mercredi 30 janvier 2008

Je suis là, c'est inoui !

Enfin de là d'où vous regardez les choses vous ne vous rendez pas bien compte, forcément, hein.


Mais imaginez juste que je stocke depuis exactement 4 mois, 120 enveloppes carrées Clairefontaine bleu marine, et à peu près autant (enfin j'espère) de cartes de remerciements du mariage.

4 mois.

Enfin presque 5.

Et donc notre mariage, c'était il y a quasi 6 mois.


Et re-donc, puisque vous suivez comme des pros, nos cartons de remerciements pour les 15 000 euros (non quand-même pas, mais c'était une somme astronomique quand-même, je n'en suis pas encore remise...) reçus en cadeau à l'occasion ne sont pas encore partis.



J'en connais qui feraient genre "j'ai oublié", voire "j'ai pas prévu de le faire", ou encore "des cartons de quoi ? Ça se fait, ça ??"...


Moi je stocke le tout, j'accumule le stress à mesure que les semaines séparant le mariage de l'envoi des-dits cartons s'additionnent, je me ronge les sangs... Mais j'ai prévu de le faire. Bientôt.


Si, si.

La preuve ! Là, maintenant, sous vos yeux ébahis, je le fais. Je prépare mes remerciements de mariage.



C'est juste que je n'avais pas tout le matos.


Me manquait la troutrouteuse en forme d'étoile. Et les stylos qui vont bien, pour écrire respectivement sur l'enveloppe bleu-marine (j'ai pas été jusqu'à tenter quoi que ce soit entre le bleu et le noir quand-même, fallait définitivement quelque chose d'autre) et sur les fameux cartons en papier genre un peu glacé mais pas trop.



C'est ça le truc. Les gens peuvent pas comprendre que mon carton de remerciements sans le trou-en-forme-d'étoile n'est plus rien. Enfin presque plus rien, mais quand-même... Il est dénaturé, il perd de son sens (ah ! l'esprit de l'artiste foisonnant et délirant, touché par la grâce de l'inspiration et a folie des grandeurs...)(c'est tout moi, ça...).



Je me suis organisée. Je troutroute d'abord 20 enveloppes, puis je mets les adresses de 20 personnes, puis j'écris les cartouilles des 20 (je personnalise, ouh là ! si vous saviez (vous ricannez, n'empêche c'est vrai de vrai)), et je me repose jusqu'au lendemain. 6 jours pour finir le paquet. Et encore je suis une maline, j'ai refilé à mon Amoureux la rédaction des cartons de SA famille (eh oh !)(bon, je suis pas aussi sadique que ça, si c'est des cousins que je connais et pour qui j'ai une vague idée de ce que je pourrais écrire, je le fais, il pourrait presque se prosterner devant moi pour me remercier, tiens (presque, c'est juste que je l'ai laissé tout seul hier avec le repas, le bain et le coucher des zouzous, peut-être qu'il ne se prosternera pas, finalement. Cela dit il m'a fait le coup inverse ce soir (sauf pour le coucher))).






Faudrait juste pas que j'ai réunion un peu tous les soirs pour régler les soucis de "y'a plus de cuisinier, y'a plus de femme de ménage, et y'a la moitié du personnel en maladie, on fait quoi chef ?" à la crèche...







Dommage, on a failli être vraiment à l'heure pour souhaiter la bonne année aux gens.

dimanche 27 janvier 2008

P'tite carte en cours

Bon, les plus curieu(ses ? Y'a que des filles ? Ouh ouh !?) auront peut-être fait le saut dans mes liens, mais sinon laissez que je vous explique.

Dans mes moments perdus (j'ai des moments perdus, moi ??? Épatant !), j'aime bien découper, coller, peindre, et fabriquer des petites cartes, comme ça. Genre pour des félicitations, ou de façon plus pragmatique, pour les faire-parts familiaux. Tout est sur ce site-là.

Sauf le petit dernier !!!

Et comme ce soir je suis à fond à fond parce que la maman à qui il est destiné, ma voisine adorée (c'est un genre de scout cette fille "toujours prête", et surtout pour nous j'ai l'impression (la honte des fois, mais bon (d'être celle qui demande toujours, et rarement celle qui donne (pas que je veux pas, c'est elle aussi !))))(ça faisait longtemps, non, le coup des parenthèses ??), ma voisine adorée donc, ben je l'ai croisée genre en partance pour la maternité, et ça m'a mise dans une espèce d'état d'excitation inexplicable, mais génial !

Là, sachez-le, dans un coin pas très loin de la mer, un bébé vient au monde. Ou est venu d'ailleurs, parce que finalement elle est partie il y a quelques heures, avec une contraction toutes les 6-7 minutes, c'est son deuxième, ouh là là ! Je vous avais dit : je suis complètement gaga...

Et en plus je sais même pas si c'est un garçon ou une fille, vu que c'était une surprise.

Je leur souhaite un gars, ça les changerait un peu (le papa a déjà une grande fille et leur première en est une aussi (lol sinon ça serait un premier, hein, forcément !).

Mais j'ai une intuition nénette, je sais pas pourquoi.

Mais je suis pas un foudre des prédictions, rêvez pas, et pas la peine de me demander si vous trouverez l'amour ou si vous allez hériter d'une vieille tante à vous dans l'année : j'en sais rien (des fois en fait j'aimerais bien, hein ! Mais finalement c'est bien aussi les surprises, ça rend le quotidien plus intéressant...).


