samedi 21 novembre 2009

Une (bonne ?) chose de faite...

Ptibouchon est entré officiellement ce jour dans le monde des bipèdes.


Bon, il lui reste encore un peu d'entraînement à prendre, et en général je ne considère mes enfants comme "marchant" qu'à partir du moment où, une fois tombés, ils se relèvent pour continuer leur route debout.


Ptibouchon n'en est pas là. Il fait encore la majeure partie de ses trajets sur 4 appuis, c'est quand-même plus sûr.


Mais il a fait - plusieurs fois- 4 ou 5 pas d'affilée. Autant dire qu'il a pigé le truc et que vu l'énergie qu'il y dépense, il devrait bientôt être tout à fait bipède.













Ce crapaud a 10 mois.











Et je cours déjà après tout le temps...











Autant dire que cette réjouissante nouvelle ne me réjouit que moyennement. Y'a que la machine à laver qui saute de joie (doucement cocotte, t'es déjà pas bien musclée, va pas te froisser un muscle, on serait mal) : elle va enfin retrouver du linge à hauteur de ses capacités de lavage.

vendredi 20 novembre 2009

Bon, la machine à laver a des excuses

Parce que ici c’est l’été (plaît-il ? Quelqu’un a un mot à dire dans la salle ?). Qu’on est dehors tout le temps. Et que j’ai un modèle de Bouchon branché Buzz l’Éclair, souvenez-vous...




Buzz l’Éclair, jamais il reste dans sa poussette, hein, pas possible.

Donc, Place des Cocotiers, où on va retrouver les copines de Biggirl pour jouer un bon coup, Ptibouchon se retrouve liiiiiiiiiiiiiiiibre, dans un espace immense (vu de sa taille, c’est hyper grand), qu’il arpente en long, en large, en diagonale et dans les traverses.



Il veut bien se mettre debout, un peu, mais sa liberté de mouvements prend tout son sens à quatre pattes. Il se déplace à une vitesse hallucinante, poussé par la volonté farouche de réussir à échapper à la vigilance de sa mère pendant un temps suffisamment long pour lui permettre de mettre discrétos entre ses gencives un truc à chiquer (attends, Ptibouchon il a des dents qui poussent, c’est bien beau de dire “pas dans la bouche” tout ça, lui il a des dents à percer, et le chiquage de merdouilles est une activité à potentiel hautement relaxant pour la mâchoire. Si. Sa mère ne comprend rien du tout, c’est un désastre).




Et bon, la Place des Cocotiers, c’est pas tout à fait le jardin d’enfants, tu vois. J’aime autant te dire que le Ptibouchon recoloré par les dalles en briques, ça donne un bébé d’un grisâtre moyennement attirant.




Genre, sa douche, ce soir, je la lui ai donnée à part des deux grands parce qu’on était partis pour un bain qui allait salir les grands au vu de l’étendue des dommages...








Donc la pauvre machine, si ça se trouve elle a aucun problème de machine à laver, juste c’est le linge qui est trop sale pour s’en sortir indemne...












(Ouais mais quand-même, le linge il ressort avec les mêmes tâches, quoi !)

jeudi 19 novembre 2009

Y'a des petits soucis de coordination dans cette famille

Il y a les jours (nombreux jusque là) où Ptibouchon après une ou deux tétées de nuit décide qu'à 5 h il fait jour, quelle drôle d'idée de rester coucher, non mais sans blague ;





Et les jours où il décide de dormir jusqu'à 6 h, voire 6 h 30 (si, c'est arrivé : incroyable, non ?)(pas plus tard, rêvez pas non plus, mais de toute façon tous les oiseaux se réveillent à 3 h 30, le soleil se lève à 5 h, 6 h c'est une bonne heure pour se lever)(nous sommes bien d'accord qu'une partie du personnel de maintenance impliqué dans cet état de fait se rebelle quotidiennement contre des considérations aussi simplistes)(mais on peut pas tout avoir. 6 h c'est déjà bien).






