double emploi d'orthophoniste mère au foyer avec un brio incomparable, et qui en plus de rééduquer avec passion et efficacité les patients qui transitent par son cabinet, mitonne dans sa maison pimpante des petits plats succulents ... euh, je vous prie de bien vouloir m'excuser d'avance pour la déception que je vous inflige ce soir. Pfff. grillée.)


1- choisir sa recette... Après avoir tapoté sur marmiton, je me suis rabattue sur la recette que nestlé donne au dos de ses plaquettes de chocolat à dessert. De toute façon, hein, raté pour raté, on se fout un peu de savoir sur quoi on se base (oui, je partais pas très positive, mais il faut avouer que j'avais une confiance un peu limitée dans l'efficacité de mon nouveau batteur...)

2- sur le paquet il est écrit que pour la mousse il faut 200gr de chocolat, et que pour faire fondre 200g de chocolat, il faut mettre la plaquette en petits bouts au micro-ondes avec 4 cuillères à soupe d'eau. Je m'exécute, je suis pas contrariante, surtout quand il s'agit de faire une mousse au chocolat, hé !

3- ensuite il est écrit qu'il faut monter les blancs en neige. Et c'est à ce moment seulement que je regarde les ingrédients jusqu'au bout, et que je lis... "6 oeufs". Combien ? Arg. J'en ai plus que 4, ça commence mal. Je me disais bien que je la sentais pas cette recette.

4- je décide que j'enlèverai du chocolat avant d'incorporer mes blancs, et je me penche sur la tâche maîtresse de la recette, à savoir "monter les blancs en neige très ferme". Hum.
Mais laissez-moi vous présenter le nouveau venu à la maison...



Il est mignon, hein ? Avec ses outils interchangeables de jolies couleurs, une boîte de rangement (arf, on ne se refait pas, je suis très sensible aux trucs conçus d'origine avec un rangement efficace !)... Et donc, d'après la notice alléchante de ce mixer/batteur, avec le truc jaune on peut (texto) "émulsionner, monter des blancs en neige". Alors vous ne voyez pas sur la photo, mais quand on retourne le truc jaune, on se retrouve nez à nez avec une espèce de pas de vis en plastique, un peu large, qui donne moyennement confiance a priori sur le montage des blancs en neige. Enfin je suis pas une pro du blanc en neige, je l'avoue. Et bon. Je me suis dit aussi qu'il devait y avoir quand-même des essais de faits avant de mettre sur le marché un nouveau batteur, surtout un moulinex, et que donc s'ils m'affirmaient que ce truc pouvait monter des blancs en neige, je devais pouvoir leur faire confiance. Femme de peu de foi, va !

Allons-y.

Dans le saladier, déjà bonne nouvelle, ça émulsionne effectivement très bien. Ouf.

Enfin ça fait pas grand chose d'autre. J'ai pas demandé un bain moussant à l'œuf, moi, mais un blanc en neige, si vous voyez ce que je veux dire. En neige : le truc qu'on peut prendre dans une cuillère sans que ça coule partout. C'est pas ça dans mon saladier...


Un peu dépitée, je me tourne vers ma notice (voui, j'ai un drôle de gêne mâle qui s'est exprimé là, et j'ai eu un comportement tout à fait cocasse pour la fille que je suis : j'ai utilisé mon batteur sans lire préalablement la notice. Erreur fatale) : "placez 2 blancs d'œufs (raté, y'en a 4) dans le bol 250ml (ah oui, tiens y'avait un bol fourni avec), et émulsionnez en faisant des mouvements de bas en haut dans le bol".

Je transvase mon blanc d'oeuf à moitié émulsionné dans le bol trucmuche prévu pour, et j'émulsionne de bas en haut (je sais pas vous, mais moi à ce stade de la recette j'avais déjà fait une croix sur la mousse au chocolat, hein, m'enfin je suis persévérante, j'ai voulu voir jusqu'où tout ça allait m'emmener).

En effet, ça prend déjà un peu plus l'allure du blanc en neige. Enfin en neige de printemps, genre. A la montagne on appelle ça de la soupe. C'est agréable à skier, mais je doute fort que ça fasse une bonne mousse au chocolat...
En plus le manuel précise qu'il ne faut pas faire fonctionner la machine plus de 45sc d'affilée, alors j'ai arrêté, et je me suis tournée vers mon chocolat. J'ai mis de côté pour plus tard (hem hem) deux bonnes cuillères à soupe de choco fondu, j'ai intégré mes jaunes, et j'ai intégré mes blancs en soupe.


