mardi 9 février 2010

pfiou !

Je me suis levée innocemment hier matin avec une perspective réjouissante, à savoir une séance de photos avec une photographe pro pour constituer une petite banque d'images de mamans allaitant et d'enfants pour l'association dont je fais partie. Joli programme non ?


Au réveil de la sieste de Ptibouchon, je branle-bas-de-combate ma troupe, envoie tout le monde mettre ses chaussures, prépare une poussette pleine d'"accessoires" et les vélos des deux grands (un genre d'accessoire, c'était pour varier les types d'images) et m'apprête à quitter ma maison avec détermination quand...




La clé de la maison n'est pas sur la porte.





Ah.





La clé de la maison n'est pas dans mon sac à main.





Aaah.





La clé de la maison n'est pas dans le petite panier sur le bar et nulle part où je puisse la voir.






Aaaaaaaaaah !





Il faut vous dire que mon appart, c'est pas loin de la maison blanche en terme de sécurité. J'ai un bip pour débloquer l'ascenseur et pouvoir accéder aux étages des parkings et à celui de mon appart (mais QUE celui-là).

Alors comment je fais, même avec le double de la clé de la voiture, pour aller ne serait-ce que chercher mon trousseau dans cette dernière (endroit où il peut se trouver. Si.) ?





Je débloque mes neurones, et je prends mon passe pour passer par l'escalier.
Du huitième.
Avec mes 3 loustics dont un qui ne marche pas.
Et avec une poussette pleine et deux vélos (nan quand-même, je suis pas si téméraire !).





Pis j'arrive devant la porte du premier. Celle derrière laquelle se trouve ma terre promise du matin-pourri : ma voiture !





La clé tourne dans le sens qui ferme le verrou.
Ma clé ne tourne pas dans le sens qui débloque le pêne.
Ouin.





On se fait un étage de plus vers le bas. On hèle la femme-de-ménage-providentielle pour qu'elle nous débloque le niveau du parking, et on installe tout le petit monde dans ses sièges autos.







Cette saleté de clé n'est pas dans la voiture, il faut me rendre à l'évidence.







J'ai laissé les trois loustics dans la voiture le temps de me faire un petit jogging façon stepping et remonter mes huit étages (OK plus que sept : les parkings sont au premier)(des fessiers de star, je vais avoir, ha ! C'est pas vous qui allez pouvoir rivaliser).












Cette fourbasse de clé s'était cachée sous une enveloppe, sous l'ordi de mon Amoureux, sur le bar. Je la hais et la méprise. J'ai pris la poussette et les deux vélos, j'ai tout fourré dans l'ascenseur, j'ai tout transporté dans la voiture...







et j'ai mis la clim à fond pour avoir l'air de quelque chose sur les photos, oh !

dimanche 7 février 2010

deux pour le prix d'un

Histoire de ne pas mélanger les mouchoirs en dentelle et les toiles cirées...




Pour vous dire que veni vidi vici et que youplà tra la la, on a notre maison F5.



Bon, l'habitation n'est pas en rez de jardin.

Certes, le papier peint vert de la montée d'escalier à motifs "petit bambou" n'est pas exactement mon idéal en terme de déco.

Évidemment la cuisine non équipée sinon d'un gros meuble en formica marron entourant l'évier risque de me donner quelques nausées au petit déjeuner.

Ne parlons pas des quatre chambres chacune recouverte d'un lino différent, allant de l'effet  "marbre" à l'effet "carrelage rose à fleurs".

Il est vrai que nous avons trouvé quelques signes évident de squattage non autorisé du logement par fourmis et mouches (la lutte sera sans merci).




Mais on est ravis.



Parce que c'est quand-même tout près du centre ville (je vais tout faire à pied, j'adore !).
Parce qu'on a un bout de jardin et un grand garage carrelé qui fera office de salle de jeux pour les zous.
Parce qu'il y a quatre chambres ! (quatre...)
Parce que le quartier est bien calme.
Parce que le proprio est détendu du ciboulot et qu'il ne fait aucune espèce de difficulté à attendre sagement le premier mars qu'on ait trouvé un repreneur à Nouméa.
Parce que le loyer n'est peut-être pas donné pour la brousse mais que l'eau est comprise dedans !






Yapluka comme dirait l'autre.



J'vous y f'rai voir, s'promis.

Les gènes du père...

sont tenaces. Et sournois.



Atta. C'est pas moi qui est infoutue de trouver un truc posé sous mon nez, nan nan. Ni moi qui force sur les choses qui me résistent plutôt que de me demander pourquoi elles me résistent (incassable ! Euh cassé...).






C'est fou comme biggirl tient de son père.











Bon, OK, les cris et hurlements en cas de contrariété, c'est pas du côté du père.











Cette petite a des antécédents dramatiques...

vendredi 5 février 2010

Hummmmmm

Rien de tel qu'une (tenace) petite odeur de gratin pourri, oublié dans le four (mais je n'ai pas utilisé mon four depuis quand ? Hallucinant) pour vous rappeler qu'il y a un blog et des lecteurs avides de nouvelles.


Pas bien sûre que quelques lignes d'écriture suffiront à faire partir les effluves émanant de la cuisine, ni même qu'elles calmeront le Ptibouchon qui pisse le sang après s'être mordu la langue (purée c'est acéré des quenottes de 13 mois, je vous jure qu'on voit les trous dans la langue !), mais ça aura le double intérêt de calmer mes nerfs et de vous informer de notre situation familiale.


Je sais qu'on est dans un trou bloguesque, on va dire que c'est pour vous donner le temps de rattraper votre retard et de reprendre votre souffle, je le sais bien que vous avez au moins autant de blogs "super intéressants" à suivre que moi, hein.



