Tiboy se cache.
Derrière son œuvre.
Un œuvre pour afficher dans la galerie du tout nouvel atelier Little Circus*Ringo.
On aime.
mardi 27 octobre 2009
Ben qu'est-ce qu'il fait ?
lundi 26 octobre 2009
Des histoires...
Future écrivaine de livres illustrés, ma fille a découvert qu'elle pouvait non seulement inventer des histoires, mais également les écrire ! Et que sa mère préférée (mais qui l'embête un peu des fois quand-même, la vie est mal faite) peut les relire indéfiniment après, ouah !
(je traduis parce que j'ai pitié de vous, mais franchement vous ne faites pas beaucoup d'efforts, hein)
(et pour que vous soyez des lecteurs tout à fait avertis, j'ajouterai que nous apprenons à lire avec la méthode Léo et Léa, où Milo est un chat, et Faro un chien. Voilà, vous savez tout !)
Milo a vu Faro ! (point d'exclamation, donc on met le ton, s'il vous plaît)
Papy dit : - Faro, va chasser la pie.
- Merci de chasser la pie.
Lola dort. Papy dort. Mamie dort. Maman et papa dor(men)t. Mais les animaux (ne) dor(men)t pas. Les animaux jouent avec les légos. Les animaux y z'ont faim.
Faro jappe. C'est le matin. Les animaux dorment et les parents dorment encore. Mais les papys et les mamies sont réveillés.
(le gribouillis à la fin c'est qu'elle ne savait pas écrire le son [ié] et donc elle a fait un gribouillis à la place, c'est elle qui l'a dit).
Aussi elle dessine, donc :
Oui, je suis fan. Incontestable. Conquise.
dimanche 25 octobre 2009
Changement d'heure
Rha, mais ça ne finira donc jamais cette histoire !
Je vous rappelle que j'ai pris ma dose de mal aux cheveux quand il s'est agi de calculer à quelle heure donc nous arriverions à Nouméa, locale / métropole... En plus pour me planter en beauté, va falloir revoir mes maths.
Pis là tout était à peu près clair dans ma caboche pourtant bien malmenée par les questions existentielles qui la remplissent quotidiennement (je vous épargne...). On est à + 9 h de vous. Enfin de Paris, pardon, y'a peut-être des lecteurs d'ailleurs après tout, mea maxima culpa.
Fastoche. Quand je me lève à 7 h 30 (ici c'est une grasse mat, on vit du matin en Nouvelle Calédonie), il est 22 h 30 là-bas (et on peut encore skyper avec les lointains qu'on aime). Quand il est 18 h ici, il est 9 h du matin là-bas (et on peut skyper encore ! Trop bien !).
Ah ah ah ! La maîtrise totale du décalage (et on ne peut pas en dire autant de Mon Amoureux à moi qui n'a toujours pas intégré le truc, je me gausse...). Je suis la reine du calcul pourri et de la connaissance parfaite de l'heure-où-on-pourrait-skyper (mais en fait pour le moment y'a jamais personne de connecté en même temps que nous, c'est la loose, la family, là).
Et bref. Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu'à hier matin.
Avant-hier soir pour vous.
Quand une copinaute a innocemment écrit "bon changement d'heure, les filles !".
Rha, je me meurs...
(nan mais aidez-moi, me laissez pas comme ça ! Il est quelle heure en vrai ????....)
-Edit du surlendemain : c'est bon, j'ai réglé mes soucis d'horloge, en vrai c'est encore plus simple qu'avant, ça fait 10 heures toutes rondes de décalage... -
samedi 24 octobre 2009
Les zous découvrent... (2)
Mes petits campagnards sont très attendrissants, à s'ébaudir tous les jours d'avoir l'ascenseur à prendre pour rentrer chez eux.
Muf muf muf.
Je me marre.
Enfin sauf que là on a frisé le drame collectif (encore... Mais ça devient une habitude ici, va falloir qu'on fasse quelque chose pour mon moral... J'ai bien essayé d'expliquer à Mon Amoureux que j'avais besoin de nous ruiner en meubles et déco pour avoir l'impression d'avoir un "chez moi", il n'a pas démordu de son budget prévisionnel et on n'achètera pas de nouveaux meubles ce mois-ci. Ouin, quoi).
Il a fallu prendre des mesures draconiennes, essayer des options multiples... Genre :
- c'est chacun son tour : Tiboy appelle l'ascenseur, Biggirl bippe le dedans, Tiboy appuie sur le bouton, Biggirl vérifie le courrier, Tiboy ouvre la porte de dehors...
-> Marche pô, se râlent dessus.
- c'est ni l'un ni l'autre, d'abord, c'est maman et puis voilà, non mais ho ! Yenamaralafin !
-> Marche pô, hurlent tous les deux...
- on se regarde dans le blanc des yeux, on se met d'accord avant de partir : qui gère les clés (porte d'entrée, boîte aux lettres) ? Qui gère les boutons (ascenseur, porte principale de l'immeuble) ?
-> Yeah ! Ça marche ! Ils sont contents tous les deux !
Ah ah ah, je suis trop forte de la négociation, je vais me reconvertir dans les Ressources Humaines... (ah non, rappelez-moi de ne jamais faire ça : trois ans de gestion de crèche m'ont prouvé que c'était pas une bonne idée. Du tout).
Ah mince, y'en a un troisième qui va finir par demander sa part. Je lui propose quoi ?
Les zous découvrent...
... la vie dans un appart.
Nan parce que c'est pas tout d'être des exilés de la campagne et de se retrouver habitants d'un immeuble hyper sécurisé, ça a des implications qu'on ne maîtrise pas toujours.
Mes trois loulous ont des petons ravageurs, et comme ils ont une mère passée sous un mode de "patience zéro - hystérie on", ils ont aussi des jeux un peu bruyants (faut rejouer le drame quotidien, ça permet d'évacuer).
Je suis étonnée de n'avoir pas encore eu de nouvelles de la voisine du dessous, tiens.
Mais je pourrai lui dire qu'elle a du bol : elle vit pas dans le même appart que les warriors. Et en plus, son appart à elle il est plein de meubles, ce qui n'est pas le cas du mien, et implique donc un effet de résonance imparable.
Youhou les gens.
Je crois qu'il faudrait que je retrouve ma bonne humeur en fait...
Le bonheur tient à peu de choses
moi j’vous l’dis !
En tout cas, l’équilibre de mon couple et ma santé mentale ont été mis à rude épreuve jusqu’à ce matin.
Ce matin.
C'est un drame en deux actes en fait. Le premier s'est déroulé il y a 3 jours.
J’éclusais les petites annonces : fallait remplir notre espace vital d’un minimum incontournable, soit une table, des chaises, et un lit.
Oui, parce que bon, ça va 5 minutes de dormir sur un matelas auto-gonflant. Même s’il est Quechuchose, et vert, et qu’il plaît beaucoup à ma fille, moi j’en pouvais plus. Faut dire que les tétées nocturnes de Ptibouchon ne sont déjà pas en soi le meilleur garant de nuits reposantes, mais si en plus elles se font à même le sol sur un tatami de la largeur de mes hanches, on frise la crise majeure.
Et donc mon moral étant directement proportionnel à mes grasses matinées, j’étais de mauvais poil. Je râlais, grognais, invectivais les êtres vivants sous le même toit que moi avec la douceur et la tendresse des plus grands, étais, pour résumer, chiante.
En appelant le numéro de “lit+somm. 160, 50 000 F” (ah oui, tiens, va falloir vous y faire, ici on paye en francs CFA. 1000 F sont 8,38 euros, débrouillez-vous avec ça, moi je commence à renoncer à convertir), je suis tombé sur une dame charmante qui m’a indiqué son adresse et expliqué que oui, elle avait aussi encore sa “table+4ch, 25 000 F”.
L’idée étant de ne pas voir passer sous notre tarin la bonne affaire à faire, nous avons essayé de venir directos voir ces merveilles. Mais c’était sans connaître le réseau de bus Nouméen, ah ah ah !
Bref.
À 19 h y’a plus d’bus, ma bonne dame. Et de toute façon, entre 18 h 30 et 18 h 50, on n’en a pas vu un seul de la ligne orange. Sous la pluie (voui, il pleut, figurez-vous ! C’t’arnaque), même si les loupiots étaient de bonne humeur et faisaient le tour de l’abribus en hurlant pour se réchauffer, on a fini par laisser tomber, rappeler la gentille dame et remettre au lendemain.
Place des cocotiers, office du tourisme, lieu incontournable du bon métropolitain en mal d’informations diverses, envoyés à la cabanabus pour acheter nos tickets, on a attendu un bus orange qui, cette fois, est arrivé ! Youhou !
Dommage d’être tombés sur un pilote tout-terrain au volant, ça gâche un peu le paysage, mais on est arrivés à bon port, ça c’est bien. L’arrêt était juste à côté de l’immeuble de la dame, ça c’est bien aussi.
3 étages plus loin, on se trouvait face à face avec un monsieur souriant. Le mari ? Ah non, il a dit bonjour, c’est lui la dame, en fait... Hem...
Mon Amoureux a fait du zèle : “Le lit à 50 000 et la table à 20 000, je vous donne 40 000 pour le tout et on n’en parle plus”. Chtarbe. La dame Le gentil monsieur a refusé tout net, mais il a quand-même fini par baisser son prix, et nous offrir le radio-réveil et une parure de draps. Mon Amoureux il est trop fort en affaires (mais moi pendant qu’il insulte les gens marchande, je regarde mes petons, je souris bêtement, et je n’ouvre surtout pas la bouche, hein).
Alors comme le lit en 160, son sommier, son matelas en mousse, la table, les quatre chaises n’entraient pas dans le bus, il a fallu faire un peu d’acrobatie pour trouver un utilitaire en location à prix correct, et faire les multiples allers-retours entre la maison du gentil monsieur et la nôtre.
Mais le soir même j’ai dormi dans un lit !
Youuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh ! C'était le jour de la première danse du yeepeekamawee dans mon chez moi.
Le deuxième acte, marque la journée d'aujourd'hui d'une pierre éclatante.
Y'a internet à ma maison.
Deuxième danse du yeepeekamawee, je sens que ma bonne humeur est toute retrouvée, et mes soucis à moitié tous envolés.
Ouais.
vendredi 16 octobre 2009
Et de deux !
(tout ça pour vous dire que j'ai posté un second message aujourd'hui et que si vous ne voulez pas rater cette perle, je vous conseille d'aller voir plus bas sur la page (ou le message précédent, quoi))
Je ne vous oublie pas. La connexion internet est une denrée rare pour le moment, et me laisse rarement le temps nécessaire à poster ici.
J’essaye d’écrire à l’avance les billets d’humeur que vous attendez avec impatience (n’est-ce pas ?) pour les poster rapidement le moment venu, mais outre le fait que “le moment venu” ne se présente pas très souvent pour le moment, j’ai du mal à être au clair avec mes idées.
Je vous donne quelques nouvelles pour celles et ceux qui voudraient savoir ce qui nous arrive !
Nous avons habité d’abord une auberge quelque peu sordide, puis une maison d’hôtes très accueillante et bien équipée. Nous avons visité trois appartements, et malgré notre tendance à aimer la campagne, jeté notre dévolu sur celui du huitième étage, à deux pas du centre ville. Ce n’est pas bien grand, mais c’est tout neuf, hyper sécurisé, et équipé d’un frigo, détail important s’il en est.
Si vous voulez nous projeter dans notre nouvel univers, imaginez un moine, enlevez-lui les meubles de sa cellule, et vous aurez une idée. On a un appart... vide (enfin si tant est que les trois crapauds morveux que nous y lâchons laissent l’espace aussi monacal qu’il l’était, ce dont je doute).
Mon Amoureux s’est attelé à la tâche fastidieuse qui consiste à appeler par le menu tous les kinés de l’île. Tous. L’est fou. Mais ça porte ses fruits, puisqu’il a trouvé un peu de boulot pour cet été, alors que tout le monde lui prédisait l’insurmontable, étant donné que les kinés ont généralement trouvé leurs remplaçants pour les grandes vacances.
L’ironie du sort veut que ma capacité à trouver du boulot soit immense en l’occurrence. On m’offre même un local gratis pour que je m’installe à Bourail. Trop bien ? Sauf que je n’ai pas la moindre envie de travailler. Enfin si je pouvais le faire en gardant mes enfants avec moi, je le ferais volontiers : j’adore mon boulot et j’ai très envie de le reprendre. Mais je ne veux pas courir et faire garder mes loupiots par quelqu’un d’autre pour ça. Je préfère être avec eux pendant qu’ils ont encore vraiment besoin de moi. Je pense qu’il me restera encore de nombreuses années pour me faire plaisir en orthophonie quand mes rejetons ne voudront plus de mes câlins et de ma présence envahissante auprès d’eux chaque jour... C’est comme ça.
Voilà pour les nouvelles.
Je voulais juste ajouter un peu de râlouille et de déception à propos du swap auquel j’ai participé.
J’ai reçu un super colis qui m’a particulièrement touchée. D’ailleurs, Sophie, si tu passes par là, sache que nous avons embarqué avec nous toutes tes réalisations. De mon côté, je me suis donné quand-même du mal pour faire ce à quoi je m’étais engagé. Sauf que ma swappée a disparu de la circulation sans donner de ses nouvelles. On ne sait rien de rien, et mon colis pourrait tout aussi bien être perdu dans la nature... (en plus pour le coup j’ai pas eu de bol parce que le “suivi” du colis n’est pas possible à cause d’une erreur de manip à la poste, c’est ballot).
C’est pas évident d’avoir passé des heures à travailler sur quelque chose et de n’en avoir aucun retour. Pas un “merci”, ni même un “c’est bien arrivé”. J’avoue que j’ai du mal à le digérer complètement. Je veux bien admettre que je sois tombée complètement à côté pour ce qui est des goûts et couleurs de la personne concernée, que mon colis ait pu décevoir, voire qu’il ait été considéré comme vraiment moche (je ne peux pas connaître à l’avance les goûts profonds des gens après tout). Je suis prête à croire également que ma swappée a eu un gros souci personnel qui l’a maintenue loin de tout pendant si longtemps... Mais juste un mot pour me dire que c’est bien arrivé. Ça m’aurait fait du bien.
En attendant, je voulais quand-même vous montrer ce que j’ai fait. Pas la peine de vous extasier, hein. Peut-être que ça vous plaît vachement à vous, et pour autant je ne peux pas savoir comment l’a pris ma swappée.
Il y avait donc dans mon colis :
un sac

une trousse
un cahier et son protège-cahier

une petite carte dans un cadre
un petit sachet plein de merdouilles (rubans, boutons)
(désolée, les photos à l'horizontale sont toujours tronquées, mais ça vous donne une bonne idée)