J'ai mis au frigo, mais j'aurais dû essayer au congèle, ça aurait peut-être pu transformer le truc en un semblant de mousse...




Vous croyez qu'il faut que j'annonce à mon Amoureux qu'il a rapporté une daube qui fait pas d'oeufs en neige ? Y paraît qu'on a 1 mois pour rapporter les machines qui ne fonctionnent pas correctement, je sais pas si je le démoralise tout de suite ou si je conserve discrétos mon bon vieux batteur...


(d'un autre côté, hein, j'avais justement fait un choix plus simple la première fois au magasin, à savoir conserver mon batteur et ne racheter qu'un simple mixer, et c'est lui qui a insisté pour qu'on prenne plutôt un truc combiné, va falloir lui annoncer que ça marche pas, je crois...)

Abomimaman

Voui, je me revendique. Je suis une abomimaman de temps en temps.

Surtout au milieu de la nuit, en fait.

Surtout si Tiboy me réveille à 4h45 (sic) pour une tétée (à 18 mois... On n'est pas rendus, hein, le sevrage et moi), et que ce crapaud mécanique ne trouve rien de plus amusant que de ne pas vouloir se rendormir comme une fleur dans son lit après.

Il y a des heures où je ne discute pas trop. OK, il est 6h30, c'est un poil tôt, mais papa est réveillé de toute façon, on va pas chipoter, reste encore un peu avec nous, va, et après tu te lèveras (avec son père, hein ! Il est hors de question que je quitte ma couette avant... le plus tard possible. Celui qui se lève tôt, c'est pas moi dans cette histoire, hin hin hin (après je peux râler tranquille sur mon Amoureux, vous saurez que je ne le changerai pas, je suis sûre qu'il n'y a pas beaucoup de modèles qui laissent dormir leur femme tous les matin sans grommeler))(enfin "dormir" est un bien grand mot, il y a des impératifs, m'enfin à 6h30 c'est pas moi).

Il y a des heures où curieusement on arrive à se rendormir dans le grand lit, et basta. Après on se lève trop tard et c'est la course pour mettre Biggirl à l'école, mais presque on aurait récupéré, l'un dans l'autre, et je boude pas trop.


Mais là, à 4h45, le refus de se rendormir, même pas je l'analyse, hein ! J'ai pris mon gosse entre 4 zyeux, je lui ai crié à la figure un "tu-vas-dormir-un-point-c'est-tout-je-suis-crevée-il-est-hors-de-question-que-tu-me-fasses-un-cinéma-maintenant-y'en-a-marre-à-la-fin" bien senti, et curieusement on n'a plus rien entendu.

Ah !



Je suis imbuvable à certaines heures, faut pas me chercher trop longtemps.





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Cet animal a recommencé le lendemain (un poil plus tard, mais encore bien trop avant l'heure légale, vais lui envoyer Sarko, moi, y va pas rigoler longtemps), et ma grande scène du II a vachement moins bien marché. Après 1h de chouinages aussi répétitifs que tapeurs sur le système, j'ai fini par remettre cet asticot embarrassant dans notre pieu, et lui tourner le dos avec un commentaire d'un amabilité douteuse... Il s'est rendormi et moi aussi jusqu'à 8h20, heureusement que l'école commence à 9h par ici...

vendredi 7 mars 2008

couteau suisse

Je me sens couteau suisse, petit à petit (rigolez pas, heu, c'est une image, rho là là). Je parfais ma formation de base chaque jour, vais peut-être finir DRH !


Pour vous resituer le truc, notre chère crèche est en mal de directrice adjointe depuis un moment.

L'avant-dernière était une manipulatrice malsaine qui mentait comme le président pour arriver à ses fins, et qui a plutôt mal vécu le fait de ne pas être nommée directrice de la structure après avoir démoralisé l'avant-avant dernière directrice. Au point qu'elle nous a usé jusqu'à la corde la directrice qui avait pris le poste. A un niveau tel d'ailleurs que malgré le départ en fanfare de l'adjointe (genre elle nous a envoyé un huissier nous faire savoir qu'elle démissionnait "au tort exclusif de l'employeur", comprenez : je pars mais c'est vous qui m'avez foutue dehors, bande de méchants (j'étais pas présidente à cette époque bénie, mais déjà au bureau, ça a mis de l'ambiance !)), la directrice a donc fini par arriver au bout de sa déprime et nous quitter à son tour.