Ma vie a pris une dimension particulière depuis que j'ai décidé (quelle idée) d'apporter à Tiboy une réponse adaptée à ses demandes. Sans que ce môme puisse être qualifié d'Einstein, le fait qu'il apprenne à lire à 3 ans et demi est un signe qu'il faut faire quelque choses, mes bons amis, et donc je fais, et je peux vous dire que ça occupe.


Le Ptibouchon étant dans sa phase de découverte active, ne me laisse pas beaucoup d'espoirs de tranquillité quand il ne dort pas (et fichtre ! il dormirait de moins en moins que ça ne m'étonnerait pas. En tout cas les nuits sont stables, de 19h30 à 5h15, et les journées ponctuées de deux siestes pouvant aller de une à deux heures de dodo, rarement trois. Je sais qu'il y a pire, mais je trouve que globalement ça fait pas assez. Pas assez pour moi, on est bien d'accord).


Biggirl ayant trouvé le fameux bouton on/off de l'énervement de son frangin me met une bonne petite ambiance dans le salon.



Et moi je reste ZEN.


(Non mais, manquerait plus qu'ils me gâchent la bonne humeur, oh !)




Et je projette tous mes espoirs sur la visite de samedi prochain, où une maison F5 (5 !!!!)(haaaaaaaaan) nous tend les bras. J'espère qu'elle sera parfaite, déjà elle est bien placée dans le village, je trouve que c'est un atout non négligeable (et puis F5, quoi ! Quatre chambres ! Ouééééééééé!)(et un jardin... UN JARDIN !)(bon, je ne m'emballe pas, je reviendrai vous raconter ça samedi soir, OK ?)

lundi 1 février 2010

Hem hem hem

Non mais je suis sûre que vous ne m'en voudrez pas, et que la chaleur de ces vœux très sincères compensera le -huh ?- retard (ah ? Quoi le 2 février on peut plus souhaiter une bonne année ? Meuuuuuuuuuuh si. tenez, la preuve !).



Un logo...

Je ne sais plus si je vous avais dit mais ici en Nouvelle Calédonie, je suis investie (jusqu'au cou, mais prudemment seulement au CA, "chat échaudé...") dans l'association de soutien à l'allaitement maternel. J'ai décidé qu'après 48 mois d'allaitement cumulés, j'avais la maturité et l'expérience pour ce genre de boulot.


Et bon, je mets donc mes compétences au service de l'asso, et parmi elles, malgré mon manque certain de maîtrise, le dessin.


D'un logo, adopté ce jour après quelques semaines de réflexion et remaniements divers :








PS A y est ! Cilou a mis en ligne la suite de son article sur le "swap layette" auquel j'ai participé ! À vous de me retrouver, j'y suis quasi incognito... Hem.

dimanche 31 janvier 2010

Un jour naze

C'est un jour où Ptibouchon ne dort que deux fois une heure trente au lieu de ses quatre à cinq heures de sieste habituelles ;




C'est un jour où malgré la course effrénée que tu fais faire à tes gosses, en courant toi-même avec le bébé dans les bras, t'arrives trop tard pour le spectacle, c'est ballot ;




C'est un jour où quand tu reviens chercher tes deux grands nigauds après les dix minutes de trampoline que tu leur a accordées, tu t'aperçois qu'ils n'ont pas respecté ta consigne de ne surtout pas partir de là, et où tu passes vingt minutes à les chercher dans la foule avec comme une pointe d'angoisse qui monte, qui monte... ;




C'est un jour où le sachet en papier qui contenait le dîner de ta fille se déchire sous l'effet de l'humidité de la part de tarte qu'il contenait, tarte qui finit par terre et dont les brindilles qui l'assaisonnent consécutivement font limite vomir Biggirl, c'est bon, on la jette, tant pis... ;



C'est un jour où tu avais promis aux deux grands de regarder le début du "Baron de Münchausen", projeté en extérieur sur le site du festival, mais où le Ptibouchon surexcité par la fatigue épuise tes dernières ressources en décidant dans la nuit tombante de courir absolument partout sur le site, et où tu abandonnes ton idée première pour décider que le cinéma, ça serait pour une autre fois ;




C'est un jour où, alors que tu es bien occupée à attacher dans la voiture le Ptibouchon en mode de décompressage, ton Tiboy de service qui est encore bien en forme, tire violemment sur l'écharpe de portage dans laquelle ils étaient emmitoufflés, sa sœur et lui, faisant tomber la-dite sœur la tête la première sur les cailloux. Mini bobo, qui pisse évidemment le sang sinon ça serait trop simple.

Le gentil monsieur du poste de secours a désinfecté et tenté une suggestion de "vous devriez quand-même faire un tour aux urgences".
Ah ah ah.
Monsieur, j'irai aux urgences si ma fille tombe dans le coma, ou à la limite si elle perd un bras. Là, objectivement, vu qu'elle est parfaitement claire et qu'elle tient sur ses deux pattes, je ne vais pas tenter la soirée à l'hôpital avec toute la marmaille, hein.
Marrant, il a pas insisté en fait.
Ça doit être à cause des cris de Ptibouchon qui s'est aperçu qu'il était fatigué en fait...









Le pire, c'est que c'est la première fois depuis longtemps où je ne me suis pas énervée une seule fois sur les loulous, où j'ai endigué leurs disputes sans m'y perdre moi-même, où j'ai gardé mon sang-froid tout au long de la journée...


Du coup malgré tout ça, ben je trouve que c'était une bonne journée en fait !