Et bref, pour ce charmant bébé qui vient/est venu au monde aujourd'hui, j'ai donc préparé un joli tableau. Enfin pour le côté joli j'attends vos commentaires, justement (vous savez, le truc, là, y'a un petit mot en bas, "choses à (re)dire", ben vous pouvez cliquer et mettre un petit mot, ça me fera plaisir, si, si (ou demandez à Joe, hein si vraiment vous y arrivez pas, elle maîtrise !!!)). Pour le côté tableau y'a pas de doute !

Image hébergée par servimg.com

(Clic clic pour l'image en taille réelle)

Bon, ça ne rend pas très bien à la lumière du salon. J'essayerai de vous faire un truc plus joli à la lumière du jour...)

Bonne nuit les gens !

vendredi 25 janvier 2008

A saisir

A vendre, beau bébé, 16 mois, 11 kg, 11 dents + au moins une en préparation, curieux, inventif et intelligent.

Juste un peu fatigant aujourd'hui, mais devrait (enfin j'espère) retrouver sourire et bonne humeur rapidement (hein ? Tiboy ? ra-pi-de-ment on a dit...).


Prix à débattre...


Ki n'en veut ?



...



Ce matin je ressemblais à une pub vivante, the perfect mum gérant avec brio les enfants (une à l'école l'autre à la maison) et la préparation du repas.

Ce soir je ressemble un peu plus à une furie absolument à vif d'avoir eu dans les pattes depuis 10h ce matin un Tiboy collant version pleurs et jérémiades, je ne reconnais plus mon fils !!! (enfin si en partie : pour le côté super glu il a pas changé (ouf ?) mais normalement il ne râle pas tellement, quoi. Juste ce qu'il faut vers 11h parce que faim + fatigue montante, puis vaguement au retour de l'école si le repas traîne encore un peu...).




Bref.





Toujours aucun acheteur ?

mardi 22 janvier 2008

ça va pas mieux mais ça va mieux

Lundi soir (enfin hier, quoi) je me suis prise d'une de ces inspirations organisatrices dont j'ai le secret, le genre qui vous fait réussir à caser dans la même matinée le linge, le ménage, les comptes-rendus en retard et la compta 2007 (soupir). Et donc comme mon Amoureux m'avait très justement fait remarquer qu'il n'y avait rien à manger pour les loulous ce soir, je me suis lancée le coeur haut et valeureux toute démotivée dans de la cuisine à l'avance pour les loulous.

Allons-y pour une tarte aux épinards, rien de plus bête, surtout avec une machine à pain qui se tape la pâte à tarte pour moi (même si rien n'est plus beau que les mains d'une femme dans la farine, bien je préfère laisser le boulot de pétrissage à ma machine, chuis vraiment pas une acharnée de la cuisine).

Donc les ingrédients pour la pâte d'un côté, la migaine de l'autre... Ah oui ! Décongeler les épinards. Hop ! Direct dans la sauteuse, j'ajouterai les oeufs et la crème (zut, plus de crème, on mettra du lait) dedans avant de tout mettre sur la tarte.

En attendant, un peu d'ordi, j'ai des mails en retard...


...


...


...


...



Et merde.



J'ai failli foutre le feu à la cuisine, y'a une odeur d'épinards brûlés incrustée dans les murs, et je n'ai rien à faire manger aux enfants pour ce soir.


Qui a dit que j'étais dans la lune ? Tête en l'air alors ! Vous l'avez pensé, je le sais. Rha !




Mais sinon ça va.
Je me pardonne beaucoup, ça aide (non, parce que sinon je suis du genre à trimballer une culpabilité lourde comme le monde sur mon pauvre petit coeur inquiet (oui, bon, ça va, il est tard !), donc je me pardonne, c'est plus simple).


Et ma collègue a fait une cure de quelque chose, manifestement, parce qu'elle est beaucoup plus détachée de ses soucis cette semaine, l'ambiance de travail s'en ressent.
Enfin mon ambiance à moi, et ma motivation par voie de conséquence.
Oui, je suis un peu cyclothymique, mais je me soigne...

dimanche 20 janvier 2008

Voui deux messages dans la même journée

Juste pour vous dire que j'ai pas perdu ma bonne humeur, et que franchement La Chanson du Dimanche ça donne la pêche !!!

Allez, dormez bien, à bientôt ;-)

Considérations professionnelles

Je crois que je suis guérie à tout jamais de l'idée même de m'associer un jour avec quiconque pour le boulot. Tant que ça roule, rien à dire, mais le jour où ça commence à grincer, je vous raconte pas le binz.

Enfin là où je bosse c'est le bronx total depuis que je suis arrivée en gros, et je commence à en avoir un peu ras la casquette.