J'ai démarré mon job de présidente de l'asso avec un nouveau directeur et une nouvelle adjointe, et l'adjointe a fini par partir aussi (ce poste est maudit, je vois que ça... (rha ! non, j'espère que non, j'ai envie de trouver quelqu'un, moi)).


Tout ça résonne encore un peu comme l'onde diminuant d'un choc un poil violent, et on commence enfin à se dire que bon. Là faudrait vraiment pourvoir le poste, en plus la mairie râle sur l'animation, si ça continue le directeur va partir en dépression, c'est le bureau qui laisse tomber si ça continue.


Qui dit "pourvoir le poste" dit "entretiens d'embauche", et c'est là que les athéniens s'atteignirent, et que je couteau-suissa mon titre de message, mais suivez un peu !

Nous avons donc reçu ce soir 2 candidates potentielles au poste de "éducatrice de jeunes enfants, coordinatrice éducative", ayant "de l'expérience à un poste similaire".


Geneviève Trucmuche s'est présentée à nous avec un sourire :

- bonjour, je suis Geneviève Trucmuche, je suis passionnée par l'approche du Dr Fistule en matière de relation à l'enfant dans la vie quotidienne.

- ah, c'est intéressant, et concrètement, vous voyez ça comment au sein de la crèche ?

- et bien, je pense observer l'équipe en place dans son travail habituel, et me fondre dans le paysage comme si de rien n'était, sans surtout bousculer qui que ce soit, mais en leur donnant des conseils avisés sur la façon de parler à un enfant de 3 mois sans le traumatiser.

- ah, c'est intéressant, et concrètement quel projet vous mettriez en place avec l'équipe ?

- et bien, je pense observer les projets déjà en cours et donner des conseils avisés sur la façon de parler à un enfant de 3 mois sans le traumatiser.

- ...

- euh, et concrètement ?

- et bien, il m'est difficile de vous dire ce que je pourrais mettre en place sans connaître d'abord bien l'équipe. Concrètement, je commencerais par passer une semaine à observer les choses sans intervenir, et ensuite on pourrait commencer à travailler autour de la façon de parler à un enfant de 3 mois sans le traumatiser.

- ...

- ...

(on a passé au moins 1/4h à essayer de lui faire sortir un projet éducatif viable et concret, et la façon de le mettre en oeuvre, y'a pas eu moyen...)


- suivante !



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Gertrude Machin est plus simple d'aspect. Déjà elle pose des questions pertinentes sur la structure, ouf ! Et sa présentation est plus claire.


- Voilà, je m'présente, j'm'appelle Gertrude Machin, voilà. Je connais déjà les crèches associatives, rapport que j'y travaille actuellement. Je connaissais l'ancienne directrice d'ici.

(interlude : je vous mets de la lecture enrichissante en attendant la fin de l'entretien de Gertrude, c'est beaucoup moins psychédélique que celui de Geneviève, vous allez vous ennuyer, sinon)


- Merci, au revoir !



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Alors ce soir, nous n'avons pas trouvé d'adjointe. Geneviève est complètement à côté de ses pompes, et Gertrude n'a jamais lu notre annonce (elle a appris par le milieu que le poste était à pourvoir, c'est une candidature spontanée), et donc n'a aucune expérience à un poste similaire, et même si je l'ai sentie équilibrée et plutôt intéressante dans son approche de l'équipe, il faut qu'elle passe par une plus petite structure que la nôtre avant de se lancer dans un poste comme ça, on a déjà 4 dépressions nerveuses à notre actif, on va limiter la casse tout de suite.


Le problème c'est qu'on n'a plus de candidat...


Enfin si, apparemment 2 infirmières qui ont dû mal lire l'annonce puisqu'on recherche une EJE.


Pas qu'on soit vraiment pressés, la crèche ne va pas s'écrouler, ça fait un an et demi que la structure se débrouille sans adjointe, elle survivra bien 2 ou 3 mois de plus.



