jeudi 15 novembre 2007

C'est jeudi, c'est piscine

(et du coup, l'article démoralisant je le remets à plus tard, je suis trop bonne des fois...)


Normalement c'est un truc qui devrait être dans mon fonctionnement habituel depuis 3 semaines. "C'est jeudi : c'est piscine."

Sauf que la première fois, alors que j'avais rameuté 2 cops avec maillot, serviette et bonne volonté (dont un grobidon qui avait plutôt prévu de bloublouter dans les jacuzzis, mais bon, classe quand-même la petite sortie fillasses), nous n'avons pu que constater bêtement, affichette à l'appui que les bassins étaient en phase de nettoyage approfondi, et donc vides (c'est ballot pour nager, faut bien le reconnaître). Pour 15 jours. Damned.

Sauf que la deuxième fois, alors que nous revenions ma p'tite C et moi avec tout notre courage et notre petit sac de piscine tout prêt depuis 15 jours affronter les bassins reluisants, nous nous sommes trouvées nezané avec une seconde affichette, très très fourbe parce que pas du tout claire la preums fois qu'on était venues, et qui précisait que "nananan, pas de piscine sans bonnet de bain".
Mais euh ?
"- Et quand on n'avait pas lu les petites lignes et qu'on est venu sans la chose, on fait quoi ?" "- Bah vous repartez, parce que le distributeur à bonnets de bains qu'on a commandé pour la piscine et qu'on aurait dû avoir reçu déjà depuis bien 15 jours, il est pas arrivé, trop dommage (vous pouvez aller vous plaindre au service de l'entretien des commandes du matériel de piscines communales, c'est au fond du couloir à droite, du lundi au jeudi, de 12h38 à 13h09)".
Après avoir hésité à chercher une pharmacie avec distributeur de capotes à l'extérieur, mais renoncé à cause que le temps de trouver ça, ça serait l'heure de rentrer à la maison... On s'est fait un restau. (oui, normalement le programme c'était sport, mais à défaut le programme c'est blablas de filles, alors un restau c'est bien aussi).

Et donc ce soir c'était la bonne, celle qu'on n'était pas franchement préparées pour (j'ai compté : ça fait exactement 3 ans et 5 mois que j'ai pas fait de vrai sport).

On a donné à la dame de la caisse la carte à 10 entrées qu'on avait quand-même payée la dernière fois (on n'allait pas s'être déplacées totalement pour rien non plus, hein !), puis repris la carte pour la mettre directement dans la machine comme la dame elle a dit (on le saura pour la prochaine fois).

On s'est déshabillées, et à ce moment-là c'est pas hyper dur, genre il fait quand-même dans les 27° à l'intérieur et on est évidemment bien emmitouflées en arrivant du dehors (purée c'est bien la peine de venir vivre à Montpellier si c'est pour avoir 7° moins les 4 que le vent nous prend au passage, je vais aller râler auprès du maire de la ville, moi, y'a publicité mensongère).

On a enfermé nos affaires dans le petit casier.

Rouvert le casier pour y poser ma montre qui va pas dans l'eau, oh là là, ça serait dommage de zapper ça, je l'aime bien.

Rouvert le casier pour y poser mes lunettes, parce que en vrai à la piscine c'est pas drôle, soit j'y vois rien (j'ai pas mes lunettes), soit j'y vois rien (je les ai gardées mais elles sont pleines d'eau et de buée), la vie n'est pas facile pour les myopes, sachez-le.

Passé les douches o-bli-ga-toires (ils disent même que si on était très très propres on se laverait un bon coup au savon avant d'aller dans la piscine, mais c'est raté, le shampoing est resté dans le sac (pis bon, on n'avait pas super envie (oui je sais on est crades un peu (vous l'attendiez, ma fameuse parenthèse multi-prise, hien ?))).

Hésité bien 5 minutes avant de plonger un peu plus que l'orteil gauche dans le bassin olympique (bouh ! c'est froid, j'ai pas enviiiiiiiieuh), et fini par se mouiller pour de vrai (brrrrrrrrrrrrrrrrrrrr), nagé à fond les molettes pour se réchauffer un bon coup : 50m trop fastoche.

50m de plus facile.

50m de plus, ça tire un peu, non ?

50m de plus, ouh là, ça doit faire dans les 3 ans et 5 mois que j'ai pas fait de sport, moi, on arrête ?

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaa.
Le jacuzzi c'est claaaaaaaaaaaaaaasse.
(Nan mais attendez, on a fait du sport, là faut bien qu'on se remette !)

Je suis sûre qu'ils ont arrêté de chauffer l'eau quelque part au milieu de notre macération, parce qu'après 1/2h de papotage sans bouger, on était vraiment très très frigorifiées.

On a rejoint les serviettes en tremblottant.

On a cherché la douche des filles 3 minutes de trop à mon goût (brrrrrrrrrrrrrrrrrrr).

Je bouge plus de là-dessous, la prochaine fois même pas sûre que je fais semblant de nager avant (quoi que si c'est juste pour rester sous la douche, j'ai la même à la maison, est-ce vraiment la peine de me fader 1/2h de route ?).

Alors maintenant, permettez-moi de vous dire que je vais me cou-cher (ah non, merdum cacam, y'a la cuisine à ranger et le pain à mettre en route pour demain, pfff).


(en plus c'est sûr, demain j'aurai des courbatures, heureusement que je suis en week-end)

(yarkyarkyark)

1 commentaire:

JOe a dit…

Ben dis donc, ça c'est du courage!!! moi je ne me suis pas encore décidée à aller inaugurer "Nemausa" piscine olympique à 1 pas de chez moi. j'attends que le nouveau resto ouvre!!!!!