C'est pas la faute de ma collègue si elle a le mauvais oeil sur elle (ou un ennemi qui joue des poupées vaudou, faut voir). Je rappelle qu'en une seule année, elle a cumulé une annonce de maladie grave dégénérative, le départ de son mec, celui de son associée, les deux la laissant toute seule avec les emprunts respectifs de la maison et du cabinet, la dernière la laissant également avec une jolie petite somme de dettes qu'elle ne récupérera jamais bicose même l'avocate l'a laissée tomber, et elle ne veut pas lui rendre son dossier. Là elle démarre fort 2008 avec son père à l'hôpital, et pas pour se faire plâtrer une jambe, sur fond de dispute familiale à la Dallas qui a déjà pourri Noël, et l'annonce tant redoutée de la réinstallation dans le village de l'ortho qui était partie, avec le risque très présent de voir repartir vers elle tous les patients qui étaient venus vers nous quand elle avait subitement quitté les lieux sans en prévenir la moitié, et en racontant à l'autre moitié qu'"on" l'avait foutue dehors en la laissant nue sous la neige avec un quignon pour subsister (ou presque).

Bref. La vie de cette fille je ne l'envie pas, c'est vrai.

Presque j'aurais des scrupules à la laisser tomber l'an prochain, mais non.

J'ai décidé que ma vie à moi ce n'était pas la sienne, et qu'il fallait que je me préoccupe de notre bonheur à nous. C'est égoïste (mais c'est plus une nouvelle sur ce blog, je suis une sale égoïste sans coeur qui n'attend que la mort des gens qu'elle n'aime pas, hin hin hin), et en même temps peut-être un fond de précaution. J'aurais presque peur que la chtoumoune soit contagieuse, à force.

Bon, en fait ce qui me donne envie de fuir de mes deux petits jambes vers d'autres cieux, c'est pas seulement le contexte, c'est aussi la personne. A priori plutôt sympa, d'ailleurs. Enfin j'ai absolument rien à lui reprocher sur le plan relationnel... Mais elle et moi on a deux façon d'aborder la vie et les soucis qui m'apparaîssent comme de moins en moins compatibles.

Cette personne est une pessimiste comme je n'en avais jamais rencontré avant. Vous direz (avec sagesse) que quand on s'en prend plein la tronche à ce point, ça finit par devenir difficile de garder le moral. N'empêche.

On a discuté la dernière fois un peu de mes projets d'avenir à moi. Genre je trouve que je suis plutôt sympa de lui parler de nos envies de petit troisième avant même d'avoir commencé la mise en chantier. Ben nan. Je l'ai stressée, parce qu'elle n'avait pas compris la première fois que j'avais abordé la chose qu'il y avait un "risque" de bébé en janvier 2009 (ki ki lit tout ça dans la famille ? Top secret, hein !!), et par extension un grobidon courant cette année, et par conséquent forcément un arrêt de travail en plein milieu de l'année pour cause de grossesse pathologique, hein, avec la chance qu'elle a (merci, j'avais pas vu les choses sous cet angle, ni même imaginé une seconde qu'être enceinte était une maladie grave, mais si tu le dis...). Et donc limite elle m'a râlé dessus parce que je la prévenais 3 mois avant d'essayer de tomber enceinte que peut-être je le serai... Si c'est pas du pessimisme...

Et là elle m'a appelée environ 3 fois de suite ce WE pour me dire que l'ancienne associée se résintallait et qu'elle craignait le départ de nos patients vers leur ancienne ortho, et les conséquences sur le cabinet... Parce que de toute façon quoi qu'il se passe, les conséquences sont forcément négatives.


Et moi je me rends compte que depuis le retour des vacances de Noël et la perspective d'un petit être vivant à créer sous la couette (ben ouais quoi), ben je me désengage de mon travail, petit à petit. Et que c'est surtout à cause d'un petit ras le bol de cette ambiance au boulot, une envie de me protéger un peu, peut-être. En tout cas, ce qui est sûr c'est que je ne peux pas m'empêcher de presque souhaiter que ma collègue décide de mettre fin à notre collaboration en septembre, quitte à ce que je cherche un remplacement dans un environnement moins toxique pour combler le temps qu'il restera à travailler avant de m'arrêter pour grobidonner en paix.


...

samedi 19 janvier 2008

Rien dans la tête

La crèche que je préside est donc associative, comme mon titre pédant (je suis présidente, je suis présidente !) l'indique.

Qui dit association dit membres, et là en particulier ben c'est les parents des gamins, logique. Et s'ils ont choisi la crèche associative c'est entre autres parce qu'il n'y a que ça dans mon bled (pas fous à la mairie... Il savent bien que ça leur coûterait bien plus que les 40 000 euros de subventions qu'ils nous versent chaque année s'ils devaient la gérer eux-même, ne serait-ce que parce qu'il n'y aurait aucun bénévole, pour commencer...), mais aussi parce qu'ils veulent s'impliquer dans son fonctionnement. Enfin ils veulent... Disont qu'ils devraient. Un parent normal n'a pour "obligation" que de se présenter à l'AG, 2 fois par an (soupir), et de faire le ménage une ou deux fois par an.


Enfin je vous rassure tout de suite, le ménage en vrai il est fait tous les jours, hein ! Mais là on tient beaucoup à ce que les parents n'oublient pas donc que la crèche est associative et qu'ils sont censés s'y impliquer. Il y a donc un tour de ménage, et quand c'est ton tour, tu vas à la crèche pour 1 heure et demie ou 2 heures un samedi matin pour y remplir un office que les personnes en charge de la structure en temps normal n'ont pas le temps de faire. Genre laver les balles de la piscine à balles, ou laver les casiers des enfants dans les salles de change, ou laver les balles de la piscine à balles, ou faire du menu bricolage, ou laver les balles de la piscine à balles, tout ça...