Moi je continue à élargir mon champ de compétences, bientôt je vais pouvoir me faire embaucher à un poste à responsabilité, et enfin travailler plus pour gagner plus, youpi !

jeudi 6 mars 2008

Les tactiques de Tiboy

Ce gamin se marre tout le temps, c’est un fait. Il est super câlin, je ne m’en plains pas (j’adore les câlins, ça vous étonne ?).



Il fait des conneries, ça c’est un peu nouveau.

Bon, pour utiliser un vocabulaire plus déculpabilisant et psychologiquement parlant plus correct, on va dire qu’il teste les limites de son espace de vie. Brave petit.

Donc ce petit crapaud nous nargue, content de lui en plus, faut voir comme ! Jette son pain par terre (il commente, genre “pa tè !” juste au cas où on n’aurait pas réagi assez vite), ou dessine à côté de l’espace réservé (j’ai depuis longtemps fait une croix sur l’intégrité de ma table de salon, fallait pas trop pousser quand-même, mais j'insiste malgré tout sur la visée sur feuille, plize, sinon les feutres c’est niet. Le souci c’est que Tiboy adore déboucher les feutres et venir nous voir (forcément à l’autre bout de la pièce) pour nous montrer comme il l’a bien débouché et nous prier de le reboucher, pour qu’il puisse à nouveau le déboucher, c’est pas lassant du tout du tout, non, non)), ou piétine les livres (rhaaaaa ! les livres-euh !).



Et moi, en bonne marâtre qui se respecte, je râle. Plus ou moins fermement, nous sommes bien d’accord. Quand il exagère, il se retrouve assis sur le tapis, tout seul, un peu plus loin. Et là, je me mords la lèvre pour ne pas exploser de rire, parce que le Bilou, qui a parfaitement compris qu’il avait fait n’imp’ ne bouge pas d’un centimètre, ne pleure même pas, non. Monsieur baisse la tête et attend.

Que voulez-vous, je tiens pas longtemps, moi. Au bout de 2 minutes je l’appelle, il se tourne vers moi avec une espèce de sourire que je sens qu’il a pas fini de nous embobiner avec, ce petit malin.




Un jour ma sensibilité et ma faiblesse me perdront. Sûr. Il aura les clés de la voiture, il aura ma bénédiction pour son sale bulletin du trimestre, à la baguette il me mènera, ce môme.



Enfin au sourire...

lundi 3 mars 2008

Gnééééééé

Mal au crâne.

La journée s'est mieux passée que je le craignais (ouf), mais je suis plus fatiguée que je l'aurais voulu (qui c'est le bébé choupinou à sa maman qui s'est réveillé comme une fleur à 5h45 ? Mh ? Sale gosse, va).

Je voulais vous faire un chouette message genre "back hooooooooome", pis tant pis, je vais filer sous ma couette, voilà.

Mais pas sans vous avoir donné auparavant un petit lien pour le site d'un gars que j'adore. Je trouve son dessin super expressif et ses ambiances fascinantes.

Allez, ça ira mieux demain (pas vous, moi), vous devriez l'avoir votre message tant attendu (ne me cassez pas le moral : vous l'attendiez, c'est tout).

Bonne nuit !

dimanche 2 mars 2008

de retour

dans les contrées hostiles...

Oui, bon, c'est peut-être un peu mélodramatique. N'empêche j'arrive pas à me zénifier la tête. J'ai pas envie faut croire. Il dit que j'y mets de la mauvaise volonté, que de toute façon il faut toujours que les choses soient faites à ma manière...

Certes.

Le problèmes, voyez-vous, c'est que sa manière de faire, c'est : "entasser tout dans les sacs en vrac pour gagner du temps au départ".

Ouin.


Je fais un appel à témoins...

Vous aussi vous avez dû affronter la masculine engeance et sa vision très particulière de la tenue d'une baraque ou du rangement des choses diverses et variées... Peut-être avez-vous trouvé les mots justes, ou mis en place un programme d'entraînement intensif et efficace, et possédez-vous maintenant un modèle d'Homme aussi souple que docile à plier le linge, classer les boîtes de conserves ou penser à passer la serpillère... Venez témoigner à votre tour, et me livrer vos secrets de bataille, ainsi que leurs prometteurs résultats (allez, soyez chic, ne me faites pas le coup de "il est irrécupérable", ça va me démoraliser, déjà que).



