mercredi 12 décembre 2007

En attendant Noël

Je suis fan de Noël.

C'est un poil puéril, mais c'est juste un petit délice, cette attente de la fête, décorer la maison, se demander si les cadeaux qu'on a choisis pour les uns et les autres vont plaire (oui je sais c'est un peu narcissique, mais si je cherche à faire plaisir, c'est aussi pour le plaisir de voir les gâtés contents, quoi !), faire un repas de fête (bon, j'aime mieux la version "pique-nique chiadé" de chez mes parents, au repas "chic et coincé" de chez mes beaux-parents, mais justement cette année c'est pique-nique), se faire beaux, faire trépigner les petits au rythme de "une seule fenêtre par jour !" et "le bonhomme dans la crèche c'est le soir, il faut attendre un peu" (oui, cette année c'est crèche du coup. Déduisez-pas la grenouille de bénitier trop vite, hein ! en vrai à part cette maison en carton et les bonshommes dedans il ne reste pas grand chose de tout ça chez moi en ce moment, mais c'est ma culture, quoi, je transmets, logique)...


Tout ça j'adore !


Mais chaque année, ma limite de pétage de plombs est cependant largement atteinte avant le 25.


Je ne supporte pas bien de voir les rayons jouets se charger de trucs plus improbables les uns que les autres à partir de fin octobre (OK, début novembre, juste le temps de remballer Halloween...) ;

ni les pères Noël littéralement pendus aux façades (c'est hyper gore franchement, ces bonshommes crucifiés aux balcons et autres cheminées, accrochés tant bien que mal à leur échelle de corde, ça me démoralise) ;

ni les 5 ou 6 pères Noël inévitables, en chair et en os ceux-là, à qui on a une furieuse envie de tirer la barbe, et qui sont déguisés de façon un peu plus cheap chaque année (sans rire, le dernier c'était de la feutrine de haut en bas, je sais pas trop qui ils cherchent à convaincre, ceux-là, mais ils auront pas mes gosses, à qui je répète inlassablement que de toute façon le vrai père Noël on le croise jamais, il reste bien au chaud dans sa maison du pôle, il a franchement autre chose à faire en décembre que de sillonner les rues pour prendre les enfants sur ses genoux !) ;

et au risque de me faire huer, je déteste littéralement tout ce qui ressemble de près ou de loin à un calendrier de l'avent rempli (de chocolats, de playmobiles, de jouets, barrez la mention inutile si vous possédez un truc du genre) : le coup des petits cadeaux pendant un mois histoire de patienter jusqu'au fameux jour des cadeaux, ça me dépasse. Pourquoi ne pas patienter toute l'année, à ce rythme ? Un cadeau par jour en attendant l'anniversaire et Noël, c'est vrai, quoi ! la frustration est insupportable les 363 jours qui ne sont ni l'un ni l'autre (et je ne parle même pas de ceux qui sont nés le 25...). Je dois être hyper rétro (oui, en fait je ne vois pas trop d'autre solution. J'ai fait un sketch aux personnes concernées pour demander à ce qu'elles trouvent aux petits autre chose que des ordis pour bébés ou des CD Rom premier âge, et en plus on n'a pas la télé... Vous pouvez halluciner, oui, oui), mais n'empêche que je m'en suis vu pour trouver un p***n de calendrier de l'avent à fenêtres avec rien d'autre que des bêtes images derrière. Carrouf ils avaient playmo, kinder, ou le truc en tissus à remplir soi-même (j'aurais pu prendre et y glisser des images, notez, mais en fait, j'aime bien aussi l'idée que le calendrier change chaque année)... Il a fallu me rabattre sur internet et amazon pour trouver mon bonheur. Je vous jure. Y'a plus d'époque, ma bonne dame.
Les calendriers aux chocolats j'en parle même pas : l'idée même de manger un mauvais chocolat par jour avant l'orgie des fêtes me rend malade...


Je m'en remettrai, hein ! Vous en faites pas.




D'aussi loin que je me souvienne, je ne crois pas avoir cru au père Noël. Mes parents n'ont pas dû franchement insister là-dessus. Et finalement à 32 balais je m'aperçois que si, si ! En vrai j'y crois carrément. A ce bonhomme perdu dans un coin introuvable, qui reçoit les voeux des enfants sages et des moins sages, et qui fait son petit tour dans la nuit du 24 au 25... Celui que je ne verrai jamais, mais qui passe, certainement, et qui m'offre à défaut d'un cadeau emballé par ses lutins, un peu d'espoir, un petit pincement agréable au coeur, je sais pas, un truc bien, une fois comme ça.



4 commentaires:

JOe a dit…

Comme d'hab, j'aime beaucoup ton post. Je crois dur comme fer au pouvoir du Papa Noël à nous faire rêver mais je t'avoue que j'en ai un dehors qui grimpe à l'échelle avec ces copains.

JOe a dit…

Ps; Oups! j'ai oublié la fin de la première phrase, je rectifie donc: comme d'hab, j'aime beaucoup ton post que je trouve très juste ....

By O. a dit…

Huhu ! Je manquais de ton commentaire, d'où mon "vous boudez ?" du post suivant...

Et n'empêche t'as de la chance que j'avais pas mon appareil photo sur moi aujourd'hui : j'en ai croisé deux abominables de pères-Noël. L'un carrément pendu par le cou au balcon, et l'autre qui avait l'air de supplier qu'on le vire de son échelle à laquelle il avait l'air éreinté de s'accrocher...

Ts ts ts

JOe a dit…

Pendu par le cou???? Le pôôôvre!