Sauf les membres du bureau (hé hé), bicose on estime que des heures à la crèche on en passe déjà un certain nombre, éh oh ! (ouin)
Enfin sauf nous, ou presque.
On est d'ouverture et de fermeture de crèche les jours de ménage, parce que voyez-vous la crèche est équipée d'une alarme et qu'on est les seuls parents à connaître le code, donc on n'est pas de ménage, mais quand-même on est de ménage, si.


Et là ce matin c'était moi.


C'est la première fois que je m'y prends aussi à l'avance pour prévenir les parents et tout, qu'est-ce que que c'est agréable d'être organisée, de temps en temps !


Je leur ai donné RDV à 10h devant la crèche pour ouvrir. Le directeur avait préparé la liste des choses à faire sur son bureau, et mis les produits d'entretien dans les WC de l'entrée, comme sur du beurre ça devait rouler.


C'est à 13h que j'ai réalisé qu'on était samedi.




Ouin.

jeudi 17 janvier 2008

J'le savais !

Des fois j'aime lire les blogs des autres.

...

Bon, daccord.


Tous les jours j'aime lire les blogs, mais des fois c'est plus jouissif que d'autres.


Genre ce soir, où une révélation a éclairé mon écran : je ne suis pas maniaque !




Nan mais voyez, mon Amoureux n'en est pas persuadé, lui... Et il y va soit du grognement significatif, soit du soupir appuyé, soit de la râlerie franche quand je commence à me ramener avec mes manies.

J'aime quand les choses ont une place, et que quand me prend un souffle de folie du rangement, je sais où mettre les bidules que je trouve disséminés un peu partout. C'est-y pas beau, ça ? Tout à coup j'ai envie de ranger, et youpi ! Je peux le faire, parce que je sais où mettre les choses. Notez que j'ai intérêt à ranger relativement régulièrement si je ne veux pas qu'il prenne à mon Amoureux ce genre de folie du rangement, parce que sinon c'est foutu, je retrouve plus rien. En fait, lui ce qu'il veut c'est que l'horizon soit net. Après quant à se souvenir où il a entassé le bordel qui siégeait précédemment, faut pas trop en demander, hein (je vous rassure, y'a pas trop de télescopages, parce que pour qu'il en arrive à ranger quelque chose, il faut vraiment que je sois tombée gravement malade pendant 3 semaines...)(soupir). Bon, j'exagère, il range plus ou moins régulièrement des petits trucs. Là où il est redoutable, c'est quand il fait le ménage, parce qu'il lui faut un sol 100% accessible, alors il case tout ce qui traîne dans tous les coins qui lui tombent sous la main, et je passe 8 jours à retrouver des trucs pas à leur place.


J'aime aussi que celui qui cuisine laisse derrière lui un plan de travail propre et rangé. Du coup je passe pas mal de temps le soir à nettoyer la cuisine, entre autres parce que mon Amoureux n'a pas pris autant de soin que je le rêverais à garder l'endroit propre et accueillant (gna gna gna).




Mais si j'étais vraiment maniaque (Je ne vise personne, hem), je ne serais pas entrain de bloguer, là tout de suite, mais de finir d'étendre mon linge et de ranger le salon, voire même de plier la pile de linge en retard ; il n'y aurait pas un feutre de ma fille posé sur le meuble en face de moi ; et je ferais probablement une syncope (au choix) chaque fois que je rentre chez moi (rapport à l'état du sol dans la maison en général)/chaque fois que je prends ma douche (rapport à l'état de la baignoire et de la salle de bain en général, que je lave encore moins souvent que les sols sus-mentionnés) (berk, hein ?).




Franchement de quoi il se plaint, mon Amoureux ?



Ki ki me le prend en stage intensif pour lui démontrer que je suis la tolérance incarnée en matière de maîtrise de maison (la maîtresse de maison, c'est celle qui maîtrise la maison, non, c'est pas ça ?)...

mercredi 16 janvier 2008

Même pas mort

Mon beau-père s'est fait opérer ce matin.

















Il est même pas mort.


















Je le savais.


















(et encore heureux qu'il s'en soit bien tiré, je sentais que sinon ça allait être de notre faute, si, si).

mardi 15 janvier 2008

Au bord de la blog-déprime

L'angoisse de la page blanche en quelque sorte.

Je ne sais pas si c'est mon état général qui génère cette situation inconfortable, mais j'ai l'impression de n'avoir rien à vous raconter en ce moment, c'est dingue (et en même temps j'ai le temps de rien, faut croire pourtant que ma vie est remplie, hein, mais je sais pas, soit c'est pas blogable, soit c'est moi qui ne trouve plus mes mots (allô ? Je voudrais une web-psy, s'il vous plaît, c'est pour une urgence, une sombre histoire de silence radio...)).

Bon, pour ce qui concerne l'état général, enfin juste au cas où vous vous inquiéteriez (mais vous êtes pas obligés)(mais je vous rassure quand-même) : en vrai ça va top. Je suis juste atteinte d'une sorte de syndrôme de désengagement personnel. Ça me fait le coup à chaque fois que je projette des changements dans ma (enfin notre) vie, j'ai du mal à être là au présent... Je rêve toute la journée, je me plonge dans mes projets et j'essaye d'imaginer où on va, et ce que ça peut donner, et du coup j'ai du mal à vivre ce que j'ai à vivre là et maintenant. J'espère que ce n'est qu'une phase, parce que là quand-même, les-dits projets ils m'emmènent à dans 1 an, je vais pas garder le pif en l'air et la tête ailleurs tout ce temps, je vais finir par me prendre un poteau.




