vendredi 1 février 2008

A chaud… Ou presque

J'ai eu des tas de rêves de grandeur en écrivant ce message, genre j'allais réussir à vous le poster hier soir, histoire d'être très "dépêche AFP", pis voilà ce que c'est : 2 mômes, 120 cartons de remerciements, et on ne suit plus le rythme c'est désolant...

Je vous le poste tel quel, c'est pour ça que c'était fait a priori, même si du coup il fait un peu décalé.


(jeudi 31.01)


(11h05) De toute façon B. n’arrive pas, il avait rendez-vous à 11h, je pense que j’ai ma demi-heure de libre devant moi pour avancer mes comptes-rendus vous écrire.


Je vous rassure : je n’ai toujours pas d’internet ici (et euh, oui, il vaut mieux que je n’aie jamais internet au travail, hein ! Vous l’aurez compris tout seuls…), mais comme je suis toute énervée, je vous en fais profiter avec décalage horaire, vous apprécierez l’attention (vous adorez quand je râle, ne le niez pas !).



Acte I

(9h20)J’arrive au boulot.
Hier soir j’ai dit au revoir à ma collègue qui m’a rappelé qu’elle ne serait pas là avant 10h ce matin. OK.
(9h30)Je joue avec Sarah*, je joue avec Orkan* (je ne fais que jouer, même ma fille vous le dira : quand je lui dis que je vais travailler, elle me demande si je vais m’amuser avec ma collègue. Je vous conseille l’orthophonie si vous aimez jouer : on y passe nos journées et en plus on est payés pour, si c’est pas magnifique !).


Acte II

(10h20)Entre temps débarque dans la salle d’attente la patiente de ma collègue.
Pas ma collègue.
Et moi j’ai fini de jouer, tout ça…
Et je dois raccompagner mon patient à l’école (me suis fait entuber de bon matin par la maman, je suis trop gentille des fois).
Et j’en ai un autre à 11h (celui qui n’est pas là, en plus, il est doublement responsable de l’humeur massacrante de la journée à venir. Grmpf).
Donc je ne peux pas rester.

Ma collègue ne répond pas à son portable.

Et elle est très stressée en ce moment par la disparition de 3 boîtes de jeux du placard, m’avait rappelé de bien fermer tout à clé avec l’alarme même pour les petits déplacements.


Acte III

(10h40)
« Vous avez rendez-vous à quelle heure ? » demande-je à la patiente de ma collègue pas là.
« 10h30 »
« Bon, si dans 5 minutes elle n’est pas là je vais être obligée de vous faire partir parce que je ne peux pas vous laisser toute seule dans la salle d’attente. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, normalement elle m’appelle quand elle est en retard, j’espère qu’il n’est rien arrivé de grave. »
(alors c’est là que tout pêche, mais honnêtement vous trouvez que j’ai fait n’importe nawak, vous ?)

(10h45)
« excusez-moi encore, elle vous rappellera ».

Le temps de tout fermer, de mettre l’alarme, de sortir… Arrive ma collègue. Soyons honnête, il devait être 10h48 à tout casser.


Et je me suis faite engueuler.


Parce que la patiente avait rendez-vous à 10h45, que je l’avais renvoyée chez elle, que j’aurais dû la laisser dans la salle d’attente tant pis, que je fous en l’air sa journée, que c’était évident qu’on ne renvoyait pas chez eux les patients (enfin il y a des fois où elle a été bien contente que je le fasse quand-même, mais c’est pas pareil, forcément, puisque ces autres fois-là elle n’allait pas arriver !).



Epilogue

Donc si elle dit qu’elle sera là vers 10h, que sa patiente me dit qu’elle a rendez-vous à 10h30 (bon OK c’est une dame qui a une maladie d’Alzheimer, forcément, j’aurais pas dû la croire), qu’elle ne répond pas au téléphone (j’ai pris la peine d’appeler chez moi pour savoir si elle avait appelé (j’ai oublié mon portable, ça m’arrive tout le temps), puis d’appeler sur son portable depuis ma ligne fixe pour essayer de savoir), et que je prends la peine d’attendre quand-même jusqu’à 10h45 avant de filer à l’école en espérant ne pas louper le RDV suivant… Ben c’est n’importe quoi, j’ai pas fait ce qu’il était évident de faire, sa journée est fichue, elle ne me remercie pas.


(je comprends tout à fait qu’elle ait les boules d’avoir loupé son rendez-vous, hein ! je comprends également qu’elle n’ait pas répondu au téléphone pour cause de réunion, que de son point de vue à elle, elle était à l’heure à son rendez-vous, et que tout ce qu’elle retient c’est que j’ai renvoyé sa patiente… Ca fout les boules, je ne le nie pas. Mais il pourrait y avoir un quart de minute où elle considère ce que j’ai fait sous l’angle de la bonne volonté que j’ai mise à essayer de concilier ce que je pensais important pour elle vis à vis du cabinet, ce que je connaissais de son emploi du temps (euh, rien), et qu’elle admette qu’à défaut de faire les bons choix, je n’ai pas cherché exprès à bousiller sa journée, et je ne mérite pas qu’elle me tire une tronche de dix pieds de long, merde !)




M’énerve, ça.

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