Et donc pour vous dresser un tableau vivant de la situation (soirée soupe à la grimace, c'est surtout moi les grimaces) :

- j'ai aujourd'hui fait mon possible pour terminer le précieux déguisement de grenouille de ma fille pour mercredi, mon Amoureux a fait les bagages histoire de gagner du temps (projet tour en vélo entre midi et deux, fallait rentabiliser le planning, et j'avais l'air pas rentable, avec mon bonnet vert et les yeux globuleux à coudre dessus (vous aurez une photo si vous êtes sages)).

- je me suis dit "bah ! pour une fois je vais le laisser faire, je vais juste faire le tour histoire de lui rapprocher l'ensemble des éléments à rassembler dans nos sacs", ce que je fis.

- j'ai étendu ensuite le linge qui était dans la machine (mes parents étant partis hier midi pour une semaine de vacances, si c'est sur un de mes frangins qu'il fallait compter pour ce détail, je pense que ma mère aurait pu jeter illico un gros tas de draps et autres serviettes de toilette moisis à son retour).

- j'ai trouvé mon Amoureux tout affairé dans la cuisine à préparer des patates sautées (oui, on a un programme de patates à la chaîne, là, je vous dis que ça, ma belle-soeur a eu un prix et un cadeau, et a rapporté chez mes parents à peu près 40 kg de ces légumes...). Je lui propose de filer se préparer pour son tour de vélo, et je prends la suite. Premier constat : ce type est infoutu de s'organiser pour quoi que ce soit. La version "préparation de patates" donnait à peu près ça : un gros tas d'épluchures devant, un tas de pommes de terres épluchées au fond à gauche, une assiette en plastique de mon fils avec des bouts de patates découpées dedans au fond à droite... J'ai pas trop compris comment il allait s'y prendre pour faire tenir la totalité des patates coupées dans l'assiette, enfin à moins qu'il n'ait prévu de couper les patates une par une, et de les verser au fur et à mesure dans la poêle qui était effectivement sur le feu avec une première fournée de patates... Le tout en passant par-dessus le tas d'épluchures, je vous le rappelle... Et bon, j'ai mal joué, je n'ai pas réussi à m'empêcher de faire un commentaire sur le côté sidérant de la totale non organisation (d'un point de vue très orthophonique, je dirais que mon homme a un souci avec les fonctions exécutives (planification et anticipation, ça vous dit quelque chose ?)). Je l'ai vexé. C'est qu'il serait susceptible, c'est fou, ça !

- j'ai repris en main les choses, j'ai déniché de la bidoche au congèle histoire d'améliorer les patates sautées à rien que nous prévoyait mon Chéri, j'ai même réussi à faire cuire un semblant de courgettes aux oignons pour améliorer les patates à rien de Tiboy, on est passés à table.

- à un moment-donné dans la matinée j'ai bien rangé un peu tout ce qui traînait dans la maison. J'ai laissé la chambre des enfants et la nôtre à peu près présentables, et j'ai fait une partie des bagages parce que... parce que, voilà.

- on est partis.

- on est arrivés.

- et j'ai pas trouvé en moi le courage d'affronter les bagages à défaire, sachant que mon Amoureux avait mis en vrac dans les sacs le linge propre et le linge sale, des grands comme des petits (y'a même 2 culottes à ma mère, tiens...), et le pas linge aussi puisqu'il y était.




Paraît que je suis chiante, que j'ai qu'à le laisser faire, et sans gueuler, merci. Je le laisse faire, OK. S'il pouvait juste me donner maintenant les doudous des enfants pour que je puisse procéder au couchage des monstres, merci. Et c'est pas que, mais un peu, quoi, merde à la fin. Je ne peux pas imaginer supporter de vivre dans une baraque où rien n'aurait une place, où on passerait son temps à retourner à peu près tous les tiroirs pour retrouver le moindre truc, et à acheter une 4ème boîte de sucre en poudre, parce que les 3 autres sont rangées à peu près partout sauf à l'endroit de la réserve où j'entrepose normalement le sucre... Et je peux pas non plus imaginer supporter de toujours tout faire moi-même sous prétexte que c'est le seul moyen de m'y retrouver.


J'ai un dilemme, là.




Pfff.




C'est compliqué de vivre à deux, hein.



(c'était la première fois que je le laissais faire les bagages).