M'enfin la santé ça va, merci (oui, je sais vous n'avez rien demandé, mais j'anticipe). Sauf Tiboy, enfin il est pas malade, mais il a l'air allergique, un peu. Il nous a fait un "urticaire aigu diffus", y'a plus qu'à trouver pourquoi... Hmpf. J'ai rdv chez un allergologue dans 15 jours, je sens qu'on n'a pas fini de chercher...

N'empêche ça fait vraiment longtemps qu'il n'y avait pas eu de trève comme ça, avec une maison ou personne ne tousse ou ne coule du nez. E-pa-tant.




Je peux même pas dire que je vais vous faire rire avec des anecdotes sur mes patients : j'arrive pas à rire d'eux.

Y'en a des fatigants (des espèces de piles électriques, de plus ou moins bon caractère (mais une pile électrique de bon caractère n'est pas tellement plus reposante qu'une pile électrique qui fait la tronche, il faut le savoir), y'en a des que je sais pas trop par quel bout les prendre (mais je trouve toujours un truc, je suis quasi in-démoralisable, yak, yak, yak), y'en a des ados jusqu'au bout des ongles (on s'entend bien. Hum), y'en a des adultes aussi que ça fait du bien de monter un peu le niveau de la conversation de temps en temps...

Mais tous j'ai juste de la tendresse pour eux (ouh ! c'est poétique et fleur bleue, ce soir... Z'avez vos paquets de mouchoirs sous la main ?).

J'arrive pas bien à les engueuler non plus. Je veux dire : c'est pas que les engueuler fasse concrètement partie de mon boulot, mais c'est un autre style, quoi. Ma collègue, genre, tient beaucoup à m'annoncer chaque jeudi que Yann s'est encore fait punir à la cantine... Comme si elle pensait que l'info pourrait m'intéresser, et que je pourrais en faire qqchose, lui en parler, ou quoi. Sauf que je considère que franchement, ça ne regarde que les dames de la cantine et lui. Que mon boulot il est ailleurs. Bref. Je zappe l'info en douceur et je passe à autre chose (oui, vous pouvez considérer que je suis une très bonne professionnelle, merci)(oui, je me considère comme archi nulle en ce moment, ça me fera du bien...)(nan mais vous en faites pas, c'est normal, c'est cyclique ce genre de considérations professionnelles, ça va revenir, mais là, j'ai la tête ailleurs)(je vous refais pas le numéro du dessus...).




Juste en vrai j'ai un petit troisième dans la tête, va falloir faire quelque chose, là.


...




Mais la prochaine fois je vous parle de mon amoureux et de son vélo, d'accord ?



...



(ou comment trouver l'inspiration après avoir écrit tout un article, c'est malin, tiens)

dimanche 13 janvier 2008

Check list

- plier le linge (beuââââârk)

- achever ma carte de voeux 2008 (on a jusqu'à fin janvier, hein, je vous ferais dire)

- acheter la troutrouteuse qui va bien pour faire ce sale petit trou dans les enveloppes qui n'attendent que ça pour recevoir la carte de remerciements du mariage (on fait dans l'originalité, bientôt 6 mois plus tard. Hum)

- troutrouter, ajouter un petit mot, glisser les cartes dans les enveloppes, et me débarrasser de cette tâche qui commence à me faire cauchemarder, aaaaaaaaaaaaaaaaah !

- mettre à jour ma compta en faisant la saisie des dépenses et recettes en berne depuis euh quelques mois, si, faire le rapprochement bancaire, et éditer ma compta (je stresse parce que l'an dernier mon association de gestion a pris ma compta pour "vérifier", et me l'a renvoyée avec un mot du genre "travail peu soigné, rapprochement impossible entre la déclaration et les lignes du grand livre, z'avez du bol qu'on soit pas les impôts" gllllp)

- finir les 4 ou 5 comptes rendus de bilan qui attendent encore que je m'attèle à la tâche (voui, mais j'étais motivée en début de semaine dernière... Curieusement quelques nuits à 5h de sommeil ont eu raison de toute mon énergie, c'est fou, ça !!??)

- mettre à jour le blog (pas çui là, l'autre !) avec les photos des enfants pour les amis et la famille

- fabriquer une jolie carte et un tableau pour la naissance de 2 bibous que le premier aura peut-être bien 6 mois lui aussi quand il recevra le cadeau (le second n'est pas né, ouf, mais comment dire... Euh, sa mère est mûre, là, arg !))

- finir mon bouquin sur Les neurones de la lecture que c'est génial ce livre (mais alors à raison de 15 minutes par jour en moyenne j'avance pas super vite, hein...), lire les 2 derniers numéros de Science et Vie, pis aussi les deux derniers numéros de Grandir autrement, et m'attaquer à ma pile de numéros de La Hulotte qui m'attend depuis Noël


Pffff.

Ah !


Et :



- ne pas vous oublier au milieu...

mercredi 9 janvier 2008

Dubitative

Ça fait 3 jours que j'ai repris le boulot et que je demande invariablement aux gosses ce qu'ils ont eu à Noël... Je suis démoralisée, ça y est.

Ils ont tous reçu au choix une DS, une PSP, un téléphone portable, un MP3. Voire un peu de chaque, voire exactement tout. Les gens sont tarés, je trouve. Je sais pas, ou bien c'est moi qui suis vieux jeu, radine, coincée... Mais quoi ! Ces mômes n'ont pas 10 ans, on leur colle de la high-tech dans les doigts (y'en a un de 5 ans aujourd'hui qui m'a dit qu'il s'était fait punir parce qu'il avait fait tomber plusieurs fois la console PSP, ben voui, m'enfin forcément, hein ! A cet âge la relation à l'objet est encore basée sur la découverte tactile, et l'habileté manuelle n'est pas parfaite. C'est des légos et des kaplas qu'il faut leur offrir, pas des consoles). En plus ça coûte un bras ces conneries, je me sens très très pauvre. Ou alors les parents sont tous endettés sur 12 mois pour leur fader leurs cadeaux de Noël... ?

Bon, en plus, personnellement, je suis trèèèèèèèèèès méfiante quant à l'effet de ce genre de jeux sur le développement de la pensée logique. Voui, parce que voyez-vous, pour penser, le cerveau a besoin de déplacer ses idées. Aller chercher dans la caisse les couverts pour mettre la table pour les poupées, genre. Tout ces trucs électroniques, là, il coincent les gosses et leur pensée au fond d'un canap. C'est sûr ça fout moins de binz dans le salon, hein ! Pis ça fait même moins de bruit, pour un peu que vous ayez les écouteurs avec. Mais les gosses ne pensent plus. Ils sont dans un monde virtuel, où "mourir" a un sens complètement inoffensif, pusiqu'on a plusieurs vies, et où tout est pré-mâché, suffit juste de déplacer le bonhomme et de voir ce qui se passe.




Le problème c'est qu'à être un peu contre tout ce genre de jeux, j'ai pas franchement prévu de mettre ça dans les souliers des zouzous, enfin pas avant un certain âge quoi...


On n'a pas fini de les décevoir, nos gamins. Hum.



Genre le portable.

Moi, à Léa, CM2 : t'as eu un portable à Noël ?
Léa : oui, pour remplacer celui de l'an dernier
Moi : (...)
Moi : mais tes copines elles en ont toutes un de portable ?
Léa : non, il y en a une qu'en a pas.
(ah ! ouf, on n'est pas les seuls à penser que ce genre de gadjets n'est pas vraiment utile avant le lycée...)
Léa : mais elle en aura un l'an prochain, ses parents le lui ont promis pour l'entrée en 6ème.
(merde)



...



Bon, ben on a de belles années devant nous...


...



Biggirl, 8 ans : mais mamaaaaaaaaan, toutes mes copines en ont un, je passe pour la ringarde de 3ème génération, tu peux paaaaaaaaaaas me faire çaaaaaaaaaaa....

(ah ben si, je peux)


(gniark gniark gniark)


mardi 8 janvier 2008

J'ai failli ête de mauvaise humeur

Mais finalement non.

Remarquez, je n'ai pas posté le message d'hier, celui où j'étais justement de mauvais poil.

Vous avez rien perdu.





Dans la série "aouuuuuuuuuummmmmmmmmmm, je me sens zen", je vote POUR :

- les enfants de bonne humeur aussi quand je rentre du boulot
(ça aide vraiment, hein, y'a pas à chipoter)

- le bain parumé à la poudre magique de chez Lush
(merciiiiiiiiiiiii ma p'tite Cé à moi que j'ai !)

- un bouquin excellent même si c'est de la lecture professionnelle comme on dit...




Ça m'a toute requinquée, tout ça.

Là pour tout vous dire, je suis en pyjama informe (que la lectrice de ce blog qui dort en nuisette à froufrous se dénonce, moi je ne suis bien que dans mes vieux caleçons et mes débardeurs déformés (et de toute façon la nuit mon Amoureux il y voit que pouic, hein, alors le coup des dentelles va falloir m'expliquer à quoi ça sert (et en plus un câlin ça se fait tout nu, na !))), sous ma couette, la bouillotte légèrement décalée sur le côté de mon Amoureux, bicose le super bain chaud a rempli son office et là bain+couette+bouillotte ça faisait décidément too much...

Et je suis bieeeeeeeen.







Dommage qu'il reste la sinusite...



Bah.

dimanche 6 janvier 2008

Eprouvant ?

J'ai curieusement plutôt bon caractère depuis 3 jours... Curieusement, parce que j'affronte (à mon corps défendant, s'entend !) le débarquement programmé et incontournable de ma belle-famille.

Bon, parce qu'on a réussi à éviter le "détour" (800 km, une broutille) dans notre (seule !!) semaine de vacances, mais il a bien fallu proposer une compensation acceptable à ce côté de la famille... Comme on ne pouvait décemment pas envisager de fêter Noël avec eux en mars (j'ai bien essayé de glisser l'idée, mais ça n'a pas été très très bien perçu, je ne sais pas trop pourquoi...), j'ai donc fait la proposition la plus logique en mon âme et conscience, à savoir les faire venir ici pendant notre semaine de "rentrée" (mon Amoureux était en stage cette semaine et j'ai travaillé vendredi).

Proposition logique, oui.

A ma droite, O., son amoureux et leurs deux bibous minus, avec en perspective pour les vacances un aller-retour de 700 bornes pour la première semaine, et une reprise des marques tranquillou la seconde, mon Amoureux au travail.

