lundi 12 novembre 2007

françaises, français !

Ah non, tiens, c'est pas ça, je préside pas le pays, je préside JUSTE la crèche...
Mpf.

La vie des assos, la fierté de faire quelque chose d'utile... Mouaip.

Franchement, je regrette un peu plus chaque jour cet engagement-là. C'est ballot, hein ! Mais c'est vraiment le ouaille, et plus ça va, moins je me sens capable d'affronter la tâche.

Bon, relativisons. On va dire que c'est la mise en route. Une crèche qui perd successivement en une année ses anciens locaux et le fonctionnement qui allait avec, sa directrice, sa présidente depuis 4 ans... Ben forcément ça crée comme des tensions (mais pourquoi faut-il que je me retrouve au milieu du salmigondis, hein, vous pouvez me dire ?).

Et donc, là me voilà au milieu d'un tryptique personnel-bureau-direction où tout se dit sous le coude, où la confiance ne règne pas, et où ça commence à me chauffer grave les oreilles.

Vendredi je passe à 9h comme convenu pour signer les contrats du nouveau CAE (contrat rédigé par le directeur et la secrétaire de crèche sans passer par la case bureau, ce qui a causé les réactions que vous imaginez chez la secrétaire du-dit bureau, bref). Je fais ça rapidos, y'a personne dans la partie administrative de la crèche, le directeur m'a bien fait comprendre que comme il y avait 10 jours de latence entre le moment où le dossier de CAE retourne à l'ANPE et le moment où l'employée peut démarrer, ça serait cool que je signe vendredi, comme ça lundi hop ! je récupère le tout et file déposer le dossier, tout ça devait rouler comme dans du beurre, je me suis donc exécutée (pas que ça me posait problème, notez, hein, je passais de toute façon à l'école poser Biggirl, alors les 5 minutes de détour à la crèche pour signer 3 feuilles no souci...).

Sur ce passe un WE rempli d'échanges de mails un peu houleux entre les différents membres du bureau. Ça m'énerve, y'a des choses qui sont dites à droite, à gauche, personne n'a le cran d'exposer clairement ce qu'il ressent, j'ai fini par leur envoyer une tartine (sachant que les non-dits viennent également de la crèche et que là on reste dans le silence circonstantiel, un vrai bonheur à savoir...), et la secrétaire a pondu son oeuf, et on doit se voir ce soir pour en parler tous les 4.

Et ce matin j'arrive à 9h à la crèche pour y déposer mon loulou, rapport au dossier CAE que je suis censée récupérer et aller déposer à l'ANPE. De dossier point, rha.

J'appelle le directeur et je finis par comprendre qu'il pense que je ne l'ai pas encore signé !!! Ah nomdegu, purée, chiotte quoi ! C'est là que j'ai réalisé qu'il avait tellement zéro confiance dans ma présidence qu'il n'avait même pas pris la peine de vérifier si le truc était signé. Il avait demandé aux filles si elles m'avaient vu, et devant la réponse négative, il a dû pester contre cette chierie de nouvelle présidente, et de nouveau bureau de merde qui ne faisait rien de ce qu'on leur demandait. Et le reste du dossier n'était pas près. Et je ne peux pas le poser ce matin. Et du coup je ne peux pas le poser cette semaine, vu que jusqu'à vendredi je travaille quand-même. Et il va y aller à ma place demain. Et probablement facturer les heures sup et le déplacement, tiens ! Pfff.

A part ça, quand-même hier soir ma diatribe aux membres du bureau faisait plutôt l'éloge du bonhomme, demandant à chacun de lui laisser le temps à lui aussi de reprendre ses marques avec le nouveau bureau qui lui était imposé, et demandant aussi à ce qu'on réussisse à causer franchement avec lui bicose la confiance, merde ! Comment voulez-vous que la crèche roule si les filles sentent que bureau et direction ne se font pas confiance mutuellement.

Rontudju.





Mais qu'est-ce que je fous là, moi...

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