Jusque là c'est arrivé trois fois.



La première, c'est sa sœur qui était réveillée à 5 h, une enquête est en cours pour comprendre ce phénomène absolument inédit.



La seconde c'est son frère qui est tombé du lit (enfin c'est une image, hein, parce que présentement Tiboy dort comme sa frangine à même le sol sur un quechutruc auto-gonflant, ses parents jouent dans la catégorie poids lourds de l'indignité en ce moment) vers 5 h 15.




La seconde c'était hier. Ptibouchon a cumulé deux médailles en une seule nuit : celle de la nuit complète que le sein gauche de sa mère a pris un peu dans la tronche, et celle du réveil à 5 h 45 qui est un record en soi tout de même (non, mais si, tout de même, hein).

Hier où, la conjoncture du couple en étant là où elle en est, et les négociations de la mère de famille suffisamment fermes pour déclencher une sorte de blocus de l'échange constructif chez son Amoureux de mari... Votre serviteur teuse trice chose a fait la troisième nuit blanche de sa vie (on notera au passage que les deux précédentes étaient nettement plus... agréables).







Pas coordonnés, je vous dis...

mercredi 18 novembre 2009

On n'est pas aidé...

La situation familiale n'est pas florissante, il faut bien l'avouer.

Entre un Amoureux qui refuse d'accéder aux caprices de sa petite femme (non, mais c'est sa façon de voir, moi je trouve que franchement les meubles c'est pas un caprice. J'en ai marre de vivre dans du vide, d'abord) et des zous qui sont un peu électriques à cause de l'état de leur mère (logique...), voilà t-y pas que la machine à laver, ce serviteur indispensable, fait des siennes.




Bon, on l'a achetée au discount, sous prétexte que neuf c'était probablement mieux que d'occase. On a eu tort, je le reconnais. Cette garce n'en fait qu'à sa tête.


Oh, elle fonctionne, hein. Elle fait tourner le linge, je pense que mes gamins rêveraient d'un manège aussi puissant (beuuuuuuuh) tous les jours (il a trop du bol, le linge). Elle bouffe la lessive aussi, puisque le tiroir est vide en fin de cycle. Mais je pense qu'elle se garde la poudre pour sa consommation personnelle, parce que le linge, il ressort mouillé de ses tours de manège, mais lavé point.



Mais du tout.



Alors que je lave tout à 60°...




Demain je tente le cycle "coton intensif", et après-demain je suicide la machine.
Oh.

mardi 17 novembre 2009

Annonce

Chch désesp. pers. motivée pr faire entrer ds caboche en bois de M. Am. les nécessités de prem. urgce pr vie heureuse à l'autre bout du md. (i.e. un poil + de mbles, un poil + de rangmts, un poil + d'organisat.).

Quelqu'un ?

samedi 14 novembre 2009

Haute voltige

Le pliage de linge, c'est pas franchement ma tasse de thé.

J'ai gardé l'option repassage jusqu'à à peu près les 3 mois de Biggirl, et puis j'ai laissé tomber pour me concentrer sur un pliage attentionné.


En métropole, mon organisation sur la grande table de la salle à manger était à peu près rodée.

Ici, notre unique table étant également le seul endroit inaccessible aux petites mains curieuses du bébé-explorateur, elle est vite envahie par des objets aussi divers que (ce jour) : un verre ayant contenu un café, une alimentation de portable, un ordinateur portable, un carnet et un stylo, une caisse enregistreuse (orange et jaune, et verte et bleue : s'pas la mienne !), une ferme et quelques livres. Autant vous dire que du haut de ses 4 places, ma table ne fait pas le poids face à une tâche aussi gigantesque que le pliage d'une de deux lessives.



Donc bon, on s'adapte, je me mets par terre, pas grave.



Et c'est là que la tâche prend une autre dimension...

Parce qu'il faut éviter les attaques répétées et très orientées de Ptibouchon. Dingue comme il peut se trouver passionné de linge propre à ses heures.