A ma gauche, Papi, Mami (retraités, mais cardique (lui), mais retraités quand-même, oh !)(je vous dis pas, je suis en train de rédiger mon petit truc avec la fameuse belle-famille qui tourne autour, j'ai des bouffées de chaleur, pfiou !), Parrain-tonton et future femme, en vacances au chômage.

Y'a pas photo, c'est décidément leur voyage à eux qui était à envisager, et pas notre aller-retour à nous, avec gosses et fatigue.

Bon, en plus je regrette encore moins l'option qu'on a accumulé les crèves et divers microbes, et qu'en plus y'a pas eu moyen de se retrouver un autre jour que samedi midi dernier avec ma famille, et que re-en plus ma grand-mère je ne la reverrai peut-être jamais et que j'avais besoin de me faire ma dose de famille-à-moi cette année, voilà.

Sauf que donc en face, on a un Papi et une Mami qui sont moyen dupes du fait que l'année où on monte jusque chez eux, ben on reste nos 3 jours (difficile de faire plus court...) et on s'arrête chez les miens au retour, c'est comme ça.

Et donc Papi (cardiaque et insupportable, les deux étant relativement liés, faut avouer) a tenté depuis 3 semaines de nous faire culpabiliser un max :

- en appelant à la minute où on partait pour chez mes parents pour nous dire qu'il allait se faire ré-opérer et qu'il allait certainement y rester ;

- en répondant à sa petite fille qui lui souhaitait "joyeux Noël" au téléphone le jour J que "oui, ma petite chérie, tu as raison, ton Noël à toi il a été joyeux..." ;

- et en passant les 3 jours avec nous assis dans un fauteuil, mimiques de douleurs insupportables passant sur son visage, et avec de temps en temps, comme j'ai pas l'air de m'apitoyer assez sur son pauvre sort (il peut courir, hein, voir plus loin again...), un petit mot genre "oui, je souffre terriblement". Je crois que le mieux c'est les longs silences, yeux fermés, concentré sur ses douleurs, avec Mami qui se lève, vient lui prendre la main avec un regard empathique et désolé. Tout à l'heure c'était au milieu de l'histoire qu'elle racontait à Biggirl... Ma choupette a pas tout pigé, hein !



Oui, je ne suis pas très cool avec Papi.


Oui, il est cardiaque pour de vrai, et probablement même qu'il a mal pour de vrai, si, si, je suis prête à le croire...


Mais !


(oui, non, parce qu'en vrai je suis généralement plutôt gentille, enfin je crois, mais là je peux, pas, vraiment je peux pas. Ou je peux plus, je sais pas...)



- Pour commencer depuis que je le connais, il va mourir à peu près tous les ans, c'est un miraculé, il aurait dû mourir depuis tellement longtemps que c'est à se demander pourquoi il se donne encore autant de mal pour essayer de rester en vie...


- Ajoutez à ça le fait que ce type est tout simplement imbuvable (enfin quand il est en forme... Là il a passé 3 jours concentré sur sa maladie, donc on l'a pas trop entendu sur les autres registres, je ne sais pas ce que je préfère en fait). En plus d'être totalement racicste (mais non, il a de très bonnes connaissances noires, des gens très bien, si, si, et s'il parle des "bicots" c'est un petit nom, c'est tout...), il considère que son point de vue sur le monde seul est valide et digne d'intérêt, il a une fâcheuse tendance à t'apprendre ton boulot, et passe généralement son temps à expliquer en long en large et en travers comment il a fait mettre à la porte du magasin cette caissière grossière et imrpudente qui a eu la mauvaise idée de le regarder de travers quand il est passé à la caisse...


- Et pour finir, cette charmante personne a passé quelques années à humilier et frapper l'homme de ma vie.



Désolée, il est essoufflé quand il parle, il ne ferme pas l'oeil de la nuit à cause des douleurs que lui procurent la station assise, il pense qu'il ne survivra pas à son opération début février... Et je n'ai pas de compassion...





Je crois qu'on récolte l'amour qu'on a semé dans la vie.

jeudi 3 janvier 2008

Gel douche

(purée, dur dur de trouver 5 minutes en ce moment... Le débarquement imminent de la belle-famille ajouté au fait qu'il faille malheureusement nourrir les ventres affamés de la maisonnée n'y sont pas étrangers, mais quand-même...)





Gel douche, donc.
(essai comparatif de l'art et la manière de se doucher entre deux mammifères bipèdes de sexe opposé vivant sous un même toit...)


Préambule :
La douche ici est une affaire du soir.



Elle :
- branche les deux chauffages de la salle de bain (ben voui, on chauffe pas en bas, il doit faire 11 ou 12, c'est pas tenable toute nue) ;
- attend un peu que le déshabillage soit envisageable (ne surtout pas poser un pied nu sur le carrelage au risque de mourir gelé par le bas) ;
- passe au moment délicat où elle entre dans la baignoire et branche l'eau pas encore chaude, mais ça va pas tarder ;
- monte progressivement la température de l'eau ;
- reste à peu près 1/2h sous le jet d'eau bouillante avant d'envisager le moindre savonnage, et de toute façon se savonne sous l'eau ;
- hésite longtemps avant de décider que la douche est finie et qu'il faut sortir, mais comme les 2 chauffages ont tourné pendant tout ce temps, c'est plus facile ;
- peste contre le type qui a mis la baignoire à 5 cm du mur, et le carrelage entre les deux 3 cm plus bas que le bord de la baignoire, et que donc on remplit à chaque douche l'espace ainsi créé, et que la première chose à faire avant d'envisager de s'enrouler de la grande serviette, c'est d'éponger de l'eau forcément refroidie, fallait vraiment y penser... ;
- éponge donc ;
- s'enroule dans la grande serviette, se frictionne plantée devant les soufflants (un sur le ventre, un sur les jambes, incontournables tous les deux) ;
- se met en pyj, se brosse les dents et va se glisser sous la couette, où l'attend une bouillotte (12° je vous ai dit...). Même pas froid !



Lui (âmes sensibles s'abstenir) :
- coupe le chauffage parce qu'il arrive tout habillé dans la salle de bain et que décidément sa femme se douche dans un sauna ;
- se déshabille et commence par se raser tout nu devant la glace (brrrr) ;
- entre sous la douche, baisse la température (c'est devenu bouillant petit à petit pour moi, alors évidemment en venant du dehors c'est trop chaud pour démarrer, mais il reste sur sa température à peine plus que tiède, l'est fou (brrrr 2) ;
- une fois mouillé de partout il coupe l'eau pour se savonner, en soufflant comme un yack enrhumé, évidemment sans chauffage dans la salle de bain et tout mouillé, ça caille sévère (brrrr 3) ;
- se rince. Bon, là il essaye de se réchauffer, donc il reste un poil plus longtemps que nécessaire pour enlever le savon, et peut-être même qu'il monte un poil la température de l'eau (ouf) ;
- sort, se sèche, soit avec ma serviette humide, soit avec une toute petite serviette sèche (l'option "grande serviette sèche" a l'air bannie de son environnement familier, cet animal n'est décidément pas fait comme moi) ;
- brasse tout nu dans la maison, va préparer le pain, ou ses affaires pour le lendemain, ou je-ne-sais-quoi encore... ;



Finalement la testostérone a de beaux jours devant elle...


Sauf qu'après toutes ces démonstrations mâles et viriles, cet empafé vient se réchauffer sous la couette contre MON corps à moi. Celui qui était tout chaud, vous vous souvenez ?...



Pfff.

mardi 1 janvier 2008

bonnes résolutions

Commencer l'année en nettoyant la maison, si c'est pas de la bonne résolution, ça.

En fait, j'ai réalisé justement ce matin que si c'est vraiment très très sale, je prends carrément du plaisir à laver, si, si. Pire : ça me démangeait tellement que j'ai envoyé mon Amoureux et son fiston jouer en bas (16° dans la chambre, hum) pour pouvoir passer mon mouillé illico. Ça doit être pour ça que je ne le fais pas très souvent. J'attends d'en avoir envie, et je n'en ai envie que quand c'est carrément immonde. C'est comme ça.

Après il a fallu attendre que ça sèche, donc on s'est tous regroupés sur le tapis, avec papa et Tiboy, remontés de leur Sibérie malgré l'interdiction formelle. Niveau de résistance au froid : nul. La testostérone n'est plus ce qu'elle était...

J'ai sorti ma guitoune, qui trône dans le salon depuis qu'on est arrivés, et qui n'a senti la douce caresse de mes doigts agiles que, euh, pas souvent. Mais c'est bien dommage que je ne la sorte pas plus, parce que Biggirl elle aime vraiment beaucoup ça, la guitare.

Ça s'est gâté quand Biggirl a refusé de remettre son gilet, et que sa mère indigne et parfois puérile a lâchement joué du chantage affectif pour obtenir satisfaction ("si tu mets pas ton gilet comme le demande papa, j'arrête la guitare") et que tout ça s'est enchaîné, petite marche par petite marche, pour arriver à une espèce de cime de l'énervement conjoint entre la fille et la mère.

Le point de rupture a été atteint quand Biggirl tournait comme un disque rayé sur "guitaaaaare - bwaaaaa - guitaaaaare - bwaaaaaaa - ..." jusqu'à toucher pile le Point H* de sa mère à bouts de nerfs (et pas hyper patiente non plus, faut le dire, pourtant pour une fois j'ai même pas eu envie de sortir mon excuse de toujours, le fameux "je suis fatiguée, tu comprends ???" qui justifie à peu près tous mes coups de gueule à la maison). J'ai fusillé mon Amoureux du regard en lui aboyant une espèce de "j'ai besoin d'aide, là, tu vois pas ???". Il a embarqué son petit tas de râlouille de fille sous le bras et l'a descendue droit en Sibérie pour me laisser seule avec Tiboy et le linge à étendre. Ça me détend d'étendre le linge.



L'année commence super bien, chez nous.


Et vous ?



........

* Point H : petit moment dans une dispute, la plupart du temps entre un parent et son enfant, où la crise de nerfs submerge l'adulte exaspéré et qu'il se met à hurler de façon tout à fait démesurée, pour extérioriser l'agacement nerveux qui secoue son Moi intérieur. Ne me dites pas que ça n'arrive qu'à moi. D'un je ne vous croirai pas, et de deux vous me feriez beaucoup culpabiliser, et vraiment ça serait pas sympa, justement aujourd'hui. Grmpf.



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