Il vide le panier de linge propre, il vient me faire un câlin, il vide le panier de linge propre, il déchire consciencieusement le journal qui traînait par là, il déplie ce que j'ai déjà plié...



Tout ça avec une rapidité déconcertante. Le challenge prend ses titres de noblesse (le journal au passage s'est révélé un décentreur de parasite très efficace. Y'a plein de pages à déchirer)







Ceinture noire deuxième dan de pliage de linge en milieu hostile.

C'est moi.

vendredi 13 novembre 2009

Sa mère le muguet à La Foa

Rha ! Je me suis mélangé les pinceaux, j'ai oublié de vous raconter l'épisode Muguet-sinon-c'est-pas-drôle de notre virée à La Foa.

Voilà qui est réparé.

(et j'ai enfin trouvé le truc pour planifier mes messages, et donc les poster également à la bonne date. Youpi)(oui, je suis pas une précoce j'avais remarqué...)




Sa mère le muguet à La Foa, donc,

Ou comment les séries à épisodes sont beaucoup plus amusantes...


Fière de mes techniques redoutables, et au prix d’une sale nuit, j’ai vaincu la mastite. On peut applaudir, c’est ce qui s’appelle avoir de l’expérience. Voui, en matière de mastite, j’avais de l’expérience, maintenant je suis une vétérante. Demandez-moi conseil, Mamie O. et ses bonnes recettes est toujours là pour vous.




Reste que pour être une vraie professionnelle, avoir vécu l’éventail des possibles est une nécessité que j’aurais eu tort de négliger, voire de nier...




Donc dans la série (heureusement limitée) des “petits soucis de l’allaitement” (“petits”. Je me marre. Jaune. Mais je me marre, allez !), je n’avais encore jamais expérimenté l’inénarrable muguet.

De son joli nom de fleur, ce truc à la con cache bien sa réalité.
Le muguet c’est un champipi, un champipi, un champignon. Donc d’abord vous trouvez la bouche de votre Ptibouchon blanchâtre, et malgré le petit doute qui s’insinue (à force de me dire que ça au moins je ne l’avais pas eu, je savais un peu de quoi ça avait l’air), vous vous dites d’abord que c’est juste un petit reste de tétée qui traîne. Sauf qu’à force de traîner, le doute est de moins en moins possible. Et quand la douleur atteint votre néné droit, il est tout à fait exclu : c’est un champignon. Candida Albicans de son joli nom scientifique. Et si comme moi vous intimez à la pharmacienne équipée d’aller voir sur le site de la Leche League, vous apprendrez avec une satisfaction mal dissimulée que “cette pathologie peut mettre en péril l’allaitement, en raison des douleurs vives qu’il cause à la mère” (heureusement que j’en ai vu d’autres et qu’après 45 mois d’allaitement cumulés j’ai un peu de bouteille et de ressources, parce que effectivement, je conçois bien la problématique, hein). Vous apprendrez aussi, et serez heureuse de (l’apprendre), que le traitement ne nécessite pas de grandes ordonnances, mais une bête préparation de Violet de gentiane (à nom de fleur, nom de fleur et demie) à 1%.



Hm ?


Vous avez dit “vacances en brousse sur le Caillou” ?




Vous avez bien raison : on ne trouve absolument pas de violet de gentiane ici. Pas sûr non plus que j’en trouve à Nouméa d’ailleurs, et suite à un petit malentendu avec la pharmacienne, je n’ai pas le fin mot de ses multiples appels à la ville pour mon compte... Dommage.




Là, on est vendredi. De retour à la ville dimanche soir, au mieux j’aurai mon produit lundi soir. En attendant je douille à chaque tétée, et je surveille : manquerait plus qu’une crevasse sur le néné incriminé, hein ! (pour tout vous dire, ce néné m’a joué à son tour la jolie chanson de l’engorgement douloureux, donc je suppose que la crevasse n’est qu’une question d’heures)








Ah. Trop bon, d’allaiter